{"id":2732,"date":"2007-06-13T00:00:00","date_gmt":"2007-06-12T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-rumeur-du-coeur-a-l-outrage-la2732\/"},"modified":"2007-06-13T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-12T22:00:00","slug":"la-rumeur-du-coeur-a-l-outrage-la2732","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2732","title":{"rendered":"La Rumeur : \u00ab Du c\u0153ur \u00e0 l&#8217;outrage \u00bb (La Rumeur records \/ Discograph)"},"content":{"rendered":"<p>Le climat est lourd et des quartiers populaires grondent les \u00e9chos d&#8217;orage. La rumeur, ce m\u00e9dia clandestin des anciens pays de l&#8217;est, monte des bas-fonds pour venir pirater les ondes de la France sarkozienne. La Rumeur justement revient pile poil dans le timing du cauchemar \u00e9lectoral, avec peut-\u00eatre son meilleur opus. Le retour d&#8217;un des rares protagonistes fr\u00e9quentables du rap fran\u00e7ais, notamment en raison de leur attachement \u00e0 certains th\u00e8mes tels que la d\u00e9colonisation ou la s\u00e9gr\u00e9gation sociale, une posture qui d\u00e9note dans un environnement ou le hip-hop hexagonal oscille entre syndrome branchouille et bad boy \u00e0 vocation commerciale. Des titres comme \u00ab  La meilleure des polices \u00bb,  \u00ab Je suis une bande ethnique \u00e0 moi tout seul \u00bb ou encore \u00ab Que dit l&#8217;autopsie \u00bb, sonnent ainsi comme le n\u00e9gatif des infos t\u00e9l\u00e9s,  un peu comme si la verve des cit\u00e9s mixait le Monde Diplomatique au fond d&#8217;une cave.  <\/p>\n<p><strong> Extrait de l&#8217;album &#8220;Du coeur \u00e0 l&#8217;outrage&#8221;, titre : &#8220;La meilleure des polices&#8221; : <\/strong><\/p>\n<p><strong>  <doc> <\/strong><\/p>\n<p><strong> TOUTES LES CHRONIQUES D&#8217;ALBUMS : <\/strong><\/p>\n<p><strong> Souleyman Diamanka \u00ab  L&#8217;hiver Peul \u00bb <\/strong><\/p>\n<p>H\u00e9ritier de la grande tradition des Griots Peul, ce peuple migrateur parfois appel\u00e9 les \u00ab gitans de l&#8217;Afrique \u00bb, Souleyman Diamanka d\u00e9ploie sa voix grave au sein de la vague du Slam, cette po\u00e9sie rapp\u00e9e qui a permis \u00e0 Grand Corps Malade d&#8217;atteindre le disque d&#8217;or et \u00e0 Abd-Al-Malik d&#8217;obtenir une inesp\u00e9r\u00e9e reconnaissance critique. Pourtant rien ne serait plus r\u00e9ducteur que d&#8217;enfermer dans une cat\u00e9gorie celui qui, en compagnie de John Banza\u00ef, vient de publier un livre intitul\u00e9 en guise d&#8217;identit\u00e9 verbale\u00ab J&#8217;\u00e9cris en fran\u00e7ais dans une langue \u00e9trang\u00e8re \u00bb. Dot\u00e9 d&#8217;une plume amoureusement \u00e9l\u00e9giaque, qui dessine une g\u00e9ographie personnelle tourment\u00e9e entre l&#8217;Afrique, le b\u00e9ton de la banlieue de Bordeaux et les affres de son \u00e2me, Souleymane sait utiliser \u00ab l&#8217;art ignare \u00bb comme une puissante arme d&#8217;humanit\u00e9 massive. <\/p>\n<p><strong> Extrait de l&#8217;album L&#8217;hiver Peul, &#8220;Marchand de cendres&#8221; : <\/strong> <a href=\"IMG\/mp3\/Tengo_La_Voz-2.mp3\">Tengo_La_Voz-2.mp3<\/a><\/p>\n<p><strong> Washington Lost soul <\/strong> (9701 records \/ Differ-ant)<\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, la musique est d&#8217;abord une question de g\u00e9ographie. Les grandes villes marquent de leur identit\u00e9 urbaine et sociale les labels qui y voient le jour. Par exemple, Motown n\u00e9e dans la grande cit\u00e9 industrielle de D\u00e9troit, le r\u00eave &#8220;nordiste&#8221; d&#8217;int\u00e9gration des noirs am\u00e9ricains, ou Memphis, agglom\u00e9rat urbain au coeur du sud rural s\u00e9gr\u00e9gationniste. En face de ces deux p\u00f4les, l&#8217;identit\u00e9 de Washington semble terne. Cette compilation d\u00e9montre au contraire la richesse de la petite sc\u00e8ne funk, qui s&#8217;\u00e9panouit dans la capitale f\u00e9d\u00e9rale au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, h\u00e9sitant, souvent avec talent, entre les diverses orientations qui travaillaient alors la black music: rythm&#8217;n&#8217;blues classique, assimilation pop, proto-hip-hop. Pour oublier la Maison Blanche, les studios noirs! <strong> Extrait de l&#8217;album : <\/strong> <a href=\"IMG\/mp3\/Tijuana_Makes_Me_Happy-2.mp3\">Tijuana_Makes_Me_Happy-2.mp3<\/a><\/p>\n<p><strong> Miossec : \u00ab L&#8217;\u00e9treinte \u00bb <\/strong> (Pias)<\/p>\n<p>Miossec et Vincent Delerm ont sorti simultan\u00e9ment un nouveau disque. Et c&#8217;est un peu le combat du Cognac contre le panach\u00e9 qui recommence. On choisit vite son camp et son ver. Puis Miossec avance, sans \u00e2nonner b\u00eatement une formule qui titube plus qu&#8217;elle ne marche. Il devient somptueusement \u00e9conome de ses mots et prolixe dans ses m\u00e9lodies.  Celui qui d\u00e9crivait en entomologiste bavards les multiples m\u00e9tamorphoses de la d\u00e9ception amoureuse, laisse d\u00e9sormais tout l&#8217;espace n\u00e9cessaire \u00e0 la musique pour venir planter le d\u00e9cor. \u00ab Le loup dans la bergerie \u00bb incarne parfaitement ce souci d&#8217;une saine avarice du verbe : parler juste sans platitude ni banalit\u00e9. Enfin reste son go\u00fbt pour une gauche \u00e9l\u00e9giaque, vibrante bien que sans illusion. Dans son titre \u00ab La m\u00e9lancolie \u00bb, il manifeste \u00e0 sa mani\u00e8re : \u00ab  la m\u00e9lancolie c&#8217;est communiste, tout le monde y a droit de temps en temps, la m\u00e9lancolie n&#8217;est pas capitaliste, c&#8217;est m\u00eame gratuit pour les perdants. \u00bb<\/p>\n<p><strong> Nortec Collective \u00ab Tijuana Sessions Vol 3 \u00bb <\/strong> (Because \/ National Records)<\/p>\n<p>Loin des images d&#8217;\u00e9pinale des Mariachis, la musique mexicaine poss\u00e8de une vitalit\u00e9 \u00e9tonnante qui d\u00e9passe largement le cadre restreint des compilations pour touristes (par exemple la tr\u00e8s dynamique et revendicative mouvance hip-hop). Le Nortec Collective repr\u00e9sente ainsi une des figures de prou de la petite sc\u00e8ne \u00e9lectro, implant\u00e9e essentiellement dans la ville de Tijuana, capitale tentaculaire de la Basse-Californie, ville passage en flux tendue ou r\u00e8gne les Narco Trafiquants (cf. le titre \u00ab Narcoteque \u00bb) et une mis\u00e8re qui s&#8217;accumule au pied des postes fronti\u00e8res. Mixant les influences multiples des rengaines populaires (cuivres et accord\u00e9ons), de la soul, de la house, voire de la pop, leur compositions repr\u00e9sentent une parfaite bande son d&#8217;un pays \u00e9cartel\u00e9 entre le sud et le nord, l&#8217;\u00e9conomie souterraine et la mondialisation. Une autre mani\u00e8re d&#8217;appr\u00e9hender la situation. <strong> Pour \u00e9couter des extraits de \u00ab Tijuana Sessions Vol 3 \u00bb : <\/strong><\/p>\n<p>&#8220;Tengo La Voz&#8221; : <a href=\"IMG\/mp3\/Funky_Tamazula-2.mp3\">Funky_Tamazula-2.mp3<\/a><\/p>\n<p>&#8220;Tijuana Makes Me Happy&#8221; : <a href=\"IMG\/mp3\/socalled-2.mp3\">socalled-2.mp3<\/a><\/p>\n<p>&#8220;Funky Tamazula&#8221; : <a href=\"IMG\/mp3\/valerie.mp3\">valerie.mp3<\/a><\/p>\n<p><strong> Fred Alpi : \u00ab Se reposer ou \u00eatre libre \u00bb <\/strong> (Fairplay)<\/p>\n<p>Personnage aux multiples facettes, professeur de Kung-Fu et v\u00e9t\u00e9ran de la sc\u00e8ne industrielle allemande, Fred Alpi sort un nouvel album \u00e9tonamment d\u00e9pouill\u00e9, en s&#8217;appuyant sur deux guitares s\u00e8ches aux r\u00e9sonances bluesy \u00e9videntes. Fid\u00e8le \u00e0 sa plume d&#8217;inconsolable libertaire, il continue d&#8217;y chanter un d\u00e9go\u00fbt r\u00e9volt\u00e9  (\u00ab Ma part de violence \u00bb) qui ne s&#8217;interdit pas les douleurs de l&#8217;\u00e2me et du quotidien (\u00ab Eternel retour \u00bb ). Loin de la chanson fran\u00e7aise pour Bobos nombrilistes ou du punk mal jou\u00e9 pour les manifs, une parenth\u00e8se d\u00e9senchant\u00e9e sur fond de tatouage et de drapeau noir. (Pour commander l&#8217;album ou \u00e9couter des extraits audio, voir l&#8217;interview vid\u00e9o de fred Alpi sur Zal\u00e9a TV et retrouver les annonces des concerts, le site de Fred Alpi : http:\/\/www.fredalpi.com)<\/p>\n<p><strong> Incredible Bongo Band : \u00ab Bongo rock \u00bb <\/strong> (Mr. Bongo \/ Because)<\/p>\n<p>La formation, \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable, mise en place en 1972 par le canadien Mickael Vinner, ne  semblait gu\u00e8re pr\u00e9dispos\u00e9e \u00e0 sortir de son r\u00f4le de faire valoir pour BO. En une poign\u00e9 de reprises funky des succ\u00e8s pop du moment, survitamin\u00e9es par des percussions explosives et des cuivres irrestiblement festifs, The Incredible Bongo Band finira malgr\u00e9 tout par acqu\u00e9rir une petite not\u00e9ri\u00e9t\u00e9 aupr\u00e8s d&#8217;un public de connaisseurs et de f\u00eatards. Mais ce fut surtout l&#8217;explosion du hip-hop qui allait d\u00e9finitivement grav\u00e9 dans le marbre la l\u00e9gende de ce groupe s\u00e9minal. La reprise d \u00ab Apache \u00bb, classique rock sixties des Shadows, deviendra ainsi un des titres les plus sampl\u00e9s de l&#8217;histoire du rap. Cette compilation rassemble donc leur deux albums en un panorama parfait d&#8217;une des plus belles fili\u00e8res rythmiques occultes des musiques urbaines actuelles.<\/p>\n<p><strong> &#8220;In Prison : Afroamerican prison music from blues to hip-hop&#8221; <\/strong> (Trikont, septembre 2006)<\/p>\n<p>Les USA ne compte pas moins de 2 millions et demi de prisonniers et un tiers des afro-am\u00e9ricains entre 20 et 40 ans sont r\u00e9pertori\u00e9s dans les dossiers de la police, locale ou f\u00e9d\u00e9rale. En recoupant ces deux chiffres, on comprend rapidement qu&#8217;\u00e9crire sur l&#8217;univers carc\u00e9ral, quelque soit les motifs (apologie des ca\u00efds, d\u00e9nonciation de la violence, etc&#8230;), ne repr\u00e9sente pas qu&#8217;une figure de style, mais bel et bien un moyen pour les artistes blacks de parler directement aux premiers concern\u00e9s, d&#8217;une r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment et massivement ancr\u00e9e dans la vie quotidienne des ghettos. Cette compilation rassemble un panorama de 19 titres sur cette cruelle tradition de la &#8220;prison music&#8221;, du bluesman Bill By Arnold au rappeur Akon, sans oublier des titres enregistr\u00e9s derri\u00e8re les barreaux comme celui de The Escort. La vraie BO qu&#8217;il faudrait mettre derri\u00e8re \u00ab Prison Break \u00bb. <strong> Extrait de l&#8217;album, Bobby Womack,&#8221;Arkansas state prison&#8221; : <\/strong> <doc><\/p>\n<p><strong> \u00ab La musique de Paris Derni\u00e8re 5 \u00bb <\/strong> (Na\u00efve)<\/p>\n<p>On peut l\u00e9gitimement d\u00e9tester \u00ab Paris derni\u00e8re \u00bb, \u00e9mission phare de la cha\u00eene c\u00e2bl\u00e9e \u00ab Paris Premi\u00e8re \u00bb,  au d\u00e9part lanc\u00e9e par Thierry Ardisson, longtemps entre les mains inspir\u00e9es de Fr\u00e9d\u00e9ric Tad\u00e9i, et d\u00e9sormais confi\u00e9 aux soins de Xavier de Moulins. Le principe est imparable, pour qui aime parcourir la capitale d\u00e8s la nuit tomb\u00e9e : l&#8217;animateur se prom\u00e8ne by night, de lieux atypiques (bar branch\u00e9, boite de partouze, etc) en interview des personnalit\u00e9s du moment, g\u00e9n\u00e9ralement en promo. D\u00e8s lors, libre \u00e0 chacun d&#8217;appr\u00e9cier ou non l&#8217;int\u00e9r\u00eat du concept. Mais la bande son ne laisse jamais indiff\u00e9rent. Fond\u00e9e sur la qu\u00eate in\u00e9puisable de la reprise la plus improbable, les d\u00e9sormais cinq volumes nous ont r\u00e9v\u00e9ler d&#8217;impressionnantes surprises comme les Leningrad cow-boys reprenant \u00ab Happy Together \u00bb, en compagnie des c\u0153urs de l&#8217;Arm\u00e9e rouge, le terrible \u00ab Funky Town \u00bb par Treponem Pal ou \u00ab Heart of Glass \u00bb par les Puppini Sisters. Que voulez-vous, les bobos n&#8217;ont pas toujours mauvais go\u00fbt !<\/p>\n<p><strong> Socalled : \u00ab Ghetto-Blaster \u00bb <\/strong> (Label Bleu)<\/p>\n<p>Est-il possible de m\u00e9langer les musiques yiddisch des ann\u00e8es 30 avec le hip-hop et autres vibrations urbaines de notre \u00e9poque? Josh Dolgin, alias Socalled, a saisi sa chance pour nous proposer cet osni (objet sonore non identifi\u00e9) en forme de pied de nez aux clivages culturels et autres \u00e9tiquettes pour programmateur radio flemmard. De quoi s&#8217;agit-il alors? Imaginez un peu qu&#8217;un rap \u00ab old school \u00bb se pose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un orchestre Kelzmer lors d&#8217;un t\u00e9l\u00e9chargement hasardeux sur le net, et voici peut-\u00eatre la meilleur d\u00e9finition \u00e0 fournir si l&#8217;envie vous prenait de le faire. Comme toujours, en mati\u00e8re de musique : de l&#8217;audace, toujours de l&#8217;audace ! <strong> Extrait de l&#8217;album : <\/strong> <a href=\"IMG\/mp3\/nicolas.mp3\">nicolas.mp3<\/a><\/p>\n<p><strong> Collection \u00ab Maghreb Soul \u00bb (Because) &#8211; 5 volumes <\/strong> ( Rai Story \/ Cheb Khaled \/ Cheb Mami \/ Cheb Hasni \/ Rimitti) Lorsque le Rai d\u00e9barque en France, du moins lorsqu&#8217;il \u00e9clate dans la France tourment\u00e9e de 1986, il repr\u00e9sente l&#8217;arch\u00e9type de la musique subversive : on y parle sans d\u00e9tour d&#8217;alcool, d&#8217;amour, g\u00e9n\u00e9ralement impossible, des probl\u00e8mes quotidiens (mis\u00e8re, r\u00eave d&#8217;\u00e9migration et d\u00e9ception des immigr\u00e9s, etc..). L&#8217;Alg\u00e9rie vit alors sous la censure et sa soci\u00e9t\u00e9 ressent les premi\u00e8res convulsions annonciatrices de la guerre civile. Avant de devenir un produit d&#8217;exportation aux productions polic\u00e9es, le Rai incarna donc d&#8217;abord la \u00ab soul \u00bb du Maghreb, autrement dit un univers de f\u00eate et de danse qui m\u00eame avec les ritournelles amoureuses les plus na\u00efves arrivait, gr\u00e2ce \u00e0 des interpr\u00e8tes hors normes (on pense au regrett\u00e9 Cheb Hasni), \u00e0 d\u00e9boulonner les tabous culturels et les hypocrisies politiques. Cette collection invite \u00e0 un n\u00e9cessaire retour aux sources clandestines, \u00ab canal historique \u00bb, de cette \u00e9pop\u00e9e artistique. Pour \u00e9couter des extraits de la collection :<\/p>\n<p><doc><\/p>\n<p><doc><\/p>\n<p><doc><\/p>\n<p><doc><\/p>\n<p><doc><\/p>\n<p><strong> Orchestra Baobab : \u00ab A night at club baobab. Senegalese dance music of the 70&#8217;s \u00bb <\/strong>(Oriki Music)<\/p>\n<p>Dans la vogue actuelle pour la musique du continent noir, rien n&#8217;interdit d&#8217;aller voir un peu plus loin que le bout de son nez publicitaire. L&#8217;Orchestra Baobab appartient \u00e0 la grande lign\u00e9e de ces formations qui explos\u00e8rent en derni\u00e8res \u00e9tincelles de l&#8217;euphorie des ind\u00e9pendances. Dans la chaleur d&#8217;un Dakar festif, cette formation aux contours flous, selon les n\u00e9cessit\u00e9s du moment, fusionna dans un afro-groove moderne et transnational, l&#8217;h\u00e9ritage wolof, la fascination pour le funk am\u00e9ricain et une passion inassouvie pour les rythmes latins, surtout cubains. Loin des clich\u00e9s, on ne remerciera jamais assez le petit et nouveau label Oriki de nous offrir cette splendide r\u00e9\u00e9dition.<\/p>\n<p><strong> DAM : \u00ab dedication \u00bb <\/strong> (Label : Red Circle)<\/p>\n<p>Le Hip-hop n&#8217;en finit pas de nous surprendre par sa capacit\u00e9 \u00e0 devenir le m\u00e9dia des souffrances et des luttes, en d\u00e9pit des travers qui le plombe chez nous. Dam (Da Arabian MC) est un groupe palestinien issu de la ville de Lod, \u00e0 30 km de J\u00e9rusalem. Le contexte primant, leurs textes, \u00e0 l&#8217;instar d&#8217;ailleurs de la plupart des formations rap issues du monde arabe (par exemple d&#8217;Alg\u00e9rie), se r\u00e9v\u00e8lent avant tout et explicitement politiques- \u00ab G&#8217;areeb fi bladi \u00bb (\u00ab \u00e9tranger dans mon propre pays \u00bb)-, m\u00eame si les instrumentaux empruntent d&#8217;autre part largement \u00e0 l&#8217;h\u00e9ritage musical traditionnel (Oud, etc..). Sur fond d&#8217;occupation, mais aussi des blocages de la soci\u00e9t\u00e9 palestinienne, DAM s&#8217;exprime avidement dans ce premier album et repr\u00e9sentera s\u00fbrement une des r\u00e9v\u00e9lations de 2006, offrant au passage, dramatiquement, une le\u00e7on d&#8217;humilit\u00e9 \u00e0 la sc\u00e8ne fran\u00e7aise.  <strong> Pour \u00e9couter un extrait de l&#8217;album :  <\/strong>https:\/\/wp.muchomaas.com\/&#8230;audio\/Ngayer_Bukra_Change_Tomorrow.mp3<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le climat est lourd et des quartiers populaires grondent les \u00e9chos d&#8217;orage. La rumeur, ce m\u00e9dia clandestin des anciens pays de l&#8217;est, monte des bas-fonds pour venir pirater les ondes de la France sarkozienne. La Rumeur justement revient pile poil dans le timing du cauchemar \u00e9lectoral, avec peut-\u00eatre son meilleur opus. 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