{"id":264,"date":"1996-12-01T00:00:00","date_gmt":"1996-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/29e-congres-du-pcf264\/"},"modified":"1996-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1996-11-30T23:00:00","slug":"29e-congres-du-pcf264","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=264","title":{"rendered":"29e Congr\u00e8s du PCF"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Antoine Casanova <\/p>\n<p><strong> Culture et politique se sont toujours mutuellement fascin\u00e9es. A quoi sert un minist\u00e8re de la Culture ? A qui est r\u00e9serv\u00e9e la culture ? Quelle utilit\u00e9 politique lui assigne le pouvoir aujourd&#8217;hui ? Quelques pistes \u00e0 explorer sur ce sujet \u00e9ternel. <\/strong><\/p>\n<p> <strong>  On dit r\u00e9guli\u00e8rement, \u00e0 droite mais aussi dans les milieux favoris\u00e9s culturellement, que la culture n&#8217;a pas besoin de minist\u00e8re. Qu&#8217;est-ce qui milite en faveur de ce minist\u00e8re ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Antoine Casanova : <\/strong> La question qui est pos\u00e9e, \u00e0 travers celle qui concerne de fa\u00e7on plus pr\u00e9cise et sp\u00e9cifique le minist\u00e8re, c&#8217;est la place et le r\u00f4le de la culture en France aujourd&#8217;hui. Mais la culture, au sens o\u00f9 je l&#8217;entends, et o\u00f9 l&#8217;entendent je crois beaucoup de communistes, est ins\u00e9parable de l&#8217;hominisation, elle est constitu\u00e9e par l&#8217;ensemble des capacit\u00e9s pratiques, et leur ma\u00eetrise qui permet \u00e0 un \u00eatre humain d&#8217;\u00eatre pleinement d\u00e9velopp\u00e9. Dans ce cadre, la dimension proprement artistique de la culture a un r\u00f4le extr\u00eamement pr\u00e9cieux et n\u00e9cessaire pour tous. La fonction de d\u00e9veloppement de la cr\u00e9ation, de d\u00e9veloppement de la recherche, l&#8217;acc\u00e8s pour tous les citoyens dans les meilleures conditions \u00e0 la ma\u00eetrise de ces outils constitutifs de l&#8217;\u00eatre humain, rel\u00e8ve de l&#8217;Education nationale, directement et indirectement, notamment les enseignements artistiques. Ces questions rel\u00e8vent aussi, et de mani\u00e8re d\u00e9terminante, des collectivit\u00e9s territoriales puisque, si j&#8217;en crois une enqu\u00eate \u00e9voqu\u00e9e dans la presse du mois de juin, une enqu\u00eate du service des \u00e9tudes du minist\u00e8re de la Culture, ce dernier fournit 20% des ressources contre 41% pour les communes, en 1993, ann\u00e9e o\u00f9 fut r\u00e9alis\u00e9e l&#8217;enqu\u00eate. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est s\u00fbrement davantage. Les communes sont donc des lieux de connaissance des besoins, d&#8217;entretien et de r\u00e9novation du patrimoine, d&#8217;impulsion au th\u00e9\u00e2tre et aux arts vivants, d&#8217;enseignements artistiques. Et je tiens \u00e0 souligner la menace consid\u00e9rable qui p\u00e8se sur toutes les activit\u00e9s culturelles \u00e0 cause du racket op\u00e9r\u00e9 par la loi de finances de 1996, puis la loi de finances de 1997 par laquelle l&#8217;Etat, au nom de la r\u00e9duction des d\u00e9ficits sociaux, li\u00e9s \u00e0 la monnaie unique, impose une soustraction ill\u00e9gitime et consid\u00e9rable aux ressources des communes. Elles frappent tous les domaines d&#8217;activit\u00e9, mais, dans la mesure o\u00f9 ce sont les communes qui, pour l&#8217;essentiel, financent le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s culturelles, ce sont les cr\u00e9ateurs qui sont particuli\u00e8rement menac\u00e9s. En m\u00eame temps, je pense qu&#8217;il est n\u00e9cessaire, pr\u00e9cieux m\u00eame, qu&#8217;il y ait un minist\u00e8re de la Culture qui travaille au d\u00e9veloppement culturel dans l&#8217;ensemble du pays, en concertation avec les municipalit\u00e9s et l&#8217;Education nationale. Travailler \u00e0 une coh\u00e9rence d\u00e9mocratique, appuy\u00e9e sur un processus autogestionnaire, c&#8217;est le r\u00f4le de ce minist\u00e8re qui repr\u00e9sente de ce point de vue la R\u00e9publique. La r\u00e9alit\u00e9 des choses, c&#8217;est que le minist\u00e8re d\u00e9cide plus que jamais. Je suis pour un vrai minist\u00e8re, dans le cadre d&#8217;une coh\u00e9rence d\u00e9mocratique, dans le cadre de l&#8217;autogestion r\u00e9gionale, d\u00e9partementale et municipale. Mais une v\u00e9ritable autogestion implique que, sur tout le territoire de la R\u00e9publique, les fonds de l&#8217;Etat offrent \u00e0 chacun les m\u00eames possibilit\u00e9s. C&#8217;est tout autre chose que cette sorte de voltige tartuffiesque, qui consiste \u00e0 parler de d\u00e9centralisation \u00e0 tout va, alors qu&#8217;en fait on l&#8217;asphyxie par en haut, financi\u00e8rement. Mais, dans tous les cas, je m&#8217;insurge, avec beaucoup de citoyens fran\u00e7ais et d&#8217;hommes de culture, contre le th\u00e8me en vogue, en particulier dans une partie de la droite et parmi les int\u00e9gristes, des march\u00e9s financiers, \u00e0 savoir que le minist\u00e8re de la Culture serait la danseuse de la R\u00e9publique.<\/p>\n<p> <strong> Que manque-t-il au minist\u00e8re de la Culture apr\u00e8s presque quarante ans d&#8217;existence ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. C.: <\/strong> Le minist\u00e8re n&#8217;a pas les moyens de la mission et du r\u00f4le de la culture, en rapport aux r\u00e9alit\u00e9s et aux besoins en cette fin du XXe si\u00e8cle. Ce sont des besoins consid\u00e9rables, qualitativement nouveaux, notamment avec l&#8217;\u00e9tape nouvelle de l&#8217;hominisation qu&#8217;\u00e0 mes yeux repr\u00e9sente la r\u00e9volution informationnelle pour tous les citoyens. Et le r\u00f4le de l&#8217;art, et donc les moyens ad\u00e9quats qui doivent lui \u00eatre donn\u00e9s, est primordial dans un processus de coh\u00e9rence nationale, de collaboration internationale, en liaison constante avec les artistes, les cr\u00e9ateurs, les publics, etc. Tout \u00e7a n&#8217;a rien d&#8217;irr\u00e9alisable.<\/p>\n<p> <strong> Le pouvoir actuel a deux r\u00e9f\u00e9rences, l&#8217;une, c&#8217;est celle de Jacques Chirac qui a dit que la culture devait s&#8217;appliquer \u00e0 r\u00e9duire la fracture sociale, l&#8217;autre, tr\u00e8s r\u00e9cente, vient de Philippe Douste-Blazy qui a d\u00e9clar\u00e9: &#8221; l&#8217;unique r\u00e9ponse au malaise de notre civilisation est la culture.&#8221; <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. C.: <\/strong> Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre n&#8217;a d\u00e9fini ce qu&#8217;il entend par culture. Ils ont sans doute voulu parler de la dimension esth\u00e9tique, artistique, mais la culture, j&#8217;y reviens, prise dans l&#8217;ensemble de ses composantes, est ins\u00e9parable de ce qui a s\u00e9par\u00e9 l&#8217;humanit\u00e9 du monde animal. Elle est constitutive de l&#8217;hominisation, comme disait Leroi-Gourhan, c&#8217;est \u00e0 la fois les outils, les gestes, et la parole, les symboles, la symbolique et, de ce point de vue, on ne peut pas r\u00e9duire la culture \u00e0 une dimension esth\u00e9tique, une dimension esth\u00e9tique comme une sorte de vieille chanson qui bercerait, comme disait Jaur\u00e8s, la mis\u00e8re humaine. Non, la cr\u00e9ation artistique est absolument n\u00e9cessaire, et plus que jamais \u00e0 notre \u00e9poque de r\u00e9volution informationnelle. L&#8217;aide \u00e0 la ma\u00eetrise des signes symboliques, in\u00e9puisables, qui sont ceux de l&#8217;art, est plus que jamais indispensable. On ne dira jamais assez que la culture artistique n&#8217;est pas une sorte de luxe plaisant. C&#8217;est extraordinairement r\u00e9ducteur que d&#8217;en faire une chanson pour bercer ou soigner la fracture sociale. C&#8217;est alors une forme d&#8217;instrumentalisation des artistes et de la culture qu&#8217;il faut rejeter, d&#8217;o\u00f9 qu&#8217;elle vienne. C&#8217;est une tentation qu&#8217;on voit r\u00e9appara\u00eetre r\u00e9guli\u00e8rement. Le travail de cr\u00e9ation artistique ne peut pas \u00eatre enferm\u00e9 dans des missions de ce genre, ce serait un retour \u00e0 des pratiques qu&#8217;on a vues \u00e0 un moment donn\u00e9 dans les pays socialistes. Et si j&#8217;en crois ma m\u00e9moire, le ministre a m\u00eame laiss\u00e9 entendre que le crit\u00e8re de jugement esth\u00e9tique, c&#8217;\u00e9tait l&#8217;aptitude \u00e0 soigner la fracture sociale. J&#8217;ai une conception de la culture artistique et de son r\u00f4le, aupr\u00e8s notamment des citoyens qui ont le plus \u00e0 souffrir de la crise, comme un droit, comme quelque chose qui met debout et qui r\u00e9veille, qui fait prendre conscience. Ma conception serait beaucoup plus proche de celle d&#8217;Armand Gatti.<\/p>\n<p> <strong> Reli\u00e9e \u00e0 cette notion d&#8217;instrumentalisation, l&#8217;autre tentation est le populisme, la tentation populiste en mati\u00e8re culturelle, qu&#8217;on voit d&#8217;ailleurs se mettre en place dans les municipalit\u00e9s gagn\u00e9es par le Front national. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. C.: <\/strong> C&#8217;est une question tr\u00e8s grave. Qu&#8217;est-ce que cela veut dire le populisme ? C&#8217;est la norme selon laquelle on ne donnerait \u00e0 voir, \u00e0 entendre et \u00e0 regarder aux travailleurs, aux couches les plus populaires, que des \u00e9laborations culturelles faibles et dites populaires. Ce serait condamner une grande partie de la population \u00e0 l&#8217;enfermement culturel et d\u00e9cr\u00e9ter qu&#8217;elles ne sont pas capables d&#8217;avoir acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;ensemble des connaissances et \u00e0 l&#8217;ensemble des pratiques artistiques pass\u00e9es et pr\u00e9sentes. Le populisme, c&#8217;est l&#8217;\u00e9litisme, c&#8217;est la forme la plus atroce et hypocrite de l&#8217;\u00e9litisme.\u00e7a me fait penser au fameux adage qui circulait dans les \u00e9glises au si\u00e8cle dernier: &#8221; malheureux vous avez la meilleure part et gardez-la &#8220;. Je pense qu&#8217;il faut \u00e0 la fois le rap, Mozart, des textes comme ceux de MC Solar qui d&#8217;ailleurs \u00e9voquent Rimbaud, Racine, et puis en m\u00eame temps le droit d&#8217;acc\u00e9der \u00e0 l&#8217;Ilyade, l&#8217;Odyss\u00e9e, Aristote, Victor Hugo. Aragon disait, \u00e0 propos de la culture de masse, dans sa conf\u00e9rence de 1946 \u00e0 la Sorbonne: non, il n&#8217;y a pas culture de masse, il n&#8217;y a pas de culture d&#8217;\u00e9lite, il y a diff\u00e9rents niveaux, diff\u00e9rentes r\u00e9alit\u00e9s, qui plongent tous dans leur terreau de la nation, et la nation elle-m\u00eame est en relation constante de diff\u00e9renciation avec toutes les cultures du monde. Il peut arriver que des \u00e9lus de municipalit\u00e9s d\u00e9mocratiques de gauche se laissent impressionner ou m\u00eame reculent, de bonne foi, devant les arguments d\u00e9magogiques de la droite qui, au nom de la crise, du ch\u00f4mage, veulent freiner le d\u00e9veloppement d\u00e9mocratique de la culture et de la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p> <strong> Dans cette cha\u00eene-l\u00e0, n&#8217;y a-t-il pas danger de voir ressurgir des comportements nationalistes qui nient la r\u00e9alit\u00e9 de la diff\u00e9rence culturelle, du multiculturalisme, ce repli identitaire \u00e9tant soutenu par la peur de la r\u00e9volution informationnelle et la mondialisation ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. C.: <\/strong> Depuis une centaine d&#8217;ann\u00e9es, ce genre de comportements nationalistes ou r\u00e9gionalisto-nationalistes s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 surtout dans les moments de crise \u00e9conomique et sociale, du mal vivre comme dans les ann\u00e9es 1880, 1930, et aujourd&#8217;hui. Quand le mal vivre est fort, on voit revenir les r\u00e9f\u00e9rences ethno-historiques, nationales et r\u00e9gionales. L&#8217;identit\u00e9 nationale fran\u00e7aise, depuis deux cents ans, est tricolore, elle a une forte charge droits de l&#8217;Homme et du citoyen, universalit\u00e9, d\u00e9mocratie, mais elle a pu \u00eatre aussi, d\u00e8s la R\u00e9volution fran\u00e7aise, interpr\u00e9t\u00e9e par les classes dirigeantes dans le sens \u00e9troit, citoyen passif, citoyen actif, ou imp\u00e9rialiste, nationaliste-imp\u00e9rialiste. A partir de l\u00e0, combattre le mal vivre, consiste, notamment, \u00e0 montrer que la mondialisation con\u00e7ue comme h\u00e9g\u00e9monie absolue des march\u00e9s financiers est relay\u00e9e par r\u00e9volution informationnelle, que les ressources de cette derni\u00e8re sont utilis\u00e9es pour marchandiser davantage, en une gigue destructrice des capitaux \u00e0 travers la plan\u00e8te. Mais ce n&#8217;est pas la r\u00e9volution informationnelle en elle-m\u00eame qui impose cela, ce sont des choix qui la guident. Au contraire, elle peut contribuer au d\u00e9veloppement du sujet humain, elle peut amplifier les coop\u00e9rations et la communication entre les peuples et les cultures et permettre d&#8217;aller vers ce qui a toujours fait la richesse \u00e0 toutes les \u00e9poques historiques, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;identit\u00e9 sp\u00e9cifique d&#8217;une communaut\u00e9 ethno-historique et, en m\u00eame temps, vers le processus constant de diffusion culturelle, ce que Leroi-Gourhan appelait la tendance. Il indiquait que, dans les groupes humains, depuis des milliers d&#8217;ann\u00e9es, il y a des tendances de port\u00e9e plus ou moins universelle, par exemple dans la mani\u00e8re de fabriquer une hache et, en m\u00eame temps, \u00e0 niveau technique \u00e9gal, ce ne sont jamais les m\u00eames haches, il y a de profondes originalit\u00e9s, il y a mixage, invention, assimilation, interaction.<\/p>\n<p> <strong> Le rapport de la culture au politique ou aux partis politiques n&#8217;est jamais simple, mais la culture et la cr\u00e9ation artistique peuvent-elles s&#8217;int\u00e9grer \u00e0 la constitution de la pens\u00e9e politique et de l&#8217;action politique ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. C.: <\/strong> Ce que je peux dire c&#8217;est comment il me semble que, nous, Parti communiste, nous nous effor\u00e7ons de travailler. Il y a dans l&#8217;histoire de notre parti des moments o\u00f9 on a ramen\u00e9 la culture, la cr\u00e9ation au contenu directement politique. Mais, m\u00eame quand ce discours \u00e9tait principal, ou fort, l&#8217;attention a toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00eat\u00e9e \u00e0 la culture en tant que d\u00e9veloppement des capacit\u00e9s des \u00eatres humains et donc par l\u00e0 m\u00eame \u00e0 l&#8217;exigence d&#8217;acc\u00e8s aux oeuvres pour les citoyens. Il y avait des attentes, sans doute moins explicit\u00e9es qu&#8217;aujourd&#8217;hui, notamment au moment du Front populaire, et qu&#8217;on retrouvait dans les conceptions d&#8217;hommes qui \u00e9taient communistes ou proches, comme Romain Rolland, ou dans le travail de longue halei-ne, tr\u00e8s profond, d&#8217;un homme comme Aragon. Le Comit\u00e9 central d&#8217;Argenteuil, en 1966, a indiqu\u00e9 fortement la n\u00e9cessit\u00e9 du pluralisme dans la recherche artistique et, en m\u00eame temps, le r\u00f4le unique, m\u00eame si on le formulerait aujourd&#8217;hui d&#8217;une fa\u00e7on plus enrichie, de l&#8217;appropriation des signes artistiques li\u00e9s aux oeuvres; il s&#8217;agit de se saisir du pass\u00e9 en fonction du mouvement de la cr\u00e9ation et de d\u00e9velopper celle-ci au pr\u00e9sent. C&#8217;est irrempla\u00e7able pour l&#8217;enrichissement de l&#8217;\u00eatre humain, et aussi pour une perception plus fine du mouvement des r\u00e9alit\u00e9s et des aspirations de notre \u00e9poque. Parce que l&#8217;oeuvre d&#8217;art, l&#8217;historien d&#8217;art, Pierre Francastel y a souvent insist\u00e9, ont une fonction de connaissance directe ou indirecte symbolique in\u00e9puisable. C&#8217;est dans cette direction, il me semble, qu&#8217;il faut poursuivre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Antoine Casanova <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-264","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/264","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=264"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/264\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=264"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=264"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=264"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}