{"id":269,"date":"1996-12-01T00:00:00","date_gmt":"1996-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/delinquance-juvenile269\/"},"modified":"1996-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1996-11-30T23:00:00","slug":"delinquance-juvenile269","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=269","title":{"rendered":"D\u00e9linquance juv\u00e9nile"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Alain Bruel <\/p>\n<p><strong> La lutte contre la d\u00e9linquance des mineurs fait partie de la protection de l&#8217;enfance, rappellent les juges. Ils regrettent la tendance actuelle \u00e0 opposer l&#8217;enfant victime \u00e0 l&#8217;enfant d\u00e9linquant. Ils d\u00e9plorent la moindre importance accord\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9vention individualis\u00e9e et \u00e0 l&#8217;action \u00e9ducative. <\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9linquance des mineurs occupe une bonne place dans les pr\u00e9occupations et les peurs de notre soci\u00e9t\u00e9. Qu&#8217;en pensent ceux qui la c\u00f4toient quotidiennement, les juges des enfants ? Alain Bruel, pr\u00e9sident du Tribunal pour enfants de Paris, et Thierry Baranger, juge des enfants du m\u00eame tribunal, tous deux membres de l&#8217;Association fran\u00e7aise des magistrats de la jeunesse et de la famille, insistent avant tout sur la difficult\u00e9 qu&#8217;il y a \u00e0 quantifier la d\u00e9linquance.&#8221;Augmente-t-elle ou est-elle mieux connue ? Les statistiques sont sujettes \u00e0 caution: c&#8217;est une repr\u00e9sentation d&#8217;un comportement saisi par une institution. Que le r\u00f4le de l&#8217;institution \u00e9volue, et l&#8217;appr\u00e9hension du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tudi\u00e9 suivra. Toute mo- dification du fonctionnement judiciaire ou policier transforme ce qu&#8217;on sait du ph\u00e9nom\u00e8ne. Si police et justice &#8221; cartonnent &#8221; sur telle d\u00e9linquance, elle augmente immanquablement, parce qu&#8217;on se met en mesure de mieux la saisir.&#8221;<\/p>\n<p>Qu&#8217;en est-il ? La grande violence, toujours exceptionnelle chez les jeunes, a plut\u00f4t tendance \u00e0 diminuer. C&#8217;est la petite violence quotidienne qui augmente: le rackett, le chantage, le vandalisme, le vol \u00e0 la tire et \u00e0 l&#8217;arrach\u00e9. L&#8217;\u00e2ge moyen du d\u00e9linquant s&#8217;abaisse: des enfants de 11-12 ans volent des cyclomoteurs; ce que faisaient autrefois des adolescents de 15-16 ans. Comment interpr\u00e9ter ce rajeunissement ? Est-il li\u00e9 \u00e0 un affaiblissement des structures qui encadrent l&#8217;enfance ? Ou \u00e0 une moindre tol\u00e9rance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des jeunes ? Cette derni\u00e8re question met en jeu la distance que la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tablit entre &#8221; une b\u00eatise de jeunesse &#8221; et un acte de d\u00e9linquance. La frilosit\u00e9 sur ce point varie beaucoup. Aujourd&#8217;hui, s&#8217;impose la tendance \u00e0 s&#8217;identifier \u00e0 la victime, \u00e0 se prot\u00e9ger le plus possible. Cette \u00e9volution permet, et c&#8217;est positif, une meilleure &#8221; d\u00e9tection &#8221; des victimes, donc des s\u00e9vices et des abus cach\u00e9s. Mais elle a un effet singuli\u00e8rement n\u00e9faste.<\/p>\n<p>Le juge Bruel souligne que &#8221; l&#8217;ordonnance du 2 f\u00e9vrier 1945 qui r\u00e9git, pour le droit fran\u00e7ais, le traitement de la d\u00e9liquance juv\u00e9nile, se fondait sur l&#8217;id\u00e9e que la jeunesse est une richesse, \u00e0 prot\u00e9ger et \u00e0 d\u00e9fendre. Elle accordait une place primordiale \u00e0 l&#8217;action \u00e9ducative, qui, pensait-on, avait vocation \u00e0 rel\u00e9guer la peine dans un r\u00f4le purement r\u00e9siduel. Les jeunes coupables d&#8217;actes d\u00e9lictueux \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme &#8221; rattrapables &#8220;. Mais cette image g\u00e9n\u00e9reuse du chien perdu sans collier est obsol\u00e8te. On prend d\u00e9sormais tr\u00e8s au s\u00e9rieux les actes d\u00e9linquants commis par des jeunes.&#8221;<\/p>\n<p> <strong> Une fois d\u00e9pass\u00e9 l&#8217;\u00e2ge de l&#8217;enfant-roi  <\/strong><\/p>\n<p>La double image de l&#8217;enfance qui a cours dans notre imaginaire se contredit: \u00e0 l&#8217;enfant-roi s&#8217;oppose l&#8217;adolescent, qui cesserait de &#8221; m\u00e9riter &#8221; qu&#8217;on s&#8217;apitoie sur son sort ou qu&#8217;on l&#8217;admire, qui deviendrait, m\u00eame, potentiellement dangereux. Une dichotomie s&#8217;\u00e9tablit massivement entre enfants victimes et enfants d\u00e9linquants.&#8221; Une tr\u00e8s mauvaise distinction, soulignent Thierry Baranger et Alain Bruel. C&#8217;est le m\u00eame enfant, celui dont les malheurs \u00e9meuvent tout le monde et celui qui, adolescent, se met \u00e0 reproduire, aux d\u00e9pens de plus faible que lui, les maltraitances qu&#8217;il a subies. Ce sont les deux faces du m\u00eame malheur. La lutte contre la d\u00e9linquance des mineurs est l&#8217;autre volet de la protection de l&#8217;enfance.&#8221;<\/p>\n<p>Peut-on dire, en d\u00e9tournant la formule, que la soci\u00e9t\u00e9 a la d\u00e9linquance qu&#8217;elle m\u00e9rite ? Est-elle assez forte pour savoir ce qu&#8217;il y a \u00e0 dire aux enfants ? L&#8217;interrogation est g\u00e9n\u00e9rale sur ce qui est transmis \u00e0 ces derniers. Si cela se r\u00e9sume \u00e0 &#8221; il faut bien travailler en classe &#8220;; ou \u00e0 &#8221; il faut se prot\u00e9ger contre les maladies &#8221; en ce qui concerne la sexualit\u00e9, s&#8217;agit-il d&#8217;\u00e9ducation ? Le consum\u00e9risme, l&#8217;hygi\u00e9nisme, la comp\u00e9tition sociale ne tiennent pas lieu de valeurs&#8230; Les juges insistent sur le manque de rep\u00e8res: &#8221; L&#8217;institution de base qu&#8217;est la famille est en crise. On accuse les divorces, les recompositions familiales, mais ce n&#8217;est pas d\u00e9montr\u00e9. Les parents sont dits d\u00e9missionnaires. En r\u00e9alit\u00e9, ils sont plut\u00f4t d\u00e9missionn\u00e9s. Quand les p\u00e8res en difficult\u00e9s ne se croient plus le droit de transmettre leur exp\u00e9rience et leurs croyances, que deviennent leurs enfants ?C&#8217;est tout juste si certains parents ne nous disent pas: &#8220;\u00e9duquez mon enfant \u00e0 ma place ! &#8220;. Ils ne sont pas en situation &#8211; parce que non reconnus par la soci\u00e9t\u00e9 &#8211; de lui apporter quelque chose. Nous constatons qu&#8217;un nombre tr\u00e8s important d&#8217;enfants sont \u00e9lev\u00e9s dans l&#8217;indiff\u00e9rence, dans une vacuit\u00e9 de sens&#8230;&#8221;<\/p>\n<p> <strong> La prison, un risque de professionnaliser la vocation de d\u00e9linquant <\/strong><\/p>\n<p>Les parents ne sont pas seuls en cause. Le regard collectif des adultes sur les jeunes, que voit-il ? Existe-t-il, seulement ? Si l&#8217;on \u00e9voque l&#8217;exemple, combien banal dans les cit\u00e9s, des gamins qui s&#8217;agglutinent dans les cages d&#8217;escalier et qui, pour tromper leur ennui, ou pour se donner le sentiment d&#8217;exister, cassent un carreau ou mettent le feu \u00e0 une poubelle, qui, parmi les voisins exasp\u00e9r\u00e9s, prendra l&#8217;initiative d&#8217;engueuler ces gosses, de les secouer, avant que \u00e7a ne d\u00e9g\u00e9n\u00e8re ? Pourtant les adultes sont toujours intervenus de cette mani\u00e8re, ce qui indiquait clairement aux m\u00f4mes les r\u00e8gles \u00e0 respecter, m\u00eame en dehors de la famille.&#8221; Cela a-t-il disparu ? &#8221; interroge le juge des enfants, regrettant que trop d&#8217;adultes se manifestent alors seulement pour t\u00e9l\u00e9phoner au commissariat, \u00e9vacuant le probl\u00e8me faute de le traiter eux-m\u00eames: &#8221; Voit-on que ce ne sont encore que des enfants ? On joue \u00e0 se faire peur&#8230;&#8221;<\/p>\n<p>Quand les institutions classiques &#8211; la famille, l&#8217;\u00e9cole&#8230;- se sentent impuissantes, la justice appara\u00eet le &#8221; dernier rempart contre le chaos &#8220;. Le juge rappelle la loi, les interdits. C&#8217;\u00e9tait plus facile autrefois.&#8221; Un discours moralisateur simple pouvait avoir un effet positif. Mais la culpabilisation fait moins recette. Nous voyons appara\u00eetre certains gamins d\u00e9nu\u00e9s de culpabilit\u00e9, de petits racketteurs qui vous expliquent bonnement qu&#8217;on leur a vol\u00e9 leur blouson il y a six mois et qu&#8217;\u00e0 leur tour&#8230; Faut-il s&#8217;en \u00e9tonner ? Peut-on leur dire simplement: &#8220;Ne fais pas l&#8217;imb\u00e9cile, travaille, commence \u00e0 gagner ta vie, tu pourras t&#8217;acheter ce qui te fait envie.&#8221; Ils n&#8217;y croient pas. Ont-ils tout \u00e0 fait tort ? &#8221;<\/p>\n<p>Dans cette situation probl\u00e9matique, la r\u00e9orientation de l&#8217;action polici\u00e8re sp\u00e9cialis\u00e9e en direction des enfants victimes aux d\u00e9pens des enfants d\u00e9liquants, ne facilite pas les choses. La loi du 30 d\u00e9cembre 1987 a supprim\u00e9 la d\u00e9tention provisoire pour les mineurs de moins de 16 ans. De nombreux policiers pensent que sans cette d\u00e9tention, la comparution devant le juge perd de son utilit\u00e9. Il y a donc moins de comparutions. Cette rar\u00e9faction prouve la m\u00e9connaissance totale des effets structurants sur des enfants fragiles de l&#8217;entrevue avec le juge. L&#8217;avertissement solennel de celui-ci les marque profond\u00e9ment. La justice des mineurs travaille sur le sens, elle dit \u00e0 l&#8217;enfant fautif: &#8220;Voil\u00e0 les cons\u00e9quences de ton acte, pour toi et pour les autres.&#8221; Elle peut organiser de surcro\u00eet un suivi \u00e9ducatif.<\/p>\n<p>C&#8217;est un rappel \u00e0 l&#8217;ordre avant que ces jeunes ne s&#8217;enferrent. C&#8217;est efficace: 80% des gamins qui ont comparu devant le juge ne recommencent pas.&#8221;C&#8217;est bien plus efficace que la prison, qui, en faisant l&#8217;impasse sur la diversit\u00e9 et les causes de ces m\u00e9faits, ne risque pas de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes de l&#8217;avenir individuel de chacun, ni le danger qu&#8217;il repr\u00e9sente. Elle permet au contraire d&#8217;affirmer, de professionnaliser une vocation de d\u00e9linquant &#8230;&#8221;<\/p>\n<p>Pourquoi croire alors que la prison pourrait repr\u00e9senter une solution ? Parce que, dans les commissariats, on enregistre les plaintes des victimes de vols \u00e0 longueur de journ\u00e9e. Un jeune est arr\u00eat\u00e9. Il passe devant le juge. Le lendemain, on le retrouve en libert\u00e9, narguant les agents de police ! Ni les gens du quartier qui se plaignent, ni les policiers ne savent ce qui s&#8217;est pass\u00e9 dans le cabinet du juge. Que ce m\u00f4me-l\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9ment soit impressionn\u00e9 au point que son comportement change, n&#8217;est pas visible dans l&#8217;imm\u00e9diat. Les gens voient seulement qu&#8217;il est de retour; ils pensent qu&#8217;il aurait d\u00fb partir et qu&#8217;un petit d\u00e9tour en prison aurait \u00e9t\u00e9 une punition m\u00e9rit\u00e9e.&#8221;C&#8217;est terriblement trompeur, insiste le juge: non seulement la prison n&#8217;a aucun effet curatif, mais elle est pathog\u00e8ne. Le travail du juge des mineurs souffre d&#8217;un manque de visibilit\u00e9. Mais le succ\u00e8s dans la lutte contre la d\u00e9linquance d\u00e9pend-il de la rapidit\u00e9, de la simplicit\u00e9, de la visibilit\u00e9 de la r\u00e9ponse ? Le temps est indispensable&#8230;&#8221;<\/p>\n<p>Le juge Baranger mentionne le projet des &#8221; maisons de l&#8217;espoir &#8221; de M. Petitclerc.&#8221; C&#8217;est un double dispositif d&#8217;accueil des jeunes difficiles, dans leur quartier, puis dans un foyer \u00e9loign\u00e9 d&#8217;une trentaine de kilom\u00e8tres. Cette disposition prend en compte la demande des gens du quartier exasp\u00e9r\u00e9s; il leur donne la satisfaction de voir d\u00e9gager le fauteur de troubles; il pr\u00e9vient donc le rejet g\u00e9n\u00e9ral mais sans bannir. A son retour du foyer, l&#8217;enfant aura \u00e9volu\u00e9, fait d&#8217;autres rencontres, qui lui auront peut-\u00eatre ouvert d&#8217;autres horizons&#8230;&#8221;<\/p>\n<p>Ce projet int\u00e9ressant, mais en gestation, ne se situe pas dans la philosophie des unit\u00e9s d&#8217;encadrement renforc\u00e9. Celles-ci sont dites &#8221; non ferm\u00e9es &#8220;, mais les \u00e9ducateurs &#8221; veilleront \u00e0 ce que les enfants ne sortent pas &#8220;. C&#8217;est une contradiction, soulignent les juges. Elles doivent en outre concentrer les mineurs les plus difficiles: &#8221; Cela cr\u00e9era une situation explosive. Il faut au contraire les diss\u00e9miner dans des structures normalisantes o\u00f9 ils seront en contact avec des enfants moins agit\u00e9s qui seront de bien meilleurs mod\u00e8les pour eux.&#8221;<\/p>\n<p> <strong> Le traitement global et territorialis\u00e9, une mesure insuffisante <\/strong><\/p>\n<p>Les juges approuvent la pr\u00e9vention collective de la d\u00e9linquance par la mise en place de l&#8217;\u00eelotage, des digicodes, de l&#8217;\u00e9clairage public, par l&#8217;envoi en vacances des enfants&#8230;\u00e0 condition qu&#8217;on ne la s\u00e9pare pas de la pr\u00e9vention individualis\u00e9e .&#8221; On a cru que le traitement global et territorialis\u00e9 de la d\u00e9linquance serait suffisant. On a abandonn\u00e9 l&#8217;action des \u00e9ducateurs de rue par exemple, ces gens capables &#8220;d&#8217;infiltrer &#8221; des bandes et de les faire \u00e9voluer positivement. Tout le monde constate que cette orientation univoque est une impasse. Les actions pr\u00e9ventives individuelles sont absolument indispensables.&#8221;<\/p>\n<p>Les juges mettent enfin en avant les graves cons\u00e9quences pour les mineurs de l&#8217;application des lois Pasqua. Certains jeunes sont entr\u00e9s sur le territoire fran\u00e7ais en toute ill\u00e9galit\u00e9, parce que des familles immigr\u00e9es n&#8217;ont pas attendu la fin de la proc\u00e9dure de regroupement familial, ou parce que leur lien de parent\u00e9 ne leur permet pas d&#8217;entrer dans ce cadre. Personne ne peut corriger cela, puisque la loi l&#8217;interdit en \u00e9tiquetant &#8221; \u00e9trangers non r\u00e9gularisables et expulsables \u00e0 18 ans &#8221; les mineurs en question. Ils n&#8217;ont donc aucune voie l\u00e9gale d&#8217;existence. Ils ont le choix entre le trafic de drogue, le vol ou la prostitution. Un vivier de d\u00e9linquance, favoris\u00e9 par une loi&#8230;<\/p>\n<p>* Pr\u00e9sident du Tribunal pour enfants de Paris.<\/p>\n<p>** Juge des enfants, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Association fran\u00e7aise des magistrats de la jeunesse et de la famille.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Alain Bruel <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-269","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/269","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=269"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/269\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=269"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=269"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}