{"id":13688,"date":"2022-07-25T06:30:00","date_gmt":"2022-07-25T04:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-le-periurbain-ou-la-banlieue-a-l-horizontale\/"},"modified":"2023-06-24T00:30:14","modified_gmt":"2023-06-23T22:30:14","slug":"article-le-periurbain-ou-la-banlieue-a-l-horizontale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=13688","title":{"rendered":"Le p\u00e9riurbain ou la banlieue \u00e0 l\u2019horizontale"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><strong>ARCHIVES.<\/strong> La notion de p\u00e9riurbain est le nouvel embl\u00e8me de la crise sociale. En \u00e9mergeant dans le d\u00e9bat politique, elle oppose les habitants des grands ensembles et ceux des zones pavillonnaires. Mais les sp\u00e9cialistes contestent la r\u00e9alit\u00e9 de deux mondes radicalement distincts.<\/p>\n<p>Avec ses petits pavillons \u00e9loign\u00e9s des grandes villes, le p\u00e9riurbain ne cesse de voler la vedette aux banlieues. Dix ans apr\u00e8s les r\u00e9voltes qui ont enflamm\u00e9 un grand nombre de cit\u00e9s, il est devenu le nouvel embl\u00e8me de la difficult\u00e9 sociale. Projet\u00e9e sur le devant de la sc\u00e8ne politique et m\u00e9diatique, cette France p\u00e9riph\u00e9rique, longtemps rest\u00e9e dans l\u2019ombre, aimante les candidats soucieux de s\u2019adresser aux \u00ab invisibles \u00bb qui la peuplent. La figure du propri\u00e9taire endett\u00e9 qui souffre en silence de la rel\u00e9gation se pr\u00e9sente comme un miroir invers\u00e9 du jeune banlieusard turbulent. Pire, certains n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 mettre en opposition habitants des grands ensembles issus de l\u2019immigration et \u00ab petits blancs \u00bb du pavillonnaire \u2013 \u00e0 commencer par le g\u00e9ographe-consultant Christophe Guilluy, dont les th\u00e8ses infusent de Nicolas Sarkozy \u00e0 la Gauche populaire. <em>\u00ab\u00a0Selon lui, les classes dominantes qui profitent de la mondialisation auraient nou\u00e9 une alliance objective avec les cat\u00e9gories populaires issues de l\u2019immigration localis\u00e9es dans les banlieues dont la situation serait meilleure que celle des p\u00e9riurbains\u00a0\u00bb<\/em>, rappelle Jo\u00ebl Gombin, chercheur en science politique.<\/p>\n<p>Et si, loin de s\u2019opposer, le p\u00e9riurbain et la banlieue avaient plus de points communs que ne le laissent supposer de telles analyses\u00a0? Si l\u2019un n\u2019allait pas sans l\u2019autre\u00a0? Si les maisons achet\u00e9es sur catalogue ressemblaient, au fond, aux \u00ab Habitations \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 \u00bb\u00a0? C\u2019est en tout cas la th\u00e8se \u2013 stimulante en ces temps de concurrence exacerb\u00e9e entre territoires \u2013 d\u00e9fendue par la sociologue Anne Lambert, qui a enqu\u00eat\u00e9 trois ans dans un lotissement de l\u2019Is\u00e8re, ainsi qu\u2019\u00e0 Cergy en r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n<blockquote><p>Certains n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 mettre en opposition habitants des grands ensembles issus de l\u2019immigration et \u00ab petits blancs \u00bb du pavillonnaire.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Pavillons et HLM : une proximit\u00e9 sous-estim\u00e9e<\/h2>\n<p><em>\u00ab\u00a0Ce sont les habitants du p\u00e9riurbain qui parlent de &#8220;HLM \u00e0 plat&#8221; dans les entretiens\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9cise la chercheuse qui a publi\u00e9 cette ann\u00e9e <em>Tous propri\u00e9taires\u00a0! L\u2019envers du d\u00e9cor pavillonnaire<\/em> (Seuil). <em>A posteriori<\/em>, les habitants se repr\u00e9sentent ces espaces pavillonnaires comme tr\u00e8s proches du parc HLM. Et pour cause. Derri\u00e8re des formes urbaines \u00e0 premi\u00e8re vue tr\u00e8s diff\u00e9rentes se cache en r\u00e9alit\u00e9 une surprenante ressemblance. <em>\u00ab\u00a0La sarcellite, c\u2019\u00e9tait l\u2019ennui mais aussi les plaques de fa\u00e7ade qui se d\u00e9tachent. Dans le p\u00e9riurbain aussi, c\u2019est du pr\u00e9fabriqu\u00e9. Les ouvriers du BTP ou les immigr\u00e9s qui construisent en ciment au pays ont suffisamment de comp\u00e9tences techniques pour savoir que les maisons qu\u2019ils ach\u00e8tent sont des constructions tr\u00e8s modestes, comme l\u2019\u00e9taient les grands ensembles\u00a0\u00bb<\/em>, affirme Anne Lambert.<\/p>\n<p>Mais ce n\u2019est pas la seule similitude. Dans les ann\u00e9es 1960, la mauvaise isolation phonique et la promiscuit\u00e9 envahissante forment l\u2019envers du confort moderne offert dans les barres et les tours \u2013 luminosit\u00e9, chauffage central, WC et salle de bains. Des d\u00e9fauts qui n\u2019\u00e9pargnent pas aujourd\u2019hui la maison individuelle. La sociologue a ainsi pu observer que <em>\u00ab\u00a0dans les lotissements, les maisons sont parfois jumel\u00e9es \u00e0 un centim\u00e8tre, b\u00e2ties sur de petits terrains, avec des baies vitr\u00e9es qui ne sont pas encore masqu\u00e9es par des arbres et des haies. On entend tout et on voit tout chez les voisins, on sait qui rentre et sort, qui poss\u00e8de quelle voiture, qui part travailler, quelles courses sont rapport\u00e9es\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>Last but not least<\/em>, la diff\u00e9rence entre le \u00ab petit blanc \u00bb dans son pavillon et le \u00ab beur \u00bb des cit\u00e9s est battue en br\u00e8che. L\u2019id\u00e9e d\u2019un tel clivage ethnique, apparue ces derni\u00e8res ann\u00e9es notamment sous la plume de Christophe Guilluy, a \u00e9t\u00e9 reprise dans la mouvance de la Gauche populaire par le politologue Laurent Bouvet ou encore par le conseiller r\u00e9gional d\u2019\u00cele-de-France, Fran\u00e7ois Kalfon. Si Laurent Bouvet se d\u00e9fend d\u2019opposer les uns aux autres dans son dernier livre, <em>L\u2019Ins\u00e9curit\u00e9 culturelle<\/em>, c\u2019est pourtant un effet collat\u00e9ral de la distinction faite entre un peuple autochtone vivant dans les espaces p\u00e9riurbains et les immigr\u00e9s de banlieue. \u00c0 ceux qui seraient tent\u00e9s d\u2019opposer les deux, la sociologue Anne Lambert r\u00e9pond\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les familles qui s\u2019installent dans les lotissements que j\u2019ai \u00e9tudi\u00e9s ont souvent encore la moiti\u00e9 de leurs fr\u00e8res, s\u0153urs et cousins dans les HLM. Ce sont les m\u00eames\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em> Les nouveaux entrants ont quitt\u00e9 leurs proches et leurs amis pour am\u00e9liorer le cadre de vie de leurs enfants, les inscrire dans de meilleures \u00e9coles, et voil\u00e0 qu\u2019ils se rendent compte que nombre de leurs voisins viennent des grands ensembles, issus comme eux de l\u2019immigration africaine, alg\u00e9rienne ou marocaine. <em>\u00ab\u00a0Loin du mythe du calme et de la campagne, ils se retrouvent dans des zones denses au peuplement proche des HLM qu\u2019ils ont quitt\u00e9s, \u00e0 l\u2019exception des classes populaires instables qu\u2019ils appellent les &#8220;cas sociaux&#8221; et qui n\u2019ont pas les moyens d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>, poursuit la chercheuse. De fait, parmi ceux qui arrivent dans le p\u00e9riurbain des r\u00e9gions lyonnaise et parisienne, on retrouve beaucoup d\u2019employ\u00e9s et d\u2019ouvriers autrefois locataires en proche banlieue. <\/p>\n<h2>La col\u00e8re gronde mais n\u2019\u00e9clate pas<\/h2>\n<p>Alors, HLM et pavillons, m\u00eame combat\u00a0? Tout d\u00e9pend. Car le mod\u00e8le du couple actif avec deux voitures recouvre des situations sociales incomparables. <em>\u00ab\u00a0Il y a pavillon et pavillon\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em>, relativise en effet le g\u00e9ographe Jean Rivi\u00e8re qui a travaill\u00e9 sur une commune au nord de Caen ayant accueilli pendant longtemps quatre-vingts m\u00e9decins pour deux mille habitants. Il pointe l\u2019existence d\u2019un p\u00e9riurbain plus bourgeois\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Certaines familles vivent dans de parfaits lotissements avec maisons d\u2019architecte de cent-cinquante m\u00e8tres carr\u00e9s, semblables \u00e0 celles des middle-class am\u00e9ricaines, et d\u2019autres dans de petites maisons mitoyennes\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Cependant, lui aussi reconna\u00eet un <em>\u00ab\u00a0effet de trajectoire\u00a0\u00bb<\/em> de la banlieue vers certains territoires p\u00e9riurbains\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Pour partie, les habitants des espaces les plus \u00e9loign\u00e9s des villes-centre vivaient auparavant dans les quartiers populaires de grands ensembles. Ils ont pu acc\u00e9der \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 la faveur de toute une s\u00e9rie d\u2019aides\u00a0\u00bb<\/em>. Et au prix de sacrifices quotidiens, en raison du co\u00fbt de la vie souvent sous-estim\u00e9 et de difficult\u00e9s qui s\u2019accumulent, la crise aidant. Les familles calibrent bien l\u2019emprunt bancaire en fonction de ce qu\u2019elles peuvent rembourser, mais elles oublient d\u2019anticiper les frais de carburant cons\u00e9quents, l\u2019achat d\u2019une deuxi\u00e8me voiture ou les co\u00fbts de r\u00e9paration, la perte d\u2019un des deux emplois\u2026 <em>\u00ab\u00a0Les habitants des banlieues de tradition communiste b\u00e9n\u00e9ficient de politiques de redistribution sociale, de l\u2019argent public a \u00e9t\u00e9 investi dans les politiques de r\u00e9novation urbaine. Dans le p\u00e9riurbain, les \u00e9lus sont tr\u00e8s peu politis\u00e9s, ils n\u2019ont pas acc\u00e8s aux subventions d\u2019\u00c9tat, ce qui p\u00e8se sur le budget des m\u00e9nages. \u00c0 l\u2019\u00e9cole, par exemple, ils ont moins de subventions pour la cantine\u00a0\u00bb<\/em>, explique Anne Lambert.<\/p>\n<p>Entre des conditions de vie finalement proches de celles qu\u2019ils ont quitt\u00e9es et leur r\u00eave qui s\u2019effrite devant la r\u00e9alit\u00e9, les ingr\u00e9dients d\u2019une col\u00e8re sociale sont r\u00e9unis. Et pourtant, elle n\u2019\u00e9clate pas. C\u2019est plut\u00f4t une col\u00e8re rentr\u00e9e et am\u00e8re qui mine de l\u2019int\u00e9rieur des habitants inhib\u00e9s par les dettes et les responsabilit\u00e9s familiales. Premier frein, le cr\u00e9dit. Quand il faut rembourser \u00e0 la banque une part importante des revenus du m\u00e9nage, difficile de perdre des jours de travail dans une gr\u00e8ve. En Second lieu, l\u2019\u00e2ge. <em>\u00ab\u00a0Plus les gens sont modestes, plus ils acc\u00e8dent tard \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9. Ils ont des enfants qui en g\u00e9n\u00e9ral ne sont pas encore en \u00e2ge de se r\u00e9volter\u00a0\u00bb<\/em>, avance Anne Lambert. Sans compter un \u00e9clatement qui, pour cette sociologue, ne favorise pas la constitution d\u2019un collectif\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les familles africaines qui constituent les nouveaux entrants arrivent dans des communes o\u00f9 elles sont minoritaires. Cette mixit\u00e9 ne leur permet pas de se rassembler facilement\u00a0\u00bb<\/em>. <\/p>\n<p><quote>\u00ab\u00a0Il ne faut pas instaurer de hi\u00e9rarchie entre ces deux territoires, mais plut\u00f4t les penser ensemble.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Jean Rivi\u00e8re<\/strong><\/quote><\/p>\n<h2>Pas le fief du FN<\/h2>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, plusieurs analystes politiques voient dans la mont\u00e9e d\u2019un vote FN p\u00e9riurbain l\u2019expression d\u2019un repli sur soi, voire d\u2019un sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 culturelle. Les travaux, pourtant tr\u00e8s diff\u00e9rents, des g\u00e9ographes Jacques L\u00e9vy puis Christophe Guilluy vont dans ce sens. <em>\u00ab\u00a0Jacques L\u00e9vy est le premier \u00e0 avoir lev\u00e9 le li\u00e8vre. En 2002, il publie un article dans Lib\u00e9ration qui a un \u00e9cho assez rapide. Quant \u00e0 Guilluy, il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un bon plan presse et d\u2019une \u00e9criture assez accessible en dehors des cercles acad\u00e9miques\u00a0\u00bb<\/em>, rappelle Jo\u00ebl Gombin, chercheur en science politique. \u00c0 partir du milieu des ann\u00e9es 2000, les m\u00e9dias s\u2019emparent de cette th\u00e9matique du vote FN dans le p\u00e9riurbain apr\u00e8s l\u2019avoir pr\u00eat\u00e9, dans les ann\u00e9es 1990, aux banlieues.<\/p>\n<p>L\u2019amertume des habitants du p\u00e9riurbain trouverait-elle sa traduction dans un vote en faveur du parti d\u2019extr\u00eame droite\u00a0? Rien n\u2019est moins s\u00fbr. D\u2019apr\u00e8s Anne Lambert, <em>\u00ab\u00a0le ressentiment que traduit ce vote \u2013 qui par ailleurs n\u2019est pas un vote majoritaire, m\u00eame si c\u2019est celui qui progresse le plus \u2013 est plut\u00f4t le fait des vieux qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 sur place\u00a0\u00bb<\/em>. Et en particulier des anciens villageois qui voient changer l\u2019environnement autrefois rural dans lequel ils ont grandi. <em>\u00ab\u00a0Les entrants, eux, sont d\u00e9\u00e7us mais leur vote reste ancr\u00e9 \u00e0 gauche\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9cise-t-elle. Reste que selon Jo\u00ebl Gombin, <em>\u00ab\u00a0les conflits de classe traditionnels, avec \u00e0 gauche les classes populaires salari\u00e9es et \u00e0 droite les ind\u00e9pendants, r\u00e9sistent mieux en ville que dans le p\u00e9riurbain. Ce qui joue plut\u00f4t en d\u00e9faveur de la gauche dans ces territoires\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re la partie \u00e9merg\u00e9e de l\u2019iceberg, se cache en tout cas une absence d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 dans les choix politiques des r\u00e9sidents du p\u00e9riurbain. Du coup, face \u00e0 la diversit\u00e9 des p\u00e9riph\u00e9ries urbaines, la tentation d\u2019ajuster la r\u00e9ponse politique au clich\u00e9 d\u2019un peuple de \u00ab petits blancs \u00bb en proie \u00e0 un sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 culturelle ressemble \u00e0 une fausse piste. Et introduisant de la division entre cat\u00e9gories populaires, elle laisse dans l\u2019ombre ce qui rapproche les banlieues et le p\u00e9riurbain. Cette complicit\u00e9 pourrait pourtant servir de boussole \u00e0 gauche\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Il ne faut pas instaurer de hi\u00e9rarchie entre ces deux territoires<\/em>, avance le sociologue Jean Rivi\u00e8re, <em>mais plut\u00f4t les penser ensemble.\u00a0\u00bb<\/em> <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/marion-rousset\"><strong>Marion Rousset<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-13688 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/skyline-town-city-skyscraper-cityscape-downtown-1014058-pxhere-a24.com_.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/skyline-town-city-skyscraper-cityscape-downtown-1014058-pxhere-a24.com_-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"skyline-town-city-skyscraper-cityscape-downtown-1014058-pxhere.com.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><strong>ARCHIVES.<\/strong> La notion de p\u00e9riurbain est le nouvel embl\u00e8me de la crise sociale. 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