{"id":2707,"date":"2007-04-01T00:00:00","date_gmt":"2007-03-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/un-cinema-africain-sous-perfusion2707\/"},"modified":"2007-04-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-03-31T22:00:00","slug":"un-cinema-africain-sous-perfusion2707","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2707","title":{"rendered":"Un cin\u00e9ma africain sous perfusion"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Port\u00e9 par la ferveur des cin\u00e9philes africains, le vingti\u00e8me festival panafricain du cin\u00e9ma de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, repose la question de l&#8217;ambivalence des relations Nord-Sud. La biennale secr\u00e8te des poches de r\u00e9sistance d&#8217;un cin\u00e9ma africain qui cherche \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer son regard. <\/p>\n<p>Envoy\u00e9e sp\u00e9ciale  C\u00e9cile Collette .<\/p>\n<p>Le salutaire et r\u00e9ussi Bamako d&#8217;Abderrahmane Sissako a r\u00e9alis\u00e9 200 000 entr\u00e9es en 2006.  Pr\u00e9sage d&#8217;un avenir meilleur ou pl\u00e9biscite m\u00e9t\u00e9ore ? Sans tenir un discours de Cassandre en annon\u00e7ant un cin\u00e9ma moribond, certaines \u00e9vidences alarment. Un nombre exponentiel de salles ferment sur le continent et la diffusion et l&#8217;exploitation demeurent difficiles et al\u00e9atoires. L&#8217;end\u00e9mie touche surtout l&#8217;Afrique subsaharienne, \u00e0 l&#8217;exception de l&#8217;Afrique du Sud. La production du Maghreb est relativement moins concern\u00e9e par cette indigence de politique cin\u00e9matographique : en Tunisie ou au Maroc, l&#8217;investissement pour soutenir le cin\u00e9ma national est plus effectif. En d\u00e9pit de multiples initiatives et du tropisme de la bonne volont\u00e9, la situation actuelle r\u00e9v\u00e8le la constance du rapport Nord\/Sud.<\/p>\n<p>N\u00e9 de l&#8217;Ind\u00e9pendance au tournant des ann\u00e9es 1960, le cin\u00e9ma africain demeure n\u00e9anmoins aujourd&#8217;hui fondamentalement d\u00e9pendant des subventions europ\u00e9ennes. Au sortir de la d\u00e9colonisation, les Etats africains n&#8217;ont pas pris le relais, plomb\u00e9s par les ploutocrates peu scrupuleux. En 1984, le Fonds Sud (le d\u00e9partement de l&#8217;aide aux cin\u00e9mas du Sud du minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res fran\u00e7ais) est cr\u00e9\u00e9 pour pallier le d\u00e9ficit, voire l&#8217;absence totale de structures productives. Mais ce support nourricier semble devenir indispensable et assume un cin\u00e9ma sous perfusion, inject\u00e9 d&#8217;aides et de subventions. La volont\u00e9 affich\u00e9e de promouvoir et soutenir le cin\u00e9ma africain ne masque pas totalement l&#8217;ambivalence d&#8217;une telle g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, qui pourrait flirter avec la culpabilit\u00e9. Cet altruisme n&#8217;est-il pas l&#8217;expression de la dette coloniale ?<\/p>\n<p>Bamako, film franco-am\u00e9ricano-malien, illustre la schizophr\u00e9nie impos\u00e9e aux cin\u00e9astes africains, majoritairement issus de la diaspora. Ces cr\u00e9ateurs exil\u00e9s doivent jongler en permanence avec la loi de la coproduction. La fiche technique d&#8217;un film africain s&#8217;av\u00e8re souvent immuable, avec la participation jamais abdiqu\u00e9e d&#8217;Arte, du CNC, du Fonds Sud Images, l&#8217;ind\u00e9fectible coop\u00e9ration de l&#8217;OIF (Organisation internationale de la francophonie), de l&#8217;Union europ\u00e9enne et de TV5 Monde. Ce r\u00e9seau tentaculaire de partenaires \u00e0 remercier met en \u00e9vidence la complexit\u00e9 des m\u00e9canismes de production et les contraintes qui en d\u00e9coulent. Fonds Sud a certes aid\u00e9 plus de 350 films depuis sa cr\u00e9ation mais certaines clauses contractuelles peuvent para\u00eetre absconses. Ainsi, \u00ab les lieux de tournage doivent \u00eatre ceux des pays concern\u00e9s \u00bb. En somme, il semble stipul\u00e9 que l&#8217;Africain en cellulo\u00efd (comme l&#8217;Africain ?) doit rester chez lui&#8230; Si un cin\u00e9aste africain veut que son h\u00e9ros sorte du territoire, la subvention n&#8217;a plus lieu d&#8217;\u00eatre. Par ailleurs, les frais de post-production doivent \u00eatre d\u00e9pens\u00e9s en France. Le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res fran\u00e7ais reste en outre d\u00e9tenteur de beaucoup de droits de diffusion de films africains. Le premier film africain Afrique sur Seine (1955) laissait d\u00e9j\u00e0 germer cette relation constante avec l&#8217;ancienne puissance coloniale.<\/p>\n<p><strong> Plaire aux attentes <\/strong><\/p>\n<p>Le cin\u00e9aste africain, fin strat\u00e8ge, est souvent contraint d&#8217;amadouer le bailleur de fonds pour b\u00e2tir une filmographie. Les d\u00e9tracteurs du \u00ab cin\u00e9ma de calebasse \u00bb y voient une tactique destin\u00e9e \u00e0 s\u00e9duire les financeurs par le folklore et une authenticit\u00e9 opportuniste. Ce d\u00e9tournement formel tend \u00e0 inventer un monde disparu, une Afrique-Atlantide. Les subventions ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une typologie du genre \u00ab cin\u00e9ma africain \u00bb, fa\u00e7onnant parfois un imaginaire qui n&#8217;est pas identitaire. Le film africain est pris dans un carcan de crit\u00e8res, et induit un travestissement de la narration. Le film doit avant tout plaire aux attentes, \u00e0 une demande ext\u00e9rieures. Une paup\u00e9risation visuelle s&#8217;ensuit : une mis\u00e8re crasse, la maladie, la violence urbaine, le pillage de l&#8217;Afrique, la guerre civile font partie du cahier des charges. Et les clich\u00e9s perdurent. Le syst\u00e8me peut asphyxier le cin\u00e9ma africain, produisant l&#8217;effet pervers d&#8217;un cin\u00e9ma AOC, franchis\u00e9 esth\u00e9tiquement mais qui n&#8217;est pas affranchi \u00e9conomiquement.<\/p>\n<p>Le B\u00e9ninois Sylvestre Amoussou, qui a re\u00e7u le prix Sembene Ousmane au dernier Fespaco pour Africa Paradis, fable futuriste \u00e0 la plausibilit\u00e9 troublante, \u00e9voque sa pers\u00e9v\u00e9rance. En imaginant l&#8217;exode de clandestins europ\u00e9ens vers une Afrique prosp\u00e8re, il constate a contrario que \u00ab le monde \u00e9volue, sauf l&#8217;Afrique \u00bb. Il ne cherchait pas \u00e0 \u00ab provoquer \u00bb, juste \u00e0 \u00e9veiller nos consciences engourdies. Il d\u00e9nonce notamment l&#8217;instrumentalisation de l&#8217;immigration et la douleur du d\u00e9racinement. L&#8217;int\u00e9r\u00eat pour ce film qui a mis dix ans \u00e0 voir le jour, sans subventions ni distributeurs, est donc bienvenu. Mais Sylvestre Amoussou reste lucide devant l&#8217;engouement courtisan : \u00ab Fonds Sud, c&#8217;est bien, \u00e0 condition d&#8217;avoir la libert\u00e9. \u00bb Le film n&#8217;\u00e9tait programm\u00e9 initialement que dans quatre salles en France, dont le fief r\u00e9sistant du cin\u00e9ma africain, \u00ab Images d&#8217;ailleurs \u00bb \u00e0 Paris. Sylvestre Amoussou mise sur les investisseurs priv\u00e9s pour r\u00e9aliser son prochain film. Le r\u00e9alisateur congolais Balufu Bakupa-Kanyinda r\u00e9sume bien la situation : \u00ab C&#8217;est le cuisinier qui fixe le menu. \u00bb Et proteste contre ce r\u00e9gime, car \u00ab les subventions tuent l&#8217;Afrique \u00bb. Dans Juju Factory, prim\u00e9 au Fespaco, il propose une r\u00e9flexion int\u00e9ressante sur une culture en exil, situant son r\u00e9cit dans le quartier de Matonge \u00e0 Bruxelles. Il a tourn\u00e9 en cam\u00e9ra digitale-vid\u00e9o (DV) pour plus d&#8217;ind\u00e9pendance, dans la forme et le contenu : \u00ab Assez avec ce fardeau collectif \u00bb, fait-il dire \u00e0 un de ses personnages, \u00e9voquant la g\u00e9n\u00e9ralisation excessive du malheur africain.<\/p>\n<p><strong> Production assist\u00e9e <\/strong><\/p>\n<p>Toutefois, le bilan d&#8217;une production assist\u00e9e n&#8217;est pas que n\u00e9gatif. Beaucoup de films n&#8217;auraient pu exister sans ces moyens qui multiplient les chances de viabilit\u00e9 d&#8217;un projet. Cette suj\u00e9tion du cin\u00e9ma africain renvoie \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 : au vu de la pr\u00e9carit\u00e9 de l&#8217;Afrique, ces enjeux artistiques sont une urgence subsidiaire. La tutelle n&#8217;est pas irr\u00e9m\u00e9diable. Le syst\u00e8me n&#8217;a de l\u00e9gitimit\u00e9 que dans la relance \u00e0 long terme d&#8217;une \u00e9conomie du cin\u00e9ma en Afrique. Les financeurs au Nord ont m\u00e9sestim\u00e9 la condition sine qua non de l&#8217;aide au cin\u00e9ma du Sud : les d\u00e9bouch\u00e9s du march\u00e9, l&#8217;acc\u00e8s au grand public. La distribution et l&#8217;exploitation ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9es dans ce concert d&#8217;initiatives renouvelables. Le plan Africa Cin\u00e9ma (Agence internationale de la francophonie, minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res, Union europ\u00e9enne), venu \u00e0 la rescousse en 2003, a \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec. Les investissements de 1,5 million d&#8217;euros n&#8217;ont su r\u00e9soudre l&#8217;indigence de structures locales. Comme les Etats africains ne cr\u00e9ent pas de cadres b\u00e9n\u00e9fiques, qu&#8217;il n&#8217;existe pas de base solide pour accompagner les projets, les chances de r\u00e9ussite sont r\u00e9duites. Pourquoi alors le cin\u00e9ma africain est-il autant aid\u00e9 au Nord si sa rentabilit\u00e9 n&#8217;est pas consid\u00e9r\u00e9e ? Peut-\u00eatre parce que la France a besoin d&#8217;un soutien dans les n\u00e9gociations de l&#8217;OMC et donc consolide le concept d&#8217;\u00ab exception culturelle \u00bb&#8230;<\/p>\n<p><strong> Image et p\u00e9dagogie <\/strong><\/p>\n<p>Le cin\u00e9ma d&#8217;auteur est ainsi astreint au nomadisme, cloisonn\u00e9 aux festivals, destin\u00e9 \u00e0 un public \u00ab art et essai \u00bb. Sur le continent africain, les salles p\u00e9riclitent et les films am\u00e9ricains monopolisent les rares \u00e9crans restants. Durant le Fespaco, le cin\u00e9ma \u00ab Burkina \u00bb a pu servir de lieu de projection gr\u00e2ce \u00e0 son rachat par la caisse de s\u00e9curit\u00e9 sociale du Burkina Faso. Mais sa situation en centre-ville repr\u00e9sente de futures sp\u00e9culations fonci\u00e8res. Main basse sur le cin\u00e9ma africain ? D&#8217;autres facteurs participent \u00e0 cette faillite : le piratage fait la loi, la t\u00e9l\u00e9vision est h\u00e9g\u00e9monique, les cha\u00eenes et les politiques d\u00e9missionnaires. Quel avenir donc pour le cin\u00e9ma africain ? Comment r\u00e9soudre l&#8217;\u00e9quation entre le cin\u00e9ma populaire et le cin\u00e9ma d&#8217;auteur ? L&#8217;exemple du Maghreb et de l&#8217;Afrique du Sud d\u00e9montre que lorsque l&#8217;Etat soutient le cin\u00e9ma, son industrialisation, l&#8217;essor qualitatif et comp\u00e9titif s&#8217;ensuit. La solution doit donc \u00eatre endog\u00e8ne car il est impossible de se construire de l&#8217;ext\u00e9rieur. C&#8217;est l\u00e0 que le b\u00e2t blesse. Le cin\u00e9ma africain est fa\u00e7onn\u00e9 par un regard externe. Comme le dit le jeune cin\u00e9aste malien Moustapha Diallo : \u00ab Quand d\u00e9j\u00e0 on ne peut pas se payer un cale\u00e7on, comment peut-on se payer une \u00e9cole ? \u00bb Mais les \u00e9nergies sont pr\u00e9sentes. Lui veut faire des films \u00ab pour que les Africains les voient \u00bb, \u00ab l&#8217;internationalisation \u00bb est une \u00ab option \u00bb secondaire. Le d\u00e9sir d&#8217;\u00e9mancipation est chevill\u00e9 au corps du cin\u00e9aste africain. Dans la jeune g\u00e9n\u00e9ration, la densit\u00e9 du mythe Thomas Sankara, pr\u00e9sident burkinab\u00e9 assassin\u00e9, pourfendeur d&#8217;un \u00e9cran colonis\u00e9, \u00e9taie cet espoir d&#8217;autonomie. Le cin\u00e9ma africain cherche \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer son regard. La r\u00e9volution est ardue : l&#8217;\u00e9conomie marchande des produits audiovisuels domine les grands march\u00e9s. L&#8217;exemple de Cannes o\u00f9 la Warner envoie son armada pour vendre des films am\u00e9ricains, non pour acheter des films africains, t\u00e9moigne de cet \u00e9change in\u00e9gal et d&#8217;un rapport unilat\u00e9ral.<\/p>\n<p>La question des \u00e9coles et de la formation est cruciale. La plupart des cin\u00e9astes ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s au Nord. Le r\u00e9alisateur congolais Balufu Bakupa-Kanyinda signale l&#8217;importance d&#8217;enseigner l&#8217;histoire du cin\u00e9ma africain, ce qu&#8217;aucune \u00e9cole de cin\u00e9ma d&#8217;Afrique ne propose. Le probl\u00e8me rel\u00e8ve de la p\u00e9dagogie, donc de l&#8217;id\u00e9ologie. \u00ab Aucune histoire de l&#8217;image des Noirs n&#8217;est propos\u00e9e de l&#8217;int\u00e9rieur \u00bb, d\u00e9nonce-t-il \u00e0 juste titre. \u00ab C&#8217;est le seul peuple dont l&#8217;image a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9e. \u00bb Or l&#8217;image est \u00ab tr\u00e8s importante dans toute la relation que l&#8217;on a avec soi-m\u00eame \u00bb. C&#8217;est une n\u00e9cessit\u00e9 intime. L&#8217;homme noir a trop longtemps servi de d\u00e9cor, entre ethnologie et entomologie. Encore aujourd&#8217;hui, si l&#8217;on s&#8217;en tient \u00e0 Blood Diamond (Etats-Unis, 2006), le chromo de la sauvagerie africaine est perp\u00e9tu\u00e9 et le final cut tombe au moment o\u00f9 le protagoniste noir s&#8217;appr\u00eate \u00e0 parler ! Le Camerounais Jean-Marie Teno confirme : \u00ab Une histoire de la repr\u00e9sentation du Noir au cin\u00e9ma est fondamentale. \u00bb L&#8217;id\u00e9e de la transmission intervient naturellement. \u00ab Les jeunes Africains n&#8217;ont aucune connaissance de leur cin\u00e9ma \u00bb, note le S\u00e9n\u00e9galais Moussa Tour\u00e9. Le cin\u00e9ma africain \u00ab doit \u00eatre un miroir o\u00f9 l&#8217;Afrique se regarde \u00bb, non le mirage d&#8217;un continent fantasm\u00e9. Les formateurs viennent de l&#8217;ext\u00e9rieur (France ou Belgique) et \u00ab ne sont pas habilit\u00e9s \u00e0 enseigner \u00bb, s&#8217;insurge Balufu Bakupa-Kanyinda. \u00ab Ce ne sont pas des Africains qu&#8217;on appelle pour former les Africains. \u00bb S&#8217;il a tenu une masterclass \u00e0 la Femis, l&#8217;\u00e9cole fran\u00e7aise des m\u00e9tiers de l&#8217;image et du son, il n&#8217;en d\u00e9plore pas moins qu&#8217;\u00ab en France, des gens comme moi n&#8217;int\u00e9ressent personne \u00bb.<\/p>\n<p>Daratt, du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, parvient en douce \u00e0 contourner la fatalit\u00e9 de la subvention et r\u00e9habiliter la dignit\u00e9 africaine. Le personnage du criminel de guerre, le meurtrier boulanger, la figure paternaliste se nomme Nassara. Or \u00ab nassara \u00bb signifie \u00ab homme blanc \u00bb. Le coupable est effleur\u00e9 par ce subtil \u00e9cho. Si ce film a re\u00e7u des aides nutritives, la r\u00e9ponse du cin\u00e9aste africain r\u00e9side peut-\u00eatre dans cette ironie masqu\u00e9e : le meurtrier graci\u00e9, la victime de l&#8217;orphelin, est bien Nassara.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Port\u00e9 par la ferveur des cin\u00e9philes africains, le vingti\u00e8me festival panafricain du cin\u00e9ma de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, repose la question de l&#8217;ambivalence des relations Nord-Sud. 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