{"id":2703,"date":"2007-02-01T00:00:00","date_gmt":"2007-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-pauvrete-au-menu2703\/"},"modified":"2007-02-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-31T23:00:00","slug":"la-pauvrete-au-menu2703","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2703","title":{"rendered":"La pauvret\u00e9 au  menu"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> La question de l&#8217;alimentation fait de nouveau irruption dans le d\u00e9bat public. Parce que les soupes populaires multipli\u00e9es en hiver n&#8217;accueillent plus seulement les SDF. Parce que l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 d\u00e9grad\u00e9 des plus pauvres est directement li\u00e9 \u00e0 leur fa\u00e7on de s&#8217;alimenter. la restauration collective appara\u00eet d\u00e9sormais comme le seul moyen de trouver un juste \u00e9quilibre alimentaire. Enqu\u00eate sur une urgence qui dure. <\/p>\n<p>On a beaucoup parl\u00e9, ces deux derniers mois, des 200 tentes mont\u00e9es sur le canal Saint-Martin par les \u00ab Enfants de Don Quichotte \u00bb. Beaucoup plus que des 500 repas servis chaque jour sur le site. L&#8217;association a r\u00e9ussi \u00e0 interpeller les pouvoirs publics sur la situation des \u00ab mal-log\u00e9s \u00bb. La question de l&#8217;alimentation pourtant intimement li\u00e9e \u00e0 celle du logement est rest\u00e9e au second plan. Dans l&#8217;urgence, la solidarit\u00e9 des riverains a permis aux Don Quichotte de nourrir plus de monde qu&#8217;il n&#8217;y avait de tentes install\u00e9es sur les rives du canal. \u00ab On a re\u00e7u beaucoup de dons des particuliers, d\u00e9taille Franck, qui s&#8217;est occup\u00e9 de l&#8217;alimentation sur le site, des personnes \u00e2g\u00e9es nous apportent des soupes concoct\u00e9es par leur soin. Le milieu associatif s&#8217;est mobilis\u00e9 aussi, le Comit\u00e9 des sans-logis, Une chorba pour tous nous livrent tous les soirs des repas chauds, de m\u00eame que la Chorba \u00bb. Pierre de Poret peut aussi t\u00e9moigner de cette solidarit\u00e9. L&#8217;association dont il est pr\u00e9sident, la F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise des banques alimentaires, est surtout connue du grand public pour la grande collecte qu&#8217;elle organise en novembre. Chaque ann\u00e9e le temps d&#8217;un week-end, elle sollicite le don de denr\u00e9es des particuliers dans les supermarch\u00e9s en France. Au total, elle r\u00e9cup\u00e8re 71 000 tonnes de denr\u00e9es qu&#8217;elle redistribue ensuite \u00e0 ses associations et organismes sociaux partenaires. Les chiffres sont aussi impressionnants aux Restos du c\u0153ur. Lors de leur derni\u00e8re campagne d&#8217;hiver, 75 millions de repas ont \u00e9t\u00e9 servis pour 45 millions d&#8217;euros de dons et de legs r\u00e9colt\u00e9s. Des chiffres qui permettent \u00e0 Pierre de Poret d&#8217;avancer que \u00ab si l&#8217;on meurt encore de froid en France, on ne meurt plus de faim \u00bb.<\/p>\n<p><strong> Soupes populaires <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Si tout le monde r\u00e9ussit \u00e0 manger, c&#8217;est parce que des associations comme la n\u00f4tre ou des plus grosses comme les Restos du c\u0153ur existent \u00bb r\u00e9pond Khater Yenbou, directeur de l&#8217;association La Chorba qui distribue colis et repas chauds dans un local \u00e0 Paris. Les \u00ab soupes populaires \u00bb sont la forme d&#8217;aide alimentaire la plus visible. Gr\u00e2ce \u00e0 un tissu associatif bien en place depuis l&#8217;ouverture des premiers centres de distribution des Restos du c\u0153ur en 1985, elles permettent de contenir des situations d&#8217;urgence. Mais depuis vingt ans, l&#8217;urgence persiste et ne concerne plus seulement les exclus. \u00ab Il est difficile de savoir si l&#8217;aide alimentaire augmente ou pas, constate Pierre de Poret. On peut dire avec certitude qu&#8217;elle ne diminue pas et, fait nouveau, elle concerne des gens de plus en plus diversifi\u00e9s : des personnes vuln\u00e9rables, des jeunes de moins de 26 ans, des personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 70 ans et des familles monoparentales. \u00bb On estime \u00e0 deux millions le nombre de personnes ayant recours \u00e0 l&#8217;aide alimentaire. Parmi elles, une sur dix est salari\u00e9e, et pr\u00e8s de 70 % ont un domicile. Cette \u00e9volution est confirm\u00e9e par Dominique Glories, responsable du service de b\u00e9n\u00e9volat \u00e0 l&#8217;Arm\u00e9e du Salut. Depuis vingt ans, il distribue \u00ab la soupe de nuit \u00bb, place du Colonel Fabien. \u00ab Les personnes \u00e2g\u00e9es qui viennent nous voir ont de tr\u00e8s faibles retraites, constate-t-il. Elles vivent g\u00e9n\u00e9ralement dans une chambre de bonne ou un petit studio. Une fois leur loyer pay\u00e9, elles n&#8217;ont pas assez de revenu pour manger quotidiennement et d\u00e9cemment. Beaucoup de ch\u00f4meurs en fin de droits et des Rmistes viennent \u00e0 \u00abla soupe de nuit\u00bb. Avec un RMI \u00e0 un peu plus de 400 euros, comme pour les personnes \u00e2g\u00e9es, la plus grosse partie de leur revenu va dans le studio ou la location d&#8217;une chambre dans un h\u00f4tel. Et \u00e0 la fin du mois, il ne leur reste pas grand-chose pour se nourrir. Viennent enfin les sans-papiers, les d\u00e9bout\u00e9s du droit d&#8217;asile. S&#8217;ils ne trouvent personne chez qui manger, ce qui est tr\u00e8s souvent le cas, nous sommes les seuls \u00e0 pouvoir les sustenter. \u00bb Dans leurs associations respectives, Khater Yenbou et Dominique Glories ont vu aussi d\u00e9barquer des familles monoparentales. Pour la plupart d&#8217;entre elles, des femmes seules avec leurs enfants. \u00ab Avec elles, on est confront\u00e9 \u00e0 un autre probl\u00e8me, dit-on \u00e0 La Chorba. On veille \u00e0 ce qu&#8217;elles ne s&#8217;enlisent pas dans les distributions. On pr\u00e9f\u00e8re leur donner des colis alimentaires qu&#8217;elle g\u00e8rent pendant quelques jours si elles ont la possibilit\u00e9 de cuisiner. \u00bb<\/p>\n<p>En adaptant leur action \u00e0 cette nouvelle donne, l&#8217;objectif affich\u00e9 des associations et institutions est de resocialiser au plus vite certains b\u00e9n\u00e9ficiaires de l&#8217;aide alimentaire. Parce que les distributions de repas chaud le soir tout au long de l&#8217;ann\u00e9e parent aux situations les plus press\u00e9es, mais ne constituent pas un point de d\u00e9part pour s&#8217;en sortir.<\/p>\n<p><strong> Mal-bouffe <\/strong><\/p>\n<p>Des personnes de plus en plus diverses \u00e9prouvent de grandes difficult\u00e9 \u00e0 se nourrir et s&#8217;exposent du m\u00eame coup \u00e0 de graves probl\u00e8mes de sant\u00e9, l&#8217;autre levier de l&#8217;irruption de la question de l&#8217;alimentation dans le d\u00e9bat public. Les maladies cardio-vasculaires, le diab\u00e8te, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et les cancers sont autant de pathologies massivement d\u00e9termin\u00e9es par l&#8217;alimentation. \u00ab On vit dans une soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;abondance, explique Dominique Poisson, r\u00e9dactrice en chef de la revue Alimentation et pr\u00e9carit\u00e9 (1). Mais le paradoxe, c&#8217;est que l&#8217;on a acc\u00e8s \u00e0 de bons produits tout en mangeant de plus en plus mal. La publicit\u00e9, la surconsommation ont des effets d\u00e9vastateurs en v\u00e9hiculant des mod\u00e8les de \u00abmal-bouffe\u00bbou de bouffe rapide. \u00bb<\/p>\n<p><strong> Restauration collective <\/strong><\/p>\n<p>Ce qui est vrai pour l&#8217;ensemble de la population fran\u00e7aise l&#8217;est encore plus pour les populations les plus d\u00e9favoris\u00e9es. L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, par exemple, est dix fois plus fr\u00e9quente chez les enfants dont le p\u00e8re est ouvrier non qualifi\u00e9 que chez ceux dont le p\u00e8re est cadre. Une \u00e9tude (2) rendue publique l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re attribue ces probl\u00e8mes de sant\u00e9 \u00e0 des carences en aliments fondamentaux sur le plan nutritionnel. On ne mange pas assez de fruits et de l\u00e9gumes, ni de viandes ou de poissons. Soit parce que nous n&#8217;en avons pas les moyens, soit parce que ces aliments ne font plus partie de nos habitudes alimentaires. Pour rem\u00e9dier \u00e0 cela, les institutions publiques favorisent l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 la restauration collective. C&#8217;est le cas en Seine-Saint-Denis, o\u00f9 le mois dernier les maires (UDF) du Bourget et de Drancy d\u00e9cidaient de rendre gratuite la cantine des \u00e9coles de leurs communes. L&#8217;objectif affich\u00e9 de cette d\u00e9marche : offrir au moins un repas \u00e9quilibr\u00e9 par jour aux \u00e9coliers et soulager le porte-monnaie des familles. Une premi\u00e8re en France qui partait du constat que \u00ab trop d&#8217;enfants ne vont pas \u00e0 la cantine, faute de moyens, et ne mangent pas ou mal quand ils rentrent chez eux \u00bb. Les restaurants scolaires proposent une entr\u00e9e, un plat de r\u00e9sistance et un dessert, trois plats qui permettent de varier les apports nutritionnels quand le d\u00eener pris \u00e0 la maison se limite souvent \u00e0 deux plats. Les bienfaits de la restauration collective ne concernent pas que la jeunesse. A la Caisse centrale d&#8217;aides sociales d&#8217;EDF-GDF, on insiste sur l&#8217;importance de d\u00e9velopper la restauration collective plut\u00f4t que les ch\u00e8ques restaurants ou la restauration rapide. \u00ab Pour des jeunes salari\u00e9s d&#8217;EDF et de GDF r\u00e9duits \u00e0 dormir dans leur voiture le soir car le logement leur est inaccessible et qui \u00e9prouvent les pires difficult\u00e9s \u00e0 se nourrir, constate Marcel Viard, administrateur de la CCAS en charge du secteur de la restauration, bien souvent, c&#8217;est \u00e0 midi que se fait l&#8217;\u00e9quilibre alimentaire. \u00bb<\/p>\n<p>Pour Dominique Poisson, la d\u00e9cision des deux maires de Seine-Saint-Denis montre que les collectivit\u00e9s locales sont bien pr\u00e9occup\u00e9es par les probl\u00e8mes de sant\u00e9 li\u00e9s \u00e0 l&#8217;alimentation. Mais elle rappelle qu&#8217;\u00ab il ne s&#8217;agit tout de m\u00eame que de 4 repas sur les 14 qui sont cens\u00e9s \u00eatre pris en une semaine \u00bb. Et que cela \u00ab ne r\u00e8gle pas le probl\u00e8me de l&#8217;alimentation \u00e0 la maison \u00bb. \u00ab Les produits de base, les p\u00e2tes, les pommes de terre, certains fruits, certains l\u00e9gumes, continue-t-elle, bien souvent, cela co\u00fbterait moins cher aux m\u00e9nages de les acheter et de les cuisiner plut\u00f4t que d&#8217;aller manger dans des fast-foods. Mais il y a une r\u00e9elle difficult\u00e9 des populations d\u00e9favoris\u00e9es \u00e0 se nourrir de ces aliments. \u00bb<\/p>\n<p>Des difficult\u00e9s que les acteurs, publics et associatifs, tentent de d\u00e9passer en r\u00e9adaptant leur politique sur l&#8217;aide alimentaire. Pour le Comit\u00e9 interminist\u00e9riel de lutte contre l&#8217;exclusion (CILE), la priorit\u00e9 n&#8217;est plus de nourrir les personnes en difficult\u00e9, mais de bien les nourrir. Il insiste sur l&#8217;importance d&#8217;\u00ab adapter l&#8217;aide aux besoins des personnes en qualit\u00e9 et en quantit\u00e9 \u00bb. Et cela passe d&#8217;abord par un travail en collaboration avec les associations sur la connaissance chez les personnes aid\u00e9es de leur besoins nutritionnels.<\/p>\n<p>Il s&#8217;agit d\u00e9sormais, comme en t\u00e9moigne le slogan des Banques alimentaires, de \u00ab travailler avec et non pas seulement pour la personne \u00bb. Du c\u00f4t\u00e9 des associations, on pr\u00e9f\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement voir se d\u00e9velopper les \u00e9piceries sociales o\u00f9 chacun est libre de choisir les denr\u00e9es dont il a besoin, paie symboliquement ce qu&#8217;il prend : quitte \u00e0 \u00eatre accompagn\u00e9 dans cette d\u00e9marche : plut\u00f4t que de continuer \u00e0 distribuer gratuitement des colis alimentaires. Les ateliers cuisine fleurissent aussi. A Paris, par exemple, dans le XIVe arrondissement, un centre d&#8217;animation socioculturel a pu voir le jour il y a deux ans parce qu&#8217;il proposait ce type d&#8217;ateliers. Des ateliers qui permettent \u00e0 leurs animateurs de sensibiliser parents et enfants sur leurs besoins nutritionnels tout en leur redonnant go\u00fbt \u00e0 la cuisine.<\/p>\n<p>La malnutrition des Fran\u00e7ais les plus d\u00e9favoris\u00e9s est devenue depuis quelques ann\u00e9es un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique. Au niveau local ou national, la prise de conscience de l&#8217;Etat est incontestable. Les annonces doivent maintenant \u00eatre suivies de r\u00e9sultats effectifs. C&#8217;est ce \u00e0 quoi veille le collectif Alerte, qui regroupe depuis dix ans 36 f\u00e9d\u00e9rations et associations nationales de lutte contre la pauvret\u00e9 et l&#8217;exclusion (le Secours populaire, Emma\u00fcs, ATD Quart-Monde entre autres). <\/p>\n<p>Pour aller plus loin , voir le site internet : www.aide-alimentaire.org <http:\/\/www.aide-alimentaire.org\/><\/p>\n<p>(1) Publi\u00e9e par le Centre de recherche et d&#8217;information nutritionnelle (CERIN).<\/p>\n<p>(2) Un num\u00e9ro sp\u00e9cial du Bulletin \u00e9pid\u00e9miologique hebdomadaire (BEH) publi\u00e9 en mars 2006 revient sur les principales conclusions de cette \u00e9tude baptis\u00e9e ABENA, r\u00e9alis\u00e9e entre 2004 et 2005 et command\u00e9e par le minist\u00e8re d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 la Coh\u00e9sion sociale et \u00e0 la Parit\u00e9.<\/p>\n<p><strong> Rep\u00e8res <\/strong><\/p>\n<p>Il y a 150 ans, Marx parlait de prol\u00e9tariat en haillons pour des individus exclus des classes populaires et rejet\u00e9s dans la mis\u00e8re. Leur souci quotidien \u00e9tait de calmer la faim par une nourriture consistante, le pain, les f\u00e9culents et d\u00e9j\u00e0 la soupe.<\/p>\n<p>Avec les Trente Glorieuses (1945-1975), une nouvelle figure de la pauvret\u00e9 appara\u00eet. C&#8217;est celle de l&#8217;appel de l&#8217;abb\u00e9 Pierre pendant l&#8217;hiver 1954, celle qu&#8217;on appellera le \u00ab quart-monde \u00bb, lorsque la fondation ATD verra le jour en 1956. Une pauvret\u00e9 persistante qui survit au quotidien.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es 1980 voient le ch\u00f4mage cro\u00eetre de fa\u00e7on spectaculaire et avec lui une nouvelle forme de laiss\u00e9s-pour-compte. Les nouveaux pauvres se massent lors de la premi\u00e8re distribution de repas des Restos du c\u0153ur en d\u00e9cembre 1985. Devanc\u00e9s d&#8217;un an par les banques alimentaires qui s&#8217;\u00e9taient f\u00e9d\u00e9r\u00e9es en 1984.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, 2 millions de personnes ont recours \u00e0 l&#8217;aide alimentaire ; 10 % des m\u00e9nages vivent sous le seuil de pauvret\u00e9 ; l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 est dix fois plus fr\u00e9quente chez les enfants dont le p\u00e8re est ouvrier non qualifi\u00e9 que chez ceux dont le p\u00e8re est cadre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> La question de l&#8217;alimentation fait de nouveau irruption dans le d\u00e9bat public. Parce que les soupes populaires multipli\u00e9es en hiver n&#8217;accueillent plus seulement les SDF. Parce que l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 d\u00e9grad\u00e9 des plus pauvres est directement li\u00e9 \u00e0 leur fa\u00e7on de s&#8217;alimenter. la restauration collective appara\u00eet d\u00e9sormais comme le seul moyen de trouver un juste \u00e9quilibre alimentaire. 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