{"id":23,"date":"1995-07-01T00:00:00","date_gmt":"1995-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/banlieues-les-fenetres-de-la-ville023\/"},"modified":"1995-07-01T00:00:00","modified_gmt":"1995-06-30T22:00:00","slug":"banlieues-les-fenetres-de-la-ville023","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=23","title":{"rendered":"Banlieues, les fen\u00eatres de la ville"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">  Apr\u00e8s la ville, Regards poursuit sa r\u00e9flexion sur le sujet sensible de la banlieue. S&#8217;agit-il de lieux sp\u00e9cifiquement d\u00e9favoris\u00e9s ? Ou d&#8217;extensions de la villeet de sa crise ? Contribution au n\u00e9cessaire d\u00e9bat. <\/p>\n<p>Violences, \u00e9meutes, vandalisme, incendies, bavures polici\u00e8res, morts&#8230; Crise des banlieues, mal de vivre&#8230; Une litanie, triste et sempiternelle, comme une mal\u00e9diction. On l&#8217;a encore entendue en juin. Cette fois, c&#8217;\u00e9tait \u00e0 Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Avant&#8230; Il y a eu d\u00e9j\u00e0 tant d&#8217;autres noms de villes. Pendant ce temps, sur les \u00e9crans, on joue la Haine. Son r\u00e9alisateur, Mathieu Kassovitz, confie aux Inrockuptibles (1): &#8221; La cit\u00e9 (o\u00f9 s&#8217;est fait le tournage, NDLR) n&#8217;\u00e9tait pas un d\u00e9potoir, on s&#8217;est m\u00eame dit en arrivant que ce n&#8217;\u00e9tait pas si d\u00e9sagr\u00e9able. Pourtant il y a eu trois morts pendant le tournage&#8230; On n&#8217;imagine pas, les m\u00f4mes de 12 ans ont des couteaux&#8230; Le samedi pr\u00e9c\u00e9dant le tournage il y a eu une \u00e9meute, ils ont cass\u00e9 la gare, ils ont tout d\u00e9fonc\u00e9&#8230; Je ne vois pas comment la spirale vers le bas pourrait s&#8217;arr\u00eater, je ne vois pas ce qui pourrait la stopper&#8230;&#8221;Propos sans espoir, en r\u00e9sonance avec ceux d&#8217;Adil Jazouli, le directeur de Banlieuscopies, qui r\u00e9clame &#8221; un plan Marshall pour sauver les banlieues &#8221; et alerte sur les ruptures: d\u00e9chirures des familles, rapports d\u00e9pendants et agressifs avec les institutions publiques et leurs agents, ch\u00f4mage des jeunes, \u00e9chec visible, manque de pr\u00e9sence et de coordination des services&#8230; D&#8217;autres analyses sont moins cat\u00e9goriques.&#8221; A chaque \u00e9tape de son histoire, expose Claude Pennetier (2), la banlieue a inspir\u00e9 des images diversifi\u00e9es et oppos\u00e9es. Les inqui\u00e9tudes sociales du pass\u00e9 sont att\u00e9nu\u00e9es par la d\u00e9sindustrialisation et l&#8217;effritement de la banlieue rouge, mais une d\u00e9gradation de la vie urbaine dans l&#8217;habitat collectif fait rena\u00eetre des formes nouvelles de la peur des &#8221; classes dangereuses &#8220;. La crise de la banlieue n&#8217;est qu&#8217;un des aspects de la crise urbaine, elle en est le r\u00e9v\u00e9lateur et elle nous apprend plus sur l&#8217;\u00e9tat de notre soci\u00e9t\u00e9 que sur les sp\u00e9cificit\u00e9s des p\u00e9riph\u00e9ries urbaines.&#8221; Les classes dangereuses ? L&#8217;\u00e9ditorialiste du Figaro Magazine (3), s&#8217;en pr\u00e9occupe beaucoup, inquiet qu&#8217;il est surtout du vote des &#8221; Fran\u00e7ais de souche qui n&#8217;ont pu abandonner ces quartiers en d\u00e9sh\u00e9rence &#8220;, face \u00e0 ces jeunes &#8221; insurg\u00e9s contre tout, t\u00eate vide et nerfs \u00e0 vif &#8220;.<\/p>\n<p> <strong>  Banlieue, un mot qui g\u00e9n\u00e9ralise des situations compl\u00e8xes et contrast\u00e9es  <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;ethnologue Alain Hayot insiste, lui, sur l&#8217;impr\u00e9cision du mot banlieue, trop globalisant, qui g\u00e9n\u00e9ralise des situations tr\u00e8s complexes et contrast\u00e9es. Dans ces cit\u00e9s, vivent des familles noy\u00e9es dans les difficult\u00e9s, d&#8217;autres qui ont un rapport normal au travail et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, des associations de toutes sortes&#8230; A Marseille, dit-il, les banlieues n&#8217;existent pas, les quartiers populaires sont dans la ville, et si les jeunes de Mantes-la-Jolie ne peuvent s&#8217;identifier \u00e0 Paris, ceux de la Castellane peuvent, eux, s&#8217;identifier \u00e0 Marseille. Dans ces quartiers populaires, dont Mathieu Kassovitz souligne aussi combien &#8221; les codes et les comportements changent de cit\u00e9 \u00e0 cit\u00e9 &#8220;, le monde ouvrier &#8221; ne se trouve plus majoritairement repr\u00e9sent\u00e9 &#8220;. L&#8217;\u00e9volution de l&#8217;industrie a rompu le lien entre l&#8217;habitat et le travail, qui est pourtant un facteur essentiel du processus d&#8217;int\u00e9gration sociale. Une vision apocalyptique des banlieues est sans doute critiquable en ce qu&#8217;elle nie leur complexit\u00e9, mais les situations ont beau \u00eatre vari\u00e9es, les causes de ruptures tr\u00e8s graves, surtout celles du rapport au travail, se retrouvent partout. Pour Daniel B\u00e9har et Philippe Est\u00e8be (4), les grands ensembles ne concentrent pas toute la mis\u00e8re du monde, mais signalent un double processus de fragmentation urbaine et de pr\u00e9carisation sociale: la ville semble \u00e9clat\u00e9e en morceaux pendant que le rapport salarial se distend au point de priver de perspective de promotion une part croissante de gens. L&#8217;Institut d&#8217;am\u00e9nagement et d&#8217;urbanisme d&#8217;Ile de France a \u00e9tabli, en se fondant sur le recensement de 1990, une cartographie des 82 quartiers de la r\u00e9gion les plus en difficult\u00e9. Habit\u00e9s essentiellement par des ouvriers et employ\u00e9s, ils ont un trait commun,le ch\u00f4mage, qui d\u00e9passe quelquefois 20%. Deux contextes diff\u00e9rents le favorisent: soit ces quartiers logent la main d&#8217;oeuvre locale des secteurs industriels en d\u00e9clin, comme l&#8217;automobile le long de la Seine, soit ils accueillent, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la capitale et des villes industrielles, une population tr\u00e8s pauvre. Certains d&#8217;entre eux sont en dehors des banlieues m\u00eames, g\u00e9ographiquement coup\u00e9s par l&#8217;autoroute ou la voie ferr\u00e9e. Ils cumulent des taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9s, une population d\u00e9favoris\u00e9e en salaire et en qualification, une forte proportion d&#8217;immigr\u00e9s. Les handicaps, pr\u00e9cise l&#8217;\u00e9tude, sont plus marqu\u00e9s en grande couronne parisienne, avec l&#8217;isolement et l&#8217;\u00e9loignement. Le r\u00e9sultat ? Alain G\u00e9rin, maire communiste de V\u00e9nissieux, le d\u00e9nonce: &#8221; Une \u00e9conomie souterraine, des solutions de survie se mettent en place qui font penser aux pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s. Comment expliquer les questions de la drogue si on reste aveugle \u00e0 ces ph\u00e9nom\u00e8nes de pourrissement social engendr\u00e9s par le sympt\u00f4me plus g\u00e9n\u00e9ral de la soci\u00e9t\u00e9 ? &#8220;Une situation donc largement plus inqui\u00e9tante que le constat d&#8217;une pauvret\u00e9 &#8221; seulement r\u00e9siduelle, provoqu\u00e9e par l&#8217;urbanisme massif, les logements qui concentrent les plus d\u00e9munis et par l&#8217;inad\u00e9quation entre les formations et les offres d&#8217;emplois &#8221; (5). C&#8217;est pourtant cette analyse a minima qui a inspir\u00e9 la politique de la ville, seule mesure prise par les pouvoirs publics et dont beaucoup d&#8217;\u00e9lus d\u00e9noncent aujourd&#8217;hui les insuffisances.&#8221; Il faut des moyens exceptionnels ! &#8220;: la demande revient comme un leitmotiv. Jean-Luc Benhamias, conseiller vert r\u00e9gional en Seine-Saint-Denis, fait remarquer (6) que &#8221; Redonner du sens \u00e0 la ville (&#8230;) exige que l&#8217;\u00e9tat et les collectivit\u00e9s acceptent d&#8217;investir financi\u00e8rement et humainement \u00e0 la hauteur des enjeux&#8221;. Claude Pennetier d\u00e9plore le manque de moyens, financiers et humains, des zones d&#8217;\u00e9ducation prioritaire. Adil Jazouli plaide de son c\u00f4t\u00e9 pour un plan de 200 milliards sur cinq ans.&#8221; Il faut, dit-il, multiplier par 5 ou 6 le budget de l&#8217;Etat consacr\u00e9 \u00e0 la ville, pour remettre \u00e0 niveau ces quartiers par rapport au reste de la soci\u00e9t\u00e9.&#8221; Pour l&#8217;instant, le flou qui a entour\u00e9 la politique de la ville depuis le d\u00e9but subsiste pour toutes ces questions, sans parler du fait que huit ministres et secr\u00e9taires d&#8217;Etat diff\u00e9rents du gouvernement Jupp\u00e9 ont \u00e0 conna\u00eetre des probl\u00e8mes de la ville. Flou dans les attributions, flou dans les dotations de l&#8217;\u00e9tat, flou dans la d\u00e9finition des quartiers en difficult\u00e9&#8230;<\/p>\n<p> <strong>  La rupture du lien au travail met en cause l&#8217;int\u00e9gration sociale  <\/strong><\/p>\n<p>Il y a plus grave. La politique de la ville, suivie en cela par certaines initiatives qui ne rel\u00e8vent pas des pouvoirs publics, pr\u00e9sentait le d\u00e9faut structurel de travailler sur le lien social en n&#8217;abordant pas la question du travail. Tenir un discours contre l&#8217;exclusion, m\u00eame g\u00e9n\u00e9reux et appuy\u00e9 par des actions sur le terrain, sponsoris\u00e9 par des entreprises qui ont par ailleurs massivement licenci\u00e9, massivement particip\u00e9 \u00e0 la d\u00e9sindustrialisation des quartiers populaires, repr\u00e9sente une contradiction intenable: c&#8217;est d&#8217;emploi qu&#8217;ont besoin ces quartiers. S&#8217;appuyer sur le tissu associatif existant dans les banlieues, certes, mais pour faire quoi ? de l&#8217;animation ? Dans quel but ? Eviter les &#8221; \u00e9t\u00e9s chauds &#8221; ? Ce n&#8217;est s\u00fbrement pas ce qui r\u00e9soudra les probl\u00e8mes des jeunes concern\u00e9s, probl\u00e8mes \u00e9conomiques avant tout. Cette orientation a \u00e9t\u00e9 soutenue par l&#8217;id\u00e9e selon laquelle le travail ne serait pas essentiel, qu&#8217;on pourrait y substituer des &#8221; activit\u00e9s &#8220;. Ce qui suppose d&#8217;abord qu&#8217;on abandonne l&#8217;id\u00e9e d&#8217;une relance \u00e9conomique, et ensuite qu&#8217;on implante durablement l&#8217;assistanat, en occupant les gens d\u00e9soeuvr\u00e9s par des actions de solidarit\u00e9. Cette campagne a des effets culturels terribles. Surtout pour des jeunes d\u00e9j\u00e0 en plein d\u00e9sarroi, qui se voient faciliter leur fuite devant l&#8217;\u00e9preuve qu&#8217;est l&#8217;entr\u00e9e dans la vie active. Comment la rupture du lien au travail met-elle en cause le processus d&#8217;int\u00e9gration sociale, notamment des immigr\u00e9s ? L&#8217;\u00e9tude de l&#8217;INED conduite par Mich\u00e8le Tribalat (voir article ci-contre) montre \u00e0 l&#8217;oeuvre des facteurs qui favorisent la tradition fran\u00e7aise du &#8221; creuset &#8221; et qui continuent \u00e0 fonctionner sur les plans politique, culturel, social (l&#8217;usage du fran\u00e7ais, la scolarisation, l&#8217;alphab\u00e9tisation&#8230;) Est-ce une histoire qui commence \u00e0 s&#8217;essouffler ? Les pr\u00e9cautions d&#8217;usage prises vis-\u00e0-vis de la notion de &#8221; creuset&#8221;, que l&#8217;on mythifie, ou que l&#8217;on rejette, et qui change de sens selon l&#8217;id\u00e9e qu&#8217;on en a, car les oppositions id\u00e9ologiques sont tr\u00e8s fortes sur ces sujets sensibles; on peut caract\u00e9riser, comme le fait Alain Hayot, l&#8217;originalit\u00e9 fran\u00e7aise dans le rapport aux vagues migratoires, par un mouvement ouvrier unitaire et un espace urbain unique.<\/p>\n<p> <strong>  M\u00e9lange d&#8217;origines, liens plus g\u00e9n\u00e9rationnels qu&#8217;ethniques  <\/strong><\/p>\n<p>Quelle que soit leur sensibilit\u00e9, les syndicats, par exemple, ont toujours m\u00eal\u00e9 le national et l&#8217;\u00e9tranger et conduit des actions visant \u00e0 l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des droits. En 1968, les gr\u00e9vistes ont obtenu des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s syndicaux \u00e9trangers. L&#8217;espace urbain unique a toujours diff\u00e9renci\u00e9 la France de ses voisins. Alors qu&#8217;\u00e0 Birmingham, par exemple, les quartiers pakistanais, irlandais&#8230;se sont toujours succ\u00e9d\u00e9 dans l&#8217;espace ouvrier, \u00e0 Marseille, en revanche, l&#8217;espace ouvrier unitaire a toujours m\u00eal\u00e9 les Italiens, les Espagnols, les premiers migrants maghr\u00e9bins&#8230; L&#8217;histoire d&#8217;une ville comme Marseille, o\u00f9 la migration a jou\u00e9 un tel r\u00f4le, fait dire \u00e0 Alain Hayot que le rapport au travail, le rapport \u00e0 l&#8217;espace urbain, la conjonction des deux dans un temps et un lieu donn\u00e9s, ont fourni le cadre d&#8217;une int\u00e9gration plut\u00f4t r\u00e9ussie. Aujourd&#8217;hui, on fait face au probl\u00e8me de ce qu&#8217;on appelle la banlieue, espace populaire moins ouvrier qu&#8217;autrefois, d\u00e9muni de la coh\u00e9sion sociale venue de la conscience d&#8217;int\u00e9r\u00eats communs du groupe ouvrier. La coh\u00e9sion peut-elle alors se faire sur un autre mode ? Andr\u00e9 G\u00e9rin \u00e9voque &#8221; les r\u00e9sistances, les nouvelles formes de solidarit\u00e9 qu&#8217;on voit \u00e9merger. Je parlerais m\u00eame, dit-il, de vitalit\u00e9 sociale, d&#8217;indices d&#8217;un r\u00e9apprentissage du &#8221; vivre ensemble &#8221; dans les conditions d&#8217;aujourd&#8217;hui. Il y a cohabitation entre les formes de d\u00e9sagr\u00e9gation sociale et ce qui permet aux gens de relever la t\u00eate et de constater qu&#8217;il existe peut-\u00eatre un chemin nouveau \u00e0 faire&#8230;&#8221; Une &#8221; culture de banlieue &#8221; existe aujourd&#8217;hui, en tout cas, on la retrouve dans tous les quartiers populaires. La sociabilit\u00e9 des jeunes de ces endroits, surtout les enfants d&#8217;immigr\u00e9s n\u00e9s en France, n&#8217;a pas de dominante particuli\u00e8re. C&#8217;est un m\u00e9lange d&#8217;origines de ces jeunes qui fabriquent des liens plus g\u00e9n\u00e9rationnels qu&#8217;ethniques. Culture rap, groupes de musique comme IAM, mettant en avant ce m\u00e9lange interethniques. Existe-t-il une culture qui mette en avant le politique ? Pour certains, les banlieues sont porteuses d&#8217;une crise aigu\u00eb \u00e0 traiter sp\u00e9cifiquement. Mais si on consid\u00e8re qu&#8217;elles refl\u00e8tent l&#8217;\u00e9tat de la soci\u00e9t\u00e9, qu&#8217;elles ne sont que le lieu le plus intense d&#8217;une crise urbaine et sociale, si on garde \u00e0 l&#8217;esprit qu&#8217;une part significative des habitants ont les m\u00eames conditions de vie qu&#8217;un grand nombre de salari\u00e9s modestes, on en conclut que les solutions sont celles que r\u00e9clame toute la soci\u00e9t\u00e9, en premier lieu l&#8217;emploi. Avec, sans doute, une pratique sociale sp\u00e9cifiquement adapt\u00e9e \u00e0 ces quartiers. L&#8217;analyse des comportements \u00e9lectoraux au cours de dix derni\u00e8res ann\u00e9es infirme d&#8217;ailleurs l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;une \u00e9volution sp\u00e9cifique des banlieues (7). Les r\u00e9sultats des votes ne tendent pas \u00e0 se diff\u00e9rencier de ceux de la France urbaine dont elles font partie. Seule originalit\u00e9, la l\u00e9g\u00e8re accentuation de tendances qui se retrouvent partout: abstentionnisme, implantation du vote communiste, faiblesse de la droite classique, soutien plus large \u00e0 l&#8217;extr\u00eame droite. L&#8217;effet en est un (tr\u00e8s) relatif isolement des partis &#8221; centraux &#8220;, le RPR, l&#8217;UDF, le PS. Les municipales ont-elles chang\u00e9 la donne ? Herv\u00e9 Le Bras (8) d\u00e9mographe, signale notamment que le Front national s&#8217;infiltre in\u00e9galement dans les banlieues et qu&#8217;une corr\u00e9lation existe entre le vote Le Pen et la d\u00e9sorganisation politique de certaines villes. Les r\u00e9sultats des derni\u00e8res \u00e9lections ne semblent pas contredire pas ce &#8221; conformisme &#8221; \u00e9lectoral.<\/p>\n<p>1. Entretien dans les Inrockuptibles, 31 mai au 6 juin 1995.<\/p>\n<p>2. Chercheur au CNRS, directeur du Maitron.<\/p>\n<p>3. 10 juin 1995.<\/p>\n<p>4. L&#8217;\u00e9tat de la France, 95-96, La D\u00e9couverte<\/p>\n<p>5. Cit\u00e9 dans L&#8217;\u00e9tat de la France.<\/p>\n<p>6. Politis, juin 95, dossier &#8221; Vivre banlieues &#8221;<\/p>\n<p>7. Jean Chiche et Henri Rey, chercheurs au Cevipof.<\/p>\n<p>8. Lib\u00e9ration du 13 juin 95.Regards reviendra sur cette question \u00e9lectorale complexe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>  Apr\u00e8s la ville, Regards poursuit sa r\u00e9flexion sur le sujet sensible de la banlieue. S&#8217;agit-il de lieux sp\u00e9cifiquement d\u00e9favoris\u00e9s ? Ou d&#8217;extensions de la villeet de sa crise ? 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