{"id":1955,"date":"2000-05-01T00:00:00","date_gmt":"2000-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/on-a-sequence-le-genome-humain1955\/"},"modified":"2000-05-01T00:00:00","modified_gmt":"2000-04-30T22:00:00","slug":"on-a-sequence-le-genome-humain1955","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1955","title":{"rendered":"On a s\u00e9quenc\u00e9 le g\u00e9nome humain !"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Bertrand Jordan <\/p>\n<p>Comme l&#8217;a \u00e9t\u00e9 la conqu\u00eate de la lune pour les ann\u00e9es 60, le s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome humain est le grand programme scientifique de notre \u00e9poque. Une prouesse technologique qui a vu les laboratoires impliqu\u00e9s dans cette recherche multiplier par dix leurs performances en deux ans ! De quoi s&#8217;agit-il ? Le g\u00e9nome est l&#8217;ensemble de l&#8217;ADN (acide d\u00e9soxyribonucl\u00e9ique) d&#8217;un organisme vivant, qui contient des messages g\u00e9n\u00e9tiques de toutes natures. On appelle s\u00e9quen\u00e7age la d\u00e9termination de l&#8217;ordre des nucl\u00e9otides, les unit\u00e9s \u00e9l\u00e9mentaires des ADN. Dans un climat de s\u00e9v\u00e8re comp\u00e9tition entre priv\u00e9 et public, l&#8217;entreprise Celera a d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 d\u00e9tenir toutes les s\u00e9quences mais pas dans l&#8217;ordre ! De son c\u00f4t\u00e9, le consortium international de laboratoires publics dit poss\u00e9der, en bon ordre, plus de 70 % du g\u00e9nome humain. Au-del\u00e0 des effets d&#8217;annonce, d&#8217;ores et d\u00e9j\u00e0 &#8220;la recherche sur le g\u00e9nome humain a produit une quantit\u00e9 impressionnante de r\u00e9sultats&#8221; souligne S\u00e9gol\u00e8ne Aym\u00e9. Il faut s&#8217;interroger sur la port\u00e9e de ce qu&#8217;Antoine Danchin n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 qualifier de &#8220;r\u00e9volution g\u00e9nomique&#8221;. A partir de la connaissance de la r\u00e9alit\u00e9 dans ce qu&#8217;elle a de complexe et de multiforme, sans impasse sur les incertitudes de la recherche ni sur les contradictions sociales qu&#8217;engendrent ses avanc\u00e9es. Enjeux ? Un impact majeur sur la soci\u00e9t\u00e9, son syst\u00e8me de soins, un bouleversement de l&#8217;organisation de la recherche, de nouvelles questions \u00e9thiques, etc. Sans oublier, bien s\u00fbr, des app\u00e9tits financiers aiguis\u00e9s, \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une v\u00e9ritable guerre \u00e9conomique dont Nicolas Chevassus-au-Louis d\u00e9crit les derni\u00e8res p\u00e9rip\u00e9ties. Et puis, ce n&#8217;est pas le moindre, la fa\u00e7on dont on d\u00e9finit l&#8217;\u00eatre humain, son comportement, son caract\u00e8re. Comme le montre Bertrand Jordan, les g\u00e9n\u00e9ralisations du &#8220;tout g\u00e9n\u00e9tique&#8221; sont trompeuses. Il faut se garder de confondre pr\u00e9vision statistique et destin individuel : le n\u00f4tre n&#8217;est pas inscrit dans nos g\u00e8nes. L&#8217;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 et l&#8217;environnement, l&#8217;inn\u00e9 et l&#8217;acquis interviennent en proportions variables et souvent difficiles \u00e0 d\u00e9finir, l&#8217;une ou l&#8217;autre peuvent pr\u00e9dominer selon les situations, c&#8217;est leurs interactions qui s&#8217;av\u00e8rent d\u00e9terminantes. Avec le s\u00e9quen\u00e7age qu&#8217;apprend-on sur l&#8217;\u00eatre humain, ses maladies, son caract\u00e8re, sa sexualit\u00e9 ? Quels sont les nouveaux horizons de la biologie ? Que peut-on attendre pour la sant\u00e9, diagnostic et th\u00e9rapie ?<\/p>\n<p><strong> Le s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome humain est quasiment termin\u00e9. Est-ce le fin mot de l&#8217;humanit\u00e9 ? Est-ce la cl\u00e9 pour tout conna\u00eetre sur l&#8217;Homme (ses maladies, son caract\u00e8re, sa sexualit\u00e9, son avenir, etc.) comme on l&#8217;entend souvent ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> Bertrand Jordan : <\/strong> Non, bien s\u00fbr, ce n&#8217;est pas &#8220;le fin mot de l&#8217;humanit\u00e9&#8221;. Le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique, l&#8217;assortiment des versions (all\u00e8les) de g\u00e8nes, dont nous h\u00e9ritons de nos parents intervient, tout comme notre environnement, notre histoire personnelle, les circonstances \u00e9conomiques et sociales&#8230; C&#8217;est de l&#8217;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments (et de leurs interactions) que d\u00e9coulent finalement maladies, caract\u00e8re, sexualit\u00e9&#8230; Mais il existe actuellement une forte tendance \u00e0 tout attribuer au d\u00e9terminisme g\u00e9n\u00e9tique : la mutation d&#8217;un g\u00e8ne rendrait fatalement malade ou homosexuel ou criminel ; l&#8217;ensemble des traits de l&#8217;individu (sant\u00e9, caract\u00e8re, comportement) d\u00e9coulerait fatalement du patrimoine g\u00e9n\u00e9tique. Il s&#8217;agit l\u00e0 manifestement d&#8217;une interpr\u00e9tation biais\u00e9e d&#8217;avanc\u00e9es scientifiques bien r\u00e9elles. Le d\u00e9bat \u00e0 la fois id\u00e9ologique et scientifique sur les r\u00f4les de l&#8217;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 et de l&#8217;environnement ne date pas d&#8217;hier. La fin du XIXe si\u00e8cle et le d\u00e9but du XXe ont \u00e9t\u00e9 domin\u00e9s par les th\u00e9ories eug\u00e9nistes. Le rejet du nazisme a conduit \u00e0 privil\u00e9gier les explications selon lesquelles le comportement humain r\u00e9sulterait avant tout des circonstances familiales, \u00e9conomiques ou sociales. Cette vision a parfois \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9e \u00e0 l&#8217;absurde dans les d\u00e9cennies d&#8217;apr\u00e8s-guerre en attribuant par exemple une responsabilit\u00e9 \u00e9crasante aux parents d&#8217;enfants autistes ou attard\u00e9s mentaux. Mais l&#8217;actuel renouveau de cr\u00e9dit apport\u00e9 aux donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiques va si loin que l&#8217;ambiance \u00e0 cet \u00e9gard peut ressembler \u00e0 celle des ann\u00e9es vingt ou trente ! Les raisons de ce raz-de-mar\u00e9e du &#8220;tout g\u00e9n\u00e9tique&#8221; sont aussi, et peut \u00eatre surtout, sociales et id\u00e9ologiques. Avec le triomphe mondial du capitalisme, auquel ne s&#8217;oppose plus aucune alternative, nos soci\u00e9t\u00e9s marchandes tendent \u00e0 se d\u00e9charger de toute responsabilit\u00e9 dans le devenir des individus. Elles accueillent donc favorablement des th\u00e9ories qui attribuent le destin des personnes \u00e0 leurs g\u00e8nes plut\u00f4t qu&#8217;\u00e0 leur \u00e9ducation, leur environnement et leur condition sociale, y trouvant une justification &#8220;biologique&#8221; \u00e0 l&#8217;existence d&#8217;in\u00e9galit\u00e9s qui tendent \u00e0 s&#8217;accro\u00eetre, et en tirant d&#8217;excellents arguments pour \u00e9carter les mesures, forc\u00e9ment co\u00fbteuses, qui pourraient limiter cette d\u00e9rive. Ce n&#8217;est pas un hasard si cette tendance pr\u00e9vaut aux Etats-Unis.<\/p>\n<p><strong> Mais que peut-on en dire d&#8217;un point de vue scientifique ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> B.J. : <\/strong> C&#8217;est une erreur grossi\u00e8re qui consiste \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser \u00e0 partir de quelques cas o\u00f9, en effet, une certaine mutation dans un certain g\u00e8ne entra\u00eene syst\u00e9matiquement une maladie. Par exemple, une maladie neurologique incurable, la chor\u00e9e de Huntington, d\u00e9pend d&#8217;un d\u00e9terminisme g\u00e9n\u00e9tique tr\u00e8s fort. Si le g\u00e8ne est mut\u00e9, la personne sera atteinte de cette maladie, il n&#8217;y a pas de marge. La mutation peut \u00eatre d\u00e9cel\u00e9e tr\u00e8s t\u00f4t d\u00e8s l&#8217;enfance et la maladie appara\u00eetra vers 40 ans.Mais ce n&#8217;est pas le cas g\u00e9n\u00e9ral. Dans la plupart des maladies dites &#8220;g\u00e9n\u00e9tiques&#8221;, les g\u00e8nes peuvent \u00eatre alt\u00e9r\u00e9s de plusieurs fa\u00e7ons : il y a la version standard d&#8217;un g\u00e8ne que l&#8217;on retrouve chez la grande majorit\u00e9 des personnes &#8220;normales&#8221; et diff\u00e9rentes variantes plus ou moins fonctionnelles. Concernant, par exemple, la mucoviscidose, plus de 600 anomalies ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9es. De plus, la m\u00eame mutation n&#8217;a pas le m\u00eame effet suivant les individus. Pour une m\u00eame anomalie, une personne peut \u00eatre gravement malade et d&#8217;autres l\u00e9g\u00e8rement ou pas du tout atteintes ! L&#8217;effet du g\u00e8ne d\u00e9pendra de l&#8217;interaction avec d&#8217;autres g\u00e8nes et de tr\u00e8s nombreux facteurs non g\u00e9n\u00e9tiques tels que la grossesse, l&#8217;alimentation, l&#8217;histoire personnelle, etc. Pour l&#8217;h\u00e9mophilie qui d\u00e9pend souvent d&#8217;une m\u00eame d\u00e9fectuosit\u00e9 assez simple, dont l&#8217;effet est constant, le r\u00e9sultat pour la personne d\u00e9pend compl\u00e8tement de l&#8217;\u00e9poque et de la soci\u00e9t\u00e9 : avant 1950, il n&#8217;y avait pratiquement pas de traitement, ensuite en moins d&#8217;une g\u00e9n\u00e9ration, l&#8217;affection a \u00e9t\u00e9 presque enti\u00e8rement contr\u00f4l\u00e9e avec les produits coagulants, puis l&#8217;apparition du Sida et la trag\u00e9die du sang contamin\u00e9 ont entra\u00een\u00e9 la mort de la moiti\u00e9 des h\u00e9mophiles en France. L&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 ne d\u00e9pend pas que de la mutation d&#8217;un g\u00e8ne mais bien de conditions sociales qui d\u00e9terminent l&#8217;accessibilit\u00e9 d&#8217;un traitement ou la qualit\u00e9 du contr\u00f4le sanitaire. Tout cela renvoie \u00e0 la diff\u00e9rence fondamentale entre g\u00e9notype (ce qui est inscrit dans les g\u00e8nes) et ph\u00e9notype (l&#8217;\u00e9tat de la personne \u00e0 un moment donn\u00e9 de son histoire). Notons enfin que la pr\u00e9disposition \u00e0 une maladie n&#8217;indique en rien l&#8217;\u00e9tat de la personne. Selon la version d&#8217;un g\u00e8ne, une personne aura cinq fois plus de risques d&#8217;\u00eatre diab\u00e9tique. Et des employeurs ou des assureurs pourraient la consid\u00e9rer comme une personne malade. Mais si en moyenne le risque d&#8217;\u00eatre diab\u00e9tique est de 1 %, il ne sera que de 5 % pour cette personne : elle aura donc 95 % de chances de ne pas \u00eatre malade !Quant au d\u00e9terminisme g\u00e9n\u00e9tique de traits de caract\u00e8re ou de l&#8217;orientation sexuelle, c&#8217;est un domaine o\u00f9 la plupart des &#8220;r\u00e9sultats&#8221; obtenus (et abondamment m\u00e9diatis\u00e9s) ont \u00e9t\u00e9 contredits par les \u00e9tudes ult\u00e9rieures&#8230;<\/p>\n<p><strong> S&#8217;agit-il d&#8217;une r\u00e9volution en biologie, \u00e0 mettre au rang des d\u00e9couvertes capitales comme par exemple celle de l&#8217;ADN ? Quelles sont les grandes questions qui demeurent et les nouveaux horizons qui s&#8217;ouvrent \u00e0 la biologie ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> B.J. : <\/strong> C&#8217;est effectivement une \u00e9tape capitale, et dont beaucoup pensaient qu&#8217;elle ne serait pas atteinte si vite. C&#8217;est une d\u00e9couverte &#8220;programm\u00e9e&#8221;, moins nouvelle, moins impr\u00e9vue que celle de la structure de l&#8217;ADN, mais elle aura certainement beaucoup de cons\u00e9quences en biologie. Le fait d&#8217;avoir des sortes d&#8217;atlas des g\u00e8nes acc\u00e9l\u00e8re les travaux sur de grandes questions fondamentales de la biologie. La question du d\u00e9veloppement : comment un organisme complexe se d\u00e9veloppe-t-il \u00e0 partir d&#8217;une seule cellule ? Celle de l&#8217;\u00e9volution : quels sont les m\u00e9canismes de filiation entre des organismes diff\u00e9rentes ? Sur ces deux questions, la comparaison entre les s\u00e9quences d&#8217;ADN humains et d&#8217;autres organismes am\u00e8nent des progr\u00e8s rapides. On trouvera plus facilement chez la mouche que chez l&#8217;Homme, les g\u00e8nes qui gouvernent le d\u00e9veloppement. Et on pourra chercher ce qui dans le g\u00e9nome humain ressemble \u00e0 leur s\u00e9quence compl\u00e8te. On va directement du mutant de la mouche drosophile \u00e0 l&#8217;identification chez l&#8217;Homme du g\u00e8ne impliqu\u00e9 dans le d\u00e9veloppement. C&#8217;est une grande acc\u00e9l\u00e9ration et un changement de nature de la recherche biologique qui repose moins sur des exp\u00e9rimentations et davantage sur des similitudes rep\u00e9r\u00e9es avec de puissants outils informatiques. Pour l&#8217;\u00e9volution, on se basera sur la proximit\u00e9 des s\u00e9quences d&#8217;ADN. En revanche, en neurobiologie, l&#8217;apport imm\u00e9diat de la g\u00e9n\u00e9tique est moins \u00e9vident.<\/p>\n<p><strong> Du point de vue de la sant\u00e9, quelles sont les promesses en termes de pr\u00e9vention et en termes de th\u00e9rapie ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> B.J. : <\/strong> En termes de diagnostic individuel, des progr\u00e8s tr\u00e8s rapides sont \u00e0 attendre. La g\u00e9n\u00e9ralisation sous forme de d\u00e9pistage est plus ou moins possible selon les cas (probl\u00e8me des multiples mutations possibles). Les progr\u00e8s en th\u00e9rapie (qui en d\u00e9couleront certainement) sont \u00e0 plus long terme, qu&#8217;il s&#8217;agisse de th\u00e9rapie classique ou de th\u00e9rapie g\u00e9nique. Donc on peut pr\u00e9voir un accroissement du d\u00e9calage entre diagnostic et th\u00e9rapie, qui pose des probl\u00e8mes psychologiques et \u00e9conomiques tout \u00e0 fait s\u00e9rieux. En reprenant l&#8217;exemple de la chor\u00e9e de Huntington, il faut distinguer la localisation du g\u00e8ne, qui a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e en 1983 et a aussit\u00f4t permis un diagnostic pr\u00e9natal ou pr\u00e9symptomatique, de l&#8217;isolement effectif du g\u00e8ne qui n&#8217;est intervenu qu&#8217;en 1993. Et dix-sept ans apr\u00e8s, on commence \u00e0 peine \u00e0 comprendre son fonctionnement. Ce n&#8217;est qu&#8217;au terme d&#8217;exp\u00e9riences longues et laborieuses que peut venir un traitement. Quant \u00e0 la th\u00e9rapie g\u00e9nique, cette approche prometteuse se r\u00e9v\u00e8le plus d\u00e9licate que pr\u00e9vu. Tout ce que nous savons faire aujourd&#8217;hui, c&#8217;est int\u00e9grer un g\u00e8ne au hasard, en un point quelconque d&#8217;un certain chromosome : on ne remplace pas le g\u00e8ne d\u00e9fectueux mais on rajoute un g\u00e8ne \u00e9quivalent et fonctionnel ailleurs dans le g\u00e9nome. On a cru aboutir \u00e0 un traitement en faisant l&#8217;\u00e9conomie d&#8217;une \u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e de la mani\u00e8re dont le d\u00e9faut d&#8217;un g\u00e8ne entra\u00eene une maladie mais cette compr\u00e9hension s&#8217;av\u00e8re aujourd&#8217;hui indispensable. n<\/p>\n<p>* Directeur de recherches au CNRS, anime une \u00e9quipe du Centre d&#8217;immunologie de Marseille-Luminy ; vient de publier les Imposteurs de la g\u00e9n\u00e9tique, Seuil, collection Science ouverte, 178p, 95 F.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Bertrand Jordan <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[294],"class_list":["post-1955","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-recherche"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1955","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1955"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1955\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1955"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1955"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1955"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}