{"id":1411,"date":"1999-05-01T00:00:00","date_gmt":"1999-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/culture-confluences-et1411\/"},"modified":"1999-05-01T00:00:00","modified_gmt":"1999-04-30T22:00:00","slug":"culture-confluences-et1411","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1411","title":{"rendered":"Culture: confluences et singularit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Aline Pailler <\/p>\n<p>Voir aussi Tuyaux et ce qu&#8217;ils acheminent&#8230;<strong> Quel est l&#8217;impact de l&#8217;Europe des Quinze sur la culture et l&#8217;audiovisuel ? Quand une r\u00e9alit\u00e9 imm\u00e9diate bouleverse l&#8217;actualit\u00e9, les objectifs culturels dans le cadre europ\u00e9en ne risquent-ils de passer au second plan ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> Vu d&#8217;ici, on a l&#8217;impression que l&#8217;Europe, le Parlement europ\u00e9en, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment la Commission europ\u00e9enne ne s&#8217;int\u00e9ressent pas ou peu aux affaires culturelles, sauf s&#8217;agissant de l&#8217;audiovisuel, et encore n&#8217;est-ce que pour le cadrer et le r\u00e9glementer \u00e9conomiquement selon une vision ultra-lib\u00e9rale \u00e0 laquelle la France est oppos\u00e9e. <\/strong><\/p>\n<p><strong> Aline Pailler : <\/strong> C&#8217;est une observation assez juste. Il existe pourtant au Parlement europ\u00e9en une Commission parlementaire qui s&#8217;occupe activement de la culture. Mais, en m\u00eame temps, il faut dire que ses comp\u00e9tences pourraient \u00eatre remises en cause dans la mesure o\u00f9 la Commission europ\u00e9enne (celle des Commissaires) a tendance \u00e0 vouloir faire passer sous la comp\u00e9tence des secteurs \u00e9conomiques ou industriels tout ce qui concerne l&#8217;audiovisuel, et donc la cr\u00e9ation cin\u00e9matographique, ainsi que les domaines des autoroutes de l&#8217;information et des nouvelles technologies de la communication. C&#8217;est inqui\u00e9tant puisqu&#8217;il existe des champs o\u00f9 le culturel et le juridique se chevauchent, par exemple la question cruciale du droit d&#8217;auteur auquel certains voudraient substituer le copyright anglo-saxon qui d\u00e9favorise le cr\u00e9ateur (1). Il y a un Commissaire charg\u00e9 de la culture, mais il est pr\u00eat \u00e0 toutes les concessions et se contenterait bien d&#8217;\u00eatre une sorte d&#8217;ambassadeur alibi d&#8217;une volont\u00e9 culturelle qui n&#8217;appara\u00eet que fort discr\u00e8tement. Cependant, la Commission n&#8217;est responsable que de ce que les Etats veulent bien qu&#8217;elle soit responsable, c&#8217;est-\u00e0-dire, le Conseil des ministres. Ce dernier ne veut pas d&#8217;un fort budget consacr\u00e9 \u00e0 la culture. C&#8217;est Jack Ralite qui a dit que ce budget \u00e9tait un budget &#8220;RMIste&#8221;. C&#8217;est un budget \u00e0 croissance z\u00e9ro. Le Parlement demande 250 millions d&#8217;\u00e9cus (2) pour la culture, ce qui n&#8217;est pas d\u00e9raisonnable, et la Commission ne propose que 167 millions, ce qui est largement insuffisant puisque \u00e7a concerne quinze pays. Au-del\u00e0 du budget, il y a de bonnes intentions mais aucune r\u00e9flexion sur la culture en g\u00e9n\u00e9ral ou sur ce que devraient \u00eatre les objectifs culturels \u00e0 atteindre dans le cadre europ\u00e9en&#8230;<\/p>\n<p><strong> L&#8217;Europe aujourd&#8217;hui est une Europe marchande et tend \u00e0 traiter toute cr\u00e9ation comme marchandise, m\u00eame si c&#8217;est une marchandise &#8220;pas comme les autres&#8221;, a dit un jour Jacques Delors, croyant bien dire. Qu&#8217;en est-il au juste ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> A.P. : <\/strong> C&#8217;est la tendance, effectivement, et, par-dessus tout, dans le secteur de l&#8217;audiovisuel qui repr\u00e9sente des enjeux \u00e9conomiques consid\u00e9rables. Au-del\u00e0, que fait la Commission, que propose-t-elle ? Elle ne tire pas \u00e0 la hausse, c&#8217;est certain, et le Parlement gu\u00e8re plus. On s&#8217;occupe de Patrimoine, et, l\u00e0-dessus tout le monde est forc\u00e9ment d&#8217;accord. Mais m\u00eame sans l&#8217;Europe, les pays de la Communaut\u00e9 se pr\u00e9occupent de leur patrimoine. Il y a aussi la protection des langues, des langues minoritaires surtout pour lesquelles il existe des programmes d&#8217;aide qui sont appropri\u00e9s. Mais, dans tous les cas, les programmes d&#8217;aide, dans tous les domaines de la culture et de la cr\u00e9ation, viennent en compl\u00e9ment de l&#8217;engagement de chacun des Etats \u00e0 travers leur &#8220;politique culturelle&#8221; et les moyens financiers qu&#8217;ils y mettent. On retrouve donc au niveau de l&#8217;ex\u00e9cutif europ\u00e9en les indigences plus ou moins grandes qu&#8217;on observe dans les quinze pays, car ce sont eux qui d\u00e9tiennent la volont\u00e9 politique. Et, si on prend la France, aujourd&#8217;hui, on voit bien que l&#8217;axe Jospin\/Trautmann est faible et que la culture ne fait pas partie des priorit\u00e9s du gouvernement, m\u00eame si c&#8217;est le contraire qui est affirm\u00e9. Cela se retrouve au niveau europ\u00e9en.<\/p>\n<p><strong> Si vous deviez d\u00e9finir &#8220;la culture europ\u00e9enne&#8221;, qu&#8217;en diriez-vous ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> A.P. : <\/strong> La culture europ\u00e9enne n&#8217;existe que dans la diff\u00e9rence, dans la diversit\u00e9 des cultures qu&#8217;offrent les pays de l&#8217;Europe et dans les \u00e9changes qu&#8217;ils ont \u00e9tablis au long des si\u00e8cles de leur histoire. Si, en France, on aime le cin\u00e9ma portugais, par exemple, c&#8217;est parce qu&#8217;il s&#8217;agit de films &#8220;tr\u00e8s portugais&#8221;, faits des valeurs et des sp\u00e9cificit\u00e9s de la culture portugaise. A ce titre, ce sont des films europ\u00e9ens et universels. Si, en Allemagne, on a aim\u00e9 la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9visuelle des Maigret, c&#8217;est parce que Maigret est sp\u00e9cifiquement fran\u00e7ais, pr\u00e9cis\u00e9ment parisien. Les quelques productions t\u00e9l\u00e9visuelles &#8220;europ\u00e9ennes&#8221; qu&#8217;on a faites \u00e9taient indigestes.<\/p>\n<p><strong> Au mois de d\u00e9cembre dernier, le Coll\u00e8ge de France a organis\u00e9, \u00e0 l&#8217;initiative de Marc Fumaroli, membre de l&#8217;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise et furieux d\u00e9tracteur de l&#8217;art contemporain, un colloque plac\u00e9 sous le th\u00e8me de l'&#8221;identit\u00e9 litt\u00e9raire europ\u00e9enne&#8221;. Le compte rendu publi\u00e9 par le Figaro litt\u00e9raire du 17 d\u00e9cembre 1998, sous la signature de Philippe Cusin, pouvait laisser croire que ce colloque jouait le r\u00f4le d&#8217;un r\u00e9flexe identitaire, litt\u00e9raire en l&#8217;occurrence, pouvant constituer un barrage contre la culture mondialis\u00e9e-am\u00e9ricanis\u00e9e&#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong> A.P. : <\/strong> Il existe des attitudes l\u00e9gitimes de rejet des formes d\u00e9valoris\u00e9es que peuvent prendre certaines cr\u00e9ations con\u00e7ues comme des marchandises. Mais une attitude purement d\u00e9fensive m\u00e8ne \u00e0 l&#8217;impasse. On doit \u00e9viter le renfermement nationaliste, au niveau fran\u00e7ais comme au niveau europ\u00e9en, et \u00eatre ouvert aux cr\u00e9ations et aux cultures du monde, aux \u00e9changes et \u00e0 la diversification. Il faut savoir \u00eatre, en m\u00eame temps, offensif, comme dans le cas de la question du droit d&#8217;auteur qui induit une conception de la cr\u00e9ation et de la culture oppos\u00e9e \u00e0 une mondialisation qui vise au nivellement des singularit\u00e9s culturelles et artistiques. Il ne faut pas non plus assimiler sans nuance les aspects n\u00e9fastes de la mondialisation \u00e0 la culture am\u00e9ricaine prise globalement. Ne tombons pas dans &#8220;l&#8217;antiam\u00e9ricanisme culturel primaire&#8221;. Il y a aux Etats-Unis des r\u00e9alisateurs de cin\u00e9ma qui sont d&#8217;accord avec notre conception de la cr\u00e9ation et qui nous disent : &#8220;tenez bon.&#8221; Par ailleurs, on ne peut oublier qu&#8217;il y a, en France et en Europe, de puissants groupes de communication qui s&#8217;inscrivent dans le sch\u00e9ma de production de la culture comme marchandise, notamment dans les secteurs de la t\u00e9l\u00e9vision, du cin\u00e9ma, de l&#8217;\u00e9dition. La bataille \u00e0 mener est donc autant, sinon plus, \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;Europe qu&#8217;\u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p><strong> Dans cette bataille pour une culture qui ne soit pas aux seules mains des marchands, il y a cet outil, con\u00e7u en France, qu&#8217;on a appel\u00e9 &#8220;l&#8217;exception culturelle&#8221; et qui a permis de soustraire des n\u00e9gociations du Gatt, en 1993, les productions audiovisuelles, consid\u00e9r\u00e9es d\u00e8s lors comme \u00e9tant des oeuvres de cr\u00e9ation et pas seulement des &#8220;marchandises pas comme les autres&#8221;. Cet outil, aujourd&#8217;hui, continue-t-il d&#8217;\u00eatre appropri\u00e9 ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> A.P. : <\/strong> L'&#8221;exception culturelle&#8221; nous a occup\u00e9s pendant les trois premi\u00e8res ann\u00e9es de la l\u00e9gislature actuelle, de 1994 \u00e0 1997, puisqu&#8217;elle \u00e9tait au coeur de la ren\u00e9gociation de la directive &#8220;T\u00e9l\u00e9vision sans fronti\u00e8res&#8221; qui pr\u00e9voit des quotas de diffusion d&#8217;oeuvres d&#8217;origine europ\u00e9enne par les cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision des pays de l&#8217;Union. Mais je voudrais d&#8217;abord dire que la formulation de cette notion d'&#8221;exception culturelle&#8221; a \u00e9t\u00e9 d\u00e9voy\u00e9e, un glissement s&#8217;est op\u00e9r\u00e9 qui l&#8217;a transform\u00e9e en &#8220;exception fran\u00e7aise&#8221;, ce qui a beaucoup irrit\u00e9 nos partenaires europ\u00e9ens qui ont compris que nous voulions d\u00e9fendre une &#8220;exceptionnalit\u00e9 fran\u00e7aise&#8221; de la culture. Il aurait fallu dire &#8220;exclusion culturelle&#8221;, car il s&#8217;agit bien d&#8217;exclure la cr\u00e9ation et la culture des n\u00e9gociations et des accords \u00e9conomiques et financiers. Ce qui ne veut pas dire qu&#8217;on ignore les aspects et les n\u00e9cessit\u00e9s \u00e9conomiques de la cr\u00e9ation et de la culture. Mais elles sont d&#8217;abord des expressions des valeurs d&#8217;un pays, d&#8217;une civilisation et d&#8217;individualit\u00e9s. Ce sont l\u00e0 des donn\u00e9es qui font entrer la complexit\u00e9 humaine, humaniste dans les calculs des \u00e9conomistes et des politiques qui ne veulent jamais int\u00e9grer cette complexit\u00e9 dans leur r\u00e9flexion, voire qui la m\u00e9prise. Or, l&#8217;exception culturelle doit \u00eatre pens\u00e9e, d\u00e9battue et renforc\u00e9e dans le cadre de cette complexit\u00e9. Sinon, on pourrait voir se r\u00e9\u00e9diter la m\u00e9saventure de Brancusi dont les sculptures en bronze furent tax\u00e9es par la douane am\u00e9ricaine, en 1926, comme importation de m\u00e9tal&#8230;<\/p>\n<p><strong> L&#8217;une des batailles \u00e0 livrer des prochains d\u00e9put\u00e9s europ\u00e9ens est celle de la &#8220;Convergence&#8221; (Voir encadr\u00e9). Dans une &#8220;communication&#8221; rendue publique le 10 mars dernier, le Commissaire europ\u00e9en charg\u00e9 de l&#8217;Industrie et des Technologies de l&#8217;information, Martin Bangemann, faisait conna\u00eetre l&#8217;orientation de la Commission sur cette question. O\u00f9 en est-on ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> A.P. : <\/strong> Il ne s&#8217;agit que d&#8217;une &#8220;communication&#8221; qui n&#8217;a aucune port\u00e9e r\u00e9glementaire. Le projet de &#8220;convergence&#8221; de Bangueman n&#8217;est pas abandonn\u00e9 et reviendra en discussion. Dans le texte publi\u00e9 en mars dernier, on pouvait lire : &#8220;Aucune contradiction particuli\u00e8re entre les consid\u00e9rations d&#8217;int\u00e9r\u00eat public, comme le pluralisme et la diversit\u00e9, et le march\u00e9 n&#8217;a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e. L&#8217;autodiscipline a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un m\u00e9canisme utile pour la plupart des questions de contenu. Une r\u00e9glementation minimale doit \u00eatre appliqu\u00e9e aux nouveaux services et les quotas de diffusion deviennent obsol\u00e8tes.&#8221; Cela est tr\u00e8s inqui\u00e9tant, car c&#8217;est la remise en cause de la Directive &#8220;T\u00e9l\u00e9vision sans fronti\u00e8res&#8221; dont la ren\u00e9gociation n&#8217;avait pas abouti, en 1997, \u00e0 un r\u00e9sultat satisfaisant puisqu&#8217;elle restait en l&#8217;\u00e9tat ant\u00e9rieur, c&#8217;est-\u00e0-dire que les quotas d&#8217;oeuvres europ\u00e9ennes continuent d&#8217;\u00eatre applicables &#8220;chaque fois que c&#8217;est possible&#8221;, comme le pr\u00e9cise la Directive, c&#8217;est-\u00e0-dire selon le bon vouloir des cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision et des Etats. Aujourd&#8217;hui, on nous dit que les quotas sont obsol\u00e8tes. C&#8217;est encore plus inqui\u00e9tant lorsqu&#8217;on renvoie la position de la Commission au document que j&#8217;ai d\u00e9voil\u00e9 en avril 95. Intitul\u00e9 &#8220;US global audiovisuel strategic&#8221;, ce document de l&#8217;administration am\u00e9ricaine, non destin\u00e9 \u00e0 une diffusion publique, avait \u00e9t\u00e9 remis aux Commissaires europ\u00e9ens. On pouvait y lire, notamment, qu&#8217;il fallait \u00e9viter la mise en place de quotas, qu&#8217;il fallait veiller \u00e0 ce que les mesures de r\u00e9glementation ne s&#8217;\u00e9tendent pas aux nouveaux services (par exemple, le commerce \u00e9lectronique via Internet), qu&#8217;il fallait faire en sorte de lier l&#8217;audiovisuel au d\u00e9veloppement des nouveaux services de communications et de t\u00e9l\u00e9communications dans le sens de la d\u00e9r\u00e9glementation. C&#8217;est tr\u00e8s clairement ce que propose la Commission aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>* D\u00e9put\u00e9e \u00e9urop\u00e9enne Gauche unitaire \u00e9urop\u00e9enne-Gauche verte nordique (GUE-NGL), candidate sur la liste Bouge l&#8217;Europe conduite par Robert Hue.<\/p>\n<p>1. NDLR : Alors que le droit fran\u00e7ais reconna\u00eet \u00e0 l&#8217;auteur un r\u00f4le majeur, le copyright anglo-saxon tend \u00e0 faire partager ce droit avec le producteur qui assume le risque \u00e9conomique. Le droit moral, qui donne \u00e0 l&#8217;auteur un droit inali\u00e9nable sur l&#8217;oeuvre qu&#8217;il a cr\u00e9\u00e9e, est inconnu du droit anglo-saxon (d&#8217;apr\u00e8s Francoise Benhamou, l&#8217;Economie de la culture, \u00e9ditions La D\u00e9couverte, collection Rep\u00e8res n\u00b0192, 1996).<\/p>\n<p>2. NDLR : environ 1,6 milliard de francs. Pour comparaison, le budget annuel du minist\u00e8re fran\u00e7ais de la Culture est de l&#8217;ordre de 15 milliards de francs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Aline Pailler <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1411","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1411","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1411"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1411\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1411"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1411"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1411"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}