{"id":13862,"date":"2022-12-06T11:02:40","date_gmt":"2022-12-06T10:02:40","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-une-gauche-de-conquete-et-de-rassemblement\/"},"modified":"2023-06-24T00:33:17","modified_gmt":"2023-06-23T22:33:17","slug":"article-une-gauche-de-conquete-et-de-rassemblement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=13862","title":{"rendered":"\u00ab Une gauche de conqu\u00eate et de rassemblement\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Fran\u00e7ois Ruffin se veut social et d\u00e9mocrate. Social-d\u00e9mocrate ? On a propos\u00e9 \u00e0 six personnalit\u00e9s de gauche de prolonger la r\u00e9flexion. Pierre Dharr\u00e9ville est d\u00e9put\u00e9 PCF des Bouches-du-Rh\u00f4ne.<\/p>\n<p>Nous sommes au c\u0153ur d\u2019une crise. Sociale, \u00e9cologique, politique. Une crise anthropologique, en fait : une crise de l\u2019humain, une crise de sens. Le philosophe Lucien S\u00e8ve la d\u00e9crivait comme une <em>\u00ab\u00a0d\u00e9civilisation sans rivage\u00a0\u00bb<\/em>, et appelait \u00e0 ce qu\u2019on prenne \u00e0 bras le corps cette cause, la cause du genre humain. Dans ce monde r\u00e9gi par le syst\u00e8me capitaliste, pour lequel l\u2019argent est la valeur supr\u00eame, la fin justifie les moyens : l\u2019humain est instrumentalis\u00e9 et chosifi\u00e9, et son environnement avec.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/tribunes\/article\/incarner-la-rupture-au-nom-de-l-emancipation\">\u00ab Incarner la rupture au nom de l\u2019\u00e9mancipation \u00bb<\/a><\/em><br \/>\n<strong>>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/tribunes\/article\/social-democratie-versus-revolution-les-termes-du-monde-d-avant-la-crise\">\u00ab Social-d\u00e9mocratie versus r\u00e9volution : les termes du monde d\u2019avant\u2026 la crise \u00e9cologique \u00bb<\/a><\/em><br \/>\n<strong>>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/tribunes\/article\/pas-de-social-sans-democratie\">\u00ab Pas de social sans d\u00e9mocratie \u00bb<\/a><\/em><br \/>\n<strong>>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/tribunes\/article\/depasser-la-social-democratie-par-le-socialisme-ecologique\">\u00ab D\u00e9passer la social-d\u00e9mocratie par le socialisme \u00e9cologique \u00bb<\/a><\/em><br \/>\n<strong>>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/tribunes\/article\/incarner-le-desir-de-justice-de-dignite-et-de-decence-pour-faire-societe-tous\">\u00ab Incarner le d\u00e9sir de justice, de dignit\u00e9 et de d\u00e9cence pour faire soci\u00e9t\u00e9 tous ensemble et penser les lendemains \u00bb<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cela se v\u00e9rifie dans le travail : travailler toujours plus, dans des conditions les moins-disantes possibles, avec les r\u00e9mun\u00e9rations les moins \u00ab\u00a0co\u00fbteuses\u00a0\u00bb et en se cr\u00e9ant les droits les plus rudimentaires. Il s\u2019agit de former non plus \u00e0 des m\u00e9tiers mais \u00e0 des t\u00e2ches, non plus pour des qualifications mais pour des comp\u00e9tences, non plus \u00e0 \u00eatre producteur mais \u00e0 \u00eatre productif, non plus \u00e0 \u00eatre citoyen mais \u00e0 \u00eatre collaborateur, non plus \u00e0 \u00eatre humain mais \u00e0 \u00eatre outil et compl\u00e9ment de la machine. Alors, au bout du processus, au c\u0153ur du quotidien le sens du travail s\u2019\u00e9vanouit. Et c\u2019est par-l\u00e0, pourtant, comme le dit le psychanalyste Roland Gori, que quelque chose peut rena\u00eetre parce que l\u2019humain y a de la prise. Cela se v\u00e9rifie dans l\u2019\u00e9ducation qui doit fournir ces humains \u00ab\u00a0employables\u00a0\u00bb. Cela se v\u00e9rifie dans la culture que l\u2019on veut r\u00e9duire \u00e0 sa fonction de divertissement et de bien de consommation. Cela se v\u00e9rifie dans la fabrique de l\u2019information, l\u00e0 o\u00f9 elle est con\u00e7ue pour anesth\u00e9sier, d\u00e9courager, coloniser ou d\u00e9router les consciences. Cela se v\u00e9rifie dans la sant\u00e9, pilot\u00e9e par les chiffres, g\u00e9r\u00e9e dans un esprit de contr\u00f4le, investie par les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s\u2026<\/p>\n<h2>Le genre humain s&#8217;ab\u00eeme<\/h2>\n<p>Nous sommes emp\u00each\u00e9s de nous \u00e9panouir et de nous r\u00e9aliser. Paul Vaillant-Couturier ne d\u00e9non\u00e7ait pas autre chose en 1936 quand il \u00e9crivait : <em>\u00ab\u00a0Nous proclamons l\u2019individu\u00a0\u00bb<\/em>. Proclamons la personne humaine, dont le capitalisme \u00e9crit la n\u00e9gation. La personne humaine dans toute sa dimension de soci\u00e9taire d\u2019une humanit\u00e9 partag\u00e9e, reconnaissant l\u2019\u00e9gale dignit\u00e9 de toutes les autres, lib\u00e9r\u00e9e de toutes les dominations, \u00e0 commencer par la domination patriarcale qui mine l\u2019humanit\u00e9 depuis la nuit des temps.<\/p>\n<p>Sous le r\u00e8gne du capitalisme, seuls d\u00e9cident vraiment les grands propri\u00e9taires, les poss\u00e9dants. Dans ce syst\u00e8me, l\u2019heure est en permanence \u00e0 la marchandisation et \u00e0 la privatisation de tout. O\u00f9 sont les biens communs, o\u00f9 est le commun ? C\u2019est notre commun fondamental qui est ab\u00eem\u00e9 : la plan\u00e8te, le climat, la paix, l\u2019\u00e9gale dignit\u00e9 des femmes et des hommes. Quel horizon pouvons-nous nous proposer ? Y a-t-il une autre option raisonnable que le partage des savoirs, des avoirs et des pouvoirs ? Domestiquer le capitalisme, on s\u2019y est d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9, en relativisant les probl\u00e8mes qu\u2019il cr\u00e9e, et il a domestiqu\u00e9 la d\u00e9mocratie pour sauver les apparences. Le capitalisme conduit l\u2019humanit\u00e9 \u00e0 sa perte ; l\u2019humanit\u00e9 doit reprendre la main. <\/p>\n<p>Face \u00e0 ces questionnements vertigineux, nous avons besoin d\u2019un espoir : en rabattre sur les objectifs serait le signe d\u2019un renoncement. Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019\u00eatre mod\u00e9r\u00e9. Jaur\u00e8s proclamait d\u00e9j\u00e0 en 1900 : \u00ab<em>\u00a0Je ne suis pas un mod\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>. Mais il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019\u00eatre dans l\u2019outrance et l\u2019exaltation. Il s\u2019agit d\u2019esp\u00e9rer et de construire. C\u2019est pourquoi nous avons besoin d\u2019un processus. D\u2019un processus d\u00e9mocratique de r\u00e9appropriation du monde, de nous-m\u00eames, de notre destin commun. D\u2019un processus r\u00e9volutionnaire, non pas parce qu\u2019il serait tremp\u00e9 dans le bain de l\u2019exc\u00e8s, mais au sens o\u00f9 il installera des ruptures pour un v\u00e9ritable changement. C\u2019est ce qu\u2019avec d\u2019autres, je nomme communisme.<\/p>\n<h2>La trahison historique de la social-d\u00e9mocratie<\/h2>\n<p>Ce processus ne pourra \u00eatre l\u2019objet que d\u2019un mouvement populaire, de mouvements populaires conscients. C\u2019est pour cela qu\u2019il y a besoin de la rencontre, du militantisme, d\u2019organisations collectives, de rassemblement. C\u2019est pour cela qu\u2019il y a besoin de culture, d\u2019art, de cr\u00e9ation et d\u2019\u00e9ducation populaire. La culture est la condition du politique : s\u2019interroger, comprendre les contradictions du r\u00e9el, mesurer l\u2019ampleur des possibles, exprimer ses convictions, ses col\u00e8res et ses d\u00e9sirs, ouvrir les imaginaires\u2026 Dans une \u00e9poque qui fait la part belle aux raisonnements binaires, \u00e0 l\u2019injonction de l\u2019imm\u00e9diat, nous avons r\u00e9solument besoin de recr\u00e9er des espaces de politique, d\u2019expression des rapports de force, de r\u00e9solution des contradictions, de conscience sociale\u2026<\/p>\n<p>Ce projet m\u00e9rite un combat, avec ses acc\u00e9l\u00e9rations et ses ralentissements. Mais l\u2019ampleur des d\u00e9fis appelle une vis\u00e9e inspirante et une volont\u00e9 inscrite dans la dur\u00e9e. Notre pr\u00e9sent regorge de d\u00e9j\u00e0-l\u00e0 d\u2019un monde \u00e0 venir. Jusque dans nos institutions, m\u00eame s\u2019il faut se garder de croire que l\u2019institution nous suffise et se suffise. Je pense \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 sociale, qui soustrait au capitalisme tout un champ, toute une richesse pour la mettre en partage afin de r\u00e9pondre aux besoins. Des femmes, des hommes se mobilisent, s\u2019investissent, r\u00e9fl\u00e9chissent, proposent, agissent. Rien ne pourra se faire sans elles, sans eux. Rien ne pourra se faire sans que leur nombre grandisse au point que chacun, chacune, \u00e0 sa fa\u00e7on se sentira concern\u00e9. Le mouvement des gilets jaunes, \u00e0 sa mani\u00e8re, a \u00e9t\u00e9 le t\u00e9moignage d\u2019une crise du mouvement populaire en m\u00eame temps que d\u2019une aspiration profonde. Notre soci\u00e9t\u00e9 est sous tension, elle est ab\u00eem\u00e9e. Il faut restaurer ses ressources ; elle en a.<\/p>\n<p>Personne n\u2019a oubli\u00e9 qu\u2019elle a beaucoup d\u00e9\u00e7u au pouvoir, qu\u2019elle n\u2019a pas su ou pas voulu gouverner avec le monde du travail et de la cr\u00e9ation comme il l\u2019aurait fallu. La social-d\u00e9mocratie, dominante, s\u2019\u00e9tait rang\u00e9e depuis 1983 aux sir\u00e8nes du n\u00e9o-lib\u00e9ralisme qui ne pouvait rien avoir de social. Dans notre pays, la derni\u00e8re parenth\u00e8se social-d\u00e9mocrate, a d\u00e9bouch\u00e9 sur le moment macroniste, mod\u00e8le de gestion technocratique et autoritaire au service du capital, avec sa promesse insens\u00e9e de la fin de la politique par l\u2019extinction du clivage droite-gauche. Les derni\u00e8res exp\u00e9riences ont conclu \u00e0 l\u2019invalidation de cette hypoth\u00e8se, incapable de produire de nouvelles dynamiques sociales face au rouleur compresseur du capitalisme. Les forces dominantes sont en train de r\u00e9viser leur logiciel. Dans un monde o\u00f9 remontent les nationalismes et les tensions, la menace est d\u00e9sormais clairement install\u00e9e d\u2019une droite inspir\u00e9e par l\u2019extr\u00eame droite quand ce n\u2019est pas l\u2019extr\u00eame droite elle-m\u00eame, mettant en place des \u00e9tats plus ou moins dirigistes, s\u00e9curitaires, belliqueux, r\u00e9actionnaires, manipulateurs et avilissants, mais qui seront au final les meilleurs alli\u00e9s d\u2019un capitalisme reformat\u00e9 pour perdurer. Il faut \u00eatre \u00e0 la hauteur.<\/p>\n<h2>Conqu\u00eate et rassemblement au nom d&#8217;une gauche d\u00e9termin\u00e9e<\/h2>\n<p>Il n\u2019y a que des pi\u00e8ges \u00e0 s\u2019enfermer dans la posture. La gauche se perdra si elle se contente de le\u00e7ons de morale, d\u2019activisme, de providentialisme, de populisme, de d\u00e9nonciation tribunicienne. Elle doit construire. Et se garder du \u00ab\u00a0tout ou rien\u00a0\u00bb, qui la rendrait inutile et serait une forme non assum\u00e9e du renoncement. <em>A contrario<\/em>, elle se perdra aussi si elle en rabat, si elle laisse esp\u00e9rer un changement suffisant dans la grande coalition, l\u2019esprit de compromis, la pratique de l\u2019arrangement, donnant prise \u00e0 la confusion que cherchent \u00e0 cr\u00e9er les forces de l\u2019argent comme les forces d\u2019extr\u00eame droite. Elle doit afficher une volont\u00e9 de conqu\u00eate, en cherchant inlassablement, dans les conditions du r\u00e9el, dans le rapport de forces en mouvement, \u00e0 gagner tout ce qu\u2019elle peut sans vouloir faire illusion : partir du r\u00e9el, aller \u00e0 l\u2019id\u00e9al. Et dans le r\u00e9el, pour obtenir des victoires, ou parfois pour \u00e9viter le pire, elle doit au quotidien se rendre utile et prendre position, ne pas laisser penser qu\u2019en dehors d\u2019elle-m\u00eame tout se vaut. Cela ne se joue pas \u00e0 huis-clos. Il y a des liens forts \u00e0 tisser dans la soci\u00e9t\u00e9, des \u00e9nergies \u00e0 rassembler. Il faut se garder des visions binaires. Comme au rugby, cr\u00e9er des rapports de force et marquer les points \u00e0 chaque temps fort, sans jamais perdre de vue la ligne de but. L\u2019esprit de conqu\u00eate, l\u2019esprit de rassemblement.<\/p>\n<p>C\u2019est de gauche, d\u2019une gauche d\u00e9termin\u00e9e dont il y a besoin. Avec en son sein des forces qui portent haut une vis\u00e9e \u00e9mancipatrice. Nous savons que la gauche est diverse, que nous ne sommes pas d\u2019accord sur tout, et ces d\u00e9bats traversent la soci\u00e9t\u00e9. Mais au regard des r\u00e9gressions enregistr\u00e9es, au regard de la gravit\u00e9 de la situation au plan mondial, au regard de l\u2019acuit\u00e9 des in\u00e9galit\u00e9s, au regard de l\u2019urgence des d\u00e9fis \u00e9cologiques, au regard de l\u2019ampleur de la crise anthropologique, il y a bien du chemin \u00e0 faire ensemble.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>Pierre Dharr\u00e9ville<\/strong><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-13862 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/socedem_dharreville-0f5.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/socedem_dharreville-0f5-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"socedem_dharreville.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fran\u00e7ois Ruffin se veut social et d\u00e9mocrate. Social-d\u00e9mocrate ? On a propos\u00e9 \u00e0 six personnalit\u00e9s de gauche de prolonger la r\u00e9flexion. 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