{"id":222,"date":"1996-11-01T00:00:00","date_gmt":"1996-10-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/de-l-identite-sexuelle-comme222\/"},"modified":"1996-11-01T00:00:00","modified_gmt":"1996-10-31T23:00:00","slug":"de-l-identite-sexuelle-comme222","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=222","title":{"rendered":"&#8221; De l&#8217;identit\u00e9 sexuelle comme construction sociale &#8220;"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">  O\u00f9 en sont les in\u00e9galit\u00e9s entre hommes et femmes ? O\u00f9 se situe le noyau dur de la domination masculine contemporaine ? Comment s&#8217;y attaquer ? Nouvelles voies ouvertes \u00e0 la r\u00e9flexion. <\/p>\n<p>Trop souvent les discours sur l&#8217;\u00e9mancipation des femmes emp\u00eachent de prendre la mesure des in\u00e9galit\u00e9s entre les sexes qui perdurent dans les faits. A l&#8217;\u00e9cole, au travail, au sein du couple ou de la famille, dans l&#8217;espace public, notamment dans la vie associative, syndicale ou politique, les femmes occupent une position g\u00e9n\u00e9ralement subalterne. Cela reste vrai, m\u00eame si, depuis les ann\u00e9es 1960, les rapports entre hommes et femmes se sont largement transform\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans notre livre consacr\u00e9 \u00e0 cette question (1), notre ambition a \u00e9t\u00e9 de r\u00e9aliser pour les rapports sociaux de sexe ce que notre pr\u00e9c\u00e9dent ouvrage a tent\u00e9 pour les rapports sociaux de classe (2): une description syst\u00e9matique et une analyse de la production de leurs in\u00e9galit\u00e9s constitutives et de leurs \u00e9volutions r\u00e9centes, en nous appuyant notamment sur ce que l&#8217;appareil statistique permet d&#8217;en appr\u00e9hender. Nous privil\u00e9gions le concept de rapports sociaux de sexes car il permet de mettre l&#8217;accent sur les rapports existant entre hommes et femmes. Il signifie que les sexes sont d&#8217;abord des constructions sociales, des institutions humaines, r\u00e9sultats de rapports complexes entre eux, faits tout \u00e0 la fois de compl\u00e9mentarit\u00e9, d&#8217;opposition mais aussi de subordination hi\u00e9rarchique de l&#8217;un \u00e0 l&#8217;autre et d&#8217;englobement de l&#8217;un par l&#8217;autre, dans toutes les dimensions de l&#8217;existence individuelle et collective. C&#8217;est dans et par ces rapports que se constituent les identit\u00e9s sexuelles, en prenant l&#8217;apparence de donn\u00e9es biologiques, de r\u00e9alit\u00e9s naturelles, tenues comme telles pour immuables et intangibles. Une apparence que la remise en cause, f\u00fbt-elle partielle, des rapports patriarcaux, et avec eux des statuts et des r\u00f4les d\u00e9volus aux individus selon leur identit\u00e9 sexuelle, a conduit \u00e0 d\u00e9chirer, faisant appara\u00eetre le caract\u00e8re d&#8217;artefacts de ces identit\u00e9s.<\/p>\n<p>Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies on peut observer un triple ph\u00e9nom\u00e8ne :<\/p>\n<p>1.la permanence des rapports in\u00e9galitaires traditionnels entre hommes et femmes, quelquefois simplement d\u00e9plac\u00e9s ou transform\u00e9s ;<\/p>\n<p>2.des transformations au sein des ces rapports, au niveau des pratiques et structures qui les engendrent et les maintiennent, qui auront souvent r\u00e9duit sensiblement les \u00e9carts entre hommes et femmes et qui auront donc permis \u00e0 ces derni\u00e8res d&#8217;effectuer des pas sur la voie de leur \u00e9mancipation comme sujets \u00e0 la fois personnels et collectif ;<\/p>\n<p>3.de nouvelles formes d&#8217;in\u00e9galit\u00e9s, n\u00e9es de la collision entre les in\u00e9galit\u00e9s traditionnelles maintenues et les transformations survenues au sein des rapports entre hommes et femmes, autant d&#8217;effets pervers de ces transformations par ailleurs lib\u00e9ratrices.<\/p>\n<p> <strong> Entre suj\u00e9tion maintenue et recherche d&#8217;autonomie <\/strong><\/p>\n<p>Cette dialectique d&#8217;invariance et de changement r\u00e9sulte en premier lieu de la dynamique g\u00e9n\u00e9rale de la soci\u00e9t\u00e9: entendons par l\u00e0 l&#8217;emprise \u00e9tendue et approfondie des rapports capitalistes de production sur l&#8217;ensemble des rapports, pratiques et structures de la soci\u00e9t\u00e9. Mais nous avons aussi reconnu, dans les changements qu&#8217;aura enregistr\u00e9s leur situation, l&#8217;oeuvre elle aussi contradictoire d&#8217;un nombre grandissant de femmes. En contribuant \u00e0 cet \u00e9branlement des antiques rapports patriarcaux, elles auront su revendiquer et conqu\u00e9rir une autonomie nouvelle. Sans pouvoir ni vouloir toujours s&#8217;\u00e9manciper totalement de ces rapports et ma\u00eetriser les contraintes nouvelles n\u00e9es des transformations induites par leurs propres revendications et mouvements. Suj\u00e9tion maintenue ou renouvel\u00e9e dans ses formes, mais aussi autonomie et recherche d&#8217;autonomie grandissantes, tels sont bien les deux p\u00f4les conflictuels entre lesquels s&#8217;inscrit d\u00e9sormais et provisoirement l&#8217;existence des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, avec tout le d\u00e9grad\u00e9 des nuances et des transitions entre les deux. Les progr\u00e8s accomplis sur la voie d&#8217;une \u00e9galit\u00e9 entre hommes et femmes ont donc un caract\u00e8re limit\u00e9 et les incertitudes quant \u00e0 l&#8217;avenir des acquis r\u00e9cents en ce domaine restent importantes.<\/p>\n<p>Certes, le travail f\u00e9minin est devenu un ph\u00e9nom\u00e8ne social massif. En France, en 1996, pr\u00e8s de 80% de l&#8217;ensemble des femmes \u00e2g\u00e9es de 25 \u00e0 49 ans sont actives contre \u00e0 peine 50% d&#8217;entre elles, encore en 1975. Les donn\u00e9es concernant les jeunes femmes de 35 \u00e0 39 ans sont encore plus claires: 90% des femmes sans enfants sont actives, mais aussi 84,5% des m\u00e8res d&#8217;un enfant, 80,5% des m\u00e8res de deux enfants et 54,7% des m\u00e8res de trois enfants et plus. Les chercheurs de l&#8217;INSEE soulignent avec raison que cette \u00e9volution exprime la disparition du mod\u00e8le de la femme au foyer. Cependant hommes et femmes sont encore loin d&#8217;occuper les m\u00eames types d&#8217;emplois et d&#8217;entretenir le m\u00eame rapport \u00e0 l&#8217;emploi.<\/p>\n<p>En effet, malgr\u00e9 leur insertion plus r\u00e9duite dans le secteur industriel qui a perdu beaucoup d&#8217;emplois depuis 1975, le ch\u00f4mage frappe davantage les femmes que les hommes. Par ailleurs, plus encore que les hommes, les femmes sont contraintes \u00e0 recourir aux diff\u00e9rents types d&#8217;emplois pr\u00e9caires ou au sous-emploi. L&#8217;augmentation de leur activit\u00e9 est due en tr\u00e8s grande partie \u00e0 la progression de ces fameuses &#8221; formes particuli\u00e8res d&#8217;emplois &#8221; (euph\u00e9misme administratif d\u00e9signant les diff\u00e9rentes formes de travail pr\u00e9caire et de sous-emploi): travail \u00e0 domicile, travail au noir, travail int\u00e9rimaire, contrats \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e, &#8221; emplois aid\u00e9s &#8221; de diverses natures, sans compter le travail \u00e0 temps partiel qui s&#8217;adresse quasi exclusivement aux femmes. Les perspectives de l&#8217;emploi f\u00e9minin sont par cons\u00e9quent particuli\u00e8rement incertaines.<\/p>\n<p>D&#8217;autre part, la mont\u00e9e rapide du travail \u00e0 temps partiel est le signe avant-coureur d&#8217;une remise en cause de la dynamique de l&#8217;emploi des femmes: en effet, depuis 1980, la progression de l&#8217;emploi f\u00e9minin correspond pour 80% \u00e0 une augmentation du recours au travail \u00e0 temps partiel. Celui-ci doit donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9, comme le soulignent Margaret Maruani et Chantal Nicole (3), comme &#8221; l&#8217;ennemi principal de l&#8217;\u00e9galit\u00e9 devant l&#8217;emploi &#8220;.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9veloppement du travail \u00e0 temps partiel r\u00e9sulte avant tout des politiques de gestion de la main d&#8217;oeuvre des entreprises et des incitations gouvernementales. Pour justifier ces derni\u00e8res, on invoque souvent une soi-disante &#8221; demande sociale des femmes &#8221; pour concilier travail et famille. Le temps partiel concerne pourtant d&#8217;abord les femmes de moins de 25 ans qui ne sont pas celles qui sont les plus \u00e9cras\u00e9es par les charges domestiques et les plus de 50 ans qui en sont pour l&#8217;essentiel d\u00e9gag\u00e9es. Sans vouloir d\u00e9nier toute r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 cette fameuse &#8221; demande sociale des femmes &#8220;, il convient de souligner combien elle r\u00e9sulte, dans le cas des femmes, de leur prise en charge du travail domestique, et du fait des \u00e9volutions du march\u00e9 du travail ant\u00e9rieurement analys\u00e9es. Le temps partiel contribue en fin de compte, et cela de mani\u00e8re d\u00e9cisive, \u00e0 une red\u00e9finition du statut du travail et de l&#8217;emploi, sur la base d&#8217;un crit\u00e8re de sexe.<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;univers domestique, une machine \u00e0 entretenir l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 entre les sexes <\/strong><\/p>\n<p>Comme les in\u00e9galit\u00e9s entre cat\u00e9gories sociales, les in\u00e9galit\u00e9s entre sexes pr\u00e9sentent un caract\u00e8re syst\u00e9mique et cumulatif: elles s&#8217;engendrent et se renforcent mutuellement, en multipliant les avantages au profit des uns et les handicaps au d\u00e9triment des autres. Ainsi la persistance de la division in\u00e9galitaire du travail domestique constitue un s\u00e9rieux obstacle \u00e0 l&#8217;activit\u00e9, \u00e0 l&#8217;investissement et \u00e0 la carri\u00e8re professionnels des femmes. R\u00e9ciproquement, les difficult\u00e9s plus grandes que rencontrent les femmes pour trouver ou garder un emploi, ou un emploi normal (\u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e et \u00e0 temps plein), offrant des perspectives d&#8217;accomplissement personnel et de promotion sociale, les incitent fr\u00e9quemment au d\u00e9sinvestissement professionnel et au repli sur la sph\u00e8re conjugale et familiale, pour y prendre en charge l&#8217;essentiel du travail domestique. Le caract\u00e8re syst\u00e9mique des in\u00e9galit\u00e9s entre hommes et femmes se manifeste encore par leur reproduction de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, non sans transformation il est vrai, notamment en ce qui concerne l&#8217;activit\u00e9 professionnelle des femmes.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9mancipation f\u00e9minine reste donc une oeuvre inachev\u00e9e, \u00e0 poursuivre, en prenant appui sur les acquis qui ont permis aux femmes de devenir, partiellement au moins, actrices de leur propre destin comme de celui de la soci\u00e9t\u00e9 enti\u00e8re. Sur cette voie, le principal obstacle demeure la perp\u00e9tuation de la division in\u00e9galitaire des t\u00e2ches et des fonctions au sein du couple et de la famille, qui assigne encore en priorit\u00e9 les femmes \u00e0 l&#8217;univers domestique. De quelque c\u00f4t\u00e9 que l&#8217;on se tourne, c&#8217;est toujours \u00e0 cet obstacle que l&#8217;on se heurte d\u00e8s lors que l&#8217;on cherche les raisons de la perp\u00e9tuation du statut d&#8217;inf\u00e9riorit\u00e9 de la femme. D&#8217;ailleurs, symptomatiquement, c&#8217;est aussi, avec la mixit\u00e9 de la repr\u00e9sentation politique, l&#8217;aspect des rapports hommes\/femmes qui a le moins \u00e9volu\u00e9 au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies. L\u00e0 g\u00eet bien le noyau dur de la domination masculine contemporaine.<\/p>\n<p>S&#8217;attaquer \u00e0 ce noyau para\u00eet particuli\u00e8rement difficile. Car d&#8217;une part, c&#8217;est s&#8217;en prendre \u00e0 la vie priv\u00e9e qui rel\u00e8ve de la libert\u00e9 des individus; et d&#8217;autre part, c&#8217;est remettre en question les identit\u00e9s sexuelles actuelles, tant f\u00e9minines que masculines. Cela implique l&#8217;instauration d&#8217;autres institutions domestiques et politiques, d&#8217;autres modes de socialisation des individus, d&#8217;un nouvel imaginaire social, etc. Aussi, plut\u00f4t qu&#8217;une attaque frontale contre ce noyau dur vaut-il mieux d\u00e9velopper une s\u00e9rie d&#8217;attaques lat\u00e9rales. En effet, si cette &#8221; machine &#8221; \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer et entretenir l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 entre les sexes qu&#8217;est l&#8217;univers domestique a pu \u00eatre en partie enray\u00e9e au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, c&#8217;est dans l&#8217;exacte mesure o\u00f9 les femmes ont pu s&#8217;y soustraire, essentiellement par la prolongation de leur scolarit\u00e9 et par l&#8217;acc\u00e8s au travail salari\u00e9. D&#8217;o\u00f9 l&#8217;importance strat\u00e9gique de tout ce qui peut continuer \u00e0 arracher davantage les femmes \u00e0 l&#8217;emprise de l&#8217;univers conjugal et familial. Il faut donc d\u00e9fendre et d\u00e9velopper la scolarisation des filles et l&#8217;emploi des femmes, et il faut en renforcer les effets \u00e9mancipateurs en favorisant leur acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;espace public et leur participation \u00e0 la vie publique. En somme, il s&#8217;agit d&#8217;exacerber les contradictions qui d\u00e9finissent aujourd&#8217;hui la condition f\u00e9minine selon ces trois axes: la scolarisation, l&#8217;acc\u00e8s et le maintien dans l&#8217;emploi (notamment salari\u00e9) et la prise de responsabilit\u00e9s dans l&#8217;espace public (4).<\/p>\n<p>* Sociologue.<\/p>\n<p>** Professeur de sciences sociales sociales \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 des sciences humaine de Strasbourg.<\/p>\n<p>1. Alain Bihr et Roland Pfefferkorn, Hommes-Femmes: l&#8217;introuvable \u00e9galit\u00e9, Paris, \u00e9ditions de l&#8217;Atelier, 1996, 302 p.<\/p>\n<p>2. Voir notamment notre pr\u00e9c\u00e9dent ouvrage, Alain Bihr et Roland Pfefferkorn, D\u00e9chiffrer les in\u00e9galit\u00e9s,Paris, Syros, 1995, 576 p.<\/p>\n<p>3. Margaret Maruani et Nicole Chantal, Au labeur des dames.M\u00e9tiers masculins, emplois f\u00e9minins, Paris, Syros, 1989.<\/p>\n<p>4. Pour une pr\u00e9sentation plus d\u00e9velopp\u00e9e de propositions allant dans ce sens, cf.Hommes-Femmes: l&#8217;introuvable \u00e9galit\u00e9, op.cit., pp.277-288.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>  O\u00f9 en sont les in\u00e9galit\u00e9s entre hommes et femmes ? O\u00f9 se situe le noyau dur de la domination masculine contemporaine ? Comment s&#8217;y attaquer ? Nouvelles voies ouvertes \u00e0 la r\u00e9flexion. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-222","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/222","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=222"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/222\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=222"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=222"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=222"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}