{"id":1876,"date":"2000-03-01T00:00:00","date_gmt":"2000-02-29T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/idees-pour-batir-un-parti1876\/"},"modified":"2000-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2000-02-29T23:00:00","slug":"idees-pour-batir-un-parti1876","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1876","title":{"rendered":"Id\u00e9es pour b\u00e2tir un parti politique moderne"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Philippe Merlant <\/p>\n<p>Etes-vous d&#8217;accord pour convenir que la crise des organisations politiques est g\u00e9n\u00e9rale et \u00e0 quoi tient-elle \u00e0 votre avis ?<\/p>\n<p><strong> Jo\u00ebl Roman : <\/strong> La crise de la politique est profonde, fond\u00e9e d&#8217;abord sur une crise de repr\u00e9sentation politique. Elle tient au r\u00f4le tenu par les m\u00e9dias dans nos soci\u00e9t\u00e9s qui incite \u00e0 penser que l&#8217;on pourrait se passer de le repr\u00e9sentation politique, au sens classique, mais aussi \u00e0 l&#8217;individualisme, dans la mesure o\u00f9 les gens sont moins pr\u00eats \u00e0 se reconna\u00eetre dans des organisations politiques traditionnelles et quand ils agissent avec elles, c&#8217;est de fa\u00e7on plus limit\u00e9e, plus temporaire. En g\u00e9n\u00e9ral, ils sont moins partants pour s&#8217;engager, &#8220;prendre une carte&#8221;. A cela s&#8217;ajoute la crise plus g\u00e9n\u00e9rale des structures d&#8217;organisations pyramidales, qui bouscule les partis politiques, mais aussi les organisations syndicales ou les entreprises, l&#8217;ensemble des institutions en r\u00e9sum\u00e9. Pour autant, ces transformations ne signifient pas que la politique n&#8217;int\u00e9resse plus. Au contraire, on n&#8217;a jamais tant \u00e9prouv\u00e9 le besoin de politique. Nous sommes l\u00e0 dans la crise des &#8220;formes&#8221; de la politique. Par ailleurs, je ne pense pas que la forme parti politique soit d\u00e9finitivement morte. En revanche, les partis politiques sont dans l&#8217;obligation de se r\u00e9nover profond\u00e9ment.<\/p>\n<p><strong> Philippe Merlant : <\/strong> Je partage ces trois constats. Je souhaiterais en rajouter un quatri\u00e8me, celui des niveaux territoriaux de repr\u00e9sentation. Alors que l&#8217;\u00e9chelon prioritaire a \u00e9t\u00e9 celui de la nation (et, accessoirement, celui des r\u00e9gions), on a l&#8217;impression que les enjeux aujourd&#8217;hui se situent \u00e0 des niveaux compl\u00e8tement oppos\u00e9s : d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, celui du monde, puisqu&#8217;il y a mondialisation de fait avec une incitation \u00e0 se dire qu&#8217;il faut faire fonctionner les institutions, la d\u00e9mocratie \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon mondial, les r\u00e9gulations \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon plan\u00e9taire et, de l&#8217;autre, le &#8220;niveau du quartier&#8221;, o\u00f9 les gens ont de plus en plus le sentiment de ne pas avoir prise sur les d\u00e9cisions qui les concernent directement. Dans le m\u00eame temps, le niveau de r\u00e9ponse des institutions demeure strictement national et r\u00e9gional. Une derni\u00e8re interrogation traverse \u00e9galement cette probl\u00e9matique : qu&#8217;est-ce que la d\u00e9mocratie aujourd&#8217;hui ? De ce point de vue, on arrive au bout d&#8217;un processus o\u00f9 la d\u00e9mocratie est de plus en plus r\u00e9duite \u00e0 la d\u00e9mocratie de repr\u00e9sentation au d\u00e9triment des d\u00e9mocraties de d\u00e9lib\u00e9ration et de participation, le plus souvent vid\u00e9es de leur sens. Or, la d\u00e9mocratie ne sera r\u00e9habilit\u00e9e que si ces trois leviers sont tenus en m\u00eame temps. C&#8217;est dans ce contexte que se pose le r\u00f4le des partis: ce r\u00f4le est fondamental sur la d\u00e9mocratie de repr\u00e9sentation mais les partis, s&#8217;ils peuvent accompagner le mouvement, ne sont pas les acteurs majeurs des d\u00e9mocraties de participation et de d\u00e9lib\u00e9ration.<\/p>\n<p>Si, comme vous le dites tous les deux, la forme parti politique est loin d&#8217;\u00eatre p\u00e9rim\u00e9e, qu&#8217;est- ce qu&#8217;un parti politique vivant aujourd&#8217;hui ?<\/p>\n<p><strong> Jo\u00ebl Roman : <\/strong> La raison d&#8217;\u00eatre d&#8217;un parti, c&#8217;est la repr\u00e9sentation. D&#8217;accord sur le d\u00e9ficit de d\u00e9mocratie d\u00e9lib\u00e9rative ou participative. Cependant, l&#8217;id\u00e9e de repr\u00e9sentation est incontournable, non pas pour demeurer dans l&#8217;optique de Rousseau, de l&#8217;obligatoire repr\u00e9sentation politique sur un grand territoire, mais parce que la vocation des partis, c&#8217;est de repr\u00e9senter tout le monde, d&#8217;\u00eatre inclusif. La participation peut, elle, se contenter d&#8217;une minorit\u00e9 active de gens concern\u00e9s. Pas la repr\u00e9sentation. Toute la difficult\u00e9 du politique, c&#8217;est de g\u00e9rer cette tension parfois forte, entre ceux qui se sentent le plus concern\u00e9s par un probl\u00e8me et ceux qui, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, s&#8217;en d\u00e9sint\u00e9ressent, mais dont il faut prendre en compte l&#8217;existence. L&#8217;autre raison d&#8217;\u00eatre des partis, c&#8217;est le pluralisme des courants d&#8217;opinion, des sensibilit\u00e9s politiques qui ont du sens, m\u00eame si elles \u00e9voluent.<\/p>\n<p>La r\u00e9ticence \u00e0 l&#8217;engagement, \u00e0 se reconna\u00eetre dans un parti politique reste forte. Comment mettre en confiance les citoyens vis-\u00e0-vis des partis ?<\/p>\n<p><strong> Jo\u00ebl Roman : <\/strong> On ne pourra d\u00e9fendre les partis politiques qu&#8217;\u00e0 certaines conditions, internes aux partis politiques et institutionnelles. Pour les premi\u00e8res, il faut que les partis politiques se r\u00e9forment profond\u00e9ment. Il ne s&#8217;agit pas seulement de d\u00e9mocratiser les fonctionnements, bien que ce soit important et que cela commence \u00e0 \u00eatre le cas. Il faut surtout que les partis politiques soient plus \u00e0 l&#8217;\u00e9coute, mieux branch\u00e9s sur la soci\u00e9t\u00e9. Or, le paradoxe, c&#8217;est qu&#8217;un parti qui est un parti de &#8220;militants&#8221;, est branch\u00e9 sur ses militants plus que sur la soci\u00e9t\u00e9. Et, en g\u00e9n\u00e9ral, les militants du parti militent au parti, n&#8217;ont pas le temps de militer ailleurs, dans les associations, les organisations syndicales, les quartiers. Et les gens qui militent dans les organisations de quartiers n&#8217;ont g\u00e9n\u00e9ralement pas envie d&#8217;avoir en poche une carte du parti. D&#8217;abord, parce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas le temps. Ensuite, parce que leur lieu d&#8217;investissement, le quartier, l&#8217;association de parents d&#8217;\u00e9l\u00e8ves ou le syndicat, leur conviennent parfaitement et leur suffisent. C&#8217;est pourquoi il me semble que les partis devraient r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des syst\u00e8mes de coll\u00e8ges, coll\u00e8ge de militants qui ont leur l\u00e9gitimit\u00e9 mais aussi coll\u00e8ge des associatifs, des syndicaux, de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Pourquoi pas un coll\u00e8ge des \u00e9lus ? Peut-\u00eatre un coll\u00e8ge des experts ? Pourquoi pas ? Inventer en tout cas des syst\u00e8mes complexes, avec des responsabilit\u00e9s diff\u00e9rentes, pas toujours \u00e0 \u00e9galit\u00e9 sur les d\u00e9cisions de la vie du parti, mais qui offriraient au parti une ouverture. Au del\u00e0, la r\u00e9forme profonde des institutions politiques et des rapports des partis aux institutions s&#8217;impose. Elle passe par le non- cumul absolu, d&#8217;aucun mandat ! On voit bien quantitativement le gain qu&#8217;il y aurait, m\u00e9caniquement, en terme de renouvellement, \u00e0 l&#8217;application d&#8217;une telle mesure. On imagine aussi la clarification b\u00e9n\u00e9fique des fonctions politiques \u00e9lectives. Elle passe par la parit\u00e9. Sans entrer dans un d\u00e9veloppement th\u00e9orique : fausse id\u00e9e th\u00e9orique, mais bon combat pratique :, la parit\u00e9 peut \u00eatre d&#8217;un effet sain sur la vie politique. Il faut \u00e9videmment un statut de l&#8217;\u00e9lu. Le non-cumul des mandats ne peut cohabiter avec un syst\u00e8me de pr\u00e9carit\u00e9 totale des \u00e9lus. Mais c&#8217;est aussi tout le rapport \u00e0 l&#8217;Etat qui est en cause. On voit bien qu&#8217;il faudrait travailler ensemble la r\u00e9forme de l&#8217;Etat et la r\u00e9forme politique, r\u00e9formes qui ne co\u00fbtent rien&#8230;<\/p>\n<p>&#8230;qui co\u00fbtent du pouvoir&#8230;<\/p>\n<p><strong> Jo\u00ebl Roman : <\/strong> &#8230; mais pour en redonner, pour transformer la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong> Philippe Merlant : <\/strong> Les partis ont un r\u00f4le essentiel de repr\u00e9sentation, mais il y a sans doute \u00e0 am\u00e9liorer la mani\u00e8re dont ils pr\u00e9sentent leurs programmes aux \u00e9lecteurs potentiels. Je pense qu&#8217;ils devraient exprimer plus clairement les points sur lesquels ils sont en d\u00e9saccord avec la soci\u00e9t\u00e9 actuelle, les points sur lesquels ils pensent avoir prise et ce qu&#8217;ils proposent. Bref, avoir des programmes de gouvernement \u00e0 la fois r\u00e9alistes et utopiques, c&#8217;est-\u00e0-dire reli\u00e9s \u00e0 un projet de soci\u00e9t\u00e9. Or, depuis de nombreuses ann\u00e9es, cette articulation fait d\u00e9faut. Peu de programmes politiques sont pr\u00e9sent\u00e9s alors qu&#8217;il est essentiel, dans une d\u00e9mocratie, que l&#8217;on dise quelle soci\u00e9t\u00e9 l&#8217;on veut b\u00e2tir. Par ailleurs, si l&#8217;on convient que cette d\u00e9mocratie de repr\u00e9sentation est essentielle mais qu&#8217;il faut faire vivre plus fortement les d\u00e9mocraties de d\u00e9lib\u00e9ration et de participation, et s&#8217;il est clair que les partis n&#8217;en ont pas le monopole, ils ont en revanche mission \u00e0 impulser, encourager, structurer, conforter&#8230; vis-\u00e0-vis de tous ceux qui peuvent \u00eatre les acteurs de ces deux autres formes de la vie d\u00e9mocratique. Les partis politiques devraient innover en mati\u00e8re de reconnaissance r\u00e9elle et concr\u00e8te du monde associatif. On conna\u00eet aujourd&#8217;hui une effervescence consid\u00e9rable d&#8217;associations locales, mais en m\u00eame temps, celles-ci sont bien souvent priv\u00e9es de m\u00e9moire et \u00e0 partir de l\u00e0, se trouvent dans l&#8217;incapacit\u00e9 de se projeter dans l&#8217;avenir. Comment aider des associations de quartiers par exemple \u00e0 comprendre le monde qui les entoure, \u00e0 se mettre en r\u00e9seaux, \u00e0 relier enjeux locaux et enjeux globaux, \u00e0 analyser le fonctionnement des institutions, \u00e0 stimuler l&#8217;\u00e9change d&#8217;exp\u00e9riences, la remont\u00e9e d&#8217;initiatives, la progression du mouvement d&#8217;id\u00e9es ? N&#8217;est-il pas n\u00e9cessaire que les partis de gauche, en m\u00eame temps qu&#8217;ils assument leur fonction de repr\u00e9sentation, s&#8217;engagent dans ce qui est une mission d&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, compte tenu du d\u00e9ficit d\u00e9mocratique dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise : favoriser l&#8217;expression des acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile qui ont besoin de s&#8217;exprimer et qui ont aussi besoin d&#8217;outils ? Je n&#8217;ai pas de recettes mais il y a l\u00e0 un chantier en soi pour les partis s&#8217;ils veulent contribuer \u00e0 b\u00e2tir une soci\u00e9t\u00e9 plus d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Vous semblez attendre un signe fort des partis politiques en terme de d\u00e9mocratisation de la vie sociale. Mais &#8220;d\u00e9mocratie de repr\u00e9sentation am\u00e9lior\u00e9e&#8221;, d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, &#8220;d\u00e9mocratie d\u00e9lib\u00e9rative et participative avec plus de moyens&#8221;, de l&#8217;autre : cette cohabitation est-elle suffisante ? Ne devrait-on pas travailler au croisement des deux pour que le pouvoir s&#8217;exerce autrement ?<\/p>\n<p><strong> Jo\u00ebl Roman : <\/strong> Une dialectique, pour employer un vieux mot un peu oubli\u00e9, est \u00e0 r\u00e9inventer entre l&#8217;un et l&#8217;autre. Du c\u00f4t\u00e9 des partis, quand je sugg\u00e8re la cr\u00e9ation de coll\u00e8ges, c&#8217;est pour tenir compte de la n\u00e9cessit\u00e9 de prise en compte du r\u00e9el mais c&#8217;est aussi pour que les d\u00e9cisions soient &#8220;coll\u00e9giales&#8221;.<\/p>\n<p><strong> Philippe Merlant : <\/strong> Ce croisement aporterait cette capacit\u00e9 d&#8217;\u00e9coute, dont parlait Jo\u00ebl, au contact de ces r\u00e9seaux citoyens, qui redonneraientt aux militants politiques le sens du concret. Les r\u00e9cents mouvements sociaux montrent un d\u00e9sir grandissant des gens de se battre sur des enjeux ponctuels et concrets. Dans cette floraison associative, nombreux sont ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent un engagement \u00e0 port\u00e9e limit\u00e9e. Mais, face aux institutions, cette vraie militance risque de s&#8217;essouffler dans son isolement. La confrontation avec les &#8220;politiques&#8221; serait donc b\u00e9n\u00e9fique. Par ailleurs, en deux ou trois ans, il est remarquable de noter combien le mod\u00e8le du fonctionnement en r\u00e9seaux est en train d&#8217;\u00eatre appropri\u00e9 par les acteurs citoyens de base qui trouvent l\u00e0 le moyen de lier leur action locale et des enjeux aussi globaux que ceux de Seattle. Nous vivons une acc\u00e9l\u00e9ration notoire sur ce sujet en terme de potentialit\u00e9s d&#8217;actions, de r\u00e9flexions, et de capacit\u00e9s \u00e0 se doter des outils ad hoc, conforme au mod\u00e8le du r\u00e9seau.<\/p>\n<p><strong> Jo\u00ebl Roman : <\/strong> La n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une v\u00e9ritable d\u00e9mocratie politique s&#8217;en trouve renforc\u00e9e. Nous sommes face \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes ambivalents. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, une plus grande opportunit\u00e9 technique, sociale et culturelle nous est offerte. C&#8217;est un progr\u00e8s d\u00e9mocratique. De l&#8217;autre, les risques d&#8217;enfermement, d&#8217;autisme sont plus grands aussi parce que rencontrer sur Internet deux ou trois personnes qui sont d&#8217;accord avec vous, ne forme pas un &#8220;mouvement&#8221;. Cela ne suffit pas. De m\u00eame, les mouvements sociaux existeraient-ils autant s&#8217;ils n&#8217;avaient pas les m\u00e9dias ? Je veux dire qu&#8217;il y a risque d&#8217;effervescence, de pouss\u00e9es de fi\u00e8vre, tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9es, mais en surplomb de la soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9elle. Aux partis politiques comme aux institutions de trouver les moyens de faire le lien, de trouver les modalit\u00e9s d&#8217;un travail d&#8217;articulation et de ne pas \u00eatre seulement dans cette alternative st\u00e9rile de doucher les enthousiasmes ou de pousser \u00e0 la roue. L&#8217;un des autres grands d\u00e9fis du moment restant les m\u00e9dias, leurs structures, pour qu&#8217;ils cessent d&#8217;\u00eatre, \u00e0 la place des partis politiques qui ont eux-m\u00eames \u00e0 se renouveler, les seuls \u00e0 pr\u00e9tendre repr\u00e9senter la soci\u00e9t\u00e9, qui plus est, sans m\u00e9diation. n<\/p>\n<p>* Philippe Merlant, fondateur du site internet &#8220;Place Publique&#8221;.<\/p>\n<p>** Jo\u00ebl Roman est \u00e9galement l&#8217;auteur de la D\u00e9mocratie des individus, chez Calmann L\u00e9vy.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Philippe Merlant <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[295],"class_list":["post-1876","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-nupes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1876"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1876\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}