{"id":1916,"date":"2000-04-01T00:00:00","date_gmt":"2000-03-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/racines1916\/"},"modified":"2000-04-01T00:00:00","modified_gmt":"2000-03-31T22:00:00","slug":"racines1916","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1916","title":{"rendered":"Racines"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> \u00abCommunisme\u00bb, \u00abcommunistes\u00bb : \u00e0 juste titre, l&#8217;anciennet\u00e9 de l&#8217;usage socio-politique de ces mots dans le vocabulaire ordinaire de l&#8217;espace public en France a fait l&#8217;objet d&#8217;observations fr\u00e9quentes et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. Lumi\u00e8res de l&#8217;histoire sur une \u00e9tymologie. <\/p>\n<p>On fait des mots &#8220;communisme&#8221;, &#8220;communistes&#8221; des vecteurs d&#8217;opinion qui ont \u00e9t\u00e9 capables, \u00e0 certains moments du mouvement contemporain de l&#8217;histoire, de focaliser l&#8217;attention du public, de produire des effets pratiques dont les sources les plus diverses portent t\u00e9moignage, notamment dans les domaines du politique et de la revendication sociale.<\/p>\n<p>Rare mais non inexistant, l&#8217;emploi du mot &#8220;communisme&#8221; est attest\u00e9 d\u00e8s avant 1789 dans un sens qui ne fait plus seulement r\u00e9f\u00e9rence archa\u00efsante aux r\u00e9alit\u00e9s du monde communautaire et seigneurialis\u00e9 de l&#8217;Ancien R\u00e9gime quand celui-ci pr\u00e9cis\u00e9ment entrait en pleine phase de d\u00e9composition. Jacques Grandjonc et d&#8217;autres chercheurs ont montr\u00e9 l&#8217;apparition de l&#8217;emploi du mot dans une d\u00e9sinence politico-sociale assez neuve, \u00e0 la fois dans la litt\u00e9rature ordinaire (R\u00e9tif de la Bretonne) mais aussi dans l&#8217;ar\u00e8ne politique, comme par exemple au Club du Panth\u00e9on, \u00e0 Paris en 1795, assembl\u00e9e d\u00e9mocratique o\u00f9 Gracchus Babeuf un temps s&#8217;exprima. Cependant, c&#8217;est au lendemain de la R\u00e9volution de 1830, apr\u00e8s 1835 surtout et notamment en 1840-1841, que l&#8217;emploi des mots se g\u00e9n\u00e9ralise. 1840, moment d&#8217;intense crise sociale quand s&#8217;\u00e9tendent les premi\u00e8res grandes gr\u00e8ves ouvri\u00e8res au cours du printemps puis de l&#8217;\u00e9t\u00e9, moment de crise politique nationale puisque ne cessent pas les attentats contre Louis-Philippe, tandis que depuis le printemps se multiplient les banquets r\u00e9publicains pour la r\u00e9forme \u00e9lectorale et que s&#8217;approfondit l&#8217;incertitude gouvernementale en pleine p\u00e9riode de vive tension avec la Prusse et ses alli\u00e9s d&#8217;Outre-Rhin : c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment cet instant que choisissent ceux qui se disent &#8220;communistes&#8221; et proclament leur adh\u00e9sion au &#8220;communisme&#8221;, pour afficher une profession de foi publique et sans \u00e9quivoque ; ce fut en particulier le cas lors du banquet de Belleville du 1er juillet 1840.<\/p>\n<p>Qui \u00e9taient ces citoyens audacieux ? Des publicistes r\u00e9publicains radicaux, lecteurs des textes de Babeuf et de Buonarroti mais auxquels ils avaient ajout\u00e9 du Saint-Simon, du Fourier, du Victor Consid\u00e9rant et du Pierre Leroux, des artisans d\u00e9mocrates, des travailleurs des m\u00e9tiers urbains traditionnels mais aussi des prol\u00e9taires modernes, certes en petit nombre quoique d\u00e9j\u00e0 port\u00e9s \u00e0 se r\u00e9unir en r\u00e9seaux de type compagnonique non d\u00e9nu\u00e9s d\u00e9j\u00e0 de conscience ou de solidarit\u00e9 de classe. Mieux que cela, une partie de ces hommes : peu de femmes parmi eux, mais il s&#8217;en trouve ! :, r\u00e9publicains radicaux ou disciples renouvel\u00e9s d&#8217;un Babeuf red\u00e9couvert en grand depuis 1828 gr\u00e2ce \u00e0 Buonarroti, toutes gens qu&#8217;on avait cru atteindre et discr\u00e9diter en les qualifiant de &#8220;communistes&#8221;, se mettent \u00e0 revendiquer fi\u00e8rement, et l&#8217;appellation, et la doctrine \u00e0 laquelle par petits groupes d&#8217;affid\u00e9s, ils essaient de donner coh\u00e9rence doctrinale et avenir politique possible ! D\u00e9sormais, plus de ces &#8220;n\u00e9o-babouvistes&#8221;, adeptes de la simple &#8220;communaut\u00e9&#8221;, comme les a qualifi\u00e9s en 1906 Jules Prudhommeaux, mais des &#8220;communistes&#8221; qui se r\u00e9unissent, s&#8217;expriment, s&#8217;organisent, nouant entre eux des liens internationaux.<\/p>\n<p><strong> La r\u00e9volution comme pr\u00e9alable <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est dans ce contexte que le syntagme &#8220;parti communiste&#8221; appara\u00eet pour d\u00e9signer la prise de position collective : nous le trouvons sous la plume du publiciste lib\u00e9ral, L\u00e9on Faucher, dans le journal le Courrier fran\u00e7ais du 3 juillet 1840 en plein milieu d&#8217;un article faisant compte rendu du banquet du 1er juillet ; presque instantan\u00e9ment, la formule sera reprise en allemand, \u00e0 Augsbourg, dans un num\u00e9ro de l&#8217;Allgemeine Zeitung de la semaine suivante sous la traduction : &#8220;Communist Partei&#8221;. Toute une aventure lexicale ! Le communisme politique, en tant qu&#8217;il d\u00e9signe un choix id\u00e9ologique, une affirmation politique et un principe d&#8217;organisation, est donc n\u00e9 en France, sa terre d&#8217;accueil la plus ancienne, mais rapidement depuis Paris, Lyon, Rouen, Reims et d&#8217;autres villes et r\u00e9gions de manufacture, il a connu une premi\u00e8re expansion europ\u00e9enne par l&#8217;interm\u00e9diaire des exil\u00e9s allemands r\u00e9fugi\u00e9s en Europe, \u00e0 Bruxelles, \u00e0 Londres, ailleurs&#8230; Au dire d&#8217;Engels dans sa pr\u00e9face \u00e0 l&#8217;\u00e9dition anglaise du Manifeste du Parti communiste, c&#8217;est la raison pour laquelle Marx et lui-m\u00eame ont donn\u00e9 le qualificatif de &#8220;communiste&#8221; et non de &#8220;socialiste&#8221; au manifeste du parti qu&#8217;ils r\u00e9dig\u00e8rent au d\u00e9but de 1848 \u00e0 la demande, comme on sait, de la &#8220;Ligue des communistes&#8221; qui avait pris la suite de la tr\u00e8s fraternelle &#8220;Ligue des Justes&#8221;.<\/p>\n<p>A peine officialis\u00e9 par un texte peu apr\u00e8s promu \u00e0 la plus grande gloire internationale, le mot &#8220;communisme&#8221; va pourtant s&#8217;effacer, non de tout emploi id\u00e9ologico-politique, mais plut\u00f4t en s&#8217;identifiant \u00e0 la perspective lointaine, quasiment utopique, d&#8217;un monde harmonieux et apais\u00e9 prenant racine sur la soci\u00e9t\u00e9 sans classes \u00e0 venir, une sorte de fin de l&#8217;histoire comme l&#8217;\u00e9tait la parousie dans l&#8217;eschatologie chr\u00e9tienne. C&#8217;est &#8220;socialisme&#8221;, comme \u00e9tape inf\u00e9rieure du communisme ou mode de production stabilis\u00e9 en longue dur\u00e9e par l&#8217;efficace d&#8217;un Etat renforc\u00e9 de type nouveau (on en discute) qui s&#8217;impose, et cela en France particuli\u00e8rement et jusqu&#8217;en 1920, \u00e0 l&#8217;exception de ce qui se disait dans quelques cercles libertaires. Le Congr\u00e8s de Tours en 1920, \u00e0 mi-parcours, remarquons-le, entre 1840 et notre ann\u00e9e 2000, ignore presque l&#8217;emploi de &#8220;communisme&#8221; et si on y \u00e9voque fr\u00e9quemment la dictature du prol\u00e9tariat, le d\u00e9bat concerne principalement l&#8217;attitude internationale et nationale \u00e0 adopter en cons\u00e9quence de la R\u00e9volution d&#8217;octobre en Russie et, de ce fait, porte sur la question de la r\u00e9alisation de la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne, tenue pour le pr\u00e9alable \u00e0 la constitution d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 socialiste, \u00e0 laquelle chacun se dit attach\u00e9.<\/p>\n<p><strong> 1920 : le congr\u00e8s de Tours <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est depuis lors que &#8220;communisme&#8221; et &#8220;communistes&#8221; (r\u00e9)apparaissent en position d&#8217;usage courant dans l&#8217;espace public fran\u00e7ais et mondial, c&#8217;est-\u00e0-dire peu apr\u00e8s le d\u00e9but de ce &#8220;court XXe si\u00e8cle&#8221; dont traite Eric Hobsbawm. Avec une double signification : d&#8217;une part, de rupture avec le r\u00e9formisme social-d\u00e9mocrate qui s&#8217;est allong\u00e9 face au bellicisme de 1914 et, de ce fait, porte les stigmates d&#8217;une capitulation devant les forces qui ont assum\u00e9 la responsabilit\u00e9 du grand massacre, cette horreur gigantesque que fut la Premi\u00e8re Guerre mondiale ; d&#8217;autre part, de rupture incarn\u00e9e par l&#8217;adh\u00e9sion au bolchevisme qui ouvrait la porte \u00e0 la nouvelle voie r\u00e9volutionnaire mondiale qu&#8217;il convenait d&#8217;adopter. Personnellement, je ne renoncerai jamais \u00e0 reconna\u00eetre que nos anciens, devenus communistes \u00e0 la suite de Tours, ont fait le juste choix m\u00eame si dans le refus des militants et hi\u00e9rarques socialistes qui ne les ont pas suivis, bien des pr\u00e9monitions et des mises en garde critiques se sont av\u00e9r\u00e9es exactes. Elles auraient d\u00fb f\u00e9conder la pens\u00e9e critique des communistes fran\u00e7ais, eux-m\u00eames h\u00e9ritiers d&#8217;une longue histoire r\u00e9volutionnaire pleine de bruits et de fureur ; du moins a-t-on la satisfaction de trouver Marcel Cachin, ici, parmi ceux qui ont le mieux ressenti le caract\u00e8re tragique mais in\u00e9luctable du choix que la guerre et la R\u00e9volution avaient rendu n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>En politique comme dans l&#8217;histoire, il ne suffit pas de d\u00e9clarer ses bonnes intentions r\u00e9volutionnaires, de formuler son projet et d&#8217;\u00e9noncer sa bonne foi pour \u00eatre cru sur parole : l&#8217;image qu&#8217;on veut donner de soi rencontre celle que l&#8217;on a de vous et pour &#8220;responsable&#8221; que l&#8217;on soit de l&#8217;ensemble composite qui sortira de cette rencontre, force est bien de constater que le poids des choses l&#8217;emporte le plus souvent sur la volont\u00e9 des individus et des groupes de protagonistes. Il ne suffit pas de d\u00e9cliner sa g\u00e9n\u00e9alogie longue et d&#8217;\u00e9noncer les titres qu&#8217;on estime les plus glorieux de &#8220;notre&#8221; histoire car l&#8217;Histoire appartient \u00e0 tous et quand elle se fait au pr\u00e9sent, il est rare qu&#8217;elle nous tende le flacon contenant l&#8217;\u00e9lixir de la bonne renomm\u00e9e sans pr\u00e9senter simultan\u00e9ment la coupe au breuvage amer !<\/p>\n<p><strong> Exp\u00e9rience et projection d&#8217;avenir <\/strong><\/p>\n<p>Depuis 1920, selon les moments, le communisme historiquement constitu\u00e9 s&#8217;est charg\u00e9 contradictoirement de valeurs positives et n\u00e9gatives, inextricablement m\u00eal\u00e9es. En 1920, l&#8217;affiliation r\u00e9volutionnaire est largement approuv\u00e9e et m\u00eame comprise par une partie de ceux qui la refusent, mais en 1925, combien se soumettent \u00e0 la &#8220;bolchevisation&#8221; ? 1935-1936, le Front populaire, tr\u00e8s bien, mais l&#8217;alignement devant la real-politik de l&#8217;Etat sovi\u00e9tique en 1939-1940, quelle d\u00e9chirure ! La R\u00e9sistance communiste, partie de la R\u00e9sistance au nazisme, marque l&#8217;ancrage le plus profond du communisme dans le terreau national fran\u00e7ais, tout comme la lutte pour la paix qui a suivi, tout comme encore l&#8217;anticolonialisme (malgr\u00e9 les difficult\u00e9s de sa mise en oeuvre), mais la longue et laborieuse entreprise de prise de distance avec le fameux &#8220;mod\u00e8le sovi\u00e9tique&#8221; n&#8217;a finalement abouti que lorsque le mod\u00e8le lui-m\u00eame, avec sa logomachie, ses fastes et ses leurres, s&#8217;est comme dissous dans l&#8217;histoire du monde&#8230; Ici, il a fallu un juste courage et pas mal d&#8217;inconscience ou d&#8217;audace de la part du PCF pour sauvegarder l&#8217;appellation de &#8220;communiste&#8221; et toujours d\u00e9signer de la sorte le Parti n\u00e9 en 1920 et l&#8217;on sait que d&#8217;autres n&#8217;ont pas majoritairement en Europe fait ce choix : mais en France, cela s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 possible, sans doute parce que la racine \u00e9tait ancienne et vigoureuse, peut-\u00eatre \u00e9galement parce qu&#8217;il existait \u00e9galement d&#8217;autres formations politiques qui s&#8217;affirmaient, elles aussi, communistes, et c&#8217;est tr\u00e8s bien ainsi : l&#8217;histoire ant\u00e9rieure qui est cumul d&#8217;exp\u00e9riences a finalement rendu possible cette permanence lexicale et s\u00e9mantique ; du coup, en passant du mot \u00e0 ce qu&#8217;il repr\u00e9sente, c&#8217;est le communisme comme projection d&#8217;avenir qui revient \u00e0 l&#8217;ordre du jour, de l&#8217;Histoire et pas seulement du congr\u00e8s du PCF.<\/p>\n<p>C&#8217;est assez dire que le communisme n&#8217;existe pas seulement de lui-m\u00eame et sous le seul couvert de ceux qui y adh\u00e8rent, comme s&#8217;il \u00e9tait une donn\u00e9e intangible, quasiment ind\u00e9pendante des configurations politiques, socio-\u00e9conomiques et culturelles successives ; tout au contraire, on voit bien que sa pr\u00e9sence est \u00e0 la fois changeante et p\u00e9renne, r\u00e9sultant de l&#8217;aptitude de celles et de ceux qui s&#8217;en sont fait une m\u00e9moire positive, un capital de traditions, une justification orale et id\u00e9ologique, un dispositif d&#8217;action politique et sociale, bref, tout un patrimoine vivant de lutte contre le capitalisme et la soci\u00e9t\u00e9 de classes, de leur aptitude, donc, \u00e0 donner \u00e0 l&#8217;emploi des mots un contenu en phase avec les aspirations de celles et de ceux qui sont appel\u00e9s \u00e0 en construire la promesse de bonheur.En v\u00e9rit\u00e9, le pr\u00e9sent nous ouvre toujours la barri\u00e8re ; entrons donc la carri\u00e8re puisque beaucoup d&#8217;a\u00een\u00e9s n&#8217;y sont plus mais en ouvrant tout en grand les voies d&#8217;un nouvel avenir pour le communisme. Car cela, c&#8217;est la grande affaire !<\/p>\n<p>* Historien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> \u00abCommunisme\u00bb, \u00abcommunistes\u00bb : \u00e0 juste titre, l&#8217;anciennet\u00e9 de l&#8217;usage socio-politique de ces mots dans le vocabulaire ordinaire de l&#8217;espace public en France a fait l&#8217;objet d&#8217;observations fr\u00e9quentes et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. 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