{"id":1425,"date":"1999-05-01T00:00:00","date_gmt":"1999-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/coup-de-projo-sur-carax1425\/"},"modified":"1999-05-01T00:00:00","modified_gmt":"1999-04-30T22:00:00","slug":"coup-de-projo-sur-carax1425","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1425","title":{"rendered":"Coup de projo sur Carax"},"content":{"rendered":"<p>Gilles Jacob, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du Festival de Cannes, a cr\u00e9\u00e9 un pr\u00e9c\u00e9dent en annon\u00e7ant, d\u00e8s d\u00e9cembre, la s\u00e9lection du nouveau film de L\u00e9os Carax, Pola X, qui \u00e9tait encore en cours de montage. Une &#8220;premi\u00e8re&#8221; qui t\u00e9moigne de la cote du cin\u00e9aste, consid\u00e9r\u00e9 comme un g\u00e9nie du septi\u00e8me art et son mouton noir. Ses films rencontrent difficilement le public (et une partie de la critique) mais suscitent, chez ses admirateurs, un cort\u00e8ge de louanges. Cette aura d'&#8221;artiste maudit&#8221; repose sur un malentendu. Carax ne fuit pas le public mais se refuse \u00e0 faire des compromissions. Son oeuvre n&#8217;est jamais absconse ou herm\u00e9tique.<\/p>\n<p>Leos Carax (de son vrai nom Alex Dupont) est n\u00e9 \u00e0 Paris en 1960. Apr\u00e8s deux courts m\u00e9trages (dont Strangulation blues), il sort, en 1984, son premier film Boy meets girl. Tout de suite, le style frappe par la virtuosit\u00e9 de sa r\u00e9alisation et l&#8217;intelligence de l&#8217;emploi du noir et blanc. On invoque l&#8217;influence de la Nouvelle Vague. Ce poids de r\u00e9f\u00e9rence continue, encore aujourd&#8217;hui, \u00e0 brouiller son image.<\/p>\n<p><strong> Pola X, encore en cours de montage en d\u00e9cembre, sera \u00e0 Cannes ce mois de mai <\/strong><\/p>\n<p>Sa rencontre avec Juliette Binoche le pousse plus loin dans sa r\u00e9flexion sur la place du metteur en sc\u00e8ne dans la fabrication d&#8217;un film. Chef-d&#8217;oeuvre, Mauvais sang en 1986. La po\u00e9sie du propos est relay\u00e9e par la beaut\u00e9 de l&#8217;image de Jean-Yves Escoffier. Le r\u00e9sultat est un ovni cin\u00e9matographique sans \u00e9quivalent dans la production fran\u00e7aise. Les ennuis commencent, avec les Amants du Pont-Neuf. De graves probl\u00e8mes compliquent le tournage, interrompu plusieurs fois. Le cin\u00e9aste est oblig\u00e9 de chercher de l&#8217;argent. Gr\u00e2ce \u00e0 Christian Fechner, le producteur des Charlots, le film s&#8217;ach\u00e8ve et sort. On parle plus de l&#8217;aventure du tournage que de l&#8217;oeuvre. Mais avec plusieurs ann\u00e9es d&#8217;avance sur un cin\u00e9ma bien pensant, Carax s&#8217;int\u00e9resse aux SDF, oblig\u00e9s de fouiller les poubelles pour manger. Ce n&#8217;est pas un regard social ou politique mais une prise de conscience.<\/p>\n<p>L&#8217;incompr\u00e9hension oblige Carax \u00e0 attendre sept ans avant de d\u00e9marrer un nouveau projet. Le 12 mai, Pola X sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Cannes. On saura alors si son d\u00e9sir ne s&#8217;est pas \u00e9mouss\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gilles Jacob, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du Festival de Cannes, a cr\u00e9\u00e9 un pr\u00e9c\u00e9dent en annon\u00e7ant, d\u00e8s d\u00e9cembre, la s\u00e9lection du nouveau film de L\u00e9os Carax, Pola X, qui \u00e9tait encore en cours de montage. Une &#8220;premi\u00e8re&#8221; qui t\u00e9moigne de la cote du cin\u00e9aste, consid\u00e9r\u00e9 comme un g\u00e9nie du septi\u00e8me art et son mouton noir. 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