{"id":1994,"date":"2000-06-01T00:00:00","date_gmt":"2000-05-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/mais-qui-est-lou-andreas-salome1994\/"},"modified":"2023-06-23T23:05:28","modified_gmt":"2023-06-23T21:05:28","slug":"mais-qui-est-lou-andreas-salome1994","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1994","title":{"rendered":"Mais qui est Lou Andreas-Salom\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Lou Andreas-Salom\u00e9 fut romanci\u00e8re , nouvelliste, essayiste, psychanalyste. Amoureuse, \u00e9g\u00e9rie. Les passions qu&#8217;elle a d\u00e9cha\u00een\u00e9es ne l&#8217;ont pas br\u00fbl\u00e9e. Ce printemps, trois ouvrages tentent de la cerner. <\/p>\n<p>Une biographie \u00e9clair\u00e9e due \u00e0 St\u00e9phane Michaud, Lou Andreas-Salom\u00e9 l&#8217;alli\u00e9e de la vie (1), nourrie d&#8217;archives in\u00e9dites, tient la drag\u00e9e haute \u00e0 celles, moins r\u00e9centes de Peters et de Livingstone. Un r\u00e9cit d&#8217;elle, longtemps tenu dans l&#8217;ombre, Jutta (2), vient de sortir en France, damant le pion \u00e0 nos voisins allemands. Le philosophe Jean-Pierre Faye, dans Nietzsche et Salom\u00e9, la philosophie dangereuse (3) l\u00e8ve le voile sur sa belle figure dans ses rapports avec l&#8217;ap\u00f4tre moustachu de Dionysos. Enfin, on vient de r\u00e9\u00e9diter A l&#8217;Ecole de Freud (4), le journal qu&#8217;elle t\u00eent en 1912 et 1913, lorsqu&#8217;elle assistait \u00e0 Vienne, aux s\u00e9ances du mercredi de l&#8217;inventeur (5) de l&#8217;inconscient. Elle avait la vie de son c\u00f4t\u00e9. Elle eut de la chance mais aussi de l&#8217;\u00e9nergie \u00e0 revendre. Jamais femme n&#8217;eut autant de partenaires de t\u00eate \u00e0 une telle hauteur : Nietzsche, Rilke, Freud, mais aussi Andreas (qui fut son mari), R\u00e9e, Wedekind, Schnitzler, Hofmannsthal&#8230; Eloquent tableau de chasse. Elle les a inspir\u00e9s, envo\u00fbt\u00e9s, \u00e9veill\u00e9s et rendus \u00e0 eux-m\u00eames. L&#8217;oeuvre qu&#8217;elle laisse, (Journal, M\u00e9moires, r\u00e9cits, nouvelles, articles de presse, Lettre ouverte \u00e0 Freud, contributions \u00e0 la psychanalyse naissante, un essai sur Nietzsche) retient sans doute moins que les riches relations qu&#8217;elle noua avec tant de grands noms de son temps&#8230; Lou fut une sourci\u00e8re au jugement infaillible. De grands yeux bleus affam\u00e9s, une lourde chevelure blonde nou\u00e9e en tresse, le front vaste et but\u00e9, la bouche charnue au dessin parfait, cette femme de haut rang naqu\u00eet \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, le 12 f\u00e9vrier 1861, au lendemain m\u00eame de l&#8217;\u00e9mancipation des serfs. Sa m\u00e8re, Louise Wilm, issue des hautes sph\u00e8res de la noblesse danoise, re\u00e7oit les f\u00e9licitations du tsar, tout comme son p\u00e8re, Gustav von Salom\u00e9, Allemand des pays Baltes, descendant de huguenots d&#8217;Avignon, g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;arm\u00e9e russe et conseiller secret du souverain \u00e0 la cour imp\u00e9riale.<\/p>\n<p>Les passions qu&#8217;elle a d\u00e9cha\u00een\u00e9es ne la br\u00fbleront pas. Elles consumeront ses partenaires. Cette solitaire, d\u00e9fricheuse d&#8217;\u00eatres et de lieux : elle aura des amis partout dans le monde : voyageuse imp\u00e9nitente, randonneuse aguerrie a l&#8217;\u00e2me fi\u00e8re et la gaiet\u00e9 chevill\u00e9e au corps. &#8220;C&#8217;est un buisson ardent&#8221; disait Rilke. Elle aiguise t\u00f4t son esprit aux questions religieuses. Toute petite, elle secoue son Dieu d&#8217;enfance comme une enseigne sculpt\u00e9e par elle, avant de l&#8217;\u00e9trangler. Elle tente de cacher aux yeux de ses parents, tr\u00e8s pieux, la mort de ce Dieu. Cette perte de la foi est presque contemporaine de la mort du p\u00e8re. La fillette prot\u00e9g\u00e9e, la derni\u00e8re et la seule fille d&#8217;une fratrie de cinq gar\u00e7ons traverse donc cette premi\u00e8re crise, pr\u00e9coce et salutaire. De cette douleur initiale Hendrik Gillot l&#8217;aide \u00e0 sortir. C&#8217;est un pr\u00e9dicateur hollandais tr\u00e8s lib\u00e9ral. D&#8217;embl\u00e9e s\u00e9duit par cette intr\u00e9pide demoiselle &#8220;au charme masculin&#8221; qu&#8217;il r\u00eave de modeler \u00e0 sa guise, il la forme aux philosophies de Kant et de Spinoza, lui r\u00e9v\u00e8le les moralistes fran\u00e7ais (elle les &#8220;pratique si famili\u00e8rement, dit Michaud, qu&#8217;elle en \u00e9blouira plus tard Nietzsche et R\u00e9e&#8221;) mais aussi Rousseau, Kierkegaard. Il l&#8217;initie \u00e9galement \u00e0 la po\u00e9sie. Ils \u00e9tudient de concert l&#8217;histoire des religions, l&#8217;Islam, l&#8217;hindouisme. Lou d\u00e9vore. Freud, plus tard, \u00e9voquant cette faim de savoir, estimera qu&#8217;elle absorbe \u00e0 ce point les id\u00e9es d&#8217;autrui qu&#8217;elles en sont comme dig\u00e9r\u00e9es par elle. C&#8217;est Gillot qui la baptise Lou. Amoureux d&#8217;elle, il veut divorcer pour l&#8217;\u00e9pouser. Le charme est rompu. Lou s&#8217;enfuit.<\/p>\n<p>En septembre 1880, elle s&#8217;\u00e9tablit \u00e0 Zurich, entre \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 o\u00f9 elle suit les cours de logique, d&#8217;histoire des religions et de m\u00e9taphysique. El\u00e8ve surdou\u00e9e mais \u00e0 la sant\u00e9 chancelante, elle doit partir en cure \u00e0 Rome en avril. Elle est aussit\u00f4t introduite dans un cercle d&#8217;intellectuels brillants, d&#8217;artistes et d&#8217;\u00e9crivains tenu par Malwida von Meysenbug, l&#8217;une des premi\u00e8res disciples de Wagner, amie de Nietzsche et de R\u00e9e. Ces derniers, tr\u00e8s li\u00e9s, tous deux rudoy\u00e9s par la vie, d\u00e9couvrent l&#8217;exceptionnelle gamine. &#8220;De quelles \u00e9toiles sommes-nous tomb\u00e9s pour nous rencontrer ?&#8221; lui \u00e9crit un Nietzsche \u00e9bloui, au printemps 1882. L&#8217;auteur g\u00e9nial de la Naissance de la trag\u00e9die, en cong\u00e9 de l&#8217;Universit\u00e9 de B\u00e2le, alors boud\u00e9 par le public qui l&#8217;avait idol\u00e2tr\u00e9 mais ne supporte pas qu&#8217;il se soit d\u00e9tourn\u00e9 de Wagner, est un grand malade : sujet \u00e0 d&#8217;insupportables migraines, malvoyant, mordu par d&#8217;horribles crampes d&#8217;estomac, il erre de Nice \u00e0 G\u00eanes, de Rapallo \u00e0 Rome, de Sorrente \u00e0 Messine, \u00e0 la recherche d&#8217;un climat sain.<\/p>\n<p><strong> Cette solitaire d\u00e9fricheuse d&#8217;\u00eatres et de lieux <\/strong><\/p>\n<p>Lou Andreas-Salom\u00e9, jeune cr\u00e9ature tout \u00e0 fait \u00e9tonnante, dont Freud, des ann\u00e9es plus tard, louera &#8220;l&#8217;intelligence redoutable&#8221;, et qui repoussera la demande en mariage de R\u00e9e, devient, le temps d&#8217;un s\u00e9jour de trois semaines \u00e0 Tautenburg, la disciple fervente de Nietzsche qui n&#8217;en peut mais. Des entretiens en t\u00eate \u00e0 t\u00eate, r\u00e9gl\u00e9s par le philosophe, ouvrent \u00e0 Lou les portes de la mort de la m\u00e9taphysique, les \u00e9nergies r\u00e9investies dans l&#8217;Homme et non plus dans la morale et dans la religion. Nietzsche r\u00eave de transmettre les cons\u00e9quences ultimes de sa philosophie. A raison de dix heures par jour, les deux nouveaux amis dissertent avec une \u00e9nergie sauvage. Le foulard rouge jet\u00e9 sur la lampe \u00e0 la nuit tomb\u00e9e assure \u00e0 la sc\u00e8ne son caract\u00e8re m\u00e9phistoph\u00e9lique. Nietzsche dira de Lou qu'&#8221;elle a la perspicacit\u00e9 de l&#8217;aigle et le courage du lion, m\u00eame si elle demeure une jeune fille enfant&#8221;. Apr\u00e8s cette \u00e9difiante rencontre qui s&#8217;ach\u00e8vera par une rupture, Nietzsche introduit Lou \u00e0 Bayreuth o\u00f9 elle choque par son audace et la libert\u00e9 de sa mise. A commencer par Elisabeth, soeur de Nietzsche, falsificatrice acharn\u00e9e de ses oeuvres (sa compr\u00e9hension tr\u00e8s eug\u00e9niste de la Volont\u00e9 de puissance), future adepte des th\u00e8ses nationalistes et racistes du nazisme. Un projet de vie commune avec Nietzsche et R\u00e9e, : une tro\u00efka : fait long feu. Nietzsche, bon prince, s&#8217;adapte aux d\u00e9sirs changeants de Lou en qu\u00eate d&#8217;une cit\u00e9, Vienne, Paris ou Munich o\u00f9 tous trois s&#8217;abriter. Cette valse-h\u00e9sitation finit tout de m\u00eame par alarmer le philosophe. Lou n&#8217;est pas capable de le suivre sur ses hauteurs.<\/p>\n<p>L&#8217;amour se change en amertume. Le chamois des cimes n&#8217;est plus \u00e0 ses yeux qu&#8217;un vulgaire chat doubl\u00e9 d&#8217;une enfant immature, fig\u00e9e dans la caricature du culte du moi. Nietzsche, d\u00e9\u00e7u, se voit flou\u00e9. Le voil\u00e0 taquin\u00e9 par des envies de suicide, sauv\u00e9 in extremis par l&#8217;opium. Une fois pass\u00e9e l&#8217;\u00e9preuve du d\u00e9senchantement, il est m\u00fbr pour Ainsi parlait Zarathoustra, dont il r\u00e9dige en f\u00e9vrier 1883 la premi\u00e8re partie en seulement dix jours. La fulgurance de sa prose y touche \u00e0 la po\u00e9sie. Lou et Nietzsche ne se reverront plus. Des ann\u00e9es plus tard, Lou \u00e9crira son Friedrich Nietzsche \u00e0 travers ses oeuvres, (1894), ouvrage qui aborde la philosophie de Nietzsche par le biais de l&#8217;enracinement biographique. Le discernement exceptionnel de Nietzsche, le soup\u00e7on natif de l&#8217;immoraliste qui pointe d\u00e9j\u00e0, sa mani\u00e8re d&#8217;envisager la religion comme un facteur d&#8217;avilissement de l&#8217;homme, la puissance de feu de son appel \u00e0 &#8220;philosopher \u00e0 coup de marteau&#8221;, son g\u00e9nie, enfin, pour sonder le tr\u00e9fonds des \u00eatres, serviront de s\u00fbr terreau au travail de psychologue dont Lou se fera une sp\u00e9cialit\u00e9 et constitueront de solides assises \u00e0 sa pratique de la psychanalyse.<\/p>\n<p><strong> &#8220;Embrasser dans son ensemble cet \u00e9trange objet qu&#8217;est une vie&#8221; <\/strong><\/p>\n<p>A 26 ans, elle rencontre Friedrich Carl Andreas qui en a 41. Ils se marient. Elle obtient de lui qu&#8217;ils n&#8217;aient pas d&#8217;enfants. De nombreuses rencontres ponctuent cette p\u00e9riode. Le couple marque un net int\u00e9r\u00eat pour le th\u00e9\u00e2tre en Allemagne mais aussi en France o\u00f9 Andr\u00e9 Antoine invente la mise en sc\u00e8ne moderne. En avril 1897, alors \u00e2g\u00e9e de 36 ans, Lou fait la connaissance du po\u00e8te Rilke, de quatorze ans son cadet. Elle se fait la m\u00e8re amante de ce grand cyclothymique. Elle le rebaptise Rainer en lieu et place de Ren\u00e9, le guide sur le chemin du d\u00e9pouillement de l&#8217;\u00e9criture. Elle sera tout pour lui. Freud dira comme &#8220;une m\u00e8re et une muse attentive&#8221;. Cette passion dure trois ans. Lou organise la rupture, &#8220;arrach\u00e9e, lui dit-elle, \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9 de tes d\u00e9buts qui nous avaient fait appara\u00eetre comme tir\u00e9s d&#8217;une m\u00eame mati\u00e8re&#8221;. Lors du voyage en Russie entrepris en commun, &#8220;tout est devenu pathologique&#8221;. Malgr\u00e9 la s\u00e9paration, ils resteront proches de loin, ainsi qu&#8217;en t\u00e9moigne l&#8217;ampleur de leur correspondance.<\/p>\n<p>Le dernier grand homme de Lou, Sigmund Freud, ressortit \u00e0 l&#8217;\u00e9vidence \u00e0 la figure du p\u00e8re. Elle le conna\u00eet en 1911, lors du Troisi\u00e8me congr\u00e8s international de psychanalyse de Weimar. La femme de lettres dont il sera \u00e9pris (sans jamais franchir la limite des convenances), lui \u00e9crira : &#8220;Ma vie \u00e9tait en attente de la psychanalyse depuis que j&#8217;ai quitt\u00e9 l&#8217;enfance&#8221;. Elle est rapidement accept\u00e9e dans le premier cercle des pionniers aux c\u00f4t\u00e9s de Rank et Ferenczi. Elle devient l&#8217;amie intime d&#8217;Anna, fille du ma\u00eetre qu&#8217;il a lui-m\u00eame psychanalys\u00e9e. Lou enrichit la th\u00e9orie de ses propres analyses et se r\u00e9v\u00e8le fine praticienne. Freud \u00e9coute ses observations sur le monde f\u00e9minin, m\u00eame si un d\u00e9saccord tacite survient \u00e0 propos de la religion, qu&#8217;il place au registre des illusions quand Lou reverse la perte de Dieu au cr\u00e9dit des \u00e9nergies vitales. La &#8220;compreneuse par excellence&#8221; (Freud), vivra en derni\u00e8re instance une relation triangulaire avec Freud, alors atteint d&#8217;un cancer de la m\u00e2choire et avec Anna, si inhib\u00e9e devant les hommes et si attach\u00e9e \u00e0 un p\u00e8re qui le lui rend trop. Le 5 janvier 1937, Lou Andrea-Salom\u00e9 meurt dans son lit. De tous les \u00e9loges fun\u00e8bres, celui de Freud sera le plus \u00e9clatant. Il loue la discr\u00e9tion dans le travail d&#8217;une &#8220;personnalit\u00e9 demeur\u00e9e dans l&#8217;ombre, d&#8217;une modestie peu commune&#8221;. Dans ses M\u00e9moires, qu&#8217;elle voulut posthumes, elle \u00e9crivait : &#8220;Plus je me rapproche du terme de mon existence, plus il me devient possible d&#8217;embrasser dans son ensemble cet \u00e9trange objet qu&#8217;est une vie <em>&#8230;<\/em> Dans une certaine mesure je tiendrai compte de la chronologie ; mais c&#8217;est autour de certains th\u00e8mes que j&#8217;organiserai mes souvenirs.&#8221; Pudique, Lou le fut au point d&#8217;op\u00e9rer un tri s\u00e9v\u00e8re dans ses archives, miroir s\u00e9lectif, hautement narcissique, o\u00f9 toute \u00e9motion brute \u00e9tait biff\u00e9e.<\/p>\n<p>1. St\u00e9phane Michaud, Lou Andrea-Salom\u00e9. L&#8217;alli\u00e9e de la vie, Le Seuil, 396 pages, 145 F.<\/p>\n<p>2. Jutta \u00e9dit\u00e9 et traduit de l&#8217;allemand par St\u00e9phane Michaud, Le Seuil, 200 pages, 128 F.<\/p>\n<p>3. Jean-Pierre Faye, Nietzsche et Salom\u00e9. La philosophie dangereuse, Grasset, 300 pages, 128 F.<\/p>\n<p>4. A l&#8217;Ecole de Freud. Journal d&#8217;une ann\u00e9e, 1912-1913, Mercure de France, 94 pages, 22 F.<\/p>\n<p>5. Au sens arch\u00e9ologique du terme.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-1994 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/lou_bandeau-d85.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/lou_bandeau-d85-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Mais qui est Lou Andreas-Salom\u00e9 ?\" aria-describedby=\"gallery-1-14256\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14256'>\n\t\t\t\tMais qui est Lou Andreas-Salom\u00e9 ?\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/lou_crop-d78.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/lou_crop-d78.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Mais qui est Lou Andreas-Salom\u00e9 ?\" aria-describedby=\"gallery-1-14257\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14257'>\n\t\t\t\tMais qui est Lou Andreas-Salom\u00e9 ?\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Lou Andreas-Salom\u00e9 fut romanci\u00e8re , nouvelliste, essayiste, psychanalyste. 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