{"id":1356,"date":"1999-04-01T00:00:00","date_gmt":"1999-03-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/le-sexe-mis-a-nu1356\/"},"modified":"1999-04-01T00:00:00","modified_gmt":"1999-03-31T22:00:00","slug":"le-sexe-mis-a-nu1356","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1356","title":{"rendered":"Le sexe mis \u00e0 nu"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Un film sort, Romance, de Catherine Breillat qui fait parler de lui pour repousser les limites de ce qu&#8217;il est convenu de montrer du sexe au cin\u00e9ma. Pas un film racoleur. Un film qui t\u00e9moigne de l&#8217;\u00e9volution des moeurs d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9. Un peu d&#8217;histoire, des origines du cin\u00e9ma \u00e0 nos jours. <\/p>\n<p>La disparition r\u00e9cente de Stanley Kubrick l&#8217;emp\u00eachera de voir la sortie de son dernier film, Eyes wide shut.L&#8217;empressement de la Warner (sa maison de production) \u00e0 confirmer, le lendemain du d\u00e9c\u00e8s, qu&#8217;il serait bien sur les \u00e9crans en juillet aux Etats-Unis (\u00e0 l&#8217;automne en France) souligne l&#8217;impact de sa mort. Mais elle ne fait que renforcer l&#8217;impatience du public devant un projet devenu presque irr\u00e9el au fil des ann\u00e9es. Une des raisons de cet engouement tient dans le sujet m\u00eame. L&#8217;intrigue tournerait autour de deux psy (Tom Cruise et Nicole Kidman) et de leur vie sexuelle. Kubrick a-t-il bris\u00e9 le dernier tabou du septi\u00e8me art : tourner un film \u00e9rotique avec des acteurs de renom dans le cadre d&#8217;une production hollywoodienne ? Un des interpr\u00e8tes initiaux, Harvey Keitel, aurait \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 \u00e0 cause de son \u00e9jaculation sur Nicole Kidman.<\/p>\n<p><strong> Peut-on tout repr\u00e9senter, y a-t-il des limites \u00e0 ne pas franchir ? <\/strong><\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, Catherine Breillat (Sale comme un ange, Parfait Amour) pr\u00e9sente, le 14 avril, son nouveau film, Romance. Elle n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 montrer des images pornographiques. Son projet d&#8217;affiche (une femme en train de se masturber) passait devant la commission, fin f\u00e9vrier. Sa d\u00e9marche, sans la comparer \u00e0 celle de Kubrick, la rejoint sur un point pr\u00e9cis. Une des questions auxquelles le cin\u00e9ma a d\u00fb faire face depuis ses origines : peut-on tout repr\u00e9senter ? Y a-t-il des limites \u00e0 ne pas franchir ? Et cette interrogation devient lancinante d\u00e8s que la question du sexe est \u00e9voqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est un peu facile d&#8217;unir cin\u00e9ma et voyeurisme, de citer les exemples de Michael Powell (le Voyeur) ou Hitchcock (Fen\u00eatre sur cour). Le septi\u00e8me art est un regard sur et dans le monde. Il en fait partie sans possibilit\u00e9 de recul. Les premiers spectateurs, le 28 d\u00e9cembre 1895, croyaient que la locomotive de l&#8217;Arriv\u00e9e d&#8217;un train en gare de La Ciotat allait les \u00e9craser. Cet impact a toujours \u00e9t\u00e9 craint par les pouvoirs en place. La censure th\u00e9\u00e2trale n&#8217;existe plus en France depuis 1906. Les dessins et les estampes n&#8217;ont eu rien \u00e0 craindre \u00e0 partir de 1880. Un film de court ou de long m\u00e9trage doit recevoir un visa d&#8217;exploitation de la part du ministre charg\u00e9 de la Culture, apr\u00e8s avis de la Commission de classification des oeuvres cin\u00e9matographiques. Les probl\u00e8mes se trouvent multipli\u00e9s d\u00e8s l&#8217;apparition de sc\u00e8nes \u00e0 tendance sexuelle.<\/p>\n<p>Le premier scandale du cin\u00e9ma a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par le gros plan d&#8217;un baiser dans the Kiss en 1896. Un journal de Chicago alla jusqu&#8217;\u00e0 \u00e9crire que la police devait intervenir devant tant de bestialit\u00e9. On en vient \u00e0 apposer des barres parall\u00e8les sur la pellicule de la danse de Fatima, en 1907. Certains censeurs pensent qu&#8217;elle est trop explicite.<\/p>\n<p><strong> M\u00e9taphore et m\u00e9tonymie pour contourner le code Hays de censure <\/strong><\/p>\n<p>Les Etats-Unis avec le d\u00e9veloppement d&#8217;Hollywood, l&#8217;usine \u00e0 r\u00eaves, sont propices \u00e0 v\u00e9hiculer une mythologie fond\u00e9e sur le culte du beau, l&#8217;av\u00e8nement du star-system. Des actrices comme Theda Bara ( la premi\u00e8re &#8220;wamp&#8221;), Gloria Swanson ou Clara Bow sont des mod\u00e8les pour toute une g\u00e9n\u00e9ration. La mort de Rudolph Valentino provoque des sc\u00e8nes d&#8217;hyst\u00e9rie. Quelques femmes, folles de d\u00e9sespoir, se suicident. Cette idol\u00e2trie est, aussi, suscit\u00e9e par le mode de vie de ces d\u00e9miurges du d\u00e9sir. Ce qu&#8217;\u00e9crit Blaise Cendrars, dans les ann\u00e9es 30, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 valable pr\u00e9c\u00e9demment : &#8220;Vous ne comprendriez jamais l&#8217;histoire d&#8217;Hollywood si vous ne savez rien des folies sexuelles qui prolif\u00e8rent entre les murs de cette serre.&#8221; Un premier coup d&#8217;arr\u00eat est port\u00e9 \u00e0 travers l&#8217;Affaire Roscoe Arbuckle. Plus connu sous le surnom de &#8220;Fatty&#8221;, ce comique r\u00e9v\u00e9l\u00e9 chez Mack Sennett se retrouve impliqu\u00e9 dans une affaire de moeurs. Pendant une soir\u00e9e organis\u00e9e par lui-m\u00eame, une starlette, Virginia Rappe, meurt. Le retentissement est \u00e9norme. Fatty a-t-il viol\u00e9 la jeune femme ? Il est acquitt\u00e9 mais ne conna\u00eetra plus jamais le succ\u00e8s. Hollywood est, alors, vu comme un lieu de stupre et de perdition.<\/p>\n<p>Le puritanisme am\u00e9ricain ne pouvait longtemps laisser subsister ce genre de comportement. Un code de censure (le code Hays) entre en vigueur en 1934. Son influence sera d\u00e9terminante jusqu&#8217;\u00e0 la fin des ann\u00e9es 60. L&#8217;originalit\u00e9 de la d\u00e9marche tient en ce qu&#8217;elle vient de la profession elle-m\u00eame. Les producteurs et les distributeurs, rassembl\u00e9s en 1922 sous le nom de Motion Picture Producers and Distributors of America (MPPDA), ne tiennent pas \u00e0 \u00eatre mis devant le fait accompli. La r\u00e9glementation est tr\u00e8s stricte. On ne peut pas montrer d&#8217;adult\u00e8re, d&#8217;accouchement. La nudit\u00e9 ne doit jamais \u00eatre int\u00e9grale. Les sc\u00e8nes de d\u00e9shabillage sont \u00e0 proscrire si elles sont gratuites. Les cons\u00e9quences de ce code seront profondes sur l&#8217;inconscient am\u00e9ricain. Les cin\u00e9astes, pour le contourner, font appel \u00e0 la m\u00e9taphore et \u00e0 la m\u00e9tonymie. Les exemples les plus fameux sont ceux du gant de Rita Hayworth dans Gilda ou du dernier plan c\u00e9l\u00e8bre de la Mort aux trousses d&#8217;Hitchcock (un train rentrant dans un tunnel au moment o\u00f9 Cary Grant et Eva Marie Saint se rejoignent sur leur couchette).<\/p>\n<p><strong> Repr\u00e9sentation du sexe et politique, le d\u00e9samour <\/strong><\/p>\n<p>La France ne conna\u00eet pas, elle, ces probl\u00e8mes. Son cin\u00e9ma n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 explicitement \u00e9rotique au d\u00e9but de son histoire. Tout se passe comme si, tacitement, les r\u00e9alisateurs refusaient d&#8217;aborder le sujet. La seule, et notable, exception concerne le Surr\u00e9alisme. Annon\u00e7ant cette phrase de Lacan : &#8220;l&#8217;extr\u00eame de la jouissance, c&#8217;est la mort&#8221;, Luis Bu\u00f1uel et Salvador Dali signent avec Un chien andalou (1928) et l&#8217;Age d&#8217;or (1930) deux films atypiques. Ils s&#8217;inscrivent dans la mouvance d&#8217;Andr\u00e9 Breton mais ne seront pas suivis. Leur discours est trop provocateur. Dans une des sc\u00e8nes, un homme et une femme font lOEamour sur un chemin, pendant une c\u00e9r\u00e9monie. Bu\u00f1uel et Dali voulaient montrer, avec ce film, la puissance de la passion, fondement de toutes les subversions. La premi\u00e8re projection se d\u00e9roule, le 3 d\u00e9cembre 1930, dans un climat de violence. Les organisations d&#8217;extr\u00eame droite saccagent la salle. Face \u00e0 cette pression, le film est interdit le 11 d\u00e9cembre. Il le restera pr\u00e8s de cinquante ans.<\/p>\n<p>On peut, d&#8217;ailleurs, s&#8217;apercevoir que la repr\u00e9sentation du sexe (ou tout simplement du corps) \u00e0 l&#8217;\u00e9cran trouve toujours une r\u00e9sonance politique. Le code Hays se voit relay\u00e9, aux Etats-Unis, par la L\u00e9gion de d\u00e9cence catholique (Legion of Decency). Cette invention d&#8217;\u00e9v\u00eaques a pour but de moraliser la vie publique am\u00e9ricaine. Sous un couvert religieux, les id\u00e9es les plus int\u00e9gristes sont v\u00e9hicul\u00e9es. Le m\u00eame \u00e9tat d&#8217;esprit pr\u00e9vaudra en France, pendant la Seconde Guerre, lorsque le r\u00e9gime de Vichy censurera une sc\u00e8ne du Jour se l\u00e8ve de Marcel Carn\u00e9 o\u00f9 Arletty appara\u00eet nue.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 mettra longtemps avant d&#8217;accepter une \u00e9volution irr\u00e9versible. Martine Carol, Edwige Feuill\u00e8re ou Fran\u00e7oise Arnoul ne font qu&#8217;illustrer une r\u00e9alit\u00e9 aseptis\u00e9e et sans relief. Truffaut s&#8217;attaque \u00e0 Yves All\u00e9gret, m\u00e9diocre peintre du milieu de la prostitution dans M\u00e9fiez-vous fillettes (1957) : &#8220;Sur ce vaste sujet, il y a mille choses passionnantes \u00e0 filmer sans tomber dans le m\u00e9lo. (&#8230;) Mais tout cela, Yves All\u00e9gret s&#8217;en moque et sans doute l&#8217;ignore-t-il, persuad\u00e9 qu&#8217;un film sur le \u00ab milieu \u00bb ne demande pas une connaissance concr\u00e8te du \u00ab milieu \u00bb&#8221;. Cinq ans plus tard, Jean-Luc Godard r\u00e9alise, sur le m\u00eame th\u00e8me Vivre sa vie. Il n&#8217;y a qu&#8217;\u00e0 comparer les deux oeuvres. Un ab\u00eeme les s\u00e9pare. Le cin\u00e9ma fran\u00e7ais, gr\u00e2ce \u00e0 la Nouvelle Vague, vient d&#8217;entrer dans la modernit\u00e9. On ne craint plus de montrer la r\u00e9alit\u00e9 sans l&#8217;enrober d&#8217;un matelas fictionnel digne d&#8217;un cours de cat\u00e9chisme.<\/p>\n<p>Une jeune actrice est, \u00e9galement, \u00e0 l&#8217;origine de ce bouleversement. Brigitte Bardot, dans Et Dieu cr\u00e9a la femme (1956) de Roger Vadim, renouvelle radicalement l&#8217;image de la femme \u00e0 l&#8217;\u00e9cran. La sortie du film provoque d&#8217;\u00e9normes remous. Le &#8220;ph\u00e9nom\u00e8ne&#8221; Bardot d\u00e9passe la com\u00e9dienne. Le public fran\u00e7ais n&#8217;\u00e9tait pas pr\u00eat \u00e0 affronter un tel tableau de sa jeunesse. Deux cultures se font face. L&#8217;une s&#8217;imposera \u00e0 travers son cin\u00e9ma d\u00e9gag\u00e9 des contraintes et sa musique (le rock). L&#8217;autre, sur le d\u00e9clin, cherche \u00e0 garder ses privil\u00e8ges. Le retour du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle au pouvoir s&#8217;accompagne d&#8217;un accroissement des attributions de la commission de contr\u00f4le. Ce ne sera qu&#8217;un coup d&#8217;\u00e9p\u00e9e dans l&#8217;eau.<\/p>\n<p><strong> &#8220;Le cin\u00e9ma, c&#8217;est la psychanalyse du si\u00e8cle&#8221; <\/strong><\/p>\n<p>La lib\u00e9ralisation des ann\u00e9es 60 bouscule, un \u00e0 un, tous les tabous. A Hollywood, Stanley Kubrick dans Lolita (1962) s&#8217;attaque librement au mythe de la nymphette mais doit s&#8217;exiler en Grande-Bretagne pour r\u00e9aliser son film. La prostitution masculine appara\u00eet, pour la premi\u00e8re fois dans le cin\u00e9ma am\u00e9ricain, avec Macadam Cow-Boy (1969) de John Schlesinger. A la m\u00eame \u00e9poque, seuls quelques francs-tireurs osent, ouvertement, mettre en sc\u00e8ne des films \u00e9rotiques. Ils ont pour nom Jos\u00e9 B\u00e9naz\u00e9raf (la Drogue du vice, l&#8217;Enfer sur la plage) ou Russ Meyer (Faster Pussycat, Vixen). Ces \u00e9piph\u00e9nom\u00e8nes trouvent un \u00e9cho plus large \u00e0 San Francisco. Des exploitants de salles se mettent \u00e0 diffuser, en 1969, des films avec des sc\u00e8nes d&#8217;amour non feintes. C&#8217;est l&#8217;acte de naissance officiel du hard. Les pouvoirs publics n&#8217;arrivent pas \u00e0 endiguer le succ\u00e8s de ces productions. Les grands classiques du genre sont r\u00e9alis\u00e9s au d\u00e9but des ann\u00e9es 70 : Gorge profonde, l&#8217;Enfer pour Miss Jones de G\u00e9rard Damiano ou Behind the green door des fr\u00e8res Mitchell. En France, quelques producteurs avis\u00e9s profitent de la mode en sortant des produits &#8220;soft&#8221;, destin\u00e9s \u00e0 un public plus large. Emmanuelle (1974) de Just Jaeckin bat tous les records d&#8217;entr\u00e9e. Le gouvernement de Giscard fait preuve de tol\u00e9rance avant, sous la pression de l&#8217;opinion publique, d&#8217;adopter une position plus restrictive. Le 31 octobre 1975, une loi est vot\u00e9e. Les films &#8220;\u00e0 caract\u00e8re pornographique&#8221; sont class\u00e9s &#8220;X&#8221;. Des taxes sont instaur\u00e9s, un imp\u00f4t sp\u00e9cial est lev\u00e9 \u00e0 leur encontre. Aucune distinction n&#8217;est faite entre \u00e9rotisme et pornographie. Plus aucun producteur ou r\u00e9alisateur de talent n&#8217;acceptera, apr\u00e8s cette loi, de s&#8217;impliquer dans le &#8220;X&#8221;, r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 la vid\u00e9o et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p>Des cin\u00e9astes ambitieux n&#8217;h\u00e9sitent pas, pendant cette p\u00e9riode, \u00e0 s&#8217;exposer aux foudres de la censure. Louis Malle dans le Souffle au coeur (1971) suscite un toll\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral en parlant de l&#8217;inceste. Bernardo Bertolucci, avec le Dernier Tango \u00e0 Paris (1972) fait jouer \u00e0 Marlon Brando des sc\u00e8nes inconcevables dix ans auparavant. Au Japon, on tra\u00eene en justice Nagisa Oshima pour l&#8217;Empire des sens (1976). Il sera acquitt\u00e9 au bout de six ans de proc\u00e9dure. Son film reprenait, sous une autre forme, le th\u00e8me de l&#8217;amour fou cher \u00e0 Bu\u00f1uel. Une amante y tranchait les parties sexuelles de son amant, \u00e0 sa mort. Apr\u00e8s ces chefs-d&#8217;oeuvres, le cin\u00e9ma se laissera, peu \u00e0 peu, gagner par le moralisme ambiant. En France, la sc\u00e8ne d&#8217;ouverture de 37,2\u00b0 le matin (1986) de Jean-Jacques Beineix amorce un mouvement o\u00f9 dix ans plus tard, on trouve, notamment Mon homme (1996) de Bertrand Blier, l&#8217;Ennui (1998) de C\u00e9dric Kahn, A vendre (1998) de Laetitia Masson, et donc Romance de Catherine Breillat.<\/p>\n<p>Finalement, le cin\u00e9ma se sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9, \u00e0 travers ses imperfections, une magnifique machine \u00e0 transgresser. Transgresser les interdits, la morale. L&#8217;image du monde n&#8217;aura pas surv\u00e9cu \u00e0 ses coups de butoir. Pour reprendre le mot de Serge Daney : &#8220;Le cin\u00e9ma, c&#8217;est la psychanalyse du si\u00e8cle.&#8221; Alors, m\u00eame si cet art a vu ses ailes rogn\u00e9es et s&#8217;il est en \u00e9tat de d\u00e9composition avanc\u00e9e, son apport artistique et intellectuel aura \u00e9t\u00e9 d\u00e9cisif.<\/p>\n<p><strong> Bibliographie <\/strong><\/p>\n<p><strong> Adou Kyrou, <\/strong>Amour et \u00e9rotisme au cin\u00e9ma,\u00e9ditions Eric Losfeld, 1957, 1966<\/p>\n<p><strong> G\u00e9rard Lenne, <\/strong>Erotisme et cin\u00e9ma,\u00e9ditions la Musardine 1998<\/p>\n<p><strong> R\u00e9gine Desforges, <\/strong>Kenneth Anger, Hollywood Babylon,1977<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Un film sort, Romance, de Catherine Breillat qui fait parler de lui pour repousser les limites de ce qu&#8217;il est convenu de montrer du sexe au cin\u00e9ma. Pas un film racoleur. Un film qui t\u00e9moigne de l&#8217;\u00e9volution des moeurs d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9. 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