{"id":2385,"date":"2006-11-01T00:00:00","date_gmt":"2006-10-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/revolte-des-banlieues-un-an-apres2385\/"},"modified":"2023-06-23T23:05:44","modified_gmt":"2023-06-23T21:05:44","slug":"revolte-des-banlieues-un-an-apres2385","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2385","title":{"rendered":"R\u00e9volte des banlieues, un an apr\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Le m\u00e9pris <\/p>\n<p>Il y a un an se d\u00e9roulait dans les quartiers populaires l&#8217;un des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux les plus bouleversants depuis 1968. Trois semaines de r\u00e9voltes, 10 000 v\u00e9hicules br\u00fbl\u00e9s et 250 millions d&#8217;euros de d\u00e9g\u00e2ts, 5 000 interpellations et 600 condamnations \u00e0 la prison auront-ils permis \u00e0 ces jeunes en col\u00e8re d&#8217;\u00eatre entendus ? Le bilan aupr\u00e8s des acteurs de terrain n&#8217;est gu\u00e8re encourageant.<\/p>\n<p>\u00ab Aucun signe d&#8217;apaisement dans les quartiers populaires. \u00bb Nadhera Beletreche, 24 ans, \u00e0 l&#8217;origine du collectif Racailles de France (1), n&#8217;est gu\u00e8re optimiste. La structure est n\u00e9e dans la foul\u00e9e des r\u00e9voltes de novembre 2005, de celle qui, comme ACLEFEU (2) ou Devoirs de m\u00e9moires (3) ont tent\u00e9 de mettre des mots sur la col\u00e8re. En f\u00e9vrier 2006, de mani\u00e8re \u00ab spontan\u00e9e \u00bb, elle a r\u00e9uni une vingtaine de personnes de son entourage autour d&#8217;un appel et d&#8217;une action spectaculaire, la pose d&#8217;une plaque comm\u00e9morative sauvage devant le Panth\u00e9on. On pouvait y lire \u00ab Aux grands hommes de France, \u00e0 la m\u00e9moire des grands-parents de la racaille qui furent de tous les combats pour la libert\u00e9 de la France \u00bb.<\/p>\n<p>Un an apr\u00e8s, qu&#8217;est devenue cette col\u00e8re ? Est-elle toujours aussi vive ? A-t-elle pu se transformer en objet politique digne de respect ? Aujourd&#8217;hui, le regard sur ces trois semaines d&#8217;expression d&#8217;une intense col\u00e8re semble avoir \u00e9volu\u00e9. Des plus manipulatrices &#8211; les \u00e9meutiers \u00e9taient t\u00e9l\u00e9guid\u00e9s par les islamistes &#8211; aux plus farfelues &#8211; les \u00e9meutes s&#8217;expliquent par la polygamie &#8211; les analyses se concentrent tout de m\u00eame sur des questions qui font (presque) consensus. Les r\u00e9voltes, terme qui a progressivement gagn\u00e9 en l\u00e9gitimit\u00e9, sont bien le fait du ch\u00f4mage, de la discrimination, de la rel\u00e9gation urbaine ou encore des rapports d\u00e9grad\u00e9s entre habitants des quartiers populaires et police. Ce que les sociologues Didier Lapeyronnie et Laurent Mucchielli appellent \u00ab  l&#8217;humiliation d\u00e9multipli\u00e9e \u00bb. Le rapport des renseignements g\u00e9n\u00e9raux (RG), qui fut l&#8217;objet d&#8217;une fuite opportune dans le Parisien, a beaucoup contribu\u00e9 \u00e0 une prise de conscience massive. Le mouvement, selon le rapport, \u00ab s&#8217;apparente \u00e0 une r\u00e9volte populaire des cit\u00e9s \u00bb. \u00ab Ceux qui ont saccag\u00e9 les cit\u00e9s avaient en commun l&#8217;absence de perspective et d&#8217;investissement par le travail dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise. \u00bb Il stipule en outre l&#8217;absence de ca\u00efds ou d&#8217;islamistes chez les \u00e9meutiers. Pour les RG, \u00ab il est \u00e0 craindre, poursuit le document, que tout nouvel accident fortuit, d\u00e9c\u00e8s d&#8217;un jeune par exemple, provoque une nouvelle flamb\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \u00bb <\/p>\n<p><strong> Discriminations multiples <\/strong><\/p>\n<p>Les regards changent, et pourtant. \u00ab Tout le monde le sent, le second round dans les quartiers populaires ne saurait tarder. Il sera \u00e2pre. \u00bb C&#8217;est en l&#8217;occurrence Youssef Boussoumah, des Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique (4) qui le dit mais la chose fait consensus chez les militants proches du terrain et des quartiers populaires. \u00ab Quand les violences se sont arr\u00eat\u00e9es en novembre 2005, nous parlions d&#8217;une tr\u00eave, certainement pas d&#8217;une fin \u00bb, se souvient Boualam Azahoum, de Divercit\u00e9, association active dans la banlieue lyonnaise. Comme Racailles de France ou Devoirs de m\u00e9moire, les Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique estiment indispensable la restauration d&#8217;un pass\u00e9 non dig\u00e9r\u00e9 et le retour sur les tabous historiques, arguant que le pr\u00e9sent nest pas n\u00e9 ex-nihilo, qu&#8217;il est le produit d&#8217;une Histoire. Pour Houria Bouteldja et Youssef Boussoumah, militants de ce mouvement, le constat est toujours aussi inqui\u00e9tant qu&#8217;il y a un an. \u00ab Apr\u00e8s ce qui s&#8217;est pass\u00e9, la plupart continuent de parler de la r\u00e9volte des quartiers comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une crise sociale classique opposant des citoyens de plein droit \u00e0 leur Etat mais en m\u00eame temps leur attitude d\u00e9note une r\u00e9f\u00e9rence nette aux situations coloniales, expliquent-ils. L&#8217;Etat et les d\u00e9cideurs politiques ont tout fait pour masquer cette \u00e9vidence : les quartiers populaires subissent un syst\u00e8me de gestion politique, administrative, \u00e9conomique et culturelle qui place la question de l&#8217;origine, de la race au c\u0153ur de la stigmatisation. Celle-ci se nourrit, se ressource selon des sch\u00e9mas h\u00e9rit\u00e9s de l&#8217;exp\u00e9rience coloniale. M\u00eame si discrimination sociale et raciale sont intimement imbriqu\u00e9es. Il s&#8217;agit d&#8217;une double oppression, de race et de classe \u00bb.<\/p>\n<p>Comme le constate associations et collectifs impliqu\u00e9s, le sociologue Michel Kokoreff (5), qui montre une v\u00e9ritable connaissance de terrain, estime que ceux qui se sont exprim\u00e9s dans la violence sont \u00ab m\u00e9pris\u00e9s \u00bb, \u00ab rel\u00e9gu\u00e9s \u00bb, \u00ab stigmatis\u00e9s \u00bb et \u00ab racis\u00e9s \u00bb. \u00ab Car c&#8217;est un fait, poursuit-il, les habitants des quartiers en question qui ont br\u00fbl\u00e9 des voitures \u00e9taient en grande majorit\u00e9 des Fran\u00e7ais issus de l&#8217;immigration, victimes de discriminations multiples. \u00bb Pour Boualam Azahoum, \u00e0 Lyon, il semble aussi qu&#8217;on \u00ab ne pardonne pas aux classes populaires d&#8217;avoir pris la parole \u00bb. De son c\u00f4t\u00e9, Nadhera Beletreche estime que la rel\u00e9gation scolaire peut encore faire p\u00e9ter les quartiers et explique la forme qu&#8217;a pris cette explosion. Avec son bac + 4 en philo, elle refuse de se d\u00e9solidariser des \u00e9meutiers de novembre. \u00ab On ne consid\u00e8re pas qu&#8217;on a fait des \u00e9tudes parce qu&#8217;on a \u00e9t\u00e9 bien \u00e9duqu\u00e9s ou qu&#8217;on est plus courageux que les autres. On se consid\u00e8re comme des rescap\u00e9s. D&#8217;autres n&#8217;ont pas eu cette chance et ont de bonnes raisons de casser : ghetto\u00efsation, s\u00e9gr\u00e9gation, rel\u00e9gation scolaires, discrimination&#8230; On a beaucoup reproch\u00e9 \u00e0 la crise du mois de novembre de ne pas avoir permis de porter un discours articul\u00e9, mais on ne peut pas demander \u00e0 des gens d&#8217;avoir un discours bien structur\u00e9 quand on les abat intellectuellement. Quand on envoie tout le monde en BEP ou en CAP, on ne peut pas en m\u00eame temps leur demander d&#8217;\u00eatre calmes, d&#8217;analyser leur situation et d&#8217;exprimer les choses en montant des associations. \u00bb L&#8217;indispensable pr\u00e9alable est peut-\u00eatre de reconna\u00eetre le contenu politique des mouvements de novembre, m\u00eame dans son chaos et sa d\u00e9sorganisation.<\/p>\n<p>Pour Michel Kokoreff, il reste dans ce domaine du chemin \u00e0 parcourir. \u00ab La d\u00e9politisation des \u00e9meutes est une constante, avance-t-il, pour ne pas dire un invariant historique. Dans une soci\u00e9t\u00e9 comme la n\u00f4tre, o\u00f9 la culture politique et syndicale reste tr\u00e8s pr\u00e9gnante, il y a une totale incompr\u00e9hension des formes de socialisation politique non conventionnelles des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations, en particulier celles qui habitent les quartiers et les cit\u00e9s populaires. On dit : \u00abils n&#8217;ont pas de revendications\u00bb, \u00abil n&#8217;y a pas d&#8217;\u00e9crits, pas de messages\u00bb, \u00abils ne savent pas s&#8217;exprimer\u00bb, etc. Mais voil\u00e0, ils br\u00fblent des voitures ! Les actes parlent aussi, non ? Il suffit de leur donner la parole pour comprendre ce qui alimente leur \u00abrage\u00bbou leur \u00abcol\u00e8re\u00bb. Les blogs, par exemple, ne se r\u00e9duisent pas \u00e0 des appels \u00e0 la violence et au jeu des r\u00e9putations entre cit\u00e9s ! Idem pour le rap ou le slam. Que dire des associations qui se sont cr\u00e9\u00e9es au moment ou apr\u00e8s les \u00e9meutes ? Tout cela existe bel et bien, ce ne sont pas des fantasmes. Pourtant on fait comme si ces modes d&#8217;expression n&#8217;existaient pas et n&#8217;avaient aucune signification politique. \u00bb<\/p>\n<p><strong> Silence des partis <\/strong><\/p>\n<p>Pour les Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique \u00e9galement, la port\u00e9e politique de la r\u00e9volte n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 prise en compte y compris par la gauche. \u00ab Que dire de la justice exp\u00e9ditive appliqu\u00e9e mais surtout que penser du refus de reconna\u00eetre le caract\u00e8re politique des d\u00e9lits et du refus de la classe politique, de droite bien s\u00fbr mais aussi de gauche et m\u00eame de la Ligue des droits de l&#8217;Homme de soutenir la revendication d&#8217;amnistie ? \u00bb Au niveau de la politique locale, les Indig\u00e8nes ne sont gu\u00e8re plus optimistes. \u00ab On a le sentiment que la plupart des municipalit\u00e9s esp\u00e8rent encore s&#8217;en tirer avec les vieilles recettes et bricolages du paternalisme municipal, faites de combinaisons, de claques dans le dos et de nouveaux grands fr\u00e8res. \u00bb Quand il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un recours \u00ab majoritaire \u00bb \u00e0 la \u00ab gestion s\u00e9curitaire \u00bb. Un bemol tout de m\u00eame. \u00ab Quelques municipalit\u00e9s, il faut le dire, font des efforts, surtout en Seine-Saint-Denis, mais elles sont d\u00e9munies mat\u00e9riellement. \u00bb En effet, l&#8217;\u00e9cole, le logement, l&#8217;emploi, le rapport \u00e0 la police ou encore \u00e0 la justice sont loin de n&#8217;\u00eatre que du ressort municipal. Sur ce point, le divorce des partis de gauche et des cit\u00e9s, notamment mis en \u00e9vidence par Olivier Masclet (6), Michel Kokoreff, est plus nuanc\u00e9. \u00ab Ce n&#8217;est pas forc\u00e9ment vrai partout \u00bb, dit-il. Un bilan s&#8217;impose pour mieux faire le compte des actions qui ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es depuis, \u00ab un chantier important de la d\u00e9mocratie locale \u00bb, commente-t-il. \u00ab Il n&#8217;en existe pas moins une incapacit\u00e9 presque structurelle de la classe politique actuelle \u00e0 prendre langue avec ce qu&#8217;il faut bien appeler les \u00abnouvelles classes populaires\u00bb, poursuit-il. Le PS est muet sur cette question, privil\u00e9giant les classes moyennes : fussent-elles \u00abd\u00e9class\u00e9es\u00bb. Pourtant, certains de ses t\u00e9nors : et non des moindres : connaissent bien les banlieues ! Les Verts ont lanc\u00e9 une r\u00e9flexion sur ce que certains jeunes militants ont rebaptis\u00e9s \u00abzone d&#8217;\u00e9cologie populaire\u00bb (Voir p. 15), mais ils restent de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale peu audibles. Au PCF, des voies s&#8217;\u00e9l\u00e8vent pour remettre la question des quartiers populaires au c\u0153ur de la campagne pr\u00e9sidentielle mais elles paraissent isol\u00e9es. Quant \u00e0 la \u00abgauche de la gauche\u00bb, on l&#8217;a peu entendue sur cette question. De sorte que, du moins pour l&#8217;instant, les cat\u00e9gories populaires, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, ne sont pas au centre de la r\u00e9flexion politique. Or il faut le rappeler : le choc du 21 avril a traduit une forte d\u00e9saffection de l&#8217;\u00e9lectorat populaire \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de Lionel Jospin, ainsi qu&#8217;une progression de l&#8217;abstention, notamment par rapport \u00e0 1995. Il y a donc l\u00e0 un enjeu fondamental sur lequel il est urgent de r\u00e9fl\u00e9chir. \u00bb<\/p>\n<p><strong> Exasp\u00e9ration collective <\/strong><\/p>\n<p>Alors, que reste-t-il pour se voir repr\u00e9senter dignement ? Pour les Indig\u00e8nes, la grande nouveaut\u00e9, ce sont \u00ab les listes autonomes qui commencent \u00e0 fleurir pour les municipales \u00bb. C&#8217;est aussi ce que nous disait en d\u00e9cembre dernier le militant de Divercit\u00e9, Boualam Azahoum. Un \u00ab fr\u00e9missement politique \u00bb, avait-il d\u00e9crit. Un an apr\u00e8s, l&#8217;enthousiasme est retomb\u00e9. Le militant de longue date des quartiers populaires de Lyon affiche un certain d\u00e9couragement : \u00ab Un an apr\u00e8s, qu&#8217;est ce qui a chang\u00e9 ? Disons que les r\u00e9voltes auront permis \u00e0 Azouz Begag de prolonger son CDD \u00bb, ironise-t-il. Les initiatives prises au lendemain des r\u00e9voltes ont fait long feu. On parlait d&#8217;une liste en pr\u00e9vision des municipales. On n&#8217;en entend plus parler depuis la fin de l&#8217;hiver. \u00ab Jusqu&#8217;en mars, il y avait des r\u00e9unions de quartier hebdomadaires sur la construction d&#8217;une liste. Et puis la d\u00e9sillusion a repris le dessus. \u00bb Autre inqui\u00e9tude, la tr\u00e8s mauvaise sant\u00e9 du tissus associatif. \u00ab Depuis dix ans, on assiste a une lamination des associations de quartiers. \u00bb \u00ab Les habitants sont en col\u00e8re, raconte-t-il. Aujourd&#8217;hui, les personnes qui sont all\u00e9es en prison au lendemain des \u00e9meutes sont dehors. Si on compte les personnes mises en cause, celles victimes d&#8217;une justice exp\u00e9ditive, les familles et leur entourage, \u00e7a fait beaucoup d&#8217;amertume. Ceux qui esp\u00e9raient que cette prise de parole changeraient quelque chose sont encore plus en col\u00e8re \u00bb, s&#8217;indigne-t-il. Pour le militant associatif, cette col\u00e8re est aujourd&#8217;hui partag\u00e9e par les familles. \u00ab On nous parle \u00e9conomie souterraine et d\u00e9linquants qui prot\u00e8gent leur business&#8230; C&#8217;est une petite partie de la r\u00e9alit\u00e9. La r\u00e9alit\u00e9, c&#8217;est qu&#8217;il y a une m\u00e9fiance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e envers la police, pas seulement des jeunes mais des m\u00e8res de familles, des personnes plus \u00e2g\u00e9es. \u00bb<\/p>\n<p>Pour Michel Kokoreff, c&#8217;est le principal probl\u00e8me pos\u00e9 par les \u00e9meutes de novembre et un an apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements, cette question \u00ab n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 clairement pos\u00e9e ou encore moins trait\u00e9e \u00bb. Loin de r\u00e9gler les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s dans les \u00ab zones urbaines sensibles \u00bb, le traitement policier \u00ab contribue \u00e0 attiser les tensions et \u00e0 renforcer l&#8217;exasp\u00e9ration collective, pas seulement des jeunes mais de bien des adultes qui en ont marre d&#8217;\u00eatre trait\u00e9s comme des non-citoyens \u00bb. Le collectif AC LEFEU a permis d&#8217;avoir sur ce point un \u00e9l\u00e9ment quantitatif int\u00e9ressant. Pendant tout l&#8217;\u00e9t\u00e9, le collectif a parcouru la France pour recueillir pr\u00e8s de 12 000 dol\u00e9ances aupr\u00e8s de 20 000 personnes. Le rapport \u00e0 la police arrive en t\u00eate des pr\u00e9occupations des habitants des quartiers populaires, avec le ch\u00f4mage. A leur retour, les militants d&#8217;AC LEFEU ont sollicit\u00e9 Jean-Louis Debr\u00e9 pour accueillir le document. \u00ab Vous n&#8217;aurez qu&#8217;\u00e0 le laisser au gardien \u00bb, a fait r\u00e9pondre le pr\u00e9sident de l&#8217;Assembl\u00e9e nationale. <\/p>\n<p>1. http:\/\/racaillesdefrance.net<\/p>\n<p>2. http:\/\/aclefeu.blogspot.com\/<\/p>\n<p>3. http:\/\/collectifddm.free.fr\/collectif.htm<\/p>\n<p>4. www.indigenes-republique.org\/<\/p>\n<p>5. Enseignant \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Paris-V, Michel Kokoreff a coordonn\u00e9, avec Patricia Osganian et Patrick Simon, le n\u00b044 de la revue Mouvements, mars-avril 2006. Il est l&#8217;auteur de La Force des quartiers de la d\u00e9linquance \u00e0 l&#8217;engagement politique, 2003, Payot.<\/p>\n<p>6. Olivier Masclet, La Gauche et les cit\u00e9s. Enqu\u00eate sur un rendez-vous manqu\u00e9, La Dispute, 2003.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-2385 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/indigenes_bandeau-0f6.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/indigenes_bandeau-0f6-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"R\u00e9volte des banlieues, un an apr\u00e8s\" aria-describedby=\"gallery-1-14275\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14275'>\n\t\t\t\tR\u00e9volte des banlieues, un an apr\u00e8s\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Le m\u00e9pris <\/p>\n","protected":false},"author":569,"featured_media":14275,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[326],"class_list":["post-2385","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-quartiers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2385","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/569"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2385"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2385\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14275"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2385"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2385"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2385"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}