{"id":14104,"date":"2023-06-01T10:29:26","date_gmt":"2023-06-01T08:29:26","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-soa-de-muse-tout-a-la-fois\/"},"modified":"2023-06-24T00:37:05","modified_gmt":"2023-06-23T22:37:05","slug":"article-soa-de-muse-tout-a-la-fois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=14104","title":{"rendered":"Soa De Muse : tout \u00e0 la fois"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Alors que d\u00e9bute le Pride Month*, nous publions le portrait de cette drag-queen flamboyante \u00e0 la sc\u00e8ne comme \u00e0 la ville, au cabaret comme \u00e0 la t\u00e9l\u00e9. Soa De Muse ne s\u2019enferme dans aucune identit\u00e9 pour mieux en incarner plusieurs, sans jamais cesser d\u2019\u00eatre elle-et-lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Soa De Muse entre en sc\u00e8ne. Il faudrait presque l\u2019\u00e9crire en lettres majuscules\u2009: SOA DE MUSE ENTRE EN SC\u00c8NE. Du haut de son m\u00e8tre quatre-vingt-dix, juch\u00e9 sur des escarpins noirs \u00e0 paillettes, il regarde le public avec une d\u00e9fiance hilare qui intrigue autant qu\u2019elle fascine. \u00c0 \u00ab\u2009La Bouche\u2009\u00bb, un cabaret queer et underground sis porte de Champerret dans le nord du 17e arrondissement de Paris, elle impose, en reine des jours et des nuits, son rire tonitruant, sa prose ac\u00e9r\u00e9e, sa danse fi\u00e9vreuse et son chant m\u00e9lusine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/actu\/article\/la-marche-des-fiertes-est-elle-encore-un-evenement-politique\">La Marche des fiert\u00e9s est-elle encore un \u00e9v\u00e9nement politique ?<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Attif\u00e9 d\u2019une perruque tress\u00e9e blanc cass\u00e9, les jambes doublement crois\u00e9es fa\u00e7on Audrey Hepburn, Soa est remont\u00e9 pour fumer, \u00e0 l\u2019entracte, quelques m\u00e8tres au-dessus de la salle de spectacle. Elle n\u2019a enlev\u00e9 ni son costume spectaculaire \u2013 un body panth\u00e8re d\u00e9collet\u00e9 et des cuissardes en ska\u00ef \u2013 ni son maquillage \u00e9tincelant \u2013 au sens propre\u2009: ses l\u00e8vres brillent, ses yeux brillent, ses pommettes brillent. Ses longs doigts ench\u00e2ssent parfaitement une cigarette qui va \u00e0 sa bouche avec dext\u00e9rit\u00e9. Et Soa disserte alors autant qu\u2019il chantera plus tard. Sur le monde, le pr\u00e9sent et l\u2019amour. Dans l\u2019ordre comme dans le d\u00e9sordre.<\/p>\n<p>\u00c0 trente-trois ans, son rire \u00e0 gorge d\u00e9ploy\u00e9e l\u2019affirme haut et fort\u2009: Soa est <em>\u00ab\u2009fier\u2009\u00bb<\/em>\u2026 et <em>\u00ab\u2009fi\u00e8re\u2009\u00bb<\/em> aussi\u2009: <em>\u00ab\u2009Je n\u2019ai aucune envie de me laisser enfermer dans la binarit\u00e9, je suis universelle\u2009\u00bb<\/em> [sans que l\u2019on sache s\u2019il l\u2019\u00e9crit -el ou -elle]. M\u00eame plus\u2009: Soa r\u00e8gne sur les espaces physiques et sociaux qu\u2019elle p\u00e9n\u00e8tre avec la douceur d\u2019une \u00e9pine de rose. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui fonde sa puissance irradiante et peu commune. S\u2019il y a bien un point commun entre Soa De Muse sur sc\u00e8ne et Soa De Muse \u00e0 la table d\u2019un caf\u00e9, c\u2019est son \u00e9nergie communicative et curieuse de tout qui lui permet, en restant d\u00e9cal\u00e9e et interrogative, de n\u2019avoir peur de rien ni de personne. <em>\u00ab\u2009Le menton en l\u2019air, tout le temps.\u2009\u00bb<\/em><\/p>\n<blockquote><p>Tout comme Soa De Muse propose une transcendance des genres, licencieuse autant qu\u2019acidul\u00e9e, elle s\u2019ancre aussi dans une r\u00e9alit\u00e9 intersectionnelle.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Performance de genre<\/h2>\n<p>Soa De Muse est une performance. Une performance artistique, d\u2019abord\u2009: il est un \u00eatre de chair, th\u00e9\u00e2tral, parlant, chantant et dansant sur une sc\u00e8ne, \u00e9clair\u00e9 de mille feux multicolores comme il se doit dans tout cabaret digne de ce nom. Mais il est aussi une performance performative (on pourrait croire \u00e0 un pl\u00e9onasme, mais il n\u2019en est rien)\u2009: par son discours, sa danse et son chant, par ses habits et son maquillage, son personnage de drag produit une r\u00e9alit\u00e9 qui fonde son identit\u00e9 solaire et plurielle. Comme le dirait la penseuse Susan Leigh Foster, elle performe chor\u00e9graphiquement son genre.<\/p>\n<p>Mais lorsque Soa De Muse performe, est-ce qu\u2019il est Soa\u2009? Autrement dit\u2009: est-ce que cette r\u00e9alit\u00e9 produite par Soa De Muse sur sc\u00e8ne diff\u00e8re de Soa De Muse qui dort, rit, mange, pisse\u2009? Comme dans toute performance artistique de drag, sont bien s\u00fbr interrog\u00e9es la masculinit\u00e9 et la f\u00e9minit\u00e9. Classiquement, mais pas syst\u00e9matiquement, les drag-queens font des propositions spectaculaires d\u2019hyperf\u00e9minisation de leurs attitudes et de leurs actions, non pour tourner en ridicule une femme fantasm\u00e9e et caricaturale, mais plut\u00f4t pour se r\u00e9approprier les fantasmes et les caricatures dont les femmes sont souvent les objets. De facto, elles se placent en critiques plus ou moins radicales du genre dominant et toxique masculin.<\/p>\n<p>Seulement, cette tentative de d\u00e9finition appara\u00eet quelque peu r\u00e9ductrice par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de ce que sont aujourd\u2019hui les drags en g\u00e9n\u00e9ral \u2013 et Soa en particulier. Comme le relevait l\u2019intellectuelle am\u00e9ricaine bell hooks, th\u00e9oricienne du black feminism, dans certains univers, notamment ceux qui fondent nos repr\u00e9sentations, <em>\u00ab\u2009l\u2019id\u00e9e de la f\u00e9minit\u00e9 est totalement personnifi\u00e9e par la blanchit\u00e9\u2009\u00bb<\/em>. Or Soa est noire. Et, contrairement \u00e0 ce qui est pr\u00e9sent\u00e9 dans l\u2019iconique film documentaire sur les drag balls new-yorkais <em>Paris is Burning<\/em>, le substrat imaginaire de ses performances n\u2019est pas \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de la femme blanche. Et pour cause.<\/p>\n<p>Tout comme Soa De Muse propose une transcendance des genres, licencieuse autant qu\u2019acidul\u00e9e, elle s\u2019ancre aussi dans une r\u00e9alit\u00e9 intersectionnelle. Ainsi reviennent souvent, dans son discours, les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la Martinique dont ses parents sont originaires et o\u00f9 elle a v\u00e9cu \u00e0 la fin de son adolescence, et \u00e0 la ville populaire de Saint-Denis o\u00f9 il r\u00e9side aujourd\u2019hui. Plus profond encore, c\u2019est dans son art que se distille aussi cette multiplicit\u00e9 des appartenances qui fondent son identit\u00e9 artistique et individuelle. Soa De Muse chante en cr\u00e9ole dans le film Panorama r\u00e9alis\u00e9 par les Am\u00e9ricains Gerard &#038; Kelly. \u00c0 genoux, en train de passer l\u2019\u00e9ponge sur le sol de la grande salle coupol\u00e9e de la Bourse de commerce d\u00e9tenue par la Fondation Pinault, son chant r\u00e9sonne comme une r\u00e9sistance contre la fresque raciste et coloniale qui orne encore aujourd\u2019hui, une dizaine de m\u00e8tres plus haut, les murs du b\u00e2timent.<\/p>\n<blockquote><p>On a l\u2019impression que c\u2019est en voulant se construire un personnage de sc\u00e8ne que Soa s\u2019est construit elle-m\u00eame. Ou vice-versa.<\/p><\/blockquote>\n<h2>C\u2019est elle, c\u2019est lui<\/h2>\n<p>Aujourd\u2019hui, Soa De Muse est aussi l\u2019une des candidats (ou l\u2019un des candidates) de <em>RuPaul\u2019s Drag France<\/em>, un t\u00e9l\u00e9crochet diffus\u00e9 sur France\u00a02, d\u00e9clinaison hexagonale d\u2019une \u00e9mission am\u00e9ricaine qui consiste en un concours de drag-queens. Sans rien renier de qui il est ou d\u2019o\u00f9 elle vient, disant ce qu\u2019il a \u00e0 dire quand elle veut le dire, Soa De Muse fait la d\u00e9monstration que l\u2019on peut \u00eatre camp et populaire.<\/p>\n<p>Le camp, c\u2019est un terme anglais qui d\u00e9finit, pour les historiens et les critiques culturels, un ensemble complexe de pratiques ritualis\u00e9es, issues d\u2019une position marginalis\u00e9e et stigmatis\u00e9e, et qui contribuent \u00e0 d\u00e9stabiliser et \u00e0 d\u00e9naturaliser l\u2019ordre social en en r\u00e9v\u00e9lant le caract\u00e8re artificiel, genr\u00e9, classiste et racialis\u00e9. D\u00e8s lors, on pourrait \u00eatre tent\u00e9 d\u2019affirmer que participer \u00e0 des \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9 mainstream exclut imm\u00e9diatement Soa De Muse de ce champ. Seulement, comme l\u2019a aussi montr\u00e9 Susan Sontag, c\u2019est avant tout une pratique interpr\u00e9tative et une sensibilit\u00e9 qui cherche \u00e0 s\u2019affranchir, par le rire et la d\u00e9rision, du syst\u00e8me dominant, h\u00e9t\u00e9rocentr\u00e9 et homophobe.<\/p>\n<p>C\u2019est sur cette corde raide, entre critique de l\u2019ordre dominant et acceptation des r\u00e8gles qui permettent de toucher un public sans cesse plus large, que Soa De Muse \u00e9volue. Il est certain qu\u2019entre la pression du presque million de t\u00e9l\u00e9spectateurs de\u2009<em>RuPaul\u2019s Drag Race<\/em> sur France 2 et les quelques dizaines d\u2019habitu\u00e9s du cabaret La Bouche, il y a comme un grand \u00e9cart. Mais Soa investit tous ces espaces avec une d\u00e9contraction d\u00e9concertante, sans jamais transiger avec la v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019il porte de son rapport au monde. C\u2019est ce qui fait sa grande force autant que sa fragilit\u00e9.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 certaines autres drags, Soa De Muse n\u2019a pas de personnage diff\u00e9renci\u00e9 de lui sur sc\u00e8ne, au sens d\u2019une construction pour le show qui serait d\u00e9corr\u00e9l\u00e9e de son identit\u00e9. Soa, c\u2019est le pr\u00e9nom qu\u2019elle s\u2019est choisi \u00e0 quinze ans. Mais c\u2019est aussi le nom qu\u2019il porte sur sc\u00e8ne et en dehors de la sc\u00e8ne. C\u2019est elle, c\u2019est lui. Quand on l\u2019\u00e9coute parler, on a l\u2019impression que c\u2019est en voulant se construire un personnage de sc\u00e8ne que Soa s\u2019est construit elle-m\u00eame. Ou vice-versa. Mais il ne faut pas croire que ce serait sp\u00e9cifique \u00e0 lui\u2009: les boulots d\u2019une banqui\u00e8re, d\u2019un journaliste, d\u2019une professeure ou d\u2019un caissier contribuent tout autant \u00e0 forger leurs identit\u00e9s respectives que Soa quand il s\u2019invente sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, il ne voit pas de diff\u00e9rences entre <em>\u00ab\u2009la sc\u00e8ne\u2009\u00bb<\/em> et la <em>\u00ab\u2009vraie vie\u2009\u00bb<\/em>\u2009: tout cela s\u2019entrem\u00eale d\u00e9licieusement et s\u2019enrichit mutuellement, sans discontinuit\u00e9. On pose souvent la question \u00e0 Soa de savoir qui se cache derri\u00e8re son personnage \u2013 sans que cela ne l\u2019agace le moins du monde. Mais il r\u00e9pond placide, quoiqu\u2019amus\u00e9\u2009: <em>\u00ab\u2009Rien d\u2019autre que moi\u2009\u00bb<\/em>, sachant tr\u00e8s bien que c\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00e9norme. Car c\u2019est l\u00e0 un des autres traits caract\u00e9ristiques des drags que Soa embrasse parfaitement\u2009: la d\u00e9mesure, non pas de son ambition, mais de sa capacit\u00e9 \u00e0 affirmer toutes les v\u00e9rit\u00e9s du monde et \u00e0 en faire des v\u00e9rit\u00e9s pour tout le monde. C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019une des puissances par excellence des artistes, qui transpara\u00eet particuli\u00e8rement chez Soa De Muse\u2009: rendre sensibles et r\u00e9elles des propositions que l\u2019on n\u2019aurait jamais imagin\u00e9es possibles \u2013 ou m\u00eame imagin\u00e9es tout court. Au nom du <em>\u00ab\u2009toute licence en art\u2009\u00bb<\/em> d\u2019Andr\u00e9 Breton, les artistes comme Soa r\u00e9alisent l\u2019impossible.<\/p>\n<blockquote><p>Si elle est bien l\u00e0 o\u00f9 elle est, c\u2019est-\u00e0-dire en haut de l\u2019affiche en ce moment, c\u2019est parce qu\u2019il sait que cela lui permettra de tenir la porte qu\u2019elle a ouverte \u00e0 ses amies et amis.<\/p><\/blockquote>\n<h2>S\u2019affranchir par l\u2019exc\u00e8s<\/h2>\n<p>C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il faut aller chercher les origines de l\u2019admiration que suscitent les drags\u00a0: dans leur capacit\u00e9 si \u00e9l\u00e9gamment fard\u00e9e \u00e0 s\u2019affranchir, par le rire et le beau, le trop et l\u2019\u2019incroyable, des limites de l\u2019attendu voire du convenu. C\u2019est cela qui permet \u00e0 Soa De Muse de ne pas se cacher derri\u00e8re son petit doigt lorsqu\u2019il s\u2019agit de sortir du cadre dans lequel on l\u2019attend. Et cela combien parce qu\u2019elle excelle en mati\u00e8re <em>\u00ab\u2009d\u2019ordureries\u2009\u00bb<\/em> [des propos orduriers, mais version moulures au plafond]. Habilement, il entrem\u00eale les styles dans ses prises de parole. Ainsi, au d\u00eener de gala pour le Sidaction dont le dress code voulait que les femmes portent des <em>\u00ab\u2009robes cocktail\u2009\u00bb<\/em> et les hommes des <em>\u00ab\u2009costumes sombres\u2009\u00bb<\/em>, voil\u00e0 Soa De Muse qui harangue la foule pr\u00e9sente, habill\u00e9e divinement d\u2019un simple string \u00e0 collier (oui oui) et d\u2019une longue robe de chambre en tulle compl\u00e8tement transparente\u2009: <em>\u00ab\u2009Y en a qui viennent du 93\u2009? Personne\u2009? Bah tu m\u2019\u00e9tonnes\u2009: allez manger vos morts\u2009!\u2009\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Forte de ces contrastes et de ces ruptures mis \u00e0 litt\u00e9ralement \u00e0 nu, Soa De Muse est un artiste. Elle le revendique haut et fort. Il refuse d\u2019\u00eatre un simple <em>\u00ab\u2009placement de produit\u2009\u00bb<\/em>. <em>\u00ab\u2009\u00catre drag, participer \u00e0 \u201cRuPaul\u2019s Drag Race France\u201d, \u00e7a me permet surtout d\u2019utiliser des plateformes [pas les chaussures, quoique] pour montrer quel artiste je suis.\u2009\u00bb<\/em> Surtout, Soa a le sens de <em>\u00ab\u2009la famille\u2009\u00bb<\/em>, au sens de communaut\u00e9 d\u2019artistes drags\u2009: si elle est bien l\u00e0 o\u00f9 elle est, c\u2019est-\u00e0-dire en haut de l\u2019affiche en ce moment, c\u2019est parce qu\u2019il sait que cela lui permettra de tenir la porte qu\u2019elle a ouverte \u00e0 ses amies et amis pour qu\u2019ils et elles s\u2019y engouffrent. Car il ne veut pas profiter seule du moment de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 qu\u2019elle savoure avec l\u2019\u00e9mission\u2009: \u00eatre drag, c\u2019est certes \u00eatre bitchy avec ses copines, mais c\u2019est aussi et surtout appartenir \u00e0 un collectif soud\u00e9 et autog\u00e9r\u00e9, qui a pour objectif de pervertir jusqu\u2019\u00e0 la lie les normes de notre soci\u00e9t\u00e9 bourgeoisement endormie.<\/p>\n<p>Une chose est certaine\u2009: demain, Soa De Muse sera peut-\u00eatre pr\u00e9sidente de la R\u00e9publique, envoy\u00e9e sur la Lune, vendeur de smoothies ou juste un truc en plumes. Mais plus probablement encore, elle sera tout cela \u00e0 la fois. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/pablo-pillaud-vivien-2445\"><strong>Pablo Pillaud-Vivien<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-14104 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/zer-e93.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/zer-e93-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"zer.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que d\u00e9bute le Pride Month*, nous publions le portrait de cette drag-queen flamboyante \u00e0 la sc\u00e8ne comme \u00e0 la ville, au cabaret comme \u00e0 la t\u00e9l\u00e9. Soa De Muse ne s\u2019enferme dans aucune identit\u00e9 pour mieux en incarner plusieurs, sans jamais cesser d\u2019\u00eatre elle-et-lui-m\u00eame.<\/p>\n","protected":false},"author":1204,"featured_media":33232,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[327],"class_list":["post-14104","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","tag-lgbt"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14104","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1204"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14104"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14104\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/33232"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14104"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14104"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14104"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}