{"id":2472,"date":"2006-10-01T00:00:00","date_gmt":"2006-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/colonialisme-et-esclavage-le-passe2472\/"},"modified":"2006-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-09-30T22:00:00","slug":"colonialisme-et-esclavage-le-passe2472","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2472","title":{"rendered":"Colonialisme et esclavage, le pass\u00e9 dans la peau"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Le d\u00e9bat sur le colonialisme fran\u00e7ais est plus que jamais pr\u00e9sent, dans le combat de structures comme le CRAN, les Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique ou Devoirs de m\u00e9moires, ou sur les \u00e9crans, avec la sortie du film Indig\u00e8nes. Ce n&#8217;est pas suffisant. Selon des sondages, deux tiers des Fran\u00e7ais consid\u00e8rent que la colonisation a \u00e9t\u00e9 positive&#8230; Retour sur une amn\u00e9sie qui ronge la R\u00e9publique au quotidien. <\/p>\n<p>Il y a des Fran\u00e7ais noirs, des Fran\u00e7ais arabes, des Fran\u00e7ais descendants d&#8217;esclaves et bien d&#8217;autres encore&#8230; Mais la France \u00ab de souche \u00bb, depuis trop longtemps amn\u00e9sique, a du mal \u00e0 l&#8217;accepter et passe son temps \u00e0 les exclure du champ politique national. R\u00e9sultat : des millions de Fran\u00e7ais (dont beaucoup de jeunes) se sentent sans patrie, parfois sans rep\u00e8res. Et les discriminations \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des \u00ab color\u00e9s \u00bb, surtout quand ils sont d\u00e9munis, ne cessent de galoper, les enfermant tous les jours un peu plus dans des ghettos territoriaux et\/ou sociaux, sans parler de ceux dont on oublie tout simplement l&#8217;existence (\u00e0 part pour les vacances) : les Fran\u00e7ais vivant dans les territoires d&#8217;outre-mer.<\/p>\n<p>Comment faire taire l&#8217;injonction permanente d&#8217;\u00eatre d&#8217;origine immigr\u00e9e (autant dire de nulle part quand on n&#8217;a jamais migr\u00e9), sortir de l&#8217;exotisme, arr\u00eater de voir du m\u00e9pris dans le regard de l&#8217;autre, cesser d&#8217;\u00eatre les derniers servis ? Tous ces ingr\u00e9dients sont \u00e0 l&#8217;origine des revendications des \u00ab minorit\u00e9s visibles \u00bb. \u00ab De Gaston Kelman (1) aux Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique, l&#8217;ensemble de ce mouvement a pour objectif de participer \u00e0 la R\u00e9publique, que tout le monde trouve sa place\u00a0en France. Il faut bien comprendre qu&#8217;il y a surtout un probl\u00e8me blanc. Le danger du communautarisme est \u00e0 chercher de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0 \u00bb, rel\u00e8ve Jean-Louis Sagot- Duvauroux, philosophe, pr\u00e9sident de Familles nord-sud et auteur de On ne na\u00eet pas noir, on le devient (2). Pour enfin \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme tout le monde, des voix s&#8217;\u00e9l\u00e8vent pour reconstruire un r\u00e9cit national plus ouvert. Depuis plusieurs ann\u00e9es, le travail de m\u00e9moire et de r\u00e9\u00e9criture historique, \u00e0 l&#8217;instar du 17 octobre 1961, est en marche.<\/p>\n<p><strong> Un d\u00e9bat en trompe-l&#8217;\u0153il <\/strong><\/p>\n<p>Las d&#8217;attendre que ce long et p\u00e9nible travail donne ses fruits, confront\u00e9s \u00e0 un racisme de plus en plus d\u00e9sinhib\u00e9 (surtout depuis le 11 Septembre), englu\u00e9s dans la pr\u00e9carit\u00e9, ceux assign\u00e9s dans les ghettos sociaux ont surpris tout le monde, en janvier 2005, en d\u00e9non\u00e7ant brutalement, dans l&#8217;Appel des Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique, le fait que \u00ab la France reste un Etat colonial \u00bb. Et que \u00ab l&#8217;id\u00e9ologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d&#8217;id\u00e9es qui composent le champ politique fran\u00e7ais \u00bb. La secousse est s\u00e9v\u00e8re, s\u00fbrement exag\u00e9r\u00e9e, surtout pour les gens de gauche. \u00ab Nous avons \u00e9t\u00e9 diabolis\u00e9s car nous avons mis le doigt l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a fait mal \u00bb, souligne Said Bouamama, sociologue \u00e0 l&#8217;institut Intervention, formation, action et recherche (IFAR). Et la pol\u00e9mique fut sans merci \u00e0 leur \u00e9gard. \u00ab Ils ont eu raison et ils ont eu tort, soutient Gilles Manceron, vice-pr\u00e9sident de la Ligue des droits de l&#8217;Homme. Raison parce que l&#8217;on voit bien que lorsque Nicolas Sarkozy traite les jeunes de banlieue de racaille, il exprime leur exclusion de la nation citoyenne. Mais ils ont tort parce qu&#8217;ils prennent ces attaques au pied de la lettre, alors que les r\u00e9ponses collectives sont possibles. La sur-r\u00e9action au rejet qu&#8217;expriment les Indig\u00e8nes peut entra\u00eener un isolement des gens tout \u00e0 fait regrettable. \u00bb<\/p>\n<p>Cette sortie politique des Indig\u00e8nes n&#8217;aurait probablement pas suffi \u00e0 cr\u00e9er un d\u00e9bat public. C&#8217;est le vote \u00e0 l&#8217;Assembl\u00e9e nationale, un certain 23 f\u00e9vrier 2005, sur un sujet un peu diff\u00e9rent, mais intimement li\u00e9, l&#8217;enseignement \u00ab positif \u00bb \u00e0 l&#8217;\u00e9cole du pass\u00e9 colonial, qui a r\u00e9ellement provoqu\u00e9 le d\u00e9bat national. Le fameux article 4 de la loi sur les rapatri\u00e9s, r\u00e9clamant d&#8217;enseigner une vision positive de la colonisation, a r\u00e9volt\u00e9 les historiens, qui ont alors fait circuler une p\u00e9tition&#8230; Neuf mois plus tard, le temps d&#8217;une gestation, la pol\u00e9mique aboutit \u00e0 l&#8217;annulation de l&#8217;article 4, par Jacques Chirac, au d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e 2006, \u00e0 l&#8217;occasion de ses v\u0153ux \u00e0 la presse. \u00ab Le texte actuel divise les Fran\u00e7ais. Il doit \u00eatre r\u00e9\u00e9crit. \u00bb D\u00e8s lors, le d\u00e9bat sur le colonialisme et le post-colonialisme est parti dans les limbes et c&#8217;est le d\u00e9bat sur l&#8217;esclavage qui a occup\u00e9 l&#8217;espace m\u00e9diatique.<\/p>\n<p>Selon Esther Benbassa, sp\u00e9cialiste des minorit\u00e9s \u00e0 l&#8217;Ecole pratique des hautes \u00e9tudes, ce glissement ne serait pas anodin : \u00ab La m\u00e9moire de l&#8217;esclavage semble lointaine aux Fran\u00e7ais. Qu&#8217;il y ait une journ\u00e9e de comm\u00e9moration les g\u00eane moins qu&#8217;une comm\u00e9moration sur la colonisation et les souffrances de la colonisation \u00bb (cf. interview). Autre son de cloche, Pascal Blanchard, historien et pr\u00e9sident de l&#8217;ACHAC (Association pour la connaissance de l&#8217;histoire de l&#8217;Afrique contemporaine), pense que la question de l&#8217;esclavage n&#8217;est pas en comp\u00e9tition avec la fracture coloniale, \u00ab elle en est un symbole \u00bb. L&#8217;esclavage est en effet le r\u00e9sultat de la premi\u00e8re aventure coloniale, du XVe au XIXe si\u00e8cles qui a conduit la France \u00e0 conqu\u00e9rir les territoires d&#8217;outre-mer et \u00e0 les peupler d&#8217;esclaves d\u00e9port\u00e9s d&#8217;Afrique. Et c&#8217;est ensuite au nom de la lutte contre l&#8217;esclavage que la France a construit un discours pour l\u00e9gitimer sa deuxi\u00e8me expansion coloniale en Afrique et au Maghreb au XIXe si\u00e8cle. Reste que l&#8217;instrumentalisation politique est bien l\u00e0. Et le d\u00e9bat en 2005-2006 sera r\u00e9guli\u00e8rement noy\u00e9 dans de multiples pol\u00e9miques : Napol\u00e9on, mod\u00e8le de Hitler, selon la th\u00e8se du livre de Serge Bil\u00e9 (3), l&#8217;implication des juifs dans la traite, selon les propos de Dieudonn\u00e9&#8230; L&#8217;annulation de la c\u00e9r\u00e9monie-concert organis\u00e9e par le CRAN (collectif repr\u00e9sentatif des associations noires) sur la place de la Bastille, le soir du 10 mai, \u00e0 l&#8217;occasion de la premi\u00e8re journ\u00e9e nationale de comm\u00e9moration de la traite, de l&#8217;esclavage et de leurs abolitions, r\u00e9v\u00e9lera aussi ce que la concurrence entre groupes peut avoir de paralysant. Le collectif DOM reprochant aux Noirs d&#8217;usurper la m\u00e9moire des \u00ab descendants d&#8217;esclaves \u00bb et d&#8217;organiser \u00ab une bamboula \u00bb le jour o\u00f9 il faudrait se recueillir. Une critique d\u00e9plor\u00e9e par Christiane Taubira, la d\u00e9put\u00e9e de Guyane \u00e0 l&#8217;origine de la loi du 10 mai 2001 qui reconna\u00eet que l&#8217;esclavage et la traite constituent un crime contre l&#8217;humanit\u00e9. \u00ab La mise en concurrence des diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de population est un vieux m\u00e9canisme imp\u00e9rial, toujours \u00e0 l&#8217;\u0153uvre. Il faut le savoir, il faut le dire mais aujourd&#8217;hui, il faut casser \u00e7a, plut\u00f4t que le prolonger en se mettant en rivalit\u00e9. Car en agissant ainsi, on devient complice des m\u00e9canismes de domination. \u00bb<\/p>\n<p><strong> Crime sans responsable <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab La loi Taubira vot\u00e9e en 2001 reconnaissant le crime contre l&#8217;humanit\u00e9 est une avanc\u00e9e mais elle est insuffisante. C&#8217;est un crime sans responsable \u00bb, note Jean-Louis Sagot-Duvauroux. Et du coup sans r\u00e9paration possible. A part pour les \u00ab descendants d&#8217;esclaves \u00bb jalousement organis\u00e9s en lobby. \u00ab Nous ne voulons surtout pas que la question de l&#8217;esclavage soit noy\u00e9e dans une question noire en vue de culpabiliser la France, assume Patrick Karam, du collectif DOM. Les Africains sont tout aussi responsables de la traite que les Europ\u00e9ens. L&#8217;esclavage est une question strictement antillaise. \u00bb Du coup, le but de ce collectif n&#8217;est surtout pas de faire cause commune avec ceux venant d&#8217;Afrique, pourtant victimes eux aussi de l&#8217;image d\u00e9grad\u00e9e des Noirs que l&#8217;esclavage a durablement inscrite dans les esprits, mais de promouvoir les Antillais dans les r\u00e9seaux actuels du pouvoir \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Dans cette ambiance quelque peu confuse, le traitement m\u00e9diatique de la comm\u00e9moration de l&#8217;esclavage du 10 mai dernier, loin de clarifier le d\u00e9bat fran\u00e7ais, a donn\u00e9 lieu \u00e0 une multitude de sujets sur le S\u00e9n\u00e9gal pour savoir si oui ou non les S\u00e9n\u00e9galais d\u00e9testaient les Blancs, et sur la maison des esclaves de Gor\u00e9e (qui pourtant n&#8217;a pas jou\u00e9 un tr\u00e8s grand r\u00f4le), mais quasiment rien sur ce qui se passe aujourd&#8217;hui dans les territoires d&#8217;outre-mer. Les questions g\u00eanantes : l&#8217;impact de la traite n\u00e9gri\u00e8re\u00a0sur le d\u00e9veloppement de la France : est-ce que la nation en a profit\u00e9 ou seulement quelques familles, comme le soutient le livre de l&#8217;historien Olivier P\u00e9tr\u00e9-Grenouilleau ? (4) :, le r\u00f4le n\u00e9gatif de la colonisation, la r\u00e9alit\u00e9 du post-colonialisme, la survivance des \u00e9conomies de plantations dans les territoires d&#8217;outre-mer, la x\u00e9nophobie au c\u0153ur de la R\u00e9publique, le n\u00e9o-colonialisme en Afrique&#8230; sont rest\u00e9es dans le vague.<\/p>\n<p>\u00ab Les partis politiques, m\u00eame ceux de gauche, n&#8217;ont pas voulu approfondir le d\u00e9bat sur le colonialisme par souci \u00e9lectoraliste, soutient Gilles Manceron. Ils craignent d&#8217;affronter une opinion publique plut\u00f4t nostalgique sur ce sujet. \u00bb D&#8217;apr\u00e8s les derniers sondages, en effet, pr\u00e8s de deux tiers des Fran\u00e7ais consid\u00e8rent que la colonisation a \u00e9t\u00e9 positive. Rien de surprenant \u00e0 cela, selon Pascal Blanchard. \u00ab Il a fallu huit g\u00e9n\u00e9rations pour construire une id\u00e9ologie coloniale. Il en faudra probablement autant pour la d\u00e9construire. \u00bb Reste dans le d\u00e9bat, comme d\u00e9tach\u00e9e de l&#8217;histoire, la question des discriminations raciales, que tout le monde s&#8217;accorde \u00e0 d\u00e9plorer, mais qu&#8217;aucune politique globale ne cherche r\u00e9ellement \u00e0 d\u00e9forcer.<\/p>\n<p><strong> D\u00e9construire, construire <\/strong><\/p>\n<p>Fort heureusement, le d\u00e9bat du pass\u00e9\/pr\u00e9sent colonial se poursuit \u00e0 la fronti\u00e8re des sc\u00e8nes politiques et m\u00e9diatiques. Une multitude d&#8217;associations organisent des d\u00e9bats, accompagn\u00e9s par des historiens (Pascal Blanchard, Fran\u00e7oise Verg\u00e8s, Benjamin Stora, Mohamed Harbi&#8230;) en dehors de toute forme de concurrence m\u00e9morielle. Comme l&#8217;association des Braves Gar\u00e7ons d&#8217;Afrique, install\u00e9e dans un quartier populaire du <\/p>\n<p>19e arrondissement de Paris. Ou encore Devoirs de m\u00e9moires, \u00e0 l&#8217;initiative de Jean-Claude Tchikaya (adjoint au maire de Bagneux), Joey Starr, Olivier Besancenot et Leila Dixmier qui pr\u00e9side d\u00e9sormais le collectif. \u00ab Nous avons envie de parler de certains chapitres de l&#8217;histoire pass\u00e9s sous silence (le 8 mai 1945 \u00e0 S\u00e9tif, l&#8217;esclavage&#8230;) parce que l&#8217;Histoire est notre fondation collective, rappelle Leila Dixmier. Notre but est de d\u00e9construire pour reconstruire. Car on a tous besoin de savoir qui on est pour construire o\u00f9 l&#8217;on va. \u00bb M\u00eame constat du c\u00f4t\u00e9 de Jean-Louis Sagot-Duvauroux, tr\u00e8s souvent appel\u00e9 \u00e0 animer des d\u00e9bats en banlieue : \u00ab Les d\u00e9bats partent dans tous les sens aujourd&#8217;hui, c&#8217;est vrai, et c&#8217;est bien. Le plus dangereux, c&#8217;est le statu quo, car la situation sociale est vraiment explosive. Le pass\u00e9 colonial et esclavagiste pose des questions graves sur le fonctionnement de la R\u00e9publique et c&#8217;est tr\u00e8s important que tout le monde participe au d\u00e9bat. \u00bb Ce retour sur le pass\u00e9 colonial passionne les gens car les parall\u00e8les avec la crise actuelle sont nombreuses, des questions d&#8217;identit\u00e9s confront\u00e9es \u00e0 la mondialisation, aux r\u00e9sistances \u00e0 la domination. \u00ab Tout le monde a int\u00e9r\u00eat \u00e0 comprendre l&#8217;histoire des Antillais. De savoir comment une communaut\u00e9 d\u00e9racin\u00e9e travaille \u00e0 sa reconstruction, poursuit Jean-Louis Sagot-Duvauroux. Ou encore, \u00e0 l&#8217;heure o\u00f9 la pr\u00e9carit\u00e9 s&#8217;\u00e9tend, de savoir comment ces hommes et ces femmes ont \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la soumission et r\u00e9ussi \u00e0 se lib\u00e9rer de l&#8217;esclavage. \u00bb<\/p>\n<p>La conclusion du livre de Franz Fanon (1925-1961), Peau noire, masques blancs (5) ne dit pas autre chose : \u00ab Moi, l&#8217;homme de couleur, je ne veux qu&#8217;une chose : que jamais l&#8217;instrument ne domine l&#8217;homme. Que cesse l&#8217;asservissement de l&#8217;homme par l&#8217;homme. C&#8217;est-\u00e0-dire de moi par un autre. Qu&#8217;il me soit permis de d\u00e9couvrir et de vouloir l&#8217;homme, o\u00f9 qu&#8217;il se trouve. [&#8230;] Mon ultime pri\u00e8re : mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge ! \u00bb<\/p>\n<p>1. Auteur de Je suis noir et je n&#8217;aime pas le manioc, Max Milo \u00e9ditions, 2003.<\/p>\n<p>2. Jean-Louis Sagot-Duvauroux, On ne na\u00eet pas noir, on le devient, \u00e9d. Albin Michel, 2004.<\/p>\n<p>3. Serge Bil\u00e9, Noirs dans les camps nazis, Serpent \u00e0 plumes, 2005.<\/p>\n<p>4. Olivier P\u00e9tr\u00e9-Grenouilleau, Traites n\u00e9gri\u00e8res. Essai d&#8217;histoire globale, Gallimard, 2004.\u00a0<\/p>\n<p>5. Franz Fanon, Peau noire, masques blancs, 1re \u00e9dition 1952, r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2001, Seuil<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Le d\u00e9bat sur le colonialisme fran\u00e7ais est plus que jamais pr\u00e9sent, dans le combat de structures comme le CRAN, les Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique ou Devoirs de m\u00e9moires, ou sur les \u00e9crans, avec la sortie du film Indig\u00e8nes. Ce n&#8217;est pas suffisant. 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