{"id":2464,"date":"2006-10-01T00:00:00","date_gmt":"2006-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/lula-2-poursuivre-la-trasformation2464\/"},"modified":"2006-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-09-30T22:00:00","slug":"lula-2-poursuivre-la-trasformation2464","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2464","title":{"rendered":"Lula 2, &#8220;poursuivre la trasformation&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>**Lula est le grand favori du scrutin pr\u00e9sidentiel du 1er octobre, bien que ses supporteurs<\/p>\n<p>traditionnels lui reprochent sa realpolitik. Avec une alliance paradoxale, de l&#8217;extr\u00eame gauche au<\/p>\n<p>front lib\u00e9ral, et un \u00ab gouvernement de convergence \u00bb, Lula 2 ira-t-il plus \u00e0 gauche que Lula 1 ? Bilan et projections.**<\/p>\n<p>L e changement, voil\u00e0 notre mot d&#8217;ordre ! \u00bb, lan\u00e7ait Luiz Inacio \u00ab Lula \u00bb da Silva en prenant ses fonctions de pr\u00e9sident deux mois apr\u00e8s son \u00e9lection le 27 octobre 2002. Le Br\u00e9sil \u00e9tait en liesse : des milliers de citoyens dansaient dans les rues, brandissant les fanions rouges du Parti des travailleurs (PT). Ce parti de gauche, fond\u00e9 puis dirig\u00e9 par Lula, acc\u00e9dait pour la premi\u00e8re fois aux commandes du pays, portant les aspirations d&#8217;une gauche \u00e9largie. Quatre ans plus tard, avec 51,4 % des intentions de vote fin ao\u00fbt, Lula sera r\u00e9\u00e9lu, \u00e9ventuellement d\u00e8s le premier tour. Mais sans porter les m\u00eames espoirs de changement qu&#8217;en 2002 : il a c\u00e9d\u00e9 au pragmatisme d&#8217;une forme de realpolitik et l&#8217;image de son \u00e9quipe a \u00e9t\u00e9 ternie par des affaires de corruption.<\/p>\n<p>D\u00e8s janvier 2003, Lula apparaissait successivement au Forum social mondial et au Forum \u00e9conomique de Davos, semant le doute sur ses priorit\u00e9s. Puis, durant les quatre ann\u00e9es de son mandat, les options \u00e9conomiques de son gouvernement ont content\u00e9 le FMI et la Banque mondiale plut\u00f4t que les altermondialistes : ni la r\u00e9glementation du capital financier, ni la suspension du paiement de la dette, ni la protection de l&#8217;environnement et le combat contre les OGM n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 prises en compte. Quant \u00e0 la r\u00e9forme agraire promise au Mouvement des sans-terre (MST), elle avance \u00e0 pas de tortue.<\/p>\n<p><strong> L&#8217;orientation centriste <\/strong><\/p>\n<p>Il faut chercher les racines de cette orientation centriste dans le scrutin pr\u00e9sidentiel de 1994. Lula, pourtant favori, avait \u00e9t\u00e9 battu par le Parti social-d\u00e9mocrate br\u00e9silien (le PSDB) de Fernando Henrique Cardoso. Pour acc\u00e9der au pouvoir, le PT avait du infl\u00e9chir ses positions sous la pression et le chantage des milieux \u00e9conomiques. Auparavant, le parti revendiquait la suspension du paiement de la dette comme pr\u00e9alable \u00e0 une ren\u00e9gociation avec le FMI. Mais d\u00e8s la campagne \u00e9lectorale de 2002, il affirmait qu&#8217;il respecterait les engagements de payer pris par le pr\u00e9c\u00e9dent gouvernement.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, m\u00eame le pr\u00e9sident du PT et l&#8217;ex-premier ministre de Lula reconnaissent qu&#8217;un social-d\u00e9mocrate tel que Jos\u00e9 Serra (le maire de S\u00e3o Paulo) pourrait mener une politique plus \u00e0 gauche que l&#8217;actuel pr\u00e9sident (1). Par chance pour Lula, Serra, l&#8217;ex-ministre de la Sant\u00e9 du pr\u00e9sident Cardoso (l&#8217;homme qui avait r\u00e9sist\u00e9 aux multinationales pharmaceutiques pour imposer les m\u00e9dicaments g\u00e9n\u00e9riques au Br\u00e9sil) n&#8217;est pas dans la course pr\u00e9sidentielle 2006. C&#8217;est Geraldo Alckim, le gouverneur de l&#8217;Etat de S\u00e3o Paulo qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 comme adversaire de Lula, repr\u00e9sentant d&#8217;une alliance entre le PSDB et le Parti du front lib\u00e9ral (PFL) \u00e0 droite. Or, Alckim : un fondamentaliste des march\u00e9s proche de l&#8217;Opus Dei : n&#8217;est pas parvenu \u00e0 d\u00e9passer 21 % des intentions de vote dans les sondages, g\u00ean\u00e9 par une vague de violence orchestr\u00e9e par le crime organis\u00e9 dans son Etat.<\/p>\n<p>Alli\u00e9 du Parti communiste du Br\u00e9sil et du Parti r\u00e9publicain br\u00e9silien, Lula, \u00e9tonnemment, gagne m\u00eame le soutien de son opposition : plus de 200 maires du PSDB et du PFL se sont d\u00e9clar\u00e9s en sa faveur. Cherchant \u00e0 rallier pour assurer plus de gouvernabilit\u00e9, le pr\u00e9sident a parl\u00e9 de construire \u00ab un gouvernement de convergence \u00bb. Lula II pourrait-il diluer la pr\u00e9sence du PT dans son \u00e9quipe comme le suppute la presse continentale (2) ? Ce n&#8217;est pas le souhait du PT : \u00ab Cette \u00e9lection doit nous permettre de consolider l&#8217;h\u00e9g\u00e9monie de la gauche au gouvernement. Ce qui signifiera un gouvernement plus progressiste, avec plus de social que le pr\u00e9c\u00e9dent \u00bb, d\u00e9clarait le secr\u00e9taire international Valter Pomar \u00e0 Paris en septembre (3).<\/p>\n<p><strong> Scandale et d\u00e9missions <\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat des \u00e9lections l\u00e9gislatives (organis\u00e9es en m\u00eame temps que la pr\u00e9sidentielle) sera d\u00e9terminant sur l&#8217;orientation politique de Lula et la composition de son \u00e9quipe. En 2002, l&#8217;ensemble de la gauche repr\u00e9sentait seulement 20 % du Parlement. Ce qui avait contraint le PT \u00e0 rechercher la neutralit\u00e9 ou le soutien des grandes formations conservatrices. Particularit\u00e9 du Br\u00e9sil, les parlementaires sont traditionnellement ind\u00e9pendants des partis dont ils portent l&#8217;\u00e9tiquette. Sensibles \u00e0 la corruption, ils n&#8217;h\u00e9sitent pas \u00e0 changer d&#8217;appartenance  : l&#8217;achat de votes est courant. Les citoyens br\u00e9siliens esp\u00e9raient, avec le PT au pouvoir, la fin d&#8217;une telle pratique. Le parti de Lula n&#8217;a pourtant pas coup\u00e9 court et le scandale est arriv\u00e9, entretenu par l&#8217;opposition et des grands m\u00e9dias prompts \u00e0 critiquer la gauche. Un g\u00e2chis. D&#8217;autant plus que le PT a corrompu des d\u00e9put\u00e9s de droite pour faire voter des lois de droite (4)&#8230;<\/p>\n<p>Ce qui fait dire \u00e0 Benjamin C\u00e9sar, l&#8217;une des figures historiques du PT, en rupture avec Lula : \u00ab Le syst\u00e8me actuel repose sur une alliance paradoxale qui est renouvel\u00e9e \u00e0 chaque \u00e9lection, entre les plus riches : qui commandent toujours : et les plus pauvres : qui ne votent que tous les quatre ans&#8230; Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est Lula qui fait le lien entre ces deux dimensions, cette alliance \u00e9tant \u00e0 la fois symbolique : de par les origines sociales du pr\u00e9sident : et mat\u00e9rielle : il offre 150 milliards de r\u00e9als en int\u00e9r\u00eats aux plus riches [allusion aux taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat exorbitants pratiqu\u00e9s par le Br\u00e9sil] et distribue 10 milliards de r\u00e9als saupoudr\u00e9s sous forme de programmes sociaux au plus pauvres \u00bb (5).<\/p>\n<p>Face aux scandales, des ministres du PT ont d\u00fb d\u00e9missionner et Lula a perdu des soutiens importants. Celui de Frei Betto, par exemple, un pr\u00eatre dominicain ayant particip\u00e9 \u00e0 la gu\u00e9rilla urbaine des ann\u00e9es 1970, puis aux origines du PT et du MST. Il \u00e9tait l&#8217;assesseur sp\u00e9cial du pr\u00e9sident, coordinateur du programme \u00ab Faim z\u00e9ro \u00bb mais il a d\u00e9missionn\u00e9 sans cacher son amertume. Selon lui, le PT est devenu un simple instrument de prise de pouvoir, laissant de c\u00f4t\u00e9 l&#8217;organisation des travailleurs et les exclus. \u00ab Je continuerai \u00e0 voter Lula, parce que, parmi les candidats, je pr\u00e9f\u00e8re celui qui au moins n&#8217;a pas criminalis\u00e9 les mouvements sociaux ni tent\u00e9 de les coopter \u00bb a-t-il affirm\u00e9 (6). A l&#8217;instar de la gauche du PT, Frei Betto critique la politique \u00e9conomique du pr\u00e9sident et consid\u00e8re qu&#8217;un programme social caritatif ne suffit pas : le Br\u00e9sil a besoin de changements structurels.<\/p>\n<p><strong> R\u00e9formes et d\u00e9ceptions <\/strong><\/p>\n<p>Lula, l&#8217;enfant des terres pauvres du Nordeste, le r\u00e9sistant \u00e0 la dictature, l&#8217;ex-m\u00e9tallo syndicaliste, a donc vu ses appuis se modifier profond\u00e9ment. Au MST, c&#8217;est la lenteur de la r\u00e9forme agraire bloqu\u00e9e par les grands propri\u00e9taires terriens qui d\u00e9senchante. Les militants admettent n\u00e9anmoins une diminution de la r\u00e9pression lors des manifestations et des occupations de terre. Certes, en d\u00e9pit des dol\u00e9ances, les syndicalistes entendent rester fid\u00e8les \u00e0 leur ancien companhiero. La Centrale unique des travailleurs (CUT), la plus importante conf\u00e9d\u00e9ration syndicale d&#8217;Am\u00e9rique latine (7,7 millions d&#8217;adh\u00e9rents), a renouvel\u00e9 son soutien, reconnaissant des progr\u00e8s sociaux ind\u00e9niables comme la revalorisation du revenu minimum, pass\u00e9 de 50 \u00e0 150 euros en trois ans. Cependant, l&#8217;extr\u00eame gauche de la CUT a fait scission en cr\u00e9ant \u00ab Conlutas \u00bb.<\/p>\n<p>M\u00eame au sein de son parti, le bilan mitig\u00e9 de Lula a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une crise. D\u00e9\u00e7ue par \u00ab un processus \u00e9conomique qui concentre les richesses et maintient les in\u00e9galit\u00e9s \u00bb, la direction du PT a \u00e9mis des critiques. Le \u00ab camp majoritaire \u00bb de Lula (centre-gauche) a perdu la majorit\u00e9 absolue \u00e0 la direction nationale. \u00ab On peut critiquer de l&#8217;int\u00e9rieur et rester conscient que Lula est le garant de l&#8217;espoir \u00bb, pr\u00e9cise le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral Raul Pont (7). Une partie de l&#8217;aile gauche du PT a fait d\u00e9fection \u00e0 Lula, portant ses voix soit vers les partis sociaux-d\u00e9mocrates, soit vers l&#8217;abstention ou encore vers le Parti du socialisme et de la libert\u00e9 (PSOL) dirig\u00e9 par la dissidente Heloisa Helena, qui a repris le flambeau des luttes traditionnelles du PT (8,6 % des intentions de vote).<\/p>\n<p>Conscient des d\u00e9sillusions qu&#8217;il a g\u00e9n\u00e9r\u00e9, Lula martelait en campagne : \u00ab Le r\u00eave n&#8217;est pas fini, l&#8217;espoir n&#8217;est pas mort. \u00bb Aux militants de son parti, il a propos\u00e9 de \u00ab poursuivre la transformation \u00bb, n&#8217;appelant plus au changement, mais \u00e0 l&#8217;approfondissement des r\u00e9formes. \u00ab Pour un Br\u00e9sil plus juste et plus ind\u00e9pendant. \u00bb Mais le Br\u00e9sil de Lula a bien du mal \u00e0 \u00eatre plus juste : 10 % de la population contr\u00f4le toujours la moiti\u00e9 des richesses. Comment Lula II pourrait-il changer cette triste r\u00e9alit\u00e9 sans un franc virage \u00e0 gauche ?<\/p>\n<p><strong> Bilan \u00e9conomique <\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement de Lula a r\u00e9sist\u00e9 aux privatisations. Il a aussi augment\u00e9 le revenu minimum et multipli\u00e9 les prestations sociales pour les plus d\u00e9munis. Pour le reste, sa politique \u00e9conomique pr\u00eate \u00e0 des pol\u00e9miques. Taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat \u00e9lev\u00e9s et rigueur budg\u00e9taire l&#8217;ont caract\u00e9ris\u00e9e. L&#8217;inflation a \u00e9t\u00e9 jugul\u00e9e, mais, comme l&#8217;a point\u00e9 la Conf\u00e9rence nationale des \u00e9v\u00eaques (alli\u00e9s historiques de Lula), le pays est devenu \u00ab un paradis financier \u00bb. En 2005, le Br\u00e9sil a connu une croissance mod\u00e9r\u00e9e de 2,3 % et, pourtant, le secteur bancaire a engrang\u00e9 les plus gros b\u00e9n\u00e9fices de son histoire. On reproche \u00e0 Lula cette concentration des revenus au profit du capital financier et non du travail. Le remboursement par anticipation au FMI de la totalit\u00e9 des 15,5 milliards de dollars de dette arrivant \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance en 2007 est aussi sujet \u00e0 caution : si cette mesure rassure les investisseurs \u00e9trangers, elle se paie au d\u00e9triment des d\u00e9penses sociales. Le service de la dette au Br\u00e9sil repr\u00e9sente 3,5 fois la somme des d\u00e9penses destin\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation, \u00e0 la sant\u00e9 et \u00e0 la r\u00e9forme agraire.<\/p>\n<p><strong> Bolsa Familia <\/strong><\/p>\n<p>Lula doit en grande partie ses nouveaux fid\u00e8les au programme \u00ab Bolsa Familia \u00bb, cr\u00e9\u00e9 en octobre 2003, regroupant diff\u00e9rentes allocations : 77 % des familles pauvres (9 millions de familles) re\u00e7oivent entre 20 et 45 euros par mois. La moiti\u00e9 des destinataires de cette aide sociale vivent dans le Nordeste o\u00f9 60 % de la population est sous-aliment\u00e9e. Toutefois, la gauche r\u00e9clame de v\u00e9ritables changements qui assurent durablement une meilleure r\u00e9partition des richesses et des moyens de production. Dans ce cadre, la r\u00e9forme agraire est tr\u00e8s attendue. Mais l&#8217;objectif d&#8217;installer un million de familles dans les campagnes a \u00e9t\u00e9 diminu\u00e9 de moiti\u00e9. Point positif, la r\u00e9pression des mouvements sociaux a \u00e9t\u00e9 moindre sous le<\/p>\n<p>gouvernement Lula. <\/p>\n<p><strong> Ecologie et d\u00e9veloppement \u00e9conomique <\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9forestation de l&#8217;Amazonie est un des points critiques, m\u00eame si des efforts ont \u00e9t\u00e9 faits. Le gouvernement a en effet mis en place des mesures de pr\u00e9vention et des sanctions envers les responsables. Mais la loi approuv\u00e9e par Lula en mars 2006 qui r\u00e9gule l&#8217;exploitation \u00e9conomique de la for\u00eat amazonienne, est tr\u00e8s pol\u00e9mique : elle permet \u00e0 des entreprises priv\u00e9es d&#8217;obtenir des concessions pour exploiter les for\u00eat publiques. Ses d\u00e9tracteurs parlent de \u00ab privatisation de l&#8217;Amazonie \u00bb. Ses d\u00e9fenseurs appuient les arguments du gouvernement et voient dans cette solution une fa\u00e7on d&#8217;exercer un contr\u00f4le, d&#8217;encourager une exploitation \u00ab durable \u00bb sous conditions, tout en permettant \u00e0 l&#8217;Etat, \u00e0 travers la perception d&#8217;une redevance, de financer sa gestion \u00e9cologique de la for\u00eat. Autre point critique : l&#8217;augmentation des zones cultiv\u00e9es avec des OGM. D&#8217;une part, Lula a autoris\u00e9 en 2003 la r\u00e9colte de soja transg\u00e9nique produit ill\u00e9galement dans l&#8217;Etat du Rio Grande Do Sul, arguant que les pertes \u00e9conomiques seraient insoutenables pour les agriculteurs si on n&#8217;autorisait pas la r\u00e9colte. D&#8217;autre part, il a ratifi\u00e9 en 2005 la loi sur la bios\u00e9curit\u00e9 qui l\u00e9galise la recherche et la culture transg\u00e9nique au Br\u00e9sil, moyennant le respect d&#8217;une s\u00e9rie de crit\u00e8res et sous le contr\u00f4le d&#8217;une commission sp\u00e9ciale (8).<\/p>\n<p><strong> Stabilisation dans la r\u00e9gion <\/strong><\/p>\n<p>Pour l&#8217;Am\u00e9rique latine, la r\u00e9\u00e9lection de Lula serait plut\u00f4t une bonne nouvelle. Car sa politique ext\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment de stabilisation : avec Lula \u00e0 la pr\u00e9sidence, les possibilit\u00e9s d&#8217;une intervention \u00e9tasunienne au Venezuela sont moindres et l&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale avance en d\u00e9pit de conflits d&#8217;int\u00e9r\u00eats. L&#8217;\u00e9quilibre des relations dans la r\u00e9gion se redessine donc au d\u00e9triment du bipolarisme traditionnel face \u00e0 Washington. Cette politique irrite le gouvernement de George Bush, conscient du r\u00f4le pivot de Brasilia dans une Am\u00e9rique latine de plus en plus \u00e0 gauche. En outre, dans les n\u00e9gociations \u00e0 l&#8217;OMC, la diplomatie Sud-Sud de Lula a insuffl\u00e9 des rapports de force moins in\u00e9gaux \u00e0 travers le G20 (groupe des pays en d\u00e9veloppement).<\/p>\n<p>1. Raul Zibechi, \u00ab Vers la r\u00e9\u00e9lection de Lula \u00bb, La Jornada, 24 mars 2006.<\/p>\n<p>2. \u00ab Le pr\u00e9sident br\u00e9silien cherche un second mandat de convergence \u00bb, Clarin, 28 ao\u00fbt 2006 ; \u00ab Lula continue \u00e0 gagner des soutiens \u00bb, Becha, 1er septembre 2006.<\/p>\n<p>3. \u00ab Lula promet un second mandat plus \u00e0 gauche \u00bb, La Tribune, 5 septembre 2006.<\/p>\n<p>4. Ignacio Ramonet, \u00ab Br\u00e9sil, le g\u00e2chis \u00bb, Le Monde Diplomatique, octobre 2005.<\/p>\n<p>5. \u00ab Le triste destin du Parti des travailleurs \u00bb, Cesar Benjamin, O Estado de Sao Paulo, 16 juin 2005.<\/p>\n<p>6. Raul Zibechi, \u00ab Loin du pouvoir, proche des mouvements sociaux \u00bb, La Jornada, 25 f\u00e9vrier 2006.<\/p>\n<p>7. \u00ab Lula, candidat \u00e0 sa r\u00e9\u00e9lection au nom des r\u00e9formes \u00bb, Le Monde, 27 juin 2006.<\/p>\n<p>8. \u00ab Politique environnementale versus d\u00e9veloppement \u00e9conomique \u00bb, Noticias Aliadas, 2 mars 2006.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>**Lula est le grand favori du scrutin pr\u00e9sidentiel du 1er octobre, bien que ses supporteurs traditionnels lui reprochent sa realpolitik. Avec une alliance paradoxale, de l&#8217;extr\u00eame gauche au front lib\u00e9ral, et un \u00ab gouvernement de convergence \u00bb, Lula 2 ira-t-il plus \u00e0 gauche que Lula 1 ? 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