{"id":1629,"date":"1999-10-01T00:00:00","date_gmt":"1999-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/le-lien-social-pour-un-paysagiste1629\/"},"modified":"1999-10-01T00:00:00","modified_gmt":"1999-09-30T22:00:00","slug":"le-lien-social-pour-un-paysagiste1629","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1629","title":{"rendered":"Le lien social pour un paysagiste\/Paysage avec habitants"},"content":{"rendered":"<p>Le malaise social se manifeste jour apr\u00e8s jour \u00e0 travers l&#8217;espace public, y laissant des traces parfois difficiles \u00e0 effacer. Ces traces, messages adress\u00e9s \u00e0 la collectivit\u00e9 et volontairement inscrits dans des lieux de passage, t\u00e9moignent de la vie quotidienne des habitants. A partir de l\u00e0, et avec le paysage comme vecteur d&#8217;intervention, comment r\u00e9m\u00e9dier \u00e0 la d\u00e9gradation des rapports sociaux ?<\/p>\n<p>La requalification des espaces ext\u00e9rieurs du quartier Sauveteurs-Cerveli\u00e8res \u00e0 Vaulx-en-Velin commenc\u00e9e il y a six ans, a incit\u00e9 les habitants \u00e0 demander la revalorisation de l&#8217;ensemble des logements adation.<\/p>\n<p>L&#8217;ambition consistait \u00e0 changer l&#8217;image du secteur par une intervention paysag\u00e8re forte, en restituant aux habitants un sentiment de dignit\u00e9 et d&#8217;urbanit\u00e9.<\/p>\n<p>Le projet avait pour objectif de d\u00e9clencher une nouvelle perception du b\u00e2ti et du quartier, comme une appropriation responsable et citoyenne des lieux.<\/p>\n<p>A Vaulx-en-Velin, et dans la majorit\u00e9 des communes satellites de Lyon, le paysage tient lieu de r\u00e9f\u00e9rence identitaire et commune. Celui-ci concentre et focalise les envies et les peurs. Bloqu\u00e9 dans un tissu urbain h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et discontinu, le quartier Sauveteurs-Cerveli\u00e8res s&#8217;\u00e9tait progressivement d\u00e9tach\u00e9 de la ville, entra\u00eenant avec lui ses habitants, dans un sentiment de rejet et d&#8217;exclusion.<\/p>\n<p>Sentiment d&#8217;autant plus exacerb\u00e9 que ces habitants aimaient leur quartier et ne supportaient pas sa d\u00e9gradation progressive.<\/p>\n<p>Le plus difficile n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 de remodeler l&#8217;espace mais de susciter un dialogue constructif entre les habitants. C&#8217;est \u00e0 cette condition-l\u00e0 qu&#8217;ils ont pu se r\u00e9concilier avec la ville et sa dynamique. Un projet de ce type doit en grande partie son succ\u00e8s \u00e0 une volont\u00e9 de sensibilisation et \u00e0 la coh\u00e9sion entre les diff\u00e9rents acteurs sociaux : habitants, associations, \u00e9lus, techniciens, concepteur. Ainsi, de nombreuses r\u00e9unions publiques ont permis de d\u00e9battre du projet, et de r\u00e9pondre aux suggestions des habitants.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui le regard sur Sauveteurs-Cerveli\u00e8res a chang\u00e9. Ses habitants ont en partie effac\u00e9 son image n\u00e9gative : ils en sont fiers et recoivent famille et amis sans complexe .<\/p>\n<p>* Paysagiste DPLG, enseigne \u00e0 l&#8217;Ecole nationale du paysage de Versailles<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le malaise social se manifeste jour apr\u00e8s jour \u00e0 travers l&#8217;espace public, y laissant des traces parfois difficiles \u00e0 effacer. Ces traces, messages adress\u00e9s \u00e0 la collectivit\u00e9 et volontairement inscrits dans des lieux de passage, t\u00e9moignent de la vie quotidienne des habitants. 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