{"id":176,"date":"1995-12-01T00:00:00","date_gmt":"1995-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/surpopulation-ou-manipulation176\/"},"modified":"1995-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1995-11-30T23:00:00","slug":"surpopulation-ou-manipulation176","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=176","title":{"rendered":"Surpopulation ou manipulation"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">  La croissance d\u00e9mographique responsable de la pauvret\u00e9 et des crises \u00e9cologiques ? L&#8217;accusation d\u00e9douane les pays d\u00e9velopp\u00e9s de leur responsabilit\u00e9 dans la situation actuelle. <\/p>\n<p>Sommes nous trop nombreux sur Terre ? Trop nombreux pour que chacun puisse vivre d\u00e9cemment ? Tellement nombreux que nous m\u00e8nerions l&#8217;humanit\u00e9 \u00e0 sa perte ? Ce th\u00e8me n&#8217;est pas nouveau. Au XVIIIe si\u00e8cle, l&#8217;\u00e9conomiste anglais Malthus voyait d\u00e9j\u00e0 dans l&#8217;augmentation de la population un danger pour la subsistance du monde. Certains reprennent cette id\u00e9e pourtant d\u00e9mentie par deux cents ans d&#8217;histoire en insistant sur la fin des ressources naturelles. Certes, la population augmente, les ressources ne sont pas illimit\u00e9es dans l&#8217;absolu, les atteintes \u00e0 l&#8217;environnement se multiplient et le sort d&#8217;une grande partie de l&#8217;humanit\u00e9 est peu enviable. Mais leur analyse est-elle juste pour autant ?<\/p>\n<p>Nombre de pr\u00e9visions d\u00e9mographiques se r\u00e9v\u00e8lent erron\u00e9es (1). Le Nig\u00e9ria ne compterait que 88 millions d&#8217;habitants, selon le dernier recensement (1991), et non 123 millions comme l&#8217;estimait le pr\u00e9c\u00e9dent ! Tandis que le Bureau am\u00e9ricain Census r\u00e9vise ses chiffres \u00e0 la hausse. En 1989, il estimait la population \u00e0 301 millions d&#8217;habitants en 2050. Trois ans plus tard, il \u00e9value celle-ci \u00e0 382 millions soit un gain de 80 millions ! Pour Georges Mathews, &#8221; on ne peut s\u00e9parer les perspectives d\u00e9mographiques du contexte \u00e9conomique et politique de l&#8217;\u00e9poque &#8221; (2).<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation des ressources de la Terre est, elle aussi, sujette \u00e0 caution. La notion de &#8221; ressource &#8221; fluctue en fonction des capacit\u00e9s scientifiques et techniques du moment \u00e0 en faire l&#8217;inventaire, \u00e0 les extraire, \u00e0 les transformer, puis \u00e0 les \u00e9conomiser dans la fabrication de produits manufactur\u00e9s ou dans les syst\u00e8mes de transformation \u00e9nerg\u00e9tique. Mais le d\u00e9veloppement de ces capacit\u00e9s d\u00e9pend surtout de volont\u00e9s politiques et \u00e9conomiques. Avec le satellite et l&#8217;informatique, les possibilit\u00e9s de prospection se sont beaucoup d\u00e9velopp\u00e9es. Mais les gouvernements fran\u00e7ais n&#8217;ont de cesse d&#8217;affaiblir les activit\u00e9s du Bureau de recherche g\u00e9ologique et mini\u00e8re (BRGM). On dispose de techniques sophistiqu\u00e9es pour extraire des ressources \u00e0 faible concentration ou dans des endroits difficiles. Mais on ne r\u00e9cup\u00e8re, par exemple, que 25% du p\u00e9trole extrait par jaillissement naturel. De grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9conomie. Comme le remarque Benjamin Dessus, &#8221; une France des ann\u00e9es 1990, \u00e9quip\u00e9e des technologies d&#8217;avant-guerre, consommerait 2,5 fois plus d&#8217;\u00e9nergie par habitant qu&#8217;elle ne le fait aujourd&#8217;hui &#8221; (3). Mais l&#8217;Europe privil\u00e9gie toujours la voiture particuli\u00e8re au d\u00e9triment du transport collectif urbain et interurbain, alors que la premi\u00e8re consomme deux \u00e0 trois fois plus d&#8217;\u00e9nergie.<\/p>\n<p>Les ressources alimentaires sont-elles alors en cause ? &#8221; La production alimentaire a globalement conserv\u00e9 de l&#8217;avance sur la croissance d\u00e9mographique &#8220;, note Tim Dyson (4). La productivit\u00e9 agricole et la superficie des terres cultivables ont en effet consid\u00e9rablement augment\u00e9. Mais, constatent certains, &#8221; la croissance d\u00e9mographique contribue \u00e0 de nombreux processus d\u00e9l\u00e9t\u00e8res pour l&#8217;environnement (&#8230;) et provoque une r\u00e9duction des superficies par personne.&#8221; D&#8217;autres, en revanche, mettent l&#8217;accent sur &#8221; l&#8217;ing\u00e9niosit\u00e9 et les capacit\u00e9s d&#8217;adaptation de l&#8217;\u00eatre humain pour r\u00e9pondre \u00e0 cette demande alimentaire croissante &#8220;. Mais de nombreuses populations connaissent aujourd&#8217;hui la faim. Alors qu&#8217;un cinqui\u00e8me de la population des pays en voie de d\u00e9veloppement \u00e9tait en \u00e9tat de sous-alimentation chronique vers 1990, &#8221; pourquoi est-ce en Afrique que la proportion est la plus \u00e9lev\u00e9e, c&#8217;est en Asie que leur effectif est le plus nombreux &#8221; ? Pour Herv\u00e9 Le Bras, l&#8217;Afrique, continent le moins peupl\u00e9, r\u00e9gresse sur le plan nutritionnel en raison de la coupure radicale entre villes et campagnes li\u00e9e \u00e0 l&#8217;absence d&#8217;infrastructures de transport, et des politiques pratiqu\u00e9es par les pays concern\u00e9s qui ignorent le d\u00e9veloppement rural (5). L&#8217;Angola, pays de faible densit\u00e9 (10 hab\/km2) et &#8221; potentiellement richissime &#8220;, demeure l&#8217;un des plus mis\u00e9rables du monde quand le Rwanda, pays de forte densit\u00e9 (290 hab\/km2), malgr\u00e9 des rendements tr\u00e8s bas nourrit m\u00eame (sobrement) sa population. Le premier a subi la guerre pendant pratiquement trente ans.&#8221; Partout, l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la faiblesse de la consommation sont \u00e9troitement li\u00e9es \u00e0 la pauvret\u00e9 &#8220;, remarque Tim Dyson.<\/p>\n<p>Quel impact a donc l&#8217;augmentation de la population sur l&#8217;environnement ? &#8221; Un faux probl\u00e8me &#8221; affirme Anna Cabr\u00e9 (6). Des lieux de faible population ont connu des \u00e9pisodes de pr\u00e9dation intense, voire d&#8217;extermination \u00e9cologique (bisons d&#8217;Am\u00e9rique du Nord). Mais des p\u00e9riodes prolong\u00e9es de croissance d\u00e9mographique n&#8217;ont pas eu de cons\u00e9quences graves sur l&#8217;environnement. Selon Henri Kempf &#8221; l&#8217;all\u00e9gement d\u00e9mographique des r\u00e9gions rurales n&#8217;est pas toujours un soulagement &#8221; (7). Pour Ester Boserup, la croissance de la population favorise m\u00eame le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et l&#8217;innovation, \u00e0 condition que cette croissance soit accompagn\u00e9e d&#8217;une volont\u00e9 politique d&#8217;investir dans les infrastructures agricoles et les r\u00e9seaux de communication (8).<\/p>\n<p>La pol\u00e9mique entre les deux th\u00e8ses a des implications tr\u00e8s importantes. Pour ceux qui croient \u00e0 une possible surpopulation, la solution r\u00e9side dans une limitation de la croissance d\u00e9mographique. Lorsque la proposition \u00e9mane de nombreuses personnalit\u00e9s de l&#8217;\u00e9cologie et de certains milieux scientifiques, elle para\u00eet simplement logique. En est-il de m\u00eame quand ce discours \u00e9mane des grandes puissances ?<\/p>\n<p>Ainsi, les Etats-Unis d\u00e9fendent depuis longtemps l&#8217;id\u00e9e d&#8217;un contr\u00f4le des populations dans le tiers monde. Mais cette politique fut rejet\u00e9e lors de la premi\u00e8re Conf\u00e9rence internationale sur la population \u00e0 Bucarest en 1974. Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s d&#8217;Am\u00e9rique latine, d&#8217;Afrique et du bloc sovi\u00e9tique, les Organisations non gouvernementales (ONG), la d\u00e9non\u00e7aient comme raciste et imp\u00e9rialiste et l&#8217;accusaient de d\u00e9tourner l&#8217;attention du vrai probl\u00e8me du tiers monde: la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Quatre mois apr\u00e8s Bucarest, &#8221; le Conseil national de s\u00e9curit\u00e9 publiait un rapport secret &#8220;, r\u00e9v\u00e8le Helen Simons (9). Les Etats-Unis adoptaient un nouveau discours, affirmant &#8221; leur soutien aux activit\u00e9s concernant les populations en affirmant sans cesse qu&#8217;un tel soutien vient d&#8217;abord d&#8217;une pr\u00e9occupation pour a) le droit de l&#8217;individu \u00e0 d\u00e9terminer librement et de mani\u00e8re responsable le nombre de ses enfants et le rythme des naissances&#8230;et b) le d\u00e9veloppement fondamental et \u00e9conomique des pays pauvres &#8221; (10). L&#8217;ONU et d&#8217;autres institutions internationales ont port\u00e9 le message.<\/p>\n<p>Progressivement, &#8221; le renforcement du pouvoir des femmes ainsi que leurs besoins dans les domaines de sant\u00e9, des soins infantiles, du travail devient une pr\u00e9occupation prioritaire &#8221; pour nombre d&#8217;ONG, constate Helen Simons. Leur influence devient &#8221; un des \u00e9l\u00e9ments moteurs &#8221; pour faire avancer les projets de planification familiale. Cette orientation est encourag\u00e9e.&#8221; Depuis le milieu des ann\u00e9es 70, une grande part de l&#8217;aide des gouvernements occidentaux, de l&#8217;Union europ\u00e9enne, de la Banque mondiale a \u00e9t\u00e9 en effet canalis\u00e9e \u00e0 travers ces ONG.&#8221; Et cette aide ne cesse de cro\u00eetre. La Banque mondiale, principal fournisseur de fonds pour le contr\u00f4le de population, accro\u00eet son budget pour ce secteur de 27 millions de dollars en 1969-70 \u00e0 environ 2,5 milliards pour 1995 (11).<\/p>\n<p>&#8221; Avec un terrain aussi bien pr\u00e9par\u00e9 et des arguments aussi soigneusement diffus\u00e9s &#8220;, cette strat\u00e9gie porte ses fruits. Lors de la conf\u00e9rence du Caire sur la population et le d\u00e9veloppement, en septembre 1994, &#8221; presque tous les participants \u00e9taient d&#8217;accord que la question de la surpopulation \u00e9tait une affaire urgente que le monde ignorait \u00e0 son p\u00e9ril.(&#8230;) Presque aucun ne mit en doute que le contr\u00f4le des populations \u00e9tait chose imp\u00e9rative &#8211; non pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats du &#8221; Premier monde &#8221; &#8211; mais pour sauver le tiers monde d&#8217;un effondrement sous le poids de ses probl\u00e8mes environnementaux, \u00e9conomiques et humains &#8220;. La notable exception des d\u00e9mographes est soulign\u00e9e par Herv\u00e9 Le Bras,<\/p>\n<p>La croissance d\u00e9mographique serait donc responsable de la pauvret\u00e9, de l&#8217;instabilit\u00e9 sociale, des crises \u00e9cologiques, des crises ethniques, etc. Tipper Gore, la femme du vice-pr\u00e9sident des Etats-Unis, a d\u00e9clar\u00e9 au Caire que m\u00eame le g\u00e9nocide au Rwanda avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cipit\u00e9 par un probl\u00e8me de croissance de population ! De l\u00e0 \u00e0 rendre les pays du tiers monde responsables de leur situation, il n&#8217;y avait qu&#8217;un pas, que certains n&#8217;h\u00e9sit\u00e8rent pas \u00e0 franchir. D\u00e9sormais, les pauvres, responsables de leur pauvret\u00e9, mettent en p\u00e9ril l&#8217;avenir de tous. Certains, comme le repr\u00e9sentant am\u00e9ricain, Tim Wirth, en profit\u00e8rent m\u00eame pour d\u00e9nier tout droit au d\u00e9veloppement aux pays du tiers monde.<\/p>\n<p>La responsabilit\u00e9 des pays d\u00e9velopp\u00e9s est ainsi \u00e9cart\u00e9e. Toute critique des rapports de dominations n\u00e9o-coloniaux inhumains \u00e9tablis par les pays les plus riches et les soci\u00e9t\u00e9s multinationales, \u00e0 l&#8217;aide des institutions internationales, devient caduque. Et le r\u00f4le de la Banque mondiale appara\u00eet hors de propos alors que, comme le remarque Claude Meillassoux, &#8221; aux populations appauvries par les politiques d&#8217;ajustement structurel, maintenues dans la d\u00e9pendance alimentaire, la croissance d\u00e9mographique appara\u00eet comme la seule voie de salut &#8221; (12). L&#8217;ordre actuel du monde se trouve l\u00e9gitim\u00e9.&#8221; D\u00e9samor\u00e7ons la bombe de la population gr\u00e2ce au libre march\u00e9 &#8220;, d\u00e9clare Gary S. Becker, professeur \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Chicago, prix Nobel 1992 (13).<\/p>\n<p>Cette volont\u00e9 des pays d\u00e9velopp\u00e9s d&#8217;obtenir \u00e0 tout prix un contr\u00f4le de population ne trouve-t-elle pas aussi son origine dans la crainte d&#8217;une extension de la pauvret\u00e9 ? Selon Robert Kaplan, les probl\u00e8mes dans les PVD &#8221; engendrent la menace de migrations massives et de conflits, et constitueront le coeur des d\u00e9fis de politique \u00e9trang\u00e8re dont tous les autres d\u00e9pendront &#8221; (14). Propos parfois teint\u00e9s de relents racistes. Pour John Guillebaud, professeur de planning familial en Grande-Bretagne, &#8221; aucun mur ne sera assez haut lorsque des gens verront les lumi\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation et voteront alors avec leurs pieds &#8221; (15). Ce discours sur les &#8221; hordes &#8221; ne vise-t-il pas \u00e0 justifier des lois sur l&#8217;immigration, le maintien du niveau des d\u00e9penses d&#8217;armement et la r\u00e9organisation des arm\u00e9es vers l&#8217;intervention sur des &#8221; th\u00e9\u00e2tres ext\u00e9rieurs &#8221; du Sud, et m\u00eame les essais de Mururoa ?&#8230;&#8221; Serait-ce l&#8217;heure de renoncer \u00e0 notre capital nucl\u00e9aire dans un monde affol\u00e9 par une pression d\u00e9mographique qui a quintupl\u00e9 en 150 ans la fourmili\u00e8re humaine ? &#8220;, demande Claude Imbert dans un \u00e9ditorial du Point (16).<\/p>\n<p>Aucun n&#8217;\u00e9voque une v\u00e9ritable politique de d\u00e9veloppement des pays concern\u00e9s, seule susceptible de tarir l&#8217;\u00e9migration \u00e9conomique. N&#8217;est-il pas temps d&#8217;obtenir une conf\u00e9rence qui confronte le syst\u00e8me capitaliste dominateur \u00e0 l&#8217;enjeu du d\u00e9veloppement ?<\/p>\n<p>* Sylvie Mayer est responsable des probl\u00e8mes de l&#8217;environnement pour le PCF<\/p>\n<p>** Serge Guillou est collaborateur du Comit\u00e9 national.<\/p>\n<p>1. &#8221; Les fausses surprises de la d\u00e9mographie mondiale &#8220;, Jean-Marie Poursin, Futuribles, no 183, janvier 1994.<\/p>\n<p>2. &#8221; L&#8217;avenir de la population mondiale &#8220;, Georges Mathew, Futuribles, no 190, septembre 1994.<\/p>\n<p>3. &#8221; Pas de panique en 2 100 &#8220;, Benjamin Dessus, Futuribles, juillet-ao\u00fbt 1994.<\/p>\n<p>4. &#8221; Croissance d\u00e9mographique et disponibilit\u00e9s alimentaires dans le monde &#8220;, Tim Dyson, Riss 141, septembre 1994.<\/p>\n<p>5. Les Limites de la plan\u00e8te, Herv\u00e9 Le Bras, Flammarion, 1994.<\/p>\n<p>6. &#8221; Impact de la population sur l&#8217;environnement &#8220;, Anna Cabr\u00e9, Courrier de la Plan\u00e8te, no 25, novembre-d\u00e9cembre 1994.<\/p>\n<p>7. La Baleine qui cache la for\u00eat, Henri Kempf, La D\u00e9couverte, 1994.<\/p>\n<p>8. &#8221; L&#8217;innovation contre Malthus &#8220;, Ester Boserup, le Courrier de la Plan\u00e8te, no 25, novembre-d\u00e9cembre 1994.<\/p>\n<p>9. &#8221; Un nouvel emballage pour le contr\u00f4le de population &#8220;, Helen Simons, CovertAction, no 51, hiver 94-95.<\/p>\n<p>10. &#8221; Implications de la croissance de la population mondiale pour la s\u00e9curit\u00e9 des Etats-Unis et ses int\u00e9r\u00eats ext\u00e9rieurs &#8220;, Memorandum 200 du Conseil national de s\u00e9curit\u00e9 (NSSM 200) du 10 d\u00e9cembre 1974.<\/p>\n<p>11. &#8221; Le Caire a-t-il \u00e9t\u00e9 un pas en avant pour les femmes du tiers monde ? &#8220;, Drs Vandana et Mira Shiva, Internet, point de vue sur la conf\u00e9rence du Caire.<\/p>\n<p>12. &#8221; Pour qui naissent les Africains ? &#8220;, Claude Meillassoux, le Monde diplomatique, d\u00e9cembre 1992.<\/p>\n<p>13. &#8221; D\u00e9samor\u00e7ons la bombe de la population gr\u00e2ce au libre march\u00e9 &#8220;, Gary S.Becker, Business Week, 23 mai 1994.<\/p>\n<p>14. &#8221; The coming Anarchy &#8220;, Robert Kaplan, Atlantic Monthly, f\u00e9vrier 1994.<\/p>\n<p>15. Darwin Lecture Theater, University College, University of London, 18 janvier 1993.<\/p>\n<p>16. &#8221; L&#8217;ang\u00e9lisme &#8220;, Claude Imbert, le Point, no 1199.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>  La croissance d\u00e9mographique responsable de la pauvret\u00e9 et des crises \u00e9cologiques ? 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