{"id":2709,"date":"2007-04-25T00:00:00","date_gmt":"2007-04-24T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/note-no5-du-collectif-acdc2709\/"},"modified":"2007-04-25T00:00:00","modified_gmt":"2007-04-24T22:00:00","slug":"note-no5-du-collectif-acdc2709","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2709","title":{"rendered":"Note n\u00b05 du Collectif ACDC : In\u00e9galit\u00e9s et pauvret\u00e9"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Collectif \u00ab Autres Chiffres Du Ch\u00f4mage \u00bb et R\u00e9seau d&#8217;alerte sur les in\u00e9galit\u00e9s <\/p>\n<p><strong> 25\/04\/07 &#8211; Note n\u00b05 <\/strong><\/p>\n<p><strong> \u00ab Pr\u00e9carit\u00e9, pauvret\u00e9, in\u00e9galit\u00e9s : le barom\u00e8tre explose \u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Entre 2002 et 2005, le taux de ch\u00f4mage officiel n&#8217;a gu\u00e8re vari\u00e9, oscillant autour de 9%. Mais les in\u00e9galit\u00e9s et la pauvret\u00e9 se sont consid\u00e9rablement aggrav\u00e9es, atteignant un niveau record depuis 1980. C&#8217;est ce que montre l&#8217;\u00e9dition 2007 du BIP40 (Barom\u00e8tre des in\u00e9galit\u00e9s et de la pauvret\u00e9), que nous publions aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>Le BIP40, qui repose sur une batterie de plus de soixante indicateurs statistiques, propose une mesure synth\u00e9tique de l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 sociale. Alors que la diminution du ch\u00f4mage entre 1999 et 2002 avait entra\u00een\u00e9 le BIP40 \u00e0 la baisse, la mont\u00e9e de la pr\u00e9carit\u00e9 sur le march\u00e9 du travail entre 2002 et 2005 l&#8217;a tir\u00e9 vers le haut. Mais c&#8217;est surtout la d\u00e9gradation des conditions d&#8217;acc\u00e8s au logement qui a marqu\u00e9 l&#8217;\u00e9volution r\u00e9cente du BIP40. Le ch\u00f4mage et la pr\u00e9carit\u00e9 jouent bien un r\u00f4le central dans le d\u00e9veloppement de l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 sociale, mais celle-ci est multidimensionnelle. Plus que jamais, ces constats montrent la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9passer la pol\u00e9mique sur \u00ab le \u00bb chiffre du ch\u00f4mage, et de refonder les outils d&#8217;observation des r\u00e9alit\u00e9s sociales en France. La question du ch\u00f4mage structure fortement les in\u00e9galit\u00e9s sociales. Non seulement parce que les ch\u00f4meurs sont priv\u00e9s d&#8217;une source fondamentale de revenus, de droits et d&#8217;identit\u00e9 sociale. Mais aussi parce que la pression du ch\u00f4mage nourrit le d\u00e9veloppement de la pr\u00e9carit\u00e9 et favorise une d\u00e9gradation des conditions d&#8217;emploi, de travail et de r\u00e9mun\u00e9ration de l&#8217;ensemble des salari\u00e9s. Bref, la question du ch\u00f4mage ne concerne pas que les \u00ab ch\u00f4meurs \u00bb.<\/p>\n<p><strong> Les in\u00e9galit\u00e9s et la pauvret\u00e9 au plus haut niveau depuis 25 ans <\/strong><\/p>\n<p>Les in\u00e9galit\u00e9s et la pauvret\u00e9 sont reparties \u00e0 la hausse apr\u00e8s 2002 pour atteindre, en 2005, le niveau le plus \u00e9lev\u00e9 enregistr\u00e9 depuis 25 ans1. Cette hausse fait suite \u00e0 la baisse observ\u00e9e entre 2000 et 2002, baisse qui avait permis de ramener le niveau des in\u00e9galit\u00e9s au-dessous de celui atteint en 1995, sans toutefois compenser la mont\u00e9e consid\u00e9rable (environ 40%) des in\u00e9galit\u00e9s et de la pauvret\u00e9 constat\u00e9e depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. <\/p>\n<p>Le BIP 40 est un indicateur synth\u00e9tique qui mesure les in\u00e9galit\u00e9s et la pauvret\u00e9. Il varie sur une \u00e9chelle de 0 \u00e0 10, ces deux bornes indiquant le niveau le plus faible (0) ou le plus \u00e9lev\u00e9 (10) des in\u00e9galit\u00e9s mesur\u00e9es sur les indicateurs qui le composent (voir fiche n\u00b01).<\/p>\n<p>Depuis 25 ans, les in\u00e9galit\u00e9s sociales se sont donc bien creus\u00e9es, contredisant le diagnostic l\u00e9nifiant des statistiques officielles qui ne mesurent aucune hausse de la pauvret\u00e9 ou des in\u00e9galit\u00e9s (cf. fiche n\u00b02). <\/p>\n<p>La mont\u00e9e du ch\u00f4mage a bien s\u00fbr contribu\u00e9 \u00e0 cette hausse des in\u00e9galit\u00e9s et de la pauvret\u00e9 mesur\u00e9es par le BIP40. Mais d&#8217;autres facteurs d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 sociale y ont encore contribu\u00e9 davantage. Sous l&#8217;effet d&#8217;un ch\u00f4mage qui se maintient \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9, des pans entiers du tissu social se d\u00e9chirent progressivement. C&#8217;est pourquoi la mesure du ch\u00f4mage ne peut plus \u00eatre le seul ni m\u00eame le principal indicateur de la situation sociale en France.<\/p>\n<p><strong> La pr\u00e9carit\u00e9 contribue de plus en plus \u00e0 la mont\u00e9e des in\u00e9galit\u00e9s <\/strong><\/p>\n<p>Le BIP40 synth\u00e9tise plus de 60 indicateurs qui couvrent six grand domaines des in\u00e9galit\u00e9s : ch\u00f4mage-emploi-travail, revenus et pauvret\u00e9, sant\u00e9, logement, \u00e9ducation, justice2. Le ch\u00f4mage p\u00e8se d&#8217;habitude fortement dans les variations du BIP40,  mais c&#8217;est moins vrai sur la p\u00e9riode r\u00e9cente. C&#8217;est ce que montre l&#8217;analyse d\u00e9taill\u00e9e des indicateurs du BIP40 depuis 1997.<\/p>\n<p>Si le BIP40 a fortement baiss\u00e9 entre 1997 et 2002, c&#8217;est essentiellement en raison de la d\u00e9crue du ch\u00f4mage et des in\u00e9galit\u00e9s qui y sont directement associ\u00e9es3, ainsi que du freinage des in\u00e9galit\u00e9s de salaires. \u00c0 elle seule, la baisse du taux de ch\u00f4mage BIT (de  12,5% en 1997 \u00e0 8,8% en 2002) explique la totalit\u00e9 de la baisse du BIP40 sur cette p\u00e9riode. En outre, les in\u00e9galit\u00e9s de taux de ch\u00f4mage selon le sexe, l&#8217;\u00e2ge ou la cat\u00e9gorie sociale ont diminu\u00e9 ; le ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e a baiss\u00e9 et la proportion de ch\u00f4meurs indemnis\u00e9s a augment\u00e9. Au total, les indicateurs li\u00e9s au ch\u00f4mage ont fortement contribu\u00e9 \u00e0 la baisse de notre barom\u00e8tre des in\u00e9galit\u00e9s et de la pauvret\u00e9 sur la p\u00e9riode 1997-2002. Si le BIP40 n&#8217;a pas plus fortement diminu\u00e9 durant cette p\u00e9riode, c&#8217;est surtout \u00e0 cause de l&#8217;aggravation importante des in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re de logement. <\/p>\n<p>Depuis 2002, le diagnostic est sensiblement diff\u00e9rent. Les in\u00e9galit\u00e9s sont reparties \u00e0 la hausse dans la plupart des domaines. Le creusement des in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re de logement a eu un impact majeur : il explique environ la moiti\u00e9 de la hausse du BIP40 entre 2002 et 2005. <\/p>\n<p>Sur la p\u00e9riode 2002-2005, la hausse du taux de ch\u00f4mage BIT : qui est pass\u00e9 de 8,8% en 2002 \u00e0 9,8%4 en 2005 &#8211; a contribu\u00e9 pour moins de 20% \u00e0 l&#8217;augmentation du BIP40.  Les in\u00e9galit\u00e9s de ch\u00f4mage entre cadres et ouvriers et entre jeunes et moins jeunes ont elles aussi augment\u00e9 ; la part du ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e (1 an et plus) se maintient \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9 (plus de 40%), en hausse sur l&#8217;ann\u00e9e 2005 ;  et la proportion de ch\u00f4meurs non indemnis\u00e9s a augment\u00e9 depuis 2003 (cf. note ACDC n\u00b03). Mais globalement, l&#8217;aggravation du ch\u00f4mage et des in\u00e9galit\u00e9s directement associ\u00e9es explique \u00e0 peine un quart de la hausse du BIP40 : le r\u00f4le du ch\u00f4mage dans l&#8217;\u00e9volution de l&#8217;indice est donc moins important que sur la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente. <\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, la pr\u00e9carit\u00e9 de l&#8217;emploi (CDD, int\u00e9rim, sous-emploi) a recommenc\u00e9 \u00e0 augmenter apr\u00e8s 2003 et se maintient \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9. Les conditions de travail continuent de se d\u00e9grader, sans que les salari\u00e9s puissent s&#8217;y opposer : les maladies professionnelles se multiplient et les accidents du travail sont de plus en plus graves5. La plupart de ces indicateurs atteignent en 2005 leur niveau record, signe de l&#8217;intensification du travail et du d\u00e9veloppement de l&#8217;emploi \u00ab insoutenable \u00bb (cf. note ACDC n\u00b04), dont l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie r\u00e9cente de suicides au travail n&#8217;est qu&#8217;une manifestation parmi beaucoup d&#8217;autres. Pr\u00e9carit\u00e9 accrue de l&#8217;emploi et d\u00e9gradation des conditions de travail : ces deux ph\u00e9nom\u00e8nes expliquent environ 15% de la hausse du BIP40 depuis 2002.<\/p>\n<p><strong> Le ch\u00f4mage et la pr\u00e9carit\u00e9 p\u00e8sent sur la r\u00e9partition des revenus <\/strong><\/p>\n<p>Le ch\u00f4mage et la pr\u00e9carit\u00e9 de l&#8217;emploi exercent une forte pression sur les salaires, ce qui se traduit par un partage des revenus tr\u00e8s d\u00e9favorable aux salari\u00e9s. Depuis 2002, la part des salaires dans la valeur ajout\u00e9e est rest\u00e9e \u00e0 un niveau historiquement tr\u00e8s faible, tandis que les politiques fiscales ont continu\u00e9 \u00e0 favoriser les m\u00e9nages les plus ais\u00e9s, notamment par la r\u00e9duction de l&#8217;imp\u00f4t sur le revenu. Par ailleurs, les revenus financiers occupent d\u00e9sormais une place consid\u00e9rable dans le revenu des m\u00e9nages : la masse des revenus financiers repr\u00e9sente d\u00e9sormais l&#8217;\u00e9quivalent de la moiti\u00e9 de la masse des salaires nets, ce qui est sans pr\u00e9c\u00e9dent. La proportion  de m\u00e9nages impos\u00e9s \u00e0 l&#8217;ISF n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9e. Alors que l&#8217;immobilier et les loyers flambent, la s\u00e9curit\u00e9 passe de plus en plus par la propri\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p>\u00c0 l&#8217;oppos\u00e9, pour les m\u00e9nages qui ne disposent que des revenus de leur travail, la d\u00e9gradation de la situation financi\u00e8re se traduit par des difficult\u00e9s accrues \u00e0 boucler les fins de mois : le nombre de m\u00e9nages surendett\u00e9s reste tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, et le nombre des incidents de cr\u00e9dit (ch\u00e8ques impay\u00e9s) a battu en 2005 des records.<\/p>\n<p>La d\u00e9gradation de l&#8217;indemnisation du ch\u00f4mage et la faiblesse des salaires rel\u00e8gue aussi un nombre croissant de ch\u00f4meurs et de pr\u00e9caires vers les minima sociaux. En 2005, 10,2% de la population (soit environ 6,4 millions de personnes) d\u00e9pendent de ces minima sociaux pour vivre, un record absolu sur ces 25 derni\u00e8res ann\u00e9es. Pourtant, le niveau relatif de ces garanties minimales de revenu n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi faible :  le revenu moyen des m\u00e9nages repr\u00e9sentait en 2005 3,6 fois le niveau moyen garanti par ces minima sociaux contre 2,7 en 1984. Autrement dit, les pauvres sont de plus en plus nombreux et, aussi, de plus en plus pauvres. Au total, la mont\u00e9e de la pauvret\u00e9 a contribu\u00e9 autant que la hausse du ch\u00f4mage \u00e0 l&#8217;augmentation du BIP40 entre 2002 et 2005.<\/p>\n<p>Ch\u00f4mage, pr\u00e9carit\u00e9, bas salaires : ces diff\u00e9rents ph\u00e9nom\u00e8nes expliquent largement les difficult\u00e9s de logement que rencontrent aujourd&#8217;hui un nombre croissant de salari\u00e9s. Comme on l&#8217;a d\u00e9j\u00e0 not\u00e9, les in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re de logement constituent aujourd&#8217;hui un des principaux facteurs de la hausse du BIP40. La flamb\u00e9e des loyers et l&#8217;augmentation du nombre d&#8217;expulsions (qui a atteint un niveau record en 2005) sont les principaux sympt\u00f4mes de cette d\u00e9gradation.<\/p>\n<p>Cette situation est r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9nonc\u00e9e depuis plus d&#8217;une dizaine d&#8217;ann\u00e9es par les associations et ce n&#8217;est sans doute pas un hasard si elle a re\u00e7u un fort \u00e9cho m\u00e9diatique l&#8217;hiver dernier avec les actions des Enfants de Don Quichotte. De m\u00eame, la mont\u00e9e des revendications concernant le pouvoir d&#8217;achat trouve, pour une bonne part, sa source dans le poids croissant des d\u00e9penses \u00ab contraintes \u00bb auxquelles doivent faire face les m\u00e9nages locataires (cf. fiche n\u00b03).<\/p>\n<p>En fait, un nombre croissant de salari\u00e9s sont pris en tenaille. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, les bailleurs exigent des garanties et des cautions sans cesse plus fortes, et notamment la preuve d&#8217;un emploi stable ; d&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, les employeurs demandent davantage de \u00ab flexibilit\u00e9 \u00bb et proposent des emplois de courte dur\u00e9e sans r\u00e9elle garantie ni s\u00e9curit\u00e9 (cf. note ACDC n\u00b02). <\/p>\n<p><strong> Depuis 25 ans, un d\u00e9chirement progressif du tissu social <\/strong><\/p>\n<p>Les autres indicateurs qui composent le BIP40 portent sur les in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re de sant\u00e9, d&#8217;\u00e9ducation et de justice. Les \u00e9volutions observ\u00e9es sur ces trois domaines au cours des ann\u00e9es r\u00e9centes ont peu contribu\u00e9 \u00e0 la variation du BIP40. Cependant, certains indicateurs signalent une situation qui reste tr\u00e8s pr\u00e9occupante. <\/p>\n<p>Dans le domaine de la justice, en particulier, la situation reste tr\u00e8s d\u00e9grad\u00e9e. Les politiques s\u00e9curitaires prennent le pas sur les politiques sociales : on emprisonne les pauvres faute de vouloir r\u00e9duire la pauvret\u00e9. Le taux d&#8217;incarc\u00e9ration qui avait fait un bond spectaculaire en 2004 se maintient \u00e0 ce niveau record en 2005. Quant aux \u00e9trangers, leur situation demeure pr\u00e9caire : le taux de reconnaissance du statut de r\u00e9fugi\u00e9 est de 17%, proche de son plus faible niveau des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Entre 2002 et 2005, les in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9ducation se sont maintenues. Jusqu&#8217;au milieu des ann\u00e9es 1990, ces in\u00e9galit\u00e9s se r\u00e9duisaient, mod\u00e9rant la hausse du Bip40 ; ce n&#8217;est plus le cas d\u00e9sormais. La d\u00e9mocratisation de l&#8217;\u00e9cole s&#8217;est interrompue, les in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re de r\u00e9ussite scolaire ne se r\u00e9duisent plus. <\/p>\n<p>Enfin, une situation analogue s&#8217;observe dans le domaine de la sant\u00e9. La r\u00e9forme de l&#8217;assurance maladie va laisser \u00e0 la charge des patients une part croissante des frais de sant\u00e9. Si l&#8217;esp\u00e9rance de vie continue \u00e0 progresser en moyenne, les \u00e9carts d&#8217;esp\u00e9rance de vie entre cadres et ouvriers se sont encore accentu\u00e9s. <\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9volution du Bip40 montre que la d\u00e9gradation du tissu social au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es n&#8217;a \u00e9t\u00e9 ni continue ni in\u00e9luctable, mais semble d\u00e9sormais durablement install\u00e9e. Surtout, ces in\u00e9galit\u00e9s ont un caract\u00e8re multidimensionnel peu pris en compte par le syst\u00e8me statistique, et qui d\u00e9passe largement la question du ch\u00f4mage stricto sensu. En fait, au cours des  quinze derni\u00e8res ann\u00e9es, le ch\u00f4mage a oscill\u00e9 autour de 10%, mais ce maintien d&#8217;un ch\u00f4mage de masse a favoris\u00e9 la croissance des in\u00e9galit\u00e9s et de la pauvret\u00e9. En mati\u00e8re de ch\u00f4mage comme, plus largement, d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 sociale, d&#8217;autres chiffres sont n\u00e9cessaires pour rendre compte de ces in\u00e9galit\u00e9s plurielles et, surtout, pour engager les politiques les plus aptes \u00e0 les combattre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Collectif \u00ab Autres Chiffres Du Ch\u00f4mage \u00bb et R\u00e9seau d&#8217;alerte sur les in\u00e9galit\u00e9s <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[319],"class_list":["post-2709","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-emploi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2709","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2709"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2709\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2709"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}