{"id":2689,"date":"2007-02-01T00:00:00","date_gmt":"2007-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/coup-d-oeil-sur-le-jeune-theatre2689\/"},"modified":"2007-02-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-31T23:00:00","slug":"coup-d-oeil-sur-le-jeune-theatre2689","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2689","title":{"rendered":"Coup d&#8217;\u0153il sur le jeune th\u00e9\u00e2tre roumain"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Gianina Carbunariu <\/p>\n<p>Gianina Carbunariu est une jeune th\u00e9\u00e2treuse roumaine, auteure de textes et de mises en sc\u00e8ne. Sa derni\u00e8re pi\u00e8ce se joue \u00e0 Alfortville. L&#8217;occasion de regarder vers cet \u00ab autre \u00bb d&#8217;Europe et son travail pour un nouveau langage.<\/p>\n<p><strong> La politique actuelle semble pr\u00e9sid\u00e9e par une passion du m\u00eame, bien loin d&#8217;\u00eatre \u00e0 la hauteur des questions de notre \u00e9poque. L&#8217;entr\u00e9e de la Roumanie cette ann\u00e9e dans l&#8217;Union europ\u00e9enne ne doit pas laisser croire pour autant \u00e0 une absence de rupture de continuit\u00e9 entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest. De nombreux analystes soulignent combien nos cat\u00e9gories, politiques notamment, sont inaptes \u00e0 saisir la r\u00e9alit\u00e9 des Balkans. Est-ce la m\u00eame chose quant il s&#8217;agit de la culture, du th\u00e9\u00e2tre, du rapport aux repr\u00e9sentations ? <\/strong><\/p>\n<p>Des auteurs ont soulign\u00e9 que la diff\u00e9rence fondamentale entre l&#8217;Ouest et l&#8217;Est communiste \u00e9tait une question de rythme, l&#8217;entretien qui suit le dit aussi. Entretien qui t\u00e9moigne en filigrane des questions d&#8217;une g\u00e9n\u00e9ration face \u00e0 l&#8217;avenir. La r\u00e9volution est ce temps de suspension o\u00f9 tous les possibles sont en pr\u00e9sence, les pays de l&#8217;Est sont d\u00e9j\u00e0 de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 des possibles, dans des options sauvages qui fonctionnent comme un court-circuit dans le miroir du capitalisme domestique de l&#8217;Ouest, comme sa v\u00e9rit\u00e9 grima\u00e7ante.<\/p>\n<p>Gianina Carbunariu auteur dramatique et metteur en sc\u00e8ne roumain, est n\u00e9e en 1977. Elle est accueillie cette saison \u00e0 Alfortville. Le Th\u00e9\u00e2tre-Studio de Christian Benedetti, qui met en sc\u00e8ne sa derni\u00e8re pi\u00e8ce, Kebab, y poursuit son travail de d\u00e9couverte des jeunes auteurs europ\u00e9ens, apr\u00e8s Sarah Kane et Biljana Srbljanovic. La qu\u00eate de r\u00e9alit\u00e9 dont cette nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d&#8217;artistes t\u00e9moigne d\u00e9crit peut-\u00eatre moins une r\u00e9alit\u00e9 roumaine qu&#8217;elle ne dit cette \u00ab passion du r\u00e9el \u00bb qui anime le si\u00e8cle, et qui, ici, vaut d\u00e9j\u00e0 comme \u00e9lan. n diane scott<\/p>\n<p><strong> L&#8217;id\u00e9e que l&#8217;on a du th\u00e9\u00e2tre roumain de l&#8217;\u00e9poque communiste est celle d&#8217;un syst\u00e8me de th\u00e9\u00e2tre d&#8217;Etat \u00e0 la fois tr\u00e8s populaire et tr\u00e8s contr\u00f4l\u00e9. Si cette image est vraie, qu&#8217;est-ce que le changement de r\u00e9gime a eu comme cons\u00e9quences ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu. Le th\u00e9\u00e2tre de l&#8217;\u00e9poque communiste \u00e9tait en effet contr\u00f4l\u00e9, tr\u00e8s suivi, per\u00e7u comme un lieu plus libre, o\u00f9 des choses pouvaient se dire dans des paraboles et un langage allusif. Les allusions n&#8217;\u00e9chappaient pas \u00e0 la censure, elle les laissait passer, c&#8217;\u00e9tait une \u00ab subtile collaboration \u00bb. Or, ce syst\u00e8me d&#8217;Etat, o\u00f9 les com\u00e9diens sont employ\u00e9s pour un temps ind\u00e9termin\u00e9, continue d&#8217;exister : le r\u00e9seau des th\u00e9\u00e2tres nationaux, le th\u00e9\u00e2tre institutionnel sponsoris\u00e9 par l&#8217;Etat, existe toujours. Le syst\u00e8me th\u00e9\u00e2tral est un syst\u00e8me r\u00e9sistant, d&#8217;abord parce qu&#8217;il n&#8217;y a eu aucune volont\u00e9 de le changer, ensuite parce que c&#8217;est un syst\u00e8me confortable pour beaucoup. Son inconv\u00e9nient est qu&#8217;il est difficile, pour un metteur en sc\u00e8ne ou un groupe, de faire un projet. Il y a des compagnies ind\u00e9pendantes, mais il n&#8217;y a pas d&#8217;espaces pour cr\u00e9er. La sc\u00e8ne ind\u00e9pendante est r\u00e9duite. Maintenant les lois de fonctionnement du th\u00e9\u00e2tre vont peut-\u00eatre commencer \u00e0 changer, ce que j&#8217;esp\u00e8re. Le paradoxe est que le th\u00e9\u00e2tre officiel veut aider la jeune g\u00e9n\u00e9ration en la soutenant mais la lutte contre les pesanteurs du syst\u00e8me est telle qu&#8217;elle force \u00e0 le reproduire au lieu de le renouveler.<\/p>\n<p><strong> Est-ce la m\u00eame chose pour le cin\u00e9ma, qui \u00e9tait aussi un lieu fort du r\u00e9gime ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu. Il y a une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de jeunes r\u00e9alisateurs tr\u00e8s int\u00e9ressants qui arrivent avec un langage compl\u00e8tement diff\u00e9rent : Corneliu Porumboiu, qui a eu la Cam\u00e9ra d&#8217;or \u00e0 Cannes cette ann\u00e9e, Cristi Puiu, qui a eu un prix \u00e0 un Certain Regard l&#8217;an dernier, Catalin Mitulescu. Il s&#8217;agit souvent de relire la r\u00e9volution dans une perspective d\u00e9sinhib\u00e9e. C&#8217;est une g\u00e9n\u00e9ration qui vient avec une autre perspective, une distance, le langage est aux prises avec la r\u00e9alit\u00e9, ce qui est tr\u00e8s important pour nous en ce moment. La cr\u00e9ation de maisons de production ind\u00e9pendantes a permis \u00e0 ces jeunes r\u00e9alisateurs de faire leurs films.<\/p>\n<p><strong> Si, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque communiste, le rapport de complicit\u00e9 autour d&#8217;allusions cens\u00e9ment subversives par rapport au pouvoir faisait le nerf du rapport au th\u00e9\u00e2tre, aujourd&#8217;hui, est-ce un art toujours aussi populaire et, si c&#8217;est le cas, qu&#8217;est-ce qui alimente le d\u00e9sir qu&#8217;on a de lui, maintenant qu&#8217;il n&#8217;y a plus ce jeu de dupe avec la dictature ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu.Apr\u00e8s la r\u00e9volution, il y a eu une p\u00e9riode o\u00f9 le public n&#8217;allait plus au th\u00e9\u00e2tre, car la vie politique \u00e9tait dynamique et int\u00e9ressante. La vie avait chang\u00e9 de rythme. De plus, apr\u00e8s 1989, o\u00f9 tant de choses se passaient, les dramaturges continuaient ce langage allusif, comme s&#8217;ils \u00e9taient en retard sur le r\u00e9el : une tout autre r\u00e9alit\u00e9 mais le m\u00eame langage pour la dire. Apr\u00e8s une dizaine d&#8217;ann\u00e9es, les gens sont revenus au th\u00e9\u00e2tre. Or, c&#8217;est une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration qui vient, qui veut tout autre chose, la perception n&#8217;est pas la m\u00eame.<\/p>\n<p>Il y a eu bien s\u00fbr cette p\u00e9riode avec des metteurs en sc\u00e8ne comme Silviu Purcarete, qui ont beaucoup tourn\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger des spectacles sensationnels, mais en ce qui concerne l&#8217;\u00e9criture dramatique, il y a eu cette crise des pi\u00e8ces.<\/p>\n<p>Pendant ma p\u00e9riode de formation \u00e0 l&#8217;\u00e9cole de mise en sc\u00e8ne, nous sentions le besoin de travailler sur des textes contemporains. On peut relire Shakespeare et Tchekhov dans une perspective contemporaine, c&#8217;\u00e9tait la mani\u00e8re de faire du th\u00e9\u00e2tre pendant la p\u00e9riode communiste : prendre des textes classiques pour parler de nos probl\u00e8mes de fa\u00e7on masqu\u00e9e. Nous ressentons aujourd&#8217;hui le besoin de ne plus prendre de pr\u00e9textes. Nous avons cr\u00e9\u00e9 dans cette perspective un groupe, DramAcum (1), qui veut dire \u00ab drame actuel \u00bb et \u00ab drame comment \u00bb, \u00ab comment \u00e9crire pour maintenant ? \u00bb, et nous avons cherch\u00e9 des \u00e9crivains dramatiques de nos \u00e2ges, autour de deux principes, la force de l&#8217;axe metteur en sc\u00e8ne-dramaturge d&#8217;une part, et d&#8217;autre part la connexion avec la r\u00e9alit\u00e9. DramAcum n&#8217;a pas les moyens financiers de produire des spectacles, mais nous trouvons des textes et les proposons aux th\u00e9\u00e2tres institutionnels ou ind\u00e9pendants. C&#8217;est une fa\u00e7on d&#8217;int\u00e9grer l&#8217;\u00e9crivain dans une \u00e9quipe.<\/p>\n<p><strong> En ce qui concerne les relations entre une situation politique donn\u00e9e et le th\u00e9\u00e2tre qu&#8217;elle induit, les propos d&#8217;Heiner M\u00fcller sont frappants quant \u00e0 l&#8217;Allemagne de l&#8217;Est : il pense qu&#8217;une dictature est un mat\u00e9riau de trag\u00e9die, tandis que la d\u00e9mocratie lib\u00e9rale produit des drames bourgeois. Il r\u00e9sume cela par la phrase : \u00ab Shakespeare est impensable dans une d\u00e9mocratie. \u00bb Les productions roumaines de l&#8217;\u00e9poque communiste semblent, au contraire de la loi m\u00fcll\u00e9rienne, travailler sur le tragi-comique ou le d\u00e9risoire. Cette id\u00e9e de M\u00fcller est-elle fausse pour la Roumanie et comment pourriez-vous d\u00e9finir l&#8217;esprit des auteurs de votre g\u00e9n\u00e9ration ? Y a-t-il un lien entre la situation politique actuelle et ce que vous avez envie de dire ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu. Si les styles diff\u00e8rent, la connexion avec la r\u00e9alit\u00e9 est commune. Nous vivons une \u00e9poque qui est dure, les choses changent tr\u00e8s vite, les situations sont paradoxales, c&#8217;est tr\u00e8s int\u00e9ressant car ce sont des sujets formidables pour le th\u00e9\u00e2tre. Dans la rue, il y a des sujets, des personnages. La figure des nouveaux riches par exemple est une figure romanesque forte. La r\u00e9alit\u00e9 change tous les jours et la perspective sur cette r\u00e9alit\u00e9 change aussi, nos points de vue sont remis en question contin\u00fbment. L&#8217;ouverture des archives de la Securitate par exemple a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des choses extraordinaires, par exemple le cas de la lib\u00e9rale tr\u00e8s populaire Mona Musca (2). Les situations r\u00e9v\u00e9l\u00e9es remettent en question sans cesse la r\u00e9alit\u00e9 per\u00e7ue.<\/p>\n<p><strong> Comment se sont forg\u00e9es vos r\u00e9f\u00e9rences de th\u00e9\u00e2tre ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu. Mon professeur, Valeriu Moisescu, qui appartient \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration qui a r\u00e9invent\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre dans les ann\u00e9es 1960-1970, avec Lucian Pintilie ou Radu Penciulescu, m&#8217;a beaucoup apport\u00e9. Le syst\u00e8me des \u00e9coles dramatiques est tr\u00e8s ankylos\u00e9, mais j&#8217;ai eu la chance de rencontrer des gens qui nous ont donn\u00e9 la libert\u00e9 de travailler sur des textes contemporains.<\/p>\n<p><strong> Sur quelle base pensez-vous que les spectacles de cette g\u00e9n\u00e9ration rencontrent leur public ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu. Les th\u00e8mes propos\u00e9s, plus connect\u00e9s \u00e0 l&#8217;univers roumain, le langage parl\u00e9, la forme artistique, l&#8217;utilisation de nouvelles technologies, m\u00eame si nous sommes des metteurs en sc\u00e8ne tr\u00e8s diff\u00e9rents. Ce public a besoin qu&#8217;on lui parle directement.<\/p>\n<p><strong> Vous rompez avec la tradition des g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures, qui \u00e9taient plut\u00f4t des metteurs en sc\u00e8ne-sc\u00e9nographes ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu. Oui, l&#8217;accent maintenant est sur le texte et le d\u00e9veloppement du texte, ce qui n&#8217;exclut pas le visuel.<\/p>\n<p><strong> Et dans quelle mesure ce th\u00e9\u00e2tre plus nettement tourn\u00e9 vers la Roumanie peut dire des choses aux non-Roumains ? <\/strong><\/p>\n<p>Gianina Carbunariu. Je crois que c&#8217;est Christian Benedetti qui peut r\u00e9pondre le mieux \u00e0 cette question car le spectacle est son regard sur le texte. Je me suis adress\u00e9e au public roumain, son spectacle s&#8217;adresse au public francais. Si j&#8217;essaye de m&#8217;imaginer ce que le spectacle dit \u00e0 un public non roumain, je pense \u00e0 ses th\u00e8mes : une nouvelle sensibilit\u00e9 contemporaine dans les relations interhumaines, le probl\u00e8me du mod\u00e8le, le th\u00e8me de l&#8217;immigration, le rapport entre les intellectuels et les autres, le probl\u00e8me de la construction d&#8217;une identit\u00e9. Et je n&#8217;ai pas voulu \u00e9crire un texte m\u00e9lodramatique : la pauvre fille, les pauvres Roumains et le maudit Occident&#8230; Il y a une situation limite o\u00f9 les choses deviennent violentes, mais il y a (j&#8217;esp\u00e8re) de l&#8217;ironie et de l&#8217;humour dans cette absurdit\u00e9.  Entretien r\u00e9alis\u00e9 par D.D.<\/p>\n<p>(1) Projet entam\u00e9 en 2002 par les metteurs en sc\u00e8ne Andreea Valean, Radu Apostol, Alex Berceanu, Gianina Carbunariu.<\/p>\n<p>(2) Ministre de la Culture entre 2005-2006, tr\u00e8s attach\u00e9e \u00e0 la transparence et au d\u00e9mant\u00e8lement des r\u00e9seaux de corruption. Oblig\u00e9e de d\u00e9missionner apr\u00e8s la d\u00e9couverte de son dossier d&#8217;informatrice ponctuelle de la Securitate dans les ann\u00e9es 1970, o\u00f9 elle enseignait aux \u00e9tudiants \u00e9trangers \u00e0 Timisoara.<\/p>\n<p><strong> A voir <\/strong><\/p>\n<p>Kebab [mady-baby. edu] de Gianina Carbunariu, m.e.s. Christian Benedetti, Th\u00e9\u00e2tre-Studio, Alfortville, du 8 janvier au 3 mars. 01 43 76 86 56<\/p>\n<p><strong> A lire <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li> Gianina Carbunariu, Kebab suivi de Stop the tempo, Actes Sud, 2007, 18, 50 e<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Gianina Carbunariu <\/p>\n","protected":false},"author":532,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[318],"class_list":["post-2689","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-creations"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2689","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/532"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2689"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2689\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2689"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2689"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2689"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}