{"id":2726,"date":"2007-05-10T00:00:00","date_gmt":"2007-05-09T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/5eme-edition-du-festival-de-cinema2726\/"},"modified":"2007-05-10T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-09T22:00:00","slug":"5eme-edition-du-festival-de-cinema2726","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2726","title":{"rendered":"5\u00e8me \u00e9dition du festival de cin\u00e9ma d&#8217;Attac &#8220;Images mouvement\u00e9es&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>\/\/Extraits de http:\/\/www.local.attac.org\/images-mouvementees\/\/<\/p>\n<p><strong> Depuis sa premi\u00e8re \u00e9dition en 2003, l&#8217;objectif d'&#8221; Images mouvement\u00e9es &#8220;, le festival de cin\u00e9ma d&#8217;Attac, est de poursuivre une mission d&#8217;\u00e9ducation populaire en associant engagement citoyen et culture. Cette cinqui\u00e8me \u00e9dition poursuit la r\u00e9flexion \u00e0 la crois\u00e9e des champs social, \u00e9conomique, scientifique et politique en abordant le th\u00e8me de la sant\u00e9 de l&#8217;Homme dans un monde qu&#8217;il transforme chaque jour davantage au nom du progr\u00e8s. <\/strong><\/p>\n<p>Le festival est organis\u00e9 par le comit\u00e9 Attac Paris nord-ouest en co-organisation avec le cin\u00e9ma &#8221; 7 Parnassiens &#8221; et avec le soutien des comit\u00e9s Attac Paris14, Paris15 et Paris13. Il se d\u00e9roulera du mercredi 16 au mardi 22 mai, au cin\u00e9ma les 7 Parnassiens dans le 14\u00e8me.<\/p>\n<p><strong> Sont propos\u00e9s : <\/strong><\/p>\n<p>&#8211; une quarantaine de films (documentaires et fictions, longs et courts-m\u00e9trages) d\u00e9crivant et analysant ces questions en France, et dans le monde,<\/p>\n<p>&#8211; de nombreux d\u00e9bats r\u00e9unissant des repr\u00e9sentants de l&#8217;ensemble de la soci\u00e9t\u00e9 civile : responsables associatifs, sociologues, historiens, repr\u00e9sentants syndicaux et, bien entendu, cin\u00e9astes.<\/p>\n<p><strong> Th\u00e8me de cette cinqui\u00e8me \u00e9dition : &#8220;L&#8217;Homme malade de son environnement&#8221; <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;une des pr\u00e9occupations majeures auxquelles les hommes sont d\u00e9sormais confront\u00e9s est la d\u00e9gradation de leur \u00e9tat sanitaire en raison de la mauvaise qualit\u00e9 de leur environnement. De multiples facteurs sont responsables de cette d\u00e9gradation : augmentation des pollutions d&#8217;origines diverses, d\u00e9r\u00e8glements climatiques d\u00e9mesur\u00e9s, surabondance de substances chimiques dans les \u00e9cosyst\u00e8mes, expositions aux ondes et radiations multiples, d\u00e9t\u00e9rioration des conditions de travail, accroissement de la pr\u00e9carit\u00e9 de l&#8217;emploi et des conditions de vie, insuffisante qualit\u00e9 de la consommation alimentaire, etc. Il est d\u00e9sormais possible de penser que l&#8217;allongement de la dur\u00e9e moyenne de vie pourrait s&#8217;interrompre \u00e0 l&#8217;avenir. Bien s\u00fbr, cet alarmant constat g\u00e9n\u00e9ral ne doit pas dissimuler que ces maux dont l&#8217;Homme est responsable frappent in\u00e9galement riches et pauvres. Si tous les individus sont touch\u00e9s et sont ainsi tous concern\u00e9s, il en est de plus vuln\u00e9rable que d&#8217;autres.<\/p>\n<p>Le lien &#8220;sant\u00e9-environnement&#8221; impose de nombreuses questions. Les pouvoirs publics se donneront-ils les moyens de d\u00e9velopper la m\u00e9decine environnementale ? Le r\u00e8gne de la marchandisation est-il compatible avec le droit \u00e0 la sant\u00e9 pour tous ? Face \u00e0 l&#8217;incertitude des cons\u00e9quences des nouvelles technologies (ondes \u00e9lectromagn\u00e9tiques d&#8217;ampleur croissante, manipulations g\u00e9n\u00e9tiques aventureuses, etc.), la proclamation du principe de pr\u00e9caution sera-t-elle suffisante ? Saurons-nous emp\u00eacher la subordination de la recherche aux int\u00e9r\u00eats mercantiles pour la remettre au service du bien sanitaire commun ? Que produit sur la sant\u00e9 psychique des individus &#8211; qu&#8217;ils soient perdants ou gagnants &#8211; le culte exacerb\u00e9 de la performance ? Quel rapport au corps l&#8217;homme entretiendra-t-il demain dans un univers exag\u00e9r\u00e9ment d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 l&#8217;objet ? Quel sens donnera-t-il \u00e0 la vie si son environnement reste sem\u00e9 d&#8217;emb\u00fbches ou est soumis \u00e0 des bouleversements biog\u00e9n\u00e9tiques mal pr\u00e9par\u00e9s ?<\/p>\n<p>La cinqui\u00e8me \u00e9dition du festival &#8220;Images Mouvement\u00e9es&#8221; poursuivra avec ce nouveau th\u00e8me la r\u00e9flexion \u00e0 la crois\u00e9e des champs social, \u00e9conomique, scientifique et politique. Face \u00e0 l&#8217;ampleur des questions que soul\u00e8ve le lien &#8220;sant\u00e9-environnement&#8221; la difficult\u00e9 majeure tient in\u00e9vitablement dans la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;associer \u00e9troitement le combat \u00e9cologique et le combat social. \u00c0 la question &#8220;Quelle plan\u00e8te allons-nous laisser \u00e0 nos enfants ?&#8221; il convient d&#8217;en associer une autre : &#8220;Quels enfants allons-nous laisser \u00e0 la plan\u00e8te ?&#8221;<\/p>\n<p>                                              <strong> Programme: <\/strong><\/p>\n<p><strong> Mercredi 16 <\/strong><\/p>\n<p>9 h 30 Guerre et paix dans le potager (partie 1) de Jean-Yves Collet. S\u00e9ance r\u00e9serv\u00e9e aux centres de loisirs du 14\u00e8me<\/p>\n<p>14 h Nausica\u00e4 de Hayao Miyazaki. S\u00e9ance publique propos\u00e9e aux centres de loisirs <\/p>\n<p>16 h Fast Food nation de Richard Linklater<\/p>\n<p>20 h Notre pain quotidien de Nikolaus Geyrhalter<\/p>\n<p>D\u00e9bat &#8220;l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 globale contre la sant\u00e9 des hommes&#8221;<\/p>\n<p><strong> jeudi 17 <\/strong><\/p>\n<p>14 h Les routes du silence de Jean-Luc Cohen et Arr\u00eat de tranches &#8211; Les trimardeurs du nucl\u00e9aire de Catherine Pozzo Di Borgo<\/p>\n<p>16 h La bataille de Tchernobyl de Thomas Johnson<\/p>\n<p>18 h Soleil vert de Richard Fleischer<\/p>\n<p>20 h Pas de pays sans paysans de Eve Lamont<\/p>\n<p>D\u00e9bat &#8220;la sant\u00e9 n&#8217;est pas dans son assiette&#8221;<\/p>\n<p><strong> vendredi 18 <\/strong><\/p>\n<p>14 h Le silence des nanos de Julien Colin. S\u00e9ance publique propos\u00e9e aux scolaires suivie d&#8217;un d\u00e9bat<\/p>\n<p>16 h Les tomates voient rouge de Andrea Bergala et Terre vivante de Jean-Fran\u00e7ois Vall\u00e9e<\/p>\n<p>17 h.45 Erin Brokovich, seule contre tous de Steven Soderbergh<\/p>\n<p>20 h.30 Le soleil et la mort &#8211; Tchernobyl, et apr\u00e8s &#8230; de Bernard Debord<\/p>\n<p>D\u00e9bat &#8220;Nuage (d&#8217;intoxication) nucl\u00e9aire&#8221;<\/p>\n<p><strong> samedi 19 <\/strong><\/p>\n<p>13 h.30 M\u00e9tropolis de Fritz Lang<\/p>\n<p>16 h Ils ne mouraient pas tous mais tous \u00e9taient frapp\u00e9s de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil<\/p>\n<p>18 h The host de Joon-Ho Bong<\/p>\n<p>20 h.30 J&#8217;ai tr\u00e8s mal au travail de Jean-Michel Carr\u00e9 <\/p>\n<p>D\u00e9bat &#8220;le travail c&#8217;est pas la sant\u00e9&#8221;<\/p>\n<p><strong> dimanche 20 <\/strong><\/p>\n<p>14 h La part maudite de Ga\u00efta Guasti et La Part du chat de Jeremy Hamers <\/p>\n<p>16 h Condamn\u00e9s \u00e0 r\u00e9ussir de Fran\u00e7ois Jacquemin et \u00c9tranges \u00e9trangers de Marcel Trillat et Fr\u00e9d\u00e9ric Variot<\/p>\n<p>18 h Paul dans sa vie de R\u00e9mi Mauger<\/p>\n<p>20 h La Digue de Fr\u00e9d\u00e9ric Touchard<\/p>\n<p>D\u00e9bat &#8220;Plongeon dans le grand bain&#8230;chimique&#8221;<\/p>\n<p><strong> lundi 21 <\/strong><\/p>\n<p>9 h 30 Sauve qui peut &#8230; les poulets de Jos\u00e9 Bourgarel et Hubert Dubois. S\u00e9ance publique propos\u00e9e aux scolaires suivie d&#8217;un d\u00e9bat<\/p>\n<p>13 h 30 Super size me de Morgan Spurlock. S\u00e9ance publique propos\u00e9e aux scolaires suivie d&#8217;un d\u00e9bat<\/p>\n<p>16 h La jet\u00e9e de Chris Marker et La chamelle blanche de Xavier Christiaens<\/p>\n<p>18 h Un fleuve humain de Sylvain l&#8217;Esp\u00e9rance<\/p>\n<p>20 h 30 Le silence des nanos de Julien Colin<\/p>\n<p>D\u00e9bat &#8220;Voyage au sein du &#8220;bluff&#8221; technologique&#8221;<\/p>\n<p><strong> mardi 22 <\/strong><\/p>\n<p>14 h Est-ce ainsi que les hommes vivent de Claude Dityvon et Le village des brumes de Nina Beliava et Jean Trivino et Paroles de paysans de Fabrice Ferrari et \u00c9ric Simon<\/p>\n<p>16 h Le blob de Chuck Russell<\/p>\n<p>18 h Le temps des bioma\u00eetres de Laurent Guyot et Bhopal, le proc\u00e8s qui n&#8217;a pas eu lieu de Ilan Ziv<\/p>\n<p>20 h Bienvenue \u00e0 Gattaca de Andrew Niccol<\/p>\n<p><strong> Programme d\u00e9taill\u00e9 des d\u00e9bats : <\/strong><\/p>\n<p><strong> Mercredi 16 mai &#8211; L&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 globale contre la sant\u00e9 des hommes <\/strong><\/p>\n<p><strong> Apr\u00e8s la projection, \u00e0 20h, de &#8221; Notre pain quotidien &#8221; de Nikolaus Geyrhalter (Autriche, 2006, 92 mn, Sans paroles) avec Patrick Viveret (philosophe), et Dominique Belpomme (canc\u00e9rologue, Pr\u00e9sident de l&#8217;Artac). Mod\u00e9rateur : Herv\u00e9 Kempf, auteur du livre &#8220;Comment les riches d\u00e9truisent la plan\u00e8te &#8221; <\/strong><\/p>\n<p>Il est d\u00e9sormais patent que l&#8217;Homme souffre gravement de la mauvaise qualit\u00e9 de son environnement. On h\u00e9site \u00e0 adjoindre encore \u00e0 ce dernier le qualificatif &#8220;naturel&#8221;.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement av\u00e9r\u00e9 que les hommes sont responsables de cette d\u00e9gradation de leur milieu d&#8217;existence. L&#8217;impact des activit\u00e9s de production et des modes de vie que les hommes se sont choisis ont fini par contaminer gravement les \u00e9cosyst\u00e8mes et , par contrecoup, menacer la sant\u00e9 des populations expos\u00e9es. L&#8217;impuret\u00e9 de l&#8217;air, la pollution des eaux, les terres cultivables gorg\u00e9es de pesticides, les sites industriels d\u00e9saffect\u00e9s &#8211; mais toujours infect\u00e9s -, les d\u00e9charges sauvages abandonn\u00e9es sans m\u00e9nagements, les incin\u00e9rateurs d&#8217;ordures m\u00e9nag\u00e8res rejetant leur dioxine ne sont que quelques exemples de sources d&#8217;exposition \u00e0 de multiples substances toxiques. En ajoutant les effets du r\u00e9chauffement climatique, le foisonnement des ondes \u00e9lectromagn\u00e9tiques, les risques nucl\u00e9aires, les dangers potentiels des nanoparticules et la prolif\u00e9ration des plantes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es, on peut consid\u00e9rer que nous vivons dans un \u00e9tat d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 environnementale latente. Cette ins\u00e9curit\u00e9 est globale car nombre de ph\u00e9nom\u00e8nes qui la produisent ignorent les fronti\u00e8res entre les nations et conjuguent leurs effets destructifs.<\/p>\n<p>Cet alarmant constat est \u00e0 pr\u00e9sent d\u00e9nonc\u00e9 par de nombreux scientifiques partout o\u00f9 l&#8217;on enregistre une nette progression des maladies li\u00e9es \u00e0 la toxicit\u00e9 de l&#8217;environnement. Ces m\u00e9decins et chercheurs r\u00e9clament que l&#8217;on b\u00e2tisse une &#8220;m\u00e9decine environnementale&#8221; \u00e0 la fois pr\u00e9ventive, par la prise en compte s\u00e9rieuse des risques d&#8217;exposition, et curative, par le d\u00e9veloppement de traitements adapt\u00e9s \u00e0 ces nouvelles pathologies. Si quelques pays ont pris de l&#8217;avance sur les autres, nulle part cette m\u00e9decine nouvelle n&#8217;existe encore. Il y faudra des budgets de recherche cons\u00e9quents, une volont\u00e9 de mesurer vraiment l&#8217;impact des nuisances &#8220;environnementales&#8221; sur la sant\u00e9 humaine, le renoncement de la posture consistant \u00e0 prendre ces &#8220;nouveaux&#8221; malades pour des gens atteints de troubles psychologiques, la subordination des int\u00e9r\u00eats mercantiles \u00e0 la promotion d&#8217;un &#8220;bien sanitaire commun&#8221;.<\/p>\n<p>Cependant, il faut \u00e9noncer un fait trop souvent passer sous silence : il existe une fracture \u00e9cologique mondiale. De m\u00eame que dans chaque nation les pauvres sont plus vuln\u00e9rables aux risques environnementaux, \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle plan\u00e9taire les pays pauvres ne sont pas log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne que les pays riches. Combien de produits chimiques interdits dans ces derniers sont massivement utilis\u00e9s dans l&#8217;agriculture ou l&#8217;industrie des pays du Sud ? Combien de firmes du Nord profitent de l&#8217;absence ou de la faiblesse de la l\u00e9gislation des pays en d\u00e9veloppement pour y produire de mani\u00e8re malpropre ? Pourtant, un paradoxe \u00e9clate. Si &#8220;les riches d\u00e9truisent la plan\u00e8te&#8221; en pr\u00e9servant leur standing et en m\u00e9prisant les pauvres, ce sont eux qui ont les moyens de nettoyer l&#8217;environnement, de le rendre vivable durablement. Le feront-ils pour eux seuls ?<\/p>\n<p><strong> Jeudi 17 mai &#8211; La sant\u00e9 n&#8217;est pas dans son assiette <\/strong><\/p>\n<p><strong> Apr\u00e8s la projection, \u00e0 20h, de &#8221; Pas de pays sans paysans &#8221; de Eve Lamont (Canada, 2005, 90 mn.) avec Lylian Le Goff, m\u00e9decin et environnementaliste, et Fran\u00e7ois Dufour, paysan &#8220;bio&#8221; (Conf\u00e9d\u00e9ration Paysanne). Mod\u00e9ratrice : V\u00e9ronique Gallais, Pr\u00e9sidente d&#8217;Action Consommation. <\/strong><\/p>\n<p>Un chiffre devrait nous \u00e9mouvoir : en 2004, 76.000 tonnes de pesticides ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour la production agricole en France. L&#8217;agriculture moderne est productiviste et puissamment int\u00e9gr\u00e9e. Cela signifie que le niveau des rendements est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 la qualit\u00e9 des r\u00e9coltes. Le &#8220;complexe agro-industriel&#8221; est fait de relations \u00e9troites de d\u00e9pendance entre les agriculteurs d&#8217;une part, les firmes qui leur vendent semences, engrais, pesticides ou jeunes animaux et les firmes qui leur ach\u00e8tent leur production pour la transformer (industries agro-alimentaires) ou les commercialiser (Grande Distribution) d&#8217;autre part.<\/p>\n<p>Apparemment au c\u0153ur du dispositif, les agriculteurs sont en fait raval\u00e9s au rang de simples ex\u00e9cutants sans autonomie travaillant selon des crit\u00e8res productifs qu&#8217;ils ne d\u00e9cident plus. Les firmes situ\u00e9es en aval de la production agricole exigent notamment du volume et des produits standardis\u00e9s. La plupart des agriculteurs, souvent fortement endett\u00e9s par ailleurs, sont pris dans une spirale du &#8220;toujours plus grand pour encore moins bon&#8221; de laquelle il n&#8217;est pas ais\u00e9 de sortir.<\/p>\n<p>\u00c0 la sortie de ce complexe de l&#8217;alimentation calibr\u00e9e le consommateur tend son assiette.<\/p>\n<p>Il n&#8217;a pas forc\u00e9ment lu les \u00e9tudes qui attestent que nombre de vari\u00e9t\u00e9s de fruits et l\u00e9gumes issus de ce &#8220;mod\u00e8le&#8221; contiennent des r\u00e9sidus de produits chimiques au-dessus des normes autoris\u00e9es. Lui aussi est pris dans une spirale, une double spirale plus exactement : le &#8220;tout pr\u00eat \u00e0 consommer&#8221; et l&#8217;attrait pour les &#8220;plaisirs&#8221; autres qu&#8217;alimentaires abondamment vant\u00e9s par la &#8220;pub&#8221; le d\u00e9tournent de la &#8220;bonne&#8221; alimentation.<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat de ce sacrifice n&#8217;est pas mince \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle de la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re : l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 &#8211; entre autres cons\u00e9quences n\u00e9fastes &#8211; progresse \u00e0 grands pas. Si la &#8220;mauvaise&#8221; alimentation est plus souvent &#8211; pour des raisons p\u00e9cuniaires et d&#8217;\u00e9ducation &#8211; le fait des milieux les moins favoris\u00e9s, on aurait tort de r\u00e9duire le probl\u00e8me a ce seul constat. La &#8220;malbouffe&#8221; n&#8217;est pas l&#8217;apanage du pauvre !<\/p>\n<p>Cependant, il existe d\u00e9sormais des alternatives, au succ\u00e8s grandissant, au  &#8220;pr\u00eat-\u00e0-mal-bouffer&#8221;. Les familles s&#8217;organisent en AMAP ou en groupes informels afin de (re)cr\u00e9er des liens directs avec des producteurs d\u00e9sireux de maintenir une agriculture paysanne par laquelle ils ma\u00eetrisent la qualit\u00e9 de leur production, pr\u00e9servent l&#8217;environnement et proposent un rapport qualit\u00e9\/prix accessible au plus grand nombre.<\/p>\n<p>Ce contre-mod\u00e8le n&#8217;est soutenu ni par les pouvoirs publics ni par la PAC. Les paysans en &#8220;bio&#8221; ne touchent aucune subvention europ\u00e9enne ou nationale. La lutte est apparemment in\u00e9gale entre les deux syst\u00e8mes. Pourtant, le consommateur a les moyens de r\u00e9sister : son pouvoir d&#8217;achat est un pouvoir d&#8217;action. Le premier mod\u00e8le &#8220;pr\u00e9pare&#8221; un porc transg\u00e9nique 40% plus gros qu&#8217;un porc dit normal (mais celui-ci mangeant 25% moins de nourriture &#8220;industrielle&#8221;). Le second mod\u00e8le pr\u00e9f\u00e8re le porc fermier \u00e9lev\u00e9 dignement et nourri sainement. Le choix nous appartient&#8230;<\/p>\n<p><strong> Vendredi 18 mai &#8211; Nuage (d&#8217;intoxication) nucl\u00e9aire <\/strong><\/p>\n<p><strong> Apr\u00e8s la projection, \u00e0 20h30, de &#8221; Le soleil et la mort \u00e0 Tchernobyl, et apr\u00e8s &#8221; de Bernard Debord (France, 2006, 82 mn.), avec Annie Th\u00e9baud-Mony, Sociologue (directrice de recherche Inserm), Xavier Renou (R\u00e9seau &#8220;Sortir du nucl\u00e9aire&#8221;) et Martial Mazars (CRIIRAD). Mod\u00e9rateur : Ivan Du Roi (T\u00e9moignage Chr\u00e9tien) <\/strong><\/p>\n<p>Parmi les d\u00e9bats de soci\u00e9t\u00e9 qu&#8217;il semble impossibles de poser avec l&#8217;honn\u00eatet\u00e9 que requiert la vie d\u00e9mocratique &#8220;la question nucl\u00e9aire&#8221; tient une place de choix. La proclamation, r\u00e9guli\u00e8rement ressass\u00e9e, de la diff\u00e9rence entre nucl\u00e9aire civil et nucl\u00e9aire militaire n&#8217;entra\u00eene pas que le premier soit trait\u00e9 avec transparence quand le second doit rester &#8220;discret&#8221;.<\/p>\n<p>Dans sa dimension \u00e9nerg\u00e9tique, le nucl\u00e9aire est un syst\u00e8me centralis\u00e9 et policier dont la strat\u00e9gie est men\u00e9e de mani\u00e8re omnipotente par de &#8220;grands acteurs&#8221; au m\u00e9pris de l&#8217;information et de la consultation des citoyens alors m\u00eame qu&#8217;elle engage durablement et co\u00fbteusement l&#8217;avenir de la soci\u00e9t\u00e9. Face \u00e0 cette insuffisance d\u00e9mocratique, il convient d&#8217;analyser le double &#8220;mensonge nucl\u00e9aire&#8221; par lequel on fait de cette source d&#8217;\u00e9nergie la solution des probl\u00e8mes \u00e9conomique et \u00e9cologique d&#8217;une part, et gr\u00e2ce auquel les pouvoirs en place minimisent dramatiquement le risque sanitaire pour les populations expos\u00e9es d&#8217;autre part.<\/p>\n<p>Le premier bienfait pr\u00e9tendu du nucl\u00e9aire est l&#8217;ind\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique qu&#8217;il apporte \u00e0 la France. Pourtant, avec 58 r\u00e9acteurs l&#8217;atome couvre p\u00e9niblement 17 % de notre consommation d&#8217;\u00e9nergie. De plus, 100 % de l&#8217;uranium, le combustible indispensable aux centrales, est import\u00e9. L&#8217;id\u00e9e d&#8217;ind\u00e9pendance est donc une fadaise.<\/p>\n<p>Un autre argument fallacieux est souvent pr\u00e9sent\u00e9 : le recours \u00e0 l&#8217;atome serait une solution contre le r\u00e9chauffement climatique. Or, il ne couvre que 2 % de la consommation mondiale d&#8217;\u00e9nergie. Ainsi, le rapport &#8221; Facteur 4 &#8220;, remis au gouvernement en octobre 2006, est sans ambigu\u00eft\u00e9 : l&#8217;apport du nucl\u00e9aire dans la lutte contre l&#8217;effet de serre est marginal. Ces arguments sont cependant r\u00e9percut\u00e9s \u00e0 l&#8217;envi par la plupart des m\u00e9dias tout comme celui de la s\u00e9curit\u00e9 optimale des installations g\u00e9r\u00e9es par EDF. Cette derni\u00e8re affirme que le r\u00e9acteur EPR, dont l&#8217;une des implantations est pr\u00e9vue \u00e0 Flamanville en Normandie, est parfaitement s\u00fbr et que son fonctionnement, m\u00eame affect\u00e9 par un accident tr\u00e8s grave ou une attaque terroriste, n&#8217;entra\u00eenerait pas de graves cons\u00e9quences pour les communaut\u00e9s environnantes, la France et l&#8217;Europe. Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par John Large, expert britannique de renomm\u00e9e internationale, vient contredire cette th\u00e8se en affirmant que l&#8217;EPR est le r\u00e9acteur le plus dangereux au monde. Enfin, si on ajoute l&#8217;embarras des d\u00e9chets radioactifs et le co\u00fbt de d\u00e9mant\u00e8lement des anciennes centrales, le fardeau que repr\u00e9sente le syst\u00e8me \u00e9lectronucl\u00e9aire est donc bien lourd a porter.<\/p>\n<p>Le second mensonge consiste en la d\u00e9dramatisations &#8211; quand il ne s&#8217;agit pas de d\u00e9n\u00e9gation &#8211; des cons\u00e9quences de l&#8217;exposition des individus ou des populations aux radiations nucl\u00e9aires. Entre 1960 et 1996, la France a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 210 essais atomiques a\u00e9riens, souterrains et sous-marins, au Sahara puis en Polyn\u00e9sie. \u00c0 ce jour, il n&#8217;est toujours pas permis de faire toute la lumi\u00e8re sur les cons\u00e9quences pour la sant\u00e9 et la vie des 150.000 militaires qui ont particip\u00e9 \u00e0 ces essais pas plus que pour les populations proches des atolls de Mururoa et Fangataufa. La m\u00eame posture longtemps adopt\u00e9e par les autorit\u00e9s politiques \u00e0 propos du &#8220;nuage de Tchernobyl&#8221; est d\u00e9sormais battue en br\u00e8che par des laboratoires ind\u00e9pendants &#8211; comme la CRIIRAD &#8211; ou des organismes officiels oblig\u00e9s de se rendre \u00e0 l&#8217;\u00e9vidence. l&#8217;Institut de radioprotection et de s\u00fbret\u00e9 nucl\u00e9aire, organisme d&#8217;\u00c9tat a r\u00e9cemment r\u00e9\u00e9valu\u00e9 les retomb\u00e9es en France du nuage radioactif. Les chiffres, d&#8217;aujourd&#8217;hui montrent une &#8220;diff\u00e9rence d&#8217;un facteur parfois sup\u00e9rieur \u00e0 1.000&#8221; par rapport aux premi\u00e8res informations diffus\u00e9es par le gouvernement fran\u00e7ais \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de l&#8217;accident.<\/p>\n<p>Dans un tel contexte de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 &#8211; le mot est faible &#8211; comment lancer enfin le d\u00e9bat qui convient aux questions engageant le sort des g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir ? Il est temps de ne plus attendre !<\/p>\n<p><strong> Samedi 19 mai &#8211; Le travail, c&#8217;est pas la sant\u00e9 ! <\/strong><\/p>\n<p><strong> Apr\u00e8s la projection, \u00e0 20h30, de &#8221; J&#8217;ai tr\u00e8s mal au travail &#8221; de Jean-Michel Carr\u00e9 (France, 2006, 82 mn), avec Isabelle Lagny, m\u00e9decin du travail et G\u00e9rard Filoche, inspecteur du travail. Mod\u00e9ratrice : Na\u00efri Nahap\u00e9tian (Alternatives Economiques) <\/strong><\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas que l&#8217;environnement &#8220;naturel&#8221; pour \u00eatre facteur d&#8217;effets nuisibles \u00e0 la sant\u00e9 des individus. L&#8217;environnement social, et en particulier le milieu de travail, s&#8217;av\u00e8re \u00eatre aujourd&#8217;hui porteur d&#8217;une souffrance, morale ou physique, que trop souvent l&#8217;on minimise.<\/p>\n<p>La flexibilit\u00e9 des emplois et du travail, la menace du ch\u00f4mage, la comp\u00e9tition entre salari\u00e9s, le m\u00e9pris pour le travail des ex\u00e9cutants et le poids des hi\u00e9rarchies sont les ingr\u00e9dients du malaise profond que vit aujourd&#8217;hui un nombre croissant de personnes dans le &#8220;monde du travail&#8221;.<\/p>\n<p>Le malaise s&#8217;exprime de multiples fa\u00e7ons. Les uns rongent leur frein \u00e0 l&#8217;usine ou au bureau et retrouvent leur dignit\u00e9 dans diverses activit\u00e9s extraprofessionnelles ou au sein du cocon familial. D&#8217;autres ne parviennent \u00e0 supporter la contrainte professionnelle qu&#8217;au prix de l&#8217;ingurgitation de tranquillisants au demeurant peu apaisants. Les plus touch\u00e9s sombrent dans la d\u00e9pression les rendant, au moins temporairement, incapables d&#8217;assumer un univers qui leur est hostile ou qu&#8217;ils ressentent comme tel. Enfin, certains sont pouss\u00e9s au suicide.<\/p>\n<p>Cette souffrance au travail est, au pire ni\u00e9e, au mieux largement sous-estim\u00e9e. On pr\u00e9f\u00e8re se persuader que les salari\u00e9s en France manquent d\u00e9sormais de courage. On leur reproche de plus en plus facilement d&#8217;abuser des arr\u00eats de travail et d&#8217;\u00eatre de gros consommateurs de m\u00e9dicaments. Pourtant, quand on lit les \u00e9tudes relatives aux conditions de travail dans l&#8217;Europe des Quinze tout s&#8217;\u00e9claire. La France est derni\u00e8re pour ce qui est des &#8220;indicateurs de la sant\u00e9 au travail&#8221;. En revanche, elle est premi\u00e8re pour la productivit\u00e9 du travail.<\/p>\n<p>La performance des entreprises se paie donc tr\u00e8s ch\u00e8re, elle se paie sur le dos des salari\u00e9s par la d\u00e9gradation de leur sant\u00e9. Et, ils n&#8217;en re\u00e7oivent m\u00eame pas la compensation salariale puisque le partage des gains de productivit\u00e9 n&#8217;est plus en leur faveur depuis longtemps. La main d&#8217;\u0153uvre redevient corv\u00e9able \u00e0 merci.<\/p>\n<p>L&#8217;individualisation croissante des situations d&#8217;emploi et la faiblesse &#8211; voire l&#8217;inexistence &#8211; de la repr\u00e9sentation syndicale ont tellement amoindri la coh\u00e9sion des salari\u00e9s que celle-ci n&#8217;offre plus le rempart n\u00e9cessaire aux conduites abusives des sup\u00e9rieurs hi\u00e9rarchiques ou aux exigences exorbitantes de la &#8220;concurrence internationale&#8221;. La poursuite de la &#8220;modernisation&#8221; du code du travail, en renfor\u00e7ant la pr\u00e9carit\u00e9 de l&#8217;emploi et les pr\u00e9rogatives du patronat, ne va rien arranger. Il est peu probable que le sort des salari\u00e9s les plus vuln\u00e9rables puisse changer tant que la m\u00e9decine du travail ne sera pas ind\u00e9pendante du pouvoir patronal et que, plus largement, notre soci\u00e9t\u00e9 ne reconna\u00eetra pas pleinement la souffrance par le travail comme une pathologie \u00e0 part enti\u00e8re. La d\u00e9mocratie salariale reste \u00e0 construire.<\/p>\n<p><strong> Dimanche 20 mai &#8211; Plongeon dans le grand bain&#8230; chimique <\/strong><\/p>\n<p><strong> Apr\u00e8s la projection, \u00e0 20h, de &#8221; La digue &#8221; de Fr\u00e9d\u00e9ric Touchard (France, 2006, 52mn), avec Andr\u00e9 Cicolella (biologiste), Genevi\u00e8ve Barbier (m\u00e9decin) et Fran\u00e7ois Veillerette (Pr\u00e9sident du MDRGF). Mod\u00e9rateur : Patrick Piro (Politis). <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;univers chimico-industriel exacerb\u00e9 dans lequel l&#8217;Homme baigne insensiblement depuis cinquante ans au moins (100.000 mol\u00e9cules nouvelles ont \u00e9t\u00e9 mises en circulation depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale) a commenc\u00e9 de produire ses effets morbides. Si la nocivit\u00e9 de certaines substances auxquels nous sommes expos\u00e9s quotidiennement est av\u00e9r\u00e9e depuis longtemps d\u00e9j\u00e0, l&#8217;incr\u00e9dulit\u00e9 persiste quant \u00e0 l&#8217;ampleur consid\u00e9rable de l&#8217;empoisonnement de notre environnement et au caract\u00e8re partiellement irr\u00e9versible de celui-ci. L&#8217;Homme ne saurait ici plaider l&#8217;innocence. Avant d&#8217;\u00eatre la victime de la d\u00e9gradation de la qualit\u00e9 de son environnement, il en est le premier responsable.<\/p>\n<p>Cependant, l&#8217;Homme g\u00e9n\u00e9rique se d\u00e9cline en une multitude d&#8217;individus et de groupes d&#8217;individus aux comportements vari\u00e9s et aux responsabilit\u00e9s tr\u00e8s in\u00e9gales. Le meilleur moyen de ne rien changer jamais serait de consid\u00e9rer que nous sommes tous \u00e9gaux en cette mati\u00e8re, de ne pas rechercher et d\u00e9signer les coupables de la &#8220;pand\u00e9mie silencieuse&#8221;. Si l&#8217;environnement chimiquement pur n&#8217;existe pas &#8211; la nature contenant de multiples substances chimiques natives -, cela ne nous autorise en rien \u00e0 consid\u00e9rer que l&#8217;on peut sans dommages cr\u00e9er de nouvelles mol\u00e9cules et les r\u00e9pandre massivement sur les terres, dans l&#8217;air ou dans l&#8217;eau. C&#8217;est bien de la chimie fabriqu\u00e9e par les hommes dont il faut s&#8217;occuper. Le pouvoir de digestion des \u00e9cosyst\u00e8mes est d\u00e9sormais impuissant, les seuils de tol\u00e9rance d\u00e9pass\u00e9s depuis longtemps.<\/p>\n<p>Diverses \u00e9tudes scientifiques internationales r\u00e9v\u00e8lent un taux anormalement \u00e9lev\u00e9 de leuc\u00e9mies, de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales et d&#8217;autres formes de cancers au sein de la population des agriculteurs. Un groupe de chercheurs de l&#8217;\u00c9cole Harvard de Sant\u00e9 Publique a d\u00e9couvert que 202 produits chimiques industriels peuvent endommager le cerveau humain, et conclut que des millions d&#8217;enfants dans le monde sont probablement touch\u00e9s. Leur \u00e9tude, r\u00e9cemment publi\u00e9e, affirme que l&#8217;exposition du f\u0153tus et du nouveau-n\u00e9 \u00e0 ces substances (par exemple le plomb et le mercure) peut endommager le cerveau en cours de formation et peut mener \u00e0 des d\u00e9sordres du d\u00e9veloppement neurologique, \u00e0 des d\u00e9ficits de l&#8217;attention ou \u00e0 des retards mentaux. L&#8217;incrimination des pesticides dans la baisse de la fertilit\u00e9 masculine est une autre d\u00e9couverte r\u00e9cente des scientifiques.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est donc plus permis de nier l&#8217;\u00e9vidence, cette \u00e9vidence dont le d\u00e9voilement n&#8217;en est qu&#8217;\u00e0 ses d\u00e9buts tant le nombre de substances chimiques n&#8217;ayant pas encore r\u00e9v\u00e9l\u00e9es leur impact sur la sant\u00e9 humaine est grand. Pour l&#8217;heure, les industriels et leurs relais politiques et scientifiques tentent de promouvoir le concept de la &#8220;chimie verte&#8221;. Ce nouvel oxymore ne risque-t-il pas d&#8217;emp\u00eacher le pouvoir politique de retarder encore le moment de prendre sa responsabilit\u00e9 ?<\/p>\n<p><strong> Lundi 21 mai &#8211; Voyage au sein du &#8220;bluff technologique&#8221; <\/strong><\/p>\n<p><strong> Apr\u00e8s la projection, \u00e0 20h30, de &#8221; Le silence des nanos &#8221; de Julien Colin (France, 2006, 70 mn), avec Etienne Cendrier (Pr\u00e9sident de &#8220;Robin des toits&#8221;) et Claudia Neubauer (Coordinatrice de la Fondation Sciences Citoyenne). Mod\u00e9rateur : Jean-Luc Porquet, journaliste (Canard Encha\u00een\u00e9) <\/strong><\/p>\n<p>Le monde physique et familier dans lequel nous \u00e9voluons est progressivement recouvert d&#8217;un &#8220;brouillard invisible&#8221; et jonch\u00e9 d&#8217;une &#8220;poussi\u00e8re intelligente&#8221; souvent invisible. Ce brouillard est fait de la multitude d&#8217;ondes \u00e9lectromagn\u00e9tiques qui traversent notre espace pour relier et activer le nombre foisonnant de nos machines communicantes. Cette poussi\u00e8re est repr\u00e9sent\u00e9e par les innombrables &#8220;puces&#8221; minuscules mais n\u00e9anmoins bourr\u00e9es d&#8217;informations gr\u00e2ce auxquelles le moindre de nos d\u00e9placements, le plus insignifiant de nos actes laissent des traces informatiques stockables. Cet univers pour ainsi dire immat\u00e9riel qui insidieusement nous submerge, de fa\u00e7on \u00e0 la fois inodore et indolore, transforme peu \u00e0 peu la vie de chacun et la r\u00e9alit\u00e9 sociale sans que nous y pr\u00eations vraiment attention. A cela s&#8217;ajoutent d\u00e9sormais les &#8220;promesses&#8221; des nanotechnologies et leur univers de l&#8217;infiniment petit &#8211; 100.000 fois moins \u00e9pais qu&#8217;un cheveu &#8211; fa\u00e7onn\u00e9 \u00e0 volont\u00e9 par l&#8217;homme, atome apr\u00e8s atome.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l&#8217;habituelle fascination pour la Technique et de la kyrielle de bienfaits -abondamment vant\u00e9e par le syst\u00e8me publicitaire &#8211; qu&#8217;elle apporte dans nos vies qui en d\u00e9pendent chaque jour davantage, l&#8217;omnipr\u00e9sence du maillage \u00e9lectronique t\u00e9nu et la prolif\u00e9ration des nanoparticules posent deux questions fondamentales. La premi\u00e8re est d&#8217;ordre sanitaire, la seconde d&#8217;ordre soci\u00e9tal.<\/p>\n<p>Le rythme des installations d&#8217;\u00e9quipements \u00e9metteurs d&#8217;ondes \u00e9lectromagn\u00e9tiques est beaucoup plus rapide que celui des \u00e9tudes de leur impact sur les populations les plus expos\u00e9es. Les \u00e9missions sont de plus en plus puissantes, leur nombre toujours plus \u00e9lev\u00e9, les populations surexpos\u00e9es sans cesse plus nombreuses. Les \u00e9tudes, souvent commandit\u00e9es par les industriels du secteur , sont bien peu scientifiques, quand leurs r\u00e9sultats ne sont pas dissimul\u00e9s ou tronqu\u00e9s. Elles ne parviennent pas \u00e0 rassurer le nombre croissant de personnes atteintes de troubles inexpliqu\u00e9s, telles les insomnies ou les migraines persistantes, que l&#8217;on pr\u00e9f\u00e8re qualifier d&#8217;affections psychosomatiques.<\/p>\n<p>Les nanotechnologies, pr\u00e9sent\u00e9es comme la r\u00e9volution des r\u00e9volutions, g\u00e9n\u00e8rent quant \u00e0 elles des nanoparticules dont la nocivit\u00e9, encore mal d\u00e9limit\u00e9e car trop peu \u00e9tudi\u00e9e, est d\u00e9j\u00e0 scientifiquement av\u00e9r\u00e9e. Ces particules nanom\u00e9triques peuvent passer certaines barri\u00e8res corporelles r\u00e9put\u00e9es infranchissables : la barri\u00e8re alv\u00e9olocapillaire, la barri\u00e8re h\u00e9matoenc\u00e9phalique ou la barri\u00e8re placentaire. Le dioxyde de titane, notamment contenu dans certains produits cosm\u00e9tiques, consid\u00e9r\u00e9 habituellement comme inoffensif, devient r\u00e9actif en dessous de cent nanom\u00e8tres. Des nanoparticules inhal\u00e9es peuvent se d\u00e9poser au fond de l&#8217;appareil respiratoire, passer dans le sang et se diffuser dans tout l&#8217;organisme. Entre 500 et 700 produits vendus dans le commerce contiennent d\u00e9j\u00e0 de telles nanoparticules.<\/p>\n<p>L&#8217;autre r\u00e9volution technologique, celle de la &#8220;communication-monde&#8221;, est aussi une autre aventure. La mise en r\u00e9seaux de toutes les machines &#8220;intelligentes&#8221; n&#8217;est pas neutre quant au mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9 qui en d\u00e9coule. Avec ce quadrillage serr\u00e9 et puissant plus rien ne sera laiss\u00e9 au hasard. L&#8217;incertitude et l&#8217;inattendu ne seront plus de mise. Nous jouirons enfin du vertigineux plaisir de ma\u00eetriser parfaitement les moindres d\u00e9tails de notre \u00e9ph\u00e9m\u00e8re existence. De plus, l&#8217;instantan\u00e9 aura r\u00e9gl\u00e9 son compte au p\u00e9nible agacement de l&#8217;attente inutile. Voil\u00e0 un monde effrayant o\u00f9 toute chose devient objet de calcul imm\u00e9diat, o\u00f9 le plaisir de la d\u00e9couverte de l&#8217;inconnu est raval\u00e9 au rang de d\u00e9su\u00e9tude profane quand l&#8217;heure est \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration du culte technocentrique.<\/p>\n<p>Pourtant, l&#8217;effroi pourrait \u00eatre pire encore. L&#8217;hypervitesse et l&#8217;hypercalcul pourraient \u00eatre compl\u00e9t\u00e9s par l&#8217;hypercontr\u00f4le, action par laquelle tout individu devient un suspect en puissance d\u00e8s lors que tous les individus sont surveillables.<\/p>\n<p>Quand les prouesses de la Technique et les exigences de ses marchands prennent \u00e0 ce point le pas sur la sant\u00e9 et la libert\u00e9 des hommes, c&#8217;est le sens que la soci\u00e9t\u00e9 doit se donner \u00e0 elle-m\u00eame qui est compromis. Du reste, s&#8217;agirait-il encore d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n<p><strong> Tarifs : <\/strong><\/p>\n<p>Plein tarif : 6,5 ?<\/p>\n<p>Tarif r\u00e9duit : 5,5 ? (ch\u00f4meurs, Rmistes, \u00e9tudiants, familles nombreuses, cartes vermeil)<\/p>\n<p>Pass non nominatif : 25 ? pour 5 s\u00e9ances<\/p>\n<p>Groupes &#038; groupes scolaires : 4 ? (gratuit pour l&#8217;accompagnant)<\/p>\n<p>Abonnement pour 6 s\u00e9ances : 33 ? valable 6 mois dans les 3 cin\u00e9mas : 7 Parnassiens, 5 Caumartins et le Lincoln<\/p>\n<p><strong> + d&#8217;infos : <\/strong><\/p>\n<p>Programme et d\u00e9tails : http:\/\/www.local.attac.org\/images-mouvementees\/ et<\/p>\n<p>attac-festimages@attac.org<\/p>\n<p><strong> Contact organisateurs : <\/strong><\/p>\n<p>Cin\u00e9ma &#8221; Les 7 Parnassiens &#8220;, 98, boulevard du Montparnasse &#8211; 75014 Paris<\/p>\n<p>M\u00e9tro : Vavin (ligne 4); Bus : 68, 94, 95; R\u00e9servations: 01 43 35 13 89 de 12h. \u00e0 18h.<\/p>\n<p>Site : www.parnassiens.com<\/p>\n<p>Comit\u00e9 Attac Paris nord ouest, parisnw@attac.org, Maison des Associations, 15, passage Ramey &#8211; 75018 Paris<\/p>\n<p>Comit\u00e9 Attac Paris 14, paris14@attac.org, 32, rue Raymond-Losserand &#8211; 75014 Paris<\/p>\n<p>01 45 40 47 96<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\/\/Extraits de http:\/\/www.local.attac.org\/images-mouvementees\/\/ Depuis sa premi\u00e8re \u00e9dition en 2003, l&#8217;objectif d&#8217;&#8221; Images mouvement\u00e9es &#8220;, le festival de cin\u00e9ma d&#8217;Attac, est de poursuivre une mission d&#8217;\u00e9ducation populaire en associant engagement citoyen et culture. 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