{"id":13711,"date":"2022-08-31T16:46:57","date_gmt":"2022-08-31T14:46:57","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-le-pcf-a-t-il-ete-gorbatchevien\/"},"modified":"2023-06-24T00:30:58","modified_gmt":"2023-06-23T22:30:58","slug":"article-le-pcf-a-t-il-ete-gorbatchevien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=13711","title":{"rendered":"Le PCF a-t-il \u00e9t\u00e9 gorbatch\u00e9vien ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">En apparence, l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Mikha\u00efl Gorbatchev avait tout de lieu de contenter la direction du PCF. En fait, les choses ont \u00e9t\u00e9 plus compliqu\u00e9es qu\u2019il ne para\u00eet. Le texte ci-apr\u00e8s est un extrait de l\u2019ouvrage de Roger Martelli, Jean Vigreux et Serge Wolikow, <em>Le Parti rouge. Une histoire du PCF 1920-2020<\/em> (A. Colin, 2020, pages 234-237).<\/p>\n<p><em>A priori<\/em>, l\u2019av\u00e8nement de la <em>perestro\u00efka<\/em> est une revanche pour un PC fran\u00e7ais qui avait \u00e9t\u00e9, dans les ann\u00e9es 1970, une des cibles du communisme brejn\u00e9vien. Le nouveau cours esquiss\u00e9 en URSS n\u2019est-il pas la r\u00e9alisation de ce que les communistes fran\u00e7ais avaient tant esp\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec du Printemps de Prague\u202f? Dans un premier temps, le PC fran\u00e7ais se satisfait d\u2019une exp\u00e9rience qui contredit l\u2019image noire d\u2019une Union sovi\u00e9tique ankylos\u00e9e et autoritaire. Mais il soutient <em>\u00ab tout en gardant la mesure \u00bb<\/em> (Roland Leroy, BP du 11 juillet 1985). Plus tard, l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des r\u00e9formes, apr\u00e8s 1987, et surtout l\u2019affirmation de la <em>\u00ab\u202fnouvelle pens\u00e9e\u202f\u00bb<\/em> gorbatch\u00e9vienne inqui\u00e8tent une direction qui redoute que le Kremlin, cette fois, ne s\u2019\u00e9loigne des <em>\u00ab r\u00e9f\u00e9rences de classe \u00bb<\/em> (Secr\u00e9tariat du 24 novembre 1988) et n\u2019alt\u00e8re ainsi l\u2019identit\u00e9 du communisme politique. De plus, l\u2019\u0153uvre r\u00e9formatrice du leader sovi\u00e9tique intervient \u00e0 un moment de profonde crise interne et de crispation de la direction fran\u00e7aise. Les opposants se r\u00e9clament de plus en plus de l\u2019exp\u00e9rience moscovite, et, \u00e0 partir de l\u2019\u00e9t\u00e9 1988, la presse se met \u00e0 parler des <em>\u00ab gorbatch\u00e9viens fran\u00e7ais \u00bb<\/em>[[ Olivier Biffaud, \u00ab\u202fL\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne des gorbatch\u00e9viens\u202f\u00bb, Le Monde du 27 juillet 1988. Le journaliste classe alors, dans cette cat\u00e9gorie, Anicet Le Pors, Lucien S\u00e8ve, Charles Fiterman, Roger Martelli et Philippe Herzog, qui n\u2019ont pourtant pas alors affirm\u00e9 de parti pris \u00ab\u202fdissident\u202f\u00bb.]], comme on \u00e9voquait les \u00ab\u202fkhrouchtch\u00e9viens\u202f\u00bb au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, au temps de l\u2019affaire Servin-Casanova. <em>\u00ab\u202fTous les opposants du Parti exigent de lui des changements aussi profonds et radicaux que ceux qui se d\u00e9roulent dans les pays de l\u2019Est \u2026 Or ils ont comme objectif la liquidation de notre parti\u202f\u00bb<\/em>, explique Leroy \u00e0 Vadim Zagladine, un des responsables sovi\u00e9tiques des relations avec les PC occidentaux (janvier 1990).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/actu\/article\/gorbatchev-celui-qui-arrivait-trop-tard\">Gorbatchev : celui qui arrivait trop tard<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le groupe dirigeant n\u2019a certes pas compl\u00e8tement oubli\u00e9 les beaux jours de l\u2019eurocommunisme. Mais tout le monde n\u2019est pas convaincu de la pertinence de la m\u00e9thode Gorbatchev. En d\u00e9cembre 1988, Georges Marchais lui-m\u00eame temp\u00e8re le soutien : <em>\u00ab\u202fce qui se passe en Union sovi\u00e9tique ne peut servir de mod\u00e8le aux autres partis communistes\u202f\u00bb<\/em>. Entendons : pas besoin de <em>glasnost<\/em> et de <em>perestro\u00efka<\/em> au sein du PCF\u2026 La f\u00e9brilit\u00e9 grandit apr\u00e8s 1989 et le ton se fait ouvertement critique \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1990. Il est vrai que, entre-temps, une nouvelle vague dissidente s\u2019est lev\u00e9e en octobre 1989, celle des \u00ab\u202frefondateurs\u202f\u00bb (Charles Fiterman, Anicet Le Pors, Guy Hermier, Lucien S\u00e8ve\u2026)[[\u00c0 partir de 1991, ils se dotent d\u2019un bulletin, Futurs, qui devient hebdomadaire en 1995 et est anim\u00e9 par l\u2019architecte Catherine Tricot.]]. De retour de Moscou \u00e0 la fin juin 1990, le r\u00e9dacteur en chef de <em>L\u2019Humanit\u00e9<\/em>, Claude Cabanes, parle devant le CC de <em>\u00ab\u202fdiscr\u00e9dit populaire \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Gorbatchev\u202f\u00bb<\/em> et de <em>\u00ab\u202fchaos profond\u202f\u00bb<\/em> dans un pays qui <em>\u00ab\u202fdonne l\u2019impression de s\u2019affaisser sur lui-m\u00eame\u202f\u00bb<\/em>. Il ajoute m\u00eame : <em>\u00ab\u202fSi l\u2019on me posait la question : est-ce qu\u2019aujourd\u2019hui la r\u00e9volution dans la r\u00e9volution avance \u00e0 Moscou, j\u2019aurais tendance \u00e0 dire non.\u202f\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Le 19 ao\u00fbt 1991, au petit jour, l\u2019agence Tass annonce que Mikha\u00efl Gorbatchev est inapte, <em>\u00ab\u202fpour des raisons de sant\u00e9, \u00e0 assumer ses fonctions\u202f\u00bb<\/em> et que ses pouvoirs sont transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 Guennadi Iana\u00efev, vice-pr\u00e9sident de l\u2019URSS d\u00e9sign\u00e9 quelques mois plus t\u00f4t&#8230; \u00e0 la demande insistante de Gorbatchev. En m\u00eame temps, l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence est proclam\u00e9, la censure instaur\u00e9e et les manifestations sont interdites. Sous la houlette de Iana\u00efev, qui a longtemps dirig\u00e9 les syndicats sovi\u00e9tiques, un \u00ab\u202fComit\u00e9 d\u2019\u00c9tat\u202f\u00bb de neuf membres est mis en place, avec les responsables de l\u2019arm\u00e9e, de la police et du KGB. Dans l\u2019apr\u00e8s-midi, Marchais pr\u00e9sente devant le BP un projet de r\u00e9solution qui rappelle le soutien du PCF \u00e0 la <em>perestro\u00efka<\/em>, mais insiste sur les <em>\u00ab\u202ferreurs commises\u202f\u00bb<\/em> depuis. Le texte laisse en blanc l\u2019appr\u00e9ciation concernant le putsch, \u00e0 la demande notamment d\u2019Henri Krasucki, qui a longtemps c\u00f4toy\u00e9 Ianaiev \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration syndicale mondiale. Alors que la plupart des membres de l\u2019instance dirigeante penchent pour une prudente attitude sans condamnation ni soutien, Fiterman, Hermier et Herzog plaident pour une condamnation ferme. <em>In fine<\/em>, la r\u00e9solution adopt\u00e9e s\u2019en tient \u00e0 une phrase pr\u00e9cisant que <em>\u00ab\u202fles conditions d\u2019\u00e9viction de M. Gorbatchev de ses responsabilit\u00e9s sont inacceptables\u202f\u00bb<\/em>. Pas de condamnation explicite de ce qui n\u2019est nulle part d\u00e9sign\u00e9 comme un \u00ab\u202fputsch\u202f\u00bb ou un \u00ab\u202fcoup d\u2019\u00c9tat\u202f\u00bb\u202f; pas d\u2019exigence d\u2019un r\u00e9tablissement de Gorbatchev dans l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de ses fonctions&#8230;<\/p>\n<p>Pendant 48 heures, dans la presse communiste, la r\u00e9f\u00e9rence aux limites de l\u2019\u0153uvre gorbatch\u00e9vienne contrebalance les r\u00e9ticences \u00e0 l\u2019\u00e9gard du putsch. Manifestement, on pense \u00e0 \u00ab\u202fFabien\u202f\u00bb que les nouveaux ma\u00eetres du Kremlin vont s\u2019installer durablement aux r\u00eanes du pouvoir, comme la <em>tro\u00efka<\/em> brejn\u00e9vienne l\u2019avait fait en 1964. Le 21 ao\u00fbt, Maxime Gremetz, va jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cuser dans un entretien pour <em>La Croix<\/em> l\u2019\u00e9tiquette de <em>\u00ab\u202fconservateurs\u202f\u00bb<\/em> appliqu\u00e9e aux putschistes moscovites, ajoutant que <em>\u00ab\u202fle choix des dirigeants est toujours l\u2019affaire des peuples concern\u00e9s\u202f\u00bb<\/em>. Ce n\u2019est que le 21 ao\u00fbt dans l\u2019apr\u00e8s-midi que Marchais se d\u00e9cide \u00e0 hausser le ton, au moment o\u00f9 se dessine l\u2019\u00e9chec du coup d\u2019\u00c9tat. \u00c0 17 heures, il rend publique une d\u00e9claration dans laquelle il s\u2019appuie sur le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU pour demander le retour de Gorbatchev. Par ailleurs, il attribue tout le m\u00e9rite de l\u2019\u00e9chec du putsch au PC sovi\u00e9tique qui avait pourtant brill\u00e9 par son absence depuis le 19. Il r\u00e9it\u00e8re ce coup de chapeau le lendemain, dans une lettre \u00e0 Gorbatchev, adress\u00e9e deux jours avant que celui-ci, amer, ne se d\u00e9cide \u00e0 abandonner la t\u00eate d\u2019un parti auquel il ne peut pardonner sa trahison.<\/p>\n<p>Sa critique ant\u00e9rieure du mod\u00e8le brejn\u00e9vien interdit au PCF d\u2019\u00e9pouser l\u2019attitude des PC grec ou portugais, qui n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 soutenir les putschistes. Il sait qu\u2019il a tout \u00e0 perdre d\u2019un retour \u00e0 la \u00ab\u202fglaciation\u202f\u00bb des ann\u00e9es 1970 et 1980. Mais beaucoup de communistes, de la base au sommet, ont eu du mal \u00e0 s\u2019habituer aux audaces brouillonnes et pourtant salutaires du dernier des tout-puissants secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux sovi\u00e9tiques. Tout se passe comme si une part de l\u2019organisation, en ao\u00fbt 1991, avait voulu croire \u00e0 la fiction d\u2019une \u00e9volution politique permettant de continuer quelque chose de la <em>perestro\u00efka<\/em>&#8230; mais sans son principal instigateur. Comme la direction pr\u00e9c\u00e9dente de Waldeck Rochet s\u2019\u00e9tait habitu\u00e9e, aux premiers temps de l\u2019\u00e8re Brejnev, \u00e0 la perspective d\u2019un khrouchtch\u00e9visme sans Khrouchtchev.<\/p>\n<p>Affectivement, il est vrai que le monde militant communiste n\u2019a plus le m\u00eame rapport fusionnel \u00e0 son mythe fondateur. L\u2019Union sovi\u00e9tique a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre la r\u00e9f\u00e9rence ind\u00e9passable et la doxa communiste du \u00ab\u202fmarxisme-l\u00e9ninisme\u202f\u00bb n\u2019est plus la r\u00e9serve de certitudes qu\u2019elle \u00e9tait quelques d\u00e9cennies auparavant. \u00c0 son corps d\u00e9fendant, Khrouchtchev a commenc\u00e9 de briser les r\u00eaves en 1956 en laissant d\u00e9duire que les adversaires avaient donc raison quand ils \u00e9voquaient les d\u00e9rives sanglantes du stalinisme, si ardemment ni\u00e9es jusqu\u2019alors. Le PCF a recul\u00e9 le moment o\u00f9 il devait int\u00e9rioriser la rupture de son univers mental (1956-1962), s\u2019est efforc\u00e9 d\u2019en limiter les effets destructeurs (1962-1975), puis a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la prise de distance \u00e0 l\u2019\u00e9gard du stalinisme (1975-1978). \u00c0 partir de l\u00e0, plus rien ne pouvait \u00eatre comme avant.<\/p>\n<p>Pourtant, le monde militant communiste peine \u00e0 mesurer la gravit\u00e9 des difficult\u00e9s qui engluent le socialisme est-europ\u00e9en. Tout au plus admet-il qu\u2019il souffre d\u2019une crise de d\u00e9veloppement, mais pas d\u2019une crise syst\u00e9mique : pour lui, la notion s\u2019applique au capitalisme occidental et pas au sovi\u00e9tisme. En septembre 1989, \u00e0 la F\u00eate de l\u2019Humanit\u00e9, quelques semaines \u00e0 peine avant l\u2019effondrement du mur de Berlin, Marchais n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 affirmer que <em>\u00ab\u202fc\u2019est le socialisme qui fait et continue de faire la preuve de sa sup\u00e9riorit\u00e9\u202f\u00bb<\/em>. Le PC fran\u00e7ais n\u2019est plus dans la d\u00e9pendance relative qui fut la sienne, au temps d\u2019une puissance sovi\u00e9tique expansive, mais il ne veut pas se penser en ext\u00e9riorit\u00e9 absolue avec un mouvement communiste dont il per\u00e7oit toujours une aide mat\u00e9rielle directe ou indirecte et dont il pense toujours qu\u2019il peut \u00eatre un \u00e9tai symbolique, plus encore qu\u2019un boulet.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-13711 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/capture-d_ecran-2022-08-31-a-16-391.39.44.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/capture-d_ecran-2022-08-31-a-16-391.39.44-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"capture-d_ecran-2022-08-31-a-16.39.44.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En apparence, l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Mikha\u00efl Gorbatchev avait tout de lieu de contenter la direction du PCF. 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