{"id":2686,"date":"2007-02-01T00:00:00","date_gmt":"2007-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/ce-soir-ou-jamais2686\/"},"modified":"2007-02-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-31T23:00:00","slug":"ce-soir-ou-jamais2686","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2686","title":{"rendered":"Ce soir (ou jamais!)"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Veilles culturelles <\/p>\n<p>Enfin, la voil\u00e0, l&#8217;\u00e9mission de d\u00e9bats intelligente et nuanc\u00e9e, o\u00f9 les invit\u00e9s s&#8217;\u00e9coutent, se contredisent parfois, mais avec calme et circonspection, et seulement pour faire jouer des arguments sens\u00e9s. Enfin la voil\u00e0, l&#8217;\u00e9mission qui manquait tant au PAF. Ce soir (ou jamais !), pr\u00e9sent\u00e9 par Fr\u00e9d\u00e9ric Tadd\u00e9i, est en passe de devenir un rendez-vous incontournable.<\/p>\n<p>Et l&#8217;audience le prouve. L&#8217;\u00e9mission, qui a d\u00e9coll\u00e9 en douceur, aurait d&#8217;ores et d\u00e9j\u00e0 atteint les objectifs (entre 10 et 12 %) fix\u00e9s entre le pr\u00e9sentateur et France T\u00e9l\u00e9vision : seulement 7,3 % de part d&#8217;audience (505 000 t\u00e9l\u00e9spectateurs) pour sa premi\u00e8re diffusion le 25 septembre dernier, mais 10,1 % (1,7 million de t\u00e9l\u00e9spectateurs) pour les derniers opus de l&#8217;ann\u00e9e 2006. Un score \u00e0 faire p\u00e2lir d&#8217;envie Guillaume Durand et ses Esprits libres (tous les vendredis sur France 2). Ce soir (ou jamais !) n&#8217;a pas mis plus de quelques semaines \u00e0 trouver son public, convertir les plus r\u00e9ticents et s&#8217;imposer comme l&#8217;\u00e9mission culturelle \u00e0 ne pas rater.<\/p>\n<p>Le pari de Fr\u00e9d\u00e9ric Tadd\u00e9i \u00e9tait pourtant os\u00e9. \u00ab Nous voulons proposer un magazine grand public, moderne et accessible, \u00e0 la fois dans sa forme, sa libert\u00e9 de ton et son esprit. Alors que la plupart des \u00e9missions sont prisonni\u00e8res de l&#8217;actualit\u00e9 culturelle, nous voulons proposer un magazine diff\u00e9rent, sortant des sentiers de la promotion classique \u00bb, expliquait r\u00e9cemment Tadd\u00e9i. Pas de promo dans une \u00e9mission culturelle quotidienne et en direct ? Une gageure. Et jusqu&#8217;ici, l&#8217;\u00e9quipe de Ce soir (ou jamais !) a tenu bon.<\/p>\n<p>C&#8217;est un peu, il faut dire, la marotte de Tadd\u00e9i. L&#8217;ancien chroniqueur de Nulle part ailleurs et pr\u00e9sentateur de Paris Derni\u00e8re r\u00eave depuis toujours de r\u00e9concilier les \u00e9missions culturelles et le grand public, \u00ab sans pour autant, pr\u00e9cise-t-il, d\u00e9sint\u00e9resser le public captif, consommateur de livres, passionn\u00e9 de cin\u00e9ma, de musique ou d&#8217;art. Cela oblige \u00e0 prendre des chemins diff\u00e9rents, \u00e0 sortir du sch\u00e9ma classique \u00bb.<\/p>\n<p>R\u00e9sultat sur le plateau : dans une ambiance lounge (un peu parisianiste quand m\u00eame), les invit\u00e9s conversent (la plupart du temps) aimablement, entre deux gorg\u00e9es de champagne. Derri\u00e8re eux, le public est dissip\u00e9. \u00c7a discute, \u00e7a commente, \u00e7a bouge, \u00e7a rigole et parfois \u00e7a fait tomber un verre. Le public, justement, un v\u00e9ritable casse-t\u00eate pour la production. Comment en effet trouver tous les soirs la grosse cinquantaine de personnes qui va remplir le plateau, de 23 heures \u00e0 plus de minuit ? Pas facile. Car ici, pas (encore) de faux public, pas de charmantes h\u00f4tesses pay\u00e9es pour garnir les rangs comme dans les \u00e9missions d&#8217;Ardisson, par exemple. De vrais gens. Alors il faut faire la chasse. Si vous avez assist\u00e9 une fois \u00e0 l&#8217;\u00e9mission, vous serez rappel\u00e9 et r\u00e9invit\u00e9, tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement, par les assistants de production. Voil\u00e0 pour la petite histoire.<\/p>\n<p>Les invit\u00e9s, eux, toujours de qualit\u00e9, ne semblent pas rechigner, malgr\u00e9 l&#8217;heure tardive, \u00e0 venir participer \u00e0 ces d\u00e9bats de haute tenue. Les th\u00e8mes abord\u00e9s sont simples (la violence faite aux femmes, la Chine, l&#8217;\u00e9rotisme et la nourriture, la r\u00e9volution g\u00e9n\u00e9tique, la nouvelle campagne du FN, l&#8217;Iran et m\u00eame&#8230; la Star Academy ou l&#8217;\u00e9lection de Miss France !) et les invit\u00e9s pas forc\u00e9ment c\u00e9l\u00e8bres mais toujours tr\u00e8s aff\u00fbt\u00e9s sur leur sujet. Philosophes, g\u00e9n\u00e9ticiens, \u00e9crivains, dessinateurs, cin\u00e9astes, sociologues, essayistes, profs n&#8217;ont pas forc\u00e9ment une \u0153uvre \u00e0 vendre. Et pourtant&#8230; ils sont l\u00e0. Tadd\u00e9i, lui, plut\u00f4t habitu\u00e9 \u00e0 des interviews intimistes, se r\u00e9v\u00e8le un excellent animateur. Avec talent, il cr\u00e9e l&#8217;\u00e9change entre les invit\u00e9s, sait intervenir quand il le faut, laisser parler quand le d\u00e9bat s&#8217;installe.<\/p>\n<p>Difficile d&#8217;imposer une \u00e9mission culturelle \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, mais quand c&#8217;est une quotidienne, en direct et en deuxi\u00e8me partie de soir\u00e9e, vous imaginez. Elles sont nombreuses, malgr\u00e9 leurs qualit\u00e9s et leur intelligence, \u00e0 \u00eatre devenues des rendez-vous pr\u00e9textes, la bonne conscience du service public (pas la peine ici d&#8217;\u00e9voquer la place de la culture sur les cha\u00eenes priv\u00e9es), qui, vers minuit quand m\u00eame, accepte, \u00e0 la limite, d&#8217;avoir l&#8217;\u0153il un peu moins fix\u00e9 sur l&#8217;audimat. Mais les horaires tardifs, s&#8217;ils laissent plus de libert\u00e9, font parfois \u00ab rater l&#8217;essentiel \u00bb, regrettait il y a peu Philippe Lefait, le pr\u00e9sentateur du magazine culturel de la r\u00e9daction de France 2 Des mots de minuit. L&#8217;essentiel : \u00ab offrir au grand public, celui qui dort depuis longtemps quand j&#8217;ai \u00e0 peine dit bonsoir, le choix de ce programme \u00bb, poursuivait-il. Esp\u00e9rons que Fr\u00e9d\u00e9ric Tadd\u00e9i et toute son \u00e9quipe r\u00e9ussissent, cette fois, \u00e0 tenir ce \u00ab grand public \u00bb \u00e9veill\u00e9. Parce que la culture \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, c&#8217;est ce soir&#8230; ou jamais.   <\/p>\n<p>Ce soir (ou jamais !), du lundi au jeudi, en deuxi\u00e8me partie de soir\u00e9e sur France 3<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Veilles culturelles <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[287],"class_list":["post-2686","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-medias"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2686","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2686"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2686\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2686"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2686"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2686"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}