{"id":2257,"date":"2006-02-01T00:00:00","date_gmt":"2006-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/benjamin-stora-les-francais-de-302257\/"},"modified":"2006-02-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-31T23:00:00","slug":"benjamin-stora-les-francais-de-302257","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2257","title":{"rendered":"Benjamin Stora : \u00ab Les Fran\u00e7ais de 30 ans n&#8217;ont pas re\u00e7u d&#8217;enseignement sur la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>Vous avez beaucoup travaill\u00e9 sur les repr\u00e9sentations cin\u00e9matographiques de la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie. Qu&#8217;est-ce qui vous int\u00e9resse dans<\/em> La Trahison ? <\/strong> <\/p>\n<p><strong> Benjamin Stora:<\/strong> Des films sur la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie, il y en a toujours eu. Le probl\u00e8me ne se situe pas dans le fait d&#8217;en d\u00e9plorer l&#8217;absence mais dans le fait de les interroger. A la diff\u00e9rence des nombreux films fran\u00e7ais syst\u00e9matiquement tourn\u00e9s au Maroc ou en Tunisie, La Trahison a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 en Alg\u00e9rie. Cet ancrage territorial est essentiel : on ne peut en effet ind\u00e9finiment parler de l&#8217;histoire d&#8217;un pays sans jamais faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 sa g\u00e9ographie r\u00e9elle. Dans cette optique-l\u00e0, le film est une grande premi\u00e8re. On y voit des Alg\u00e9riens, des Alg\u00e9riens musulmans pour \u00eatre pr\u00e9cis. Dans la plupart des films fran\u00e7ais sur la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie, les Alg\u00e9riens n&#8217;apparaissaient pas r\u00e9ellement comme acteurs de cette histoire, y compris dans les films anticolonialistes. L&#8217;argumentaire d\u00e9velopp\u00e9 des ann\u00e9es 1960 aux ann\u00e9es 1990 \u00e9tait le suivant : l&#8217;Alg\u00e9rien \u00e9tant suppos\u00e9 devoir raconter, \u00e9crire sa propre histoire, les Fran\u00e7ais centr\u00e9s sur une histoire franco-fran\u00e7aise n&#8217;avaient pas \u00e0 la raconter \u00e0 sa place. Cela est extr\u00eamement probl\u00e9matique car l&#8217;Alg\u00e9rie, c&#8217;\u00e9tait la France. Les histoires sont donc totalement imbriqu\u00e9es. Cette dissociation aboutissait en fait \u00e0 r\u00e9duire les Alg\u00e9riens au r\u00f4le de figurants comme dans l&#8217;imagerie coloniale classique. L&#8217;argument de la s\u00e9paration entre deux cin\u00e9mas diff\u00e9rents a entra\u00een\u00e9 la perp\u00e9tuation du st\u00e9r\u00e9otype colonial de l&#8217;Alg\u00e9rien comme silhouette ou ombre furtive. Une histoire dominante\u00a0d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, celle des Fran\u00e7ais d&#8217;Alg\u00e9rie ou des soldats fran\u00e7ais, et de l&#8217;autre une histoire fugitive, arch\u00e9typale, celle des Alg\u00e9riens musulmans. Dans le film de Philippe Faucon, les Alg\u00e9riens musulmans (au sens traditionnel de la terminologie coloniale de l&#8217;\u00e9poque) sont des acteurs \u00e0 part enti\u00e8re de cette histoire, des \u00eatres humains qui souffrent, qui trahissent, qui doutent, qui se battent. La vraie rupture se situe l\u00e0, dans cette \u00e9mergence de la figure du colonis\u00e9 : c&#8217;\u00e9tait \u00e9galement le cas de Nuit noire. 17 octobre 61 d&#8217;Alain Tasma sorti l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<p><strong> <em>Dans quelle mesure<\/em> La Trahison <em>s&#8217;inscrit-il dans la tradition des films de bled ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong> Benjamin Stora:<\/strong> Le film est une plong\u00e9e documentaire dans l&#8217;univers rural et paysan. Les films de bled comme Avoir vingt ans dans les Aur\u00e8s (1972) de Ren\u00e9 Vautier, RAS (1973) d&#8217;Yves Boisset ou Cher Frangin (1988), de G\u00e9rard Mordillat, montraient des soldats mais pas les Alg\u00e9riens paysans, combattants, harkis ou soldats musulmans. Or la part des soldats musulmans et des harkis \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;arm\u00e9e fran\u00e7aise est consid\u00e9rable. Cette disparition compl\u00e8te du soldat musulman dans le cin\u00e9ma fran\u00e7ais : alors que le poids de la guerre, surtout \u00e0 partir de 1959, repose en grande partie sur eux : est tr\u00e8s symptomatique. Le film de Philippe Faucon qui se passe en 1960 restitue donc cette v\u00e9rit\u00e9 historique : la part prise par ces soldats dans la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie contre l&#8217;ALN. L&#8217;un des grands \u00e9v\u00e9nements de cette guerre est le d\u00e9placement de pr\u00e8s de deux millions de ruraux. Pierre Bourdieu et Abdelmalek Sayad [[Dans <em>Le D\u00e9racinement. La crise de l&#8217;agriculture traditionnelle en Alg\u00e9rie<\/em>, \u00e9d. de Minuit, 1964.]] ont trait\u00e9 de cette question sur laquelle Michel Rocard a par ailleurs livr\u00e9 un rapport fondamental. On ne peut en effet comprendre l&#8217;histoire de l&#8217;Alg\u00e9rie ind\u00e9pendante et de sa crise agricole sans comprendre cette pulv\u00e9risation de l&#8217;univers paysan dans la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie : le processus migratoire, l&#8217;appauvrissement de la paysannerie, la clochardisation de la soci\u00e9t\u00e9, l&#8217;\u00e9clatement des valeurs traditionnelles, etc. Cet aspect de la guerre n&#8217;avait jamais \u00e9t\u00e9 pris en charge par le cin\u00e9ma.<\/p>\n<p><strong> <em>Le film met en sc\u00e8ne avec une grande acuit\u00e9 un m\u00e9lange de proximit\u00e9 et de distance entre les Fran\u00e7ais et les Alg\u00e9riens musulmans<\/em>. <\/strong><\/p>\n<p><strong> Benjamin Stora:<\/strong> Oui, et cela est symptomatique de ce qu&#8217;a \u00e9t\u00e9 la situation coloniale : une mixit\u00e9 tout \u00e0 la fois subie et choisie. L&#8217;histoire alg\u00e9rienne est en m\u00eame temps une histoire coloniale de s\u00e9gr\u00e9gation et une histoire fran\u00e7aise r\u00e9publicaine. Les gens vivent dans des communaut\u00e9s s\u00e9par\u00e9es qui ne s&#8217;aiment pas forc\u00e9ment, vu les in\u00e9galit\u00e9s sociales et juridiques. Mais en m\u00eame temps, il y a une incontestable forme de m\u00e9lange et de connaissance de l&#8217;autre au fil des ann\u00e9es qui passent. Un si\u00e8cle et demi de pr\u00e9sence fran\u00e7aise en Alg\u00e9rie, cela laisse des traces, ne serait-ce que dans la circulation linguistique, la circulation des m\u0153urs et des traditions m\u00e9diterran\u00e9ennes, celles des \u00ab hommes du Sud \u00bb pour reprendre l&#8217;expression de Camus. Tout un univers commun se met en place. L&#8217;universalisme r\u00e9publicain qui dans sa forme principielle (\u00e9galit\u00e9 des droits, etc.) a servi \u00e0 l\u00e9gitimer la domination a aussi impr\u00e9gn\u00e9 les esprits. Les nationalistes alg\u00e9riens dans les ann\u00e9es 1940-1950 en \u00e9taient profond\u00e9ment impr\u00e9gn\u00e9s, convaincus de l&#8217;existence de deux France : la France coloniale qui opprime et exploite et la France r\u00e9volutionnaire, celle de 1789, de la Commune de Paris, du Front populaire. Le rapport \u00e0 la France a donc toujours \u00e9t\u00e9 ambivalent, jamais univoque. Dans l&#8217;histoire coloniale, la soci\u00e9t\u00e9 est aussi un espace d&#8217;illusions, m\u00fb par la croyance dans le fait de rester en l&#8217;\u00e9tat tout en changeant les choses : ce qui n&#8217;est pas possible, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;illusion pr\u00e9cis\u00e9ment. Car pour changer il faut sortir du statu quo.<\/p>\n<p><strong> <em>A la fin du film, Roque dit que la situation des appel\u00e9s musulmans est un pi\u00e8ge, une impasse. Comment la comprendre historiquement ? <\/em> <\/strong> <\/p>\n<p><strong> Benjamin Stora:<\/strong> Sur ce point, le film est complexe et il pose un vrai probl\u00e8me aux Alg\u00e9riens. Beaucoup d&#8217;Alg\u00e9riens d&#8217;origine paysanne sont entr\u00e9s de bonne foi dans l&#8217;arm\u00e9e fran\u00e7aise et ont parfois rejoint les harkis. Ils appartiennent au m\u00eame univers que les combattants de l&#8217;ALN, l&#8217;univers de la paysannerie traditionnelle. Du c\u00f4t\u00e9 alg\u00e9rien, le d\u00e9bat n&#8217;est pas encore v\u00e9ritablement ouvert si ce n&#8217;est de fa\u00e7on tr\u00e8s st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e suivant l&#8217;id\u00e9e que l&#8217;arm\u00e9e coloniale aurait recrut\u00e9 de force des paysans. Ce n&#8217;est pas aussi simple et \u00e9vident que cela. Dans l&#8217;univers paysan, de nombreux individus \u00e9taient persuad\u00e9s que la France resterait car ils avaient fait les deux guerres mondiales et la guerre d&#8217;Indochine et vivaient dans cette tradition fran\u00e7aise de l&#8217;implantation militaire, dans une grande continuit\u00e9 historique. Pour eux, la question de la nation moderne, centralis\u00e9e, telle qu&#8217;elle a \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e par les nationalistes, ne se posait pas : ils \u00e9taient attach\u00e9s \u00e0 leur village, leur douar, leur hameau, leur troupeau, leur r\u00e9colte. Ils n&#8217;avaient pas de vision globale si ce n&#8217;est justement par l&#8217;interm\u00e9diaire de l&#8217;arm\u00e9e fran\u00e7aise. Cette question du comportement et des h\u00e9sitations des paysans par rapport au nationalisme est une sacr\u00e9e question que le film effleure. L&#8217;arm\u00e9e \u00e9tait un m\u00e9tier, un facteur de promotion sociale. Il y a un univers militaire musulman qui s&#8217;est institu\u00e9 dans l&#8217;Alg\u00e9rie fran\u00e7aise. Ces Alg\u00e9riens sont \u00e9videmment contraints par leur condition sociale et l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 juridique qui est la leur : ils \u00e9pousent cette carri\u00e8re faute de mieux mais elle est aussi choisie car l&#8217;Alg\u00e9rie est fran\u00e7aise. Il ne faut jamais perdre de vue la puissance de la machine de propagande fran\u00e7aise. Pour un paysan qui est en contact assez faible avec le nationalisme arm\u00e9, la France va rester. Apr\u00e8s la fraternisation \u00e9chou\u00e9e de 1958, le plan Challe meurtrier s&#8217;av\u00e8re un rouleau compresseur qui porte la guerre \u00e0 son incandescence : utilisation massive du napalm dans tout le Nord constantinois, \u00e9crasement des maquis de l&#8217;int\u00e9rieur, etc. A partir de l\u00e0 on pense que peut-\u00eatre la France ne restera pas ; pourtant, m\u00eame les nationalistes alg\u00e9riens n&#8217;\u00e9taient pas s\u00fbrs qu&#8217;ils conna\u00eetraient l&#8217;ind\u00e9pendance de l&#8217;Alg\u00e9rie&#8230; La croyance \u00e0 un passage rapide \u00e0 l&#8217;ind\u00e9pendance politique ne devient r\u00e9elle qu&#8217;en 1961, date \u00e0 laquelle les pieds-noirs commencent d&#8217;ailleurs \u00e0 quitter l&#8217;Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p><strong> <em>Central dans le film de Philippe Faucon, ce sentiment de la trahison semble commun \u00e0 toutes les communaut\u00e9s pr\u00e9sentes dans la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie&#8230;<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong> Benjamin Stora:<\/strong> Oui, la trahison court durant toute la guerre et se poursuit apr\u00e8s-guerre. Le soup\u00e7on, le double jeu, le double langage, la parano\u00efa se sont empar\u00e9s de toute la soci\u00e9t\u00e9. Tous les groupes porteurs de m\u00e9moire se sentent trahis : les officiers fran\u00e7ais par les soldats alg\u00e9riens pouvant passer du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;ALN ; les pieds-noirs par de Gaulle ; les harkis \u00e9videmment. La trahison chez les Alg\u00e9riens viendra plus tard, apr\u00e8s l&#8217;\u00e9t\u00e9 1962 au moment o\u00f9 l&#8217;arm\u00e9e des fronti\u00e8res s&#8217;empare du pouvoir. Ce sentiment que les id\u00e9aux de novembre 1954, les id\u00e9aux de la r\u00e9volution, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9voy\u00e9s, se r\u00e9pand apr\u00e8s 1965, les principaux leaders ayant d\u00e9clench\u00e9 la r\u00e9volution n&#8217;\u00e9tant plus l\u00e0.<\/p>\n<p><strong> La Trahison <em>ouvrirait-il l&#8217;\u00e8re d&#8217;un questionnement plus m\u00fbr sur la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong> Benjamin Stora:<\/strong> Il est \u00e9vident que plus on s&#8217;\u00e9loigne de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement, plus il y a une maturit\u00e9 du cin\u00e9ma sur ces questions-l\u00e0. Je pense que c&#8217;est d&#8217;abord la soci\u00e9t\u00e9 qui bouge. On assiste \u00e0 un retour de m\u00e9moire tr\u00e8s puissant chez des groupes nouveaux qui sont les petits-enfants de l&#8217;immigration alg\u00e9rienne en France et qui veulent savoir ce qui leur arrive au pr\u00e9sent. Derri\u00e8re tout cela, l&#8217;histoire coloniale est le gros morceau. Ce besoin de m\u00e9moire est tr\u00e8s fort et ce pass\u00e9 doit \u00eatre mis en images parce que cette demande se conjugue justement au pr\u00e9sent. Il y a dans l&#8217;air, dans la soci\u00e9t\u00e9, une demande de ces Fran\u00e7ais qui ont une histoire diff\u00e9rente de celle des groupes porteurs de m\u00e9moire alg\u00e9rienne comme les pieds-noirs ou les soldats fran\u00e7ais. Les Fran\u00e7ais de 30 ans n&#8217;ont pas re\u00e7u d&#8217;enseignement sur la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie, ils n&#8217;ont pas appris cette histoire coloniale. Ils sont en manque. La demande est donc g\u00e9n\u00e9rale. Les \u00e9v\u00e9nements tragiques qui se sont pass\u00e9s en Alg\u00e9rie dans les ann\u00e9es 1990 et qui ont entra\u00een\u00e9 150 000 morts p\u00e8sent \u00e9galement : s&#8217;op\u00e8re une recherche de la g\u00e9n\u00e9alogie de cette violence. On ne peut couper l&#8217;historie alg\u00e9rienne contemporaine de l&#8217;histoire de la colonisation fran\u00e7aise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Regards.fr: Vous avez beaucoup travaill\u00e9 sur les repr\u00e9sentations cin\u00e9matographiques de la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie. Qu&#8217;est-ce qui vous int\u00e9resse dans La Trahison ? Benjamin Stora: Des films sur la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie, il y en a toujours eu. Le probl\u00e8me ne se situe pas dans le fait d&#8217;en d\u00e9plorer l&#8217;absence mais dans le fait de les interroger. 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