{"id":2692,"date":"2007-02-01T00:00:00","date_gmt":"2007-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/mexique-rebelle-oaxaca-pres-du2692\/"},"modified":"2007-02-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-31T23:00:00","slug":"mexique-rebelle-oaxaca-pres-du2692","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2692","title":{"rendered":"MEXIQUE REBELLE : Oaxaca, pr\u00e8s du Chiapas"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Brutalit\u00e9s, tortures et emprisonnements arbitraires ne sont venus que provisoirement \u00e0 bout de la r\u00e9bellion d&#8217;Oaxaca : dans l&#8217;ombre, des citoyens de cette r\u00e9gion mexicaine renforcent les bases d&#8217;un gouvernement autog\u00e9r\u00e9. L&#8217;APPO, l&#8217;Assembl\u00e9e populaire des peuples d&#8217;Oaxaca, r\u00e9ussit \u00e0 articuler les m\u00e9contentements. Etat des lieux. <\/p>\n<p> S\u00e9dition, conspiration, c&#8217;est seize \u00e0 dix-huit ans de prison ! \u00bb, rapporte Sarah Ilitch en fr\u00e9missant : voil\u00e0 ce que risquent ses deux amis mexicains. Cette Fran\u00e7aise de 22 ans a \u00e9t\u00e9 reconduite \u00e0 Paris par les autorit\u00e9s mexicaines et se voit interdite de s\u00e9jour pendant cinq ans au pays du sous-commandant Marcos.<\/p>\n<p>Sarah vient de passer un mois et demi \u00e0 Oaxaca, la capitale de l&#8217;Etat du m\u00eame nom situ\u00e9 dans le Sud du Mexique, \u00e0 proximit\u00e9 du Chiapas. Oaxaca [prononcer wa-ra-qua] est une r\u00e9gion riche en ressources o\u00f9 seize peuples autochtones constituant les deux tiers de la population vivent pauvrement. Mais en arrivant dans sa capitale, Sarah d\u00e9couvre des barricades en guise de folklore. La ville d&#8217;Oaxaca est en \u00e9tat de si\u00e8ge. Des citoyens s&#8217;y sont rebell\u00e9s parce qu&#8217;\u00e0 de pacifiques revendications, le gouverneur de l&#8217;Etat, Ulises Ruiz, a r\u00e9pondu par la r\u00e9pression.<\/p>\n<p><strong> La Commune <\/strong><\/p>\n<p>Tout a commenc\u00e9 par la gr\u00e8ve du 22 mai 2006. Les instituteurs r\u00e9clament alors plus de moyens pour exercer d\u00e9cemment leur m\u00e9tier. Ils occupent le Zocalo : la place centrale : o\u00f9 ils montent un campement. Non entendus, ils bloquent l&#8217;a\u00e9roport, des routes, organisent des manifestations, occupent le rectorat. A l&#8217;aube du 14 juin, la r\u00e9ponse du gouverneur tombe du ciel : un h\u00e9licopt\u00e8re asperge le Zocalo de gaz lacrymog\u00e8nes. Policiers et forces sp\u00e9ciales lancent l&#8217;assaut. On compte au moins 92 bless\u00e9s. La population soutient les enseignants pour reprendre le contr\u00f4le du centre-ville.<\/p>\n<p>Deux jours plus tard, des milliers de citoyens r\u00e9clament la d\u00e9mission de Ulises Ruiz. On le surnomme \u00ab le tyran \u00bb. On l&#8217;accuse de fraudes \u00e9lectorales, de corruption. On lui en veut d&#8217;avoir \u00ab modernis\u00e9 \u00bb le Zocalo en abattant onze arbres centenaires. Cette place va \u00eatre le th\u00e9\u00e2tre principal de la \u00ab Commune d&#8217;Oaxaca \u00bb. En fait, plus que Paris en 1871, cette r\u00e9bellion populaire rappelle celle de Buenos Aires les 19 et 20 d\u00e9cembre 2001 : \u00ab Qu&#8217;il s&#8217;en aille ! \u00bb, crie-t-on, exprimant son ras-le-bol d&#8217;institutions corrompues et son aspiration \u00e0 plus de d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p>A mesure que la r\u00e9pression se renforce, les occupations, les r\u00e9quisitions de locaux, de m\u00e9dias et de v\u00e9hicules administratifs s&#8217;intensifient. Une centaine de barricades vont \u00eatre d\u00e9fendues par des \u00ab collectifs de barricades \u00bb. \u00ab Pendant presque six mois, le centre-ville d&#8217;Oaxaca a v\u00e9cu sans autorit\u00e9s. Les administrations \u00e9taient ferm\u00e9es \u00bb, se souvient Gustavo Esteva, le directeur de l&#8217;Universit\u00e9 de la Terre, une association locale d&#8217;\u00e9ducation populaire. Cet intellectuel savait qu&#8217;en milieu rural les Indiens montraient une vraie capacit\u00e9 \u00e0 s&#8217;autogouverner. Il d\u00e9couvre une culture \u00ab assembl\u00e9iste \u00bb en ville.<\/p>\n<p>L&#8217;APPO, l&#8217;Assembl\u00e9e populaire des peuples d&#8217;Oaxaca, est cr\u00e9\u00e9e d\u00e8s juin. Elle regroupe tous les secteurs qui participent \u00e0 la r\u00e9bellion : syndicats, partis de gauche et d&#8217;extr\u00eame gauche, associations civiles et de d\u00e9fense des droits humains, associations de quartier, communaut\u00e9s indiennes&#8230; \u00ab Il n&#8217;y a jamais eu de leader charismatique dans l&#8217;APPO, ni m\u00eame de dirigeants, n&#8217;en d\u00e9plaise \u00e0 certains \u00bb, remarque M. Esteva.<\/p>\n<p>Sarah \u00e9pouse la cause. Elle habite avec des \u00e9tudiants dans un b\u00e2timent squatt\u00e9 transform\u00e9 en centre culturel alternatif. Ils y animent des forums afin d&#8217;amener la voix des jeunes au sein de l&#8217;APPO. Les rebelles s&#8217;autog\u00e8rent allant jusqu&#8217;\u00e0 organiser le ramassage des poubelles, avec la solidarit\u00e9 du syndicat des \u00e9boueurs. \u00ab Ces mois ont \u00e9t\u00e9 ceux avec le moins de d\u00e9linquance \u00bb, insiste Gustavo Esteva. L&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 provient des sbires arm\u00e9s du gouverneur qui attaquent les barricades, surtout la nuit. Parmi les morts : un cam\u00e9raman \u00e9tasunien d&#8217;Indymedia.<\/p>\n<p><strong> Echec du politique <\/strong><\/p>\n<p>En vieux briscard du PRI : le parti de droite qui a gouvern\u00e9 le pays de 1929 \u00e0 2000 : Ulises Ruiz s&#8217;accroche au pouvoir. C&#8217;est qu&#8217;au Mexique, le PRI est un appareil tentaculaire aux pratiques mafieuses. Le sociologue Yvon Le Bot d\u00e9crit ses m\u00e9thodes ainsi : \u00ab Acheter les gens et r\u00e9primer ceux qui ne se laissent pas acheter. \u00bb Aussi, ce n&#8217;est pas tant la r\u00e9action du gouverneur qui est nouvelle, mais le fait qu&#8217;elle n&#8217;a plus d&#8217;emprise sur la population. \u00ab Avant, le PRI contr\u00f4lait les syndicats, les communaut\u00e9s. Mais cette pyramide de pouvoirs a \u00e9clat\u00e9 \u00bb, ajoute ce chercheur au CNRS. Il voit dans les \u00e9v\u00e9nements d&#8217;Oaxaca un \u00e9chec de ce que des politologues ont appel\u00e9 \u00ab la transition d\u00e9mocratique mexicaine \u00bb.<\/p>\n<p>De quelle d\u00e9mocratie parlait-on ? De ce tableau affligeant qu&#8217;offre l&#8217;actuel paysage institutionnel ? Selon M. Le Bot, ce qui ce passe au Mexique n&#8217;est pas si diff\u00e9rent de ce qui survient un peu partout dans le monde : \u00ab Les privatisations massives, l&#8217;\u00e9conomie mondialis\u00e9e et le lib\u00e9ralisme agressif laissent la sph\u00e8re politique en l\u00e9vitation, sans accroche, ni avec l&#8217;\u00e9conomie, ni avec la soci\u00e9t\u00e9. De ce fait, la soci\u00e9t\u00e9 mexicaine n&#8217;ob\u00e9it plus au politique. Oaxaca assiste aux soubresauts d&#8217;un gouverneur qui tente de contr\u00f4ler la soci\u00e9t\u00e9 qui lui \u00e9chappe. Et la d\u00e9composition de la sph\u00e8re politique touche tous les partis mexicains, fragment\u00e9s de l&#8217;int\u00e9rieur. \u00bb<\/p>\n<p><strong> \u00c9lection contest\u00e9e <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle mexicaine a lieu d\u00e9but juillet. Le PAN : parti de droite au pouvoir : pactise avec le PRI. Des fraudes sont d\u00e9nonc\u00e9es. Le PRD : le parti de gauche, favori : perd de justesse et refuse les r\u00e9sultats douteux. C&#8217;est finalement le tribunal \u00e9lectoral qui proclame d\u00e9but septembre la victoire du PAN avec une avance de 0,56 % des voix. A la fin du mois se d\u00e9ploie en Oaxaca la plus grande op\u00e9ration militaire depuis celle lanc\u00e9e contre le soul\u00e8vement zapatiste en 1994 : vaisseau de guerre, h\u00e9licopt\u00e8res, avions, tanks et un dispositif total de 20 000 hommes.  Le nouveau gouvernement f\u00e9d\u00e9ral de Felipe Calderon pose un ultimatum fin octobre \u00e0 l&#8217;APPO. Puis il lance l&#8217;offensive finale de l&#8217;arm\u00e9e et de sa police f\u00e9d\u00e9rale pr\u00e9ventive jusqu&#8217;\u00e0 ce que la derni\u00e8re barricade tombe le 29 novembre.<\/p>\n<p>Le bilan dress\u00e9 par Adrian Ramirez, le pr\u00e9sident de la Ligue mexicaine des droits de l&#8217;Homme, fait peur : \u00ab 20 morts, 36 disparus dont certains ont \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9s par la police selon des t\u00e9moins, 100 bless\u00e9s dont 60 par balles, plus d&#8217;une centaine de cas de torture dont 60 cas bien document\u00e9s, <\/p>\n<p>500 prisonniers dont 40 encore sous les verrous, sans compter les menaces et calomnies lanc\u00e9es contre les dirigeants des mouvements sociaux et les d\u00e9fenseurs des droits humains, ni les 300 mandats d&#8217;arrestation qui p\u00e8sent contre les leaders de l&#8217;APPO, les obligeant \u00e0 se cacher ! \u00bb<\/p>\n<p>Le voyage de r\u00eave de Sarah se termine en cauchemar. Le 27 novembre, elle marche dans la rue, de jour, entre ses deux amis. Une trentaine de policiers les arr\u00eatent sans justification. \u00ab Ils nous ont embarqu\u00e9s au poste. Nous avons \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s l&#8217;un apr\u00e8s l&#8217;autre par des agents encagoul\u00e9s, la lumi\u00e8re dans les yeux. \u00bb \u00ab Combien vous a-t-on pay\u00e9 ? Pour quoi faire ? \u00bb, harc\u00e8lent-ils. Sarah et ses amis d\u00e9couvrent, ahuris, les charges contre eux : \u00ab On aurait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s de nuit en train de br\u00fbler une moto, munis de cocktails Molotov ! \u00bb Les autorit\u00e9s font r\u00e9gner la terreur.<\/p>\n<p>Mi-janvier, de nombreux policiers patrouillent encore. Mais en ville, les assembl\u00e9es de quartier se reconstituent dans l&#8217;ombre. Une intense activit\u00e9 de r\u00e9unions consolide l&#8217;APPO qui a form\u00e9 un conseil r\u00e9vocable, des sous-assembl\u00e9es et des commissions th\u00e9matiques. \u00ab Les municipalit\u00e9s n\u00e9es de ce mouvement sont en train d&#8217;\u00e9tendre leur influence, d&#8217;autres s&#8217;\u00e9mancipent de la tutelle de l&#8217;Etat et revendiquent leur autonomie \u00bb, constate sur place le militant europ\u00e9en connu sous le pseudo de George Lapierre. Il cite en exemple la r\u00e9gion d&#8217;ethnie Triqui. \u00ab Vingt communaut\u00e9s indiennes et trois municipalit\u00e9s officielles constituent une vaste zone autonome par rapport \u00e0 l&#8217;Etat. \u00bb Comme dans les \u00ab Caracoles \u00bb zapatistes du Chiapas dont l&#8217;influence est profonde.<\/p>\n<p>L&#8217;APPO montre aussi des faiblesses selon cet observateur : \u00ab Il existe des divisions entre les groupes politiques et les associations diverses qui la composent. Ils ont parfois tendance \u00e0 agir en fonction de leur conviction et de leurs int\u00e9r\u00eats. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 \u00e9tait un atout : elle amenait \u00e0 rechercher un d\u00e9nominateur commun. Ces derniers temps, cependant, la division semble s&#8217;accentuer entre les groupes politis\u00e9s (extr\u00eame gauche, PRD) et le reste. Du coup, la communication passe parfois mal entre les diff\u00e9rentes tendances \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du conseil ou entre le conseil et la population des quartiers et des communes. \u00bb<\/p>\n<p><strong> Combats partag\u00e9s <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est l&#8217;exigence de d\u00e9mission du gouverneur qui a uni ces gens aux id\u00e9aux vari\u00e9s. N\u00e9anmoins, Gustavo Esteva distingue trois autres combats partag\u00e9s par une majorit\u00e9 : \u00ab D&#8217;abord, le combat pour am\u00e9liorer la d\u00e9mocratie formelle de repr\u00e9sentation en changeant les lois et les m\u00e9canismes de contr\u00f4le. Ensuite, le combat pour une d\u00e9mocratie participative. Il inclut la volont\u00e9 d&#8217;avoir recours au pl\u00e9biscite et au budget participatif, ainsi que l&#8217;initiative populaire : avec un certain nombre de signatures citoyennes, des projets deviendraient loi ou des \u00e9lus pourraient \u00eatre r\u00e9voqu\u00e9s, comme Ruiz. Enfin, la troisi\u00e8me lutte : plus transcendantale : avec laquelle tous ne sont pas d&#8217;accord : il s&#8217;agit de l&#8217;extension de la d\u00e9mocratie radicale des peuples \u00e0 l&#8217;ensemble de la soci\u00e9t\u00e9. Cela consisterait \u00e0 d\u00e9faire le pouvoir politique pour que ceux qui gouvernent ne soient plus que des serviteurs administratifs ! \u00bb, d\u00e9veloppe-t-il.<\/p>\n<p>Destitution de M. Ruiz et lib\u00e9ration des prisonniers sont r\u00e9clam\u00e9s. \u00ab Il faut une amnistie g\u00e9n\u00e9rale ! \u00bb, lance Sarah, pensant \u00e0 ses amis provisoirement lib\u00e9r\u00e9s sous caution. Cependant, les pourparlers avec le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral sont dans l&#8217;impasse. \u00ab Le pr\u00e9sident Calderon a peur de l&#8217;APPO et ne montre aucune volont\u00e9 politique de n\u00e9gocier \u00bb, constate M. Esteva. Il offre une explication : \u00ab L&#8217;APPO est regard\u00e9e avec int\u00e9r\u00eat par tout le pays parce qu&#8217;elle r\u00e9ussit \u00e0 articuler le m\u00e9contentement. Si les gens comprennent qu&#8217;on peut virer un gouverneur en sortant dans la rue, ils le tenteront pour d&#8217;autres gouverneurs contest\u00e9s, ensuite pour Calderon lui-m\u00eame ! \u00bb.<\/p>\n<p><strong> A voir <\/strong><\/p>\n<p> Le site du Comit\u00e9 de solidarit\u00e9 avec les peuples du Chiapas en lutte : <http:\/\/cspcl.ouvaton.org\/><\/p>\n<p>A (re)lire<\/p>\n<ul>\n<li> \u00ab La libre commune d&#8217;Oaxaca \u00bb, un hors-s\u00e9rie du journal CQFD qui compile les chroniques de George Lapierre, \u00e9crites en direct des barricades. En kiosque. <\/li>\n<\/ul>\n<p>&#8220;Les balles r\u00e9duiront-elles au silence le peuple de Oaxaca?&#8221;, https:\/\/wp.muchomaas.com\/article\/?id=2387&#038;q=oaxaca<\/p>\n<ul>\n<li> \u00ab Am\u00e9rique latine,\u00e0 gauche toute ? \u00bb, Regards, f\u00e9vrier 2006<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li> Suppl\u00e9ment \u00ab Am\u00e9rique latine\u00bb de Regards, \u00e9t\u00e9 2006<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Brutalit\u00e9s, tortures et emprisonnements arbitraires ne sont venus que provisoirement \u00e0 bout de la r\u00e9bellion d&#8217;Oaxaca : dans l&#8217;ombre, des citoyens de cette r\u00e9gion mexicaine renforcent les bases d&#8217;un gouvernement autog\u00e9r\u00e9. L&#8217;APPO, l&#8217;Assembl\u00e9e populaire des peuples d&#8217;Oaxaca, r\u00e9ussit \u00e0 articuler les m\u00e9contentements. Etat des lieux. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[289],"class_list":["post-2692","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-ameriques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2692","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2692"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2692\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2692"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2692"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2692"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}