{"id":13554,"date":"2022-05-06T11:36:14","date_gmt":"2022-05-06T09:36:14","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-l-union-inattendue\/"},"modified":"2022-05-06T11:36:14","modified_gmt":"2022-05-06T09:36:14","slug":"article-l-union-inattendue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=13554","title":{"rendered":"L\u2019union inattendue"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Front populaire, Union de la gauche, Gauche plurielle et&#8230; NUPES, pour Nouvelle union populaire \u00e9cologiste et sociale. 2022 se place dans l\u2019histoire longue de la convergence des gauches, mais comporte aussi des diff\u00e9rences. L&#8217;historien Roger Martelli en donne ici sa lecture.<\/p>\n<p>La r\u00e9union des gauches est depuis longtemps un r\u00eave populaire, soutenu par un imaginaire m\u00e9moriel riche d\u2019esp\u00e9rances\u2026 et de d\u00e9ceptions. Celle qui advient aujourd\u2019hui \u2013 la quatri\u00e8me tentative \u2013 semblait impossible il y a quelques semaines \u00e0 peine. Et pourtant, elle est l\u00e0. C\u2019est la quatri\u00e8me fois en moins d\u2019un si\u00e8cle que la plus grande partie de la gauche d\u00e9cide de se rassembler. Elle le fit \u00e0 partir de 1934, dans ce qui va devenir le Front populaire, autour de l\u2019alliance des communistes, des socialistes et des radicaux. Elle se retrouva \u00e0 nouveau en 1972, autour d\u2019un copieux programme de gouvernement, propos\u00e9 par le PCF \u00e0 partir de 1962. Elle se constitua en \u00ab gauche plurielle \u00bb entre 1997 et 2002, pour structurer le gouvernement pr\u00e9sid\u00e9 par Lionel Jospin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/actu\/article\/union-populaire-les-raisons-du-succes\">Union populaire : les raisons du succ\u00e8s<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans les deux premiers cas \u2013 Front populaire et Union de la gauche &#8211; la gauche rassembl\u00e9e a \u00e9t\u00e9 un mythe agissant : non pas une \u00ab illusion \u00bb, comme on le dit trop souvent, mais un vecteur puissant de mobilisation et de politisation populaires. Le troisi\u00e8me cas \u2013 la \u00ab gauche plurielle \u00bb \u2013 est plus complexe. Il est le r\u00e9sultat impr\u00e9vu d\u2019une victoire \u00e9lectorale elle-m\u00eame inattendue (les l\u00e9gislatives anticip\u00e9es de 1997) et de la constitution, sous la houlette de Lionel Jospin, d\u2019un gouvernement rassemblant les diff\u00e9rents partis de gauche. La base de l\u2019accord n\u2019est pas en 1997 un programme commun ni m\u00eame un contrat de gouvernement, mais l\u2019\u00e9nonc\u00e9 de quelques th\u00e8mes g\u00e9n\u00e9raux : r\u00e9duction du temps de travail, arr\u00eat des privatisations, parit\u00e9, etc. Par ailleurs, si les souvenirs amers du \u00ab tournant de la rigueur \u00bb (1982-1983) n\u2019avaient pas \u00e9touff\u00e9 cruellement l\u2019espoir, ils avaient pour le moins temp\u00e9r\u00e9 l\u2019enthousiasme, vingt ans apr\u00e8s la d\u00e9ception provoqu\u00e9e par la rupture de l\u2019Union de la gauche. Au total, malgr\u00e9 leur \u00e9chec final, le Front populaire et la p\u00e9riode du programme commun ont profond\u00e9ment marqu\u00e9 les m\u00e9moires de la gauche ; le bilan est plus mitig\u00e9 pour la gauche plurielle.<\/p>\n<p>S\u2019il est bon de resituer le moment actuel dans l\u2019histoire longue de la convergence des gauches, on insistera ici plut\u00f4t sur les diff\u00e9rences qui le distinguent de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Dans les deux premi\u00e8res exp\u00e9riences, l\u2019union se r\u00e9alise largement en amont d\u2019une \u00e9ch\u00e9ance \u00e9lectorale importante : l\u2019acte inaugural du Front populaire se fait au printemps 1934, deux ans avant les l\u00e9gislatives de 1936 ; le programme commun de la gauche est sign\u00e9 en juin 1972, neuf mois avant les l\u00e9gislatives de 1973. La gauche plurielle, elle, na\u00eet apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection de mai-juin 1997, sans n\u00e9gociation pr\u00e9alable. Quant au rassemblement de 2022, il se fait entre deux \u00e9lections tr\u00e8s proches l\u2019une de l\u2019autre, pr\u00e9sidentielle et l\u00e9gislatives ; il se conclut apr\u00e8s un vigoureux bras de fer entre ses protagonistes \u00e0 la pr\u00e9sidentielle.<\/p>\n<p>En 1972 comme en 1935-1936, l\u2019accord ne comporte pas de volet \u00e9lectoral, sinon la r\u00e8gle classique du d\u00e9sistement de second tour en faveur du candidat de gauche le mieux plac\u00e9. Chacun d\u00e9cide donc de ses candidatures ; il y a en revanche un accord programmatique longuement d\u00e9battu en amont, tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral (janvier 1936) ou tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9 (juin 1972). En 1997, on ne trouve pas d\u2019accord \u00e9lectoral (la gauche plurielle se met en place apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection) et pas de programme bien pr\u00e9cis. En 2022, en revanche, la convergence \u00e9lectorale va jusqu\u2019\u00e0 une r\u00e9partition des circonscriptions, notamment de celles qui sont tenues pour le plus gagnables. Quant \u00e0 la base programmatique, elle se d\u00e9finit, de fa\u00e7on acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, \u00e0 partir du programme pr\u00e9sidentiel de M\u00e9lenchon <em>L\u2019Avenir en commun<\/em>.<\/p>\n<p>Les diff\u00e9rences les plus importantes sont toutefois ailleurs. En 1934, 1972 et 1997, les alliances se nouent entre des courants politiques install\u00e9s depuis longtemps, dont chacun s\u2019appuie sur une implantation \u00e9lectorale cons\u00e9quente, nationalement et\/ou territorialement. En 1932, au sein d\u2019une gauche qui a regroup\u00e9 53% des suffrages exprim\u00e9s, aucune formation n\u2019obtient \u00e0 elle seule la moiti\u00e9 du total des gauches. Le Parti socialiste \u2013 \u00e0 l\u2019\u00e9poque, la SFIO \u2013 et le Parti radical sont autour de 20% et si le PCF doit se contenter d\u2019un modeste 8,3% \u2013 cons\u00e9quence de son repliement sectaire au temps de la strat\u00e9gie \u00ab classe contre classe \u00bb \u2013 il avait montr\u00e9 sa capacit\u00e9 d\u2019insertion municipale et avait d\u00e9pass\u00e9 les 11% aux l\u00e9gislatives de 1928. Lors des l\u00e9gislatives de 1968 (les derni\u00e8res avant la signature du programme commun), le PCF et la FGDS (le regroupement des socialistes et des radicaux) se partagent l\u2019essentiel des 41% de la gauche (le PCF a pr\u00e8s de 20%, la FGDS a 16,5%). Enfin, \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 1995, deux ans avant la \u00ab gauche plurielle \u00bb, le PS est toujours le parti dominant \u00e0 gauche (il l\u2019est depuis 1981), mais avec ses 23,3% il n\u2019atteint pas la moiti\u00e9 du total des gauches (50,6%).<\/p>\n<p>En 2022, on sait que le r\u00e9sultat de la pr\u00e9sidentielle est sans appel : pour la seconde fois, M\u00e9lenchon arrive largement en t\u00eate de la gauche et obtient \u00e0 lui seul pr\u00e8s des deux tiers du total des 32% engrang\u00e9s \u00e0 gauche. Plus de 17 points s\u00e9parent le premier (21,9%) du second (Jadot, 4,6%). En outre, les deux premiers du classement incarnent des forces nouvelles : les \u00e9cologistes se sont install\u00e9s dans l\u2019espace \u00e9lectoral dans les ann\u00e9es 1990, les insoumis se structurent dans la campagne pr\u00e9sidentielle de 2017. Les \u00ab historiques \u00bb de la gauche d\u2019hier, PC et PS, sont rel\u00e9gu\u00e9s dans le bas du table au (3,7% au total pour Roussel et Hidalgo). La gauche que redessine le scrutin pr\u00e9sidentiel offre un visage nouveau : elle est relanc\u00e9e, mais plus d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e que jamais. La FI n\u00e9gocie, dans une position de force que n\u2019avait connu aucun parti politique avant elle.<\/p>\n<p>Se rem\u00e9morer les unions du pass\u00e9 et r\u00e9fl\u00e9chir sur leur trajectoire est un exercice salutaire. Simplement, il ne faut jamais oublier que nous sommes \u00e0 une autre \u00e9poque\u2026 dans un bien curieux pays.<\/p>\n<h2>La France est un dr\u00f4le de pays !<\/h2>\n<p>En 1981, alors que l\u2019Europe et le monde basculaient dans l\u2019ultralib\u00e9ralisme, la France a eu l\u2019impertinence d\u2019\u00e9lire un pr\u00e9sident alors tr\u00e8s \u00e0 gauche. En 1997, alors qu\u2019elle \u00e9tait pr\u00e9sum\u00e9e subclaquante depuis quelques ann\u00e9es, la gauche l\u2019a emport\u00e9 aux \u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es et a impos\u00e9 une troisi\u00e8me cohabitation.<\/p>\n<p>Il y a quelques semaines encore, l\u2019affaire semblait pli\u00e9e : le Pr\u00e9sident sortant devait triompher sans coup f\u00e9rir, l\u2019extr\u00eame droite \u00e9tait divis\u00e9e et la gauche \u00e9parpill\u00e9e restait bloqu\u00e9e irr\u00e9m\u00e9diablement sur son r\u00e9sultat m\u00e9diocre de 2017 (autour de 27%). \u00c0 l\u2019arriv\u00e9e, le sortant est r\u00e9\u00e9lu, mais avec 38,5% des inscrits ; au second tour, il ne d\u00e9passe donc que d\u2019un peu moins de quatre points le total des abstentions et des votes blancs ou nuls (34,2% des inscrits).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir achev\u00e9 la gauche socialiste en 2017, Emmanuel Macron a progress\u00e9 au premier tour, en \u00ab phagocytant \u00bb la droite classique : du coup, il a globalement affaibli l\u2019ensemble de la droite. Son noyau partisan est relativement majoritaire (35,8% des exprim\u00e9s), mais il est fortement concurrenc\u00e9 par une extr\u00eame droite en progr\u00e8s (32,3%), mais toujours divis\u00e9e, et par une gauche requinqu\u00e9e (31,9%) et rassembl\u00e9e autour de M\u00e9lenchon et de la FI.<\/p>\n<p>Ce rapport des forces impromptu modifie sensiblement le jeu des majorit\u00e9s l\u00e9gislatives. Jusqu\u2019\u00e0 ce jour, les \u00e9lections suivant imm\u00e9diatement le scrutin pr\u00e9sidentiel (1981, 1988, 2002, 2007, 2012, 2017) ont chaque fois confirm\u00e9, plus ou moins nettement, le rapport des forces enregistr\u00e9 au tour d\u00e9cisif de la pr\u00e9sidentielle. Il peut en \u00eatre autrement dans quelques semaines. Dans ce contexte, une victoire l\u00e9gislative de la gauche reste certes encore improbable aux yeux de beaucoup. Mais jusqu\u2019au bout il \u00e9tait tr\u00e8s improbable que M\u00e9lenchon, que les sondages ont longtemps englu\u00e9 dans une fourchette de de 8 \u00e0 12%, p\u00fbt raisonnablement envisager de franchir la barre du premier tour.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/actu\/article\/melenchon-premier-ministre-ce-que-l-histoire-electorale-de-la-veme-republique\">M\u00e9lenchon Premier ministre : ce que l\u2019histoire \u00e9lectorale de la V\u00e8me R\u00e9publique nous en dit<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Or il a failli y parvenir et, aujourd\u2019hui, une majorit\u00e9 des personnes interrog\u00e9es (67% selon l\u2019Ifop) affirment leur pr\u00e9f\u00e9rence pour une majorit\u00e9 parlementaire oppos\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00f4te de l\u2019\u00c9lys\u00e9e et plus d\u2019un tiers d\u2019entre elles souhaitent voir en t\u00eate \u00ab la gauche unie \u00bb. La gauche, d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 elle conjugue ses forces, a plus d\u2019atouts que l\u2019extr\u00eame droite pour \u00eatre l\u2019axe parlementaire d\u2019une majorit\u00e9 emp\u00eachant Macron de mettre en \u0153uvre les plus n\u00e9gatifs de ses projets.<\/p>\n<p>Un sondage, dit-on, ne fait pas l\u2019\u00e9lection. Mais ceux qui existent sugg\u00e8rent que le vent est d\u00e9cid\u00e9ment ailleurs que l\u00e0 o\u00f9 on l\u2019attendait. Macron et Le Pen ont sans doute progress\u00e9 davantage que le leader de la FI, mais la surprise v\u00e9ritable est bien venue de M\u00e9lenchon. Tant mieux pour la gauche !<\/p>\n<h2>Si la gauche gagne&#8230;<\/h2>\n<p>Si cette gauche \u00e9tait ainsi majoritaire en juin et si, derechef, Jean-Luc M\u00e9lenchon parvenait \u00e0 Matignon, chacun sait que les difficult\u00e9s ne feraient que commencer. Il ne suffirait pas en effet de tourner le dos aux seules ann\u00e9es d\u00e9sastreuses de \u00ab hollandisme \u00bb, mais \u00e0 la totalit\u00e9 du processus qui, \u00e0 partir de 1982-1983, a \u00e9loign\u00e9 peu \u00e0 peu la gauche de ses valeurs et a attis\u00e9 la d\u00e9sesp\u00e9rance populaire. Le \u00ab devoir d\u2019inventaire \u00bb, \u00e9voqu\u00e9 au PS en 1995 et jamais accompli depuis lors, est toujours devant nous.<\/p>\n<p>Les exp\u00e9riences \u00e0 gauche du pass\u00e9 ont montr\u00e9 en effet qu\u2019il ne suffisait ni de promesses fermes ni m\u00eame d\u2019un bon programme pour r\u00e9ussir durablement. Au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 \u00e9clat\u00e9e et d\u2019un monde incertain, le changement r\u00e9ussi suppose de construire patiemment, dans un temps long, les exp\u00e9rimentations qui permettraient de passer de la col\u00e8re \u00e0 la confiance et \u00e0 l\u2019espoir. Dans cet esprit, l\u2019horizon va bien au-del\u00e0 de la n\u00e9cessaire redistribution massive des richesses disponibles et d\u2019une r\u00e9orientation des activit\u00e9s de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>Les mani\u00e8res de produire, d\u2019affecter les ressources, de consommer, de d\u00e9lib\u00e9rer, de d\u00e9cider et d\u2019\u00e9valuer devront \u00eatre chang\u00e9es et, \u00e0 cet effet, chaque fois, devront se trouver dans le pays les majorit\u00e9s pour le faire. Ce sera un bouleversement des rapports entre le \u00ab haut \u00bb et le \u00ab bas \u00bb, la soci\u00e9t\u00e9 et l\u2019\u00c9tat, les individus-citoyens et le pouvoir. Il n\u2019adviendra que si l\u2019ensemble de la gauche trouve les solutions, partageables par le plus grand nombre, pour rem\u00e9dier \u00e0 ce qui la paralyse : la d\u00e9fiance populaire, le recul en politique (je dis bien \u00ab en politique \u00bb, pas \u00ab dans la soci\u00e9t\u00e9 \u00bb) des valeurs d\u2019\u00e9galit\u00e9, l\u2019accoutumance aux discriminations, le sentiment de l\u2019impuissance du politique.<\/p>\n<p>Le Big Bang qu\u2019il faudra bien provoquer ne sera le fait ni d\u2019un individu seul, ni d\u2019une avant-garde \u00e9clair\u00e9e. La radicalit\u00e9 l\u00e9gitim\u00e9e par la crise de civilisation que nous vivons ne s\u2019\u00e9panouira pas dans le volontarisme, pas plus que dans la pr\u00e9cipitation.<\/p>\n<p>M\u00eame requinqu\u00e9e, la gauche pr\u00e9sidentielle reste loin des niveaux de premier tour qu\u2019elle avait atteint depuis le milieu des ann\u00e9es 1970 (de 36,4% en 2007 \u00e0 46,8% en 1981). Si elle veut pousser son avantage, retrouver les niveaux qui furent les siens autrefois, regagner les couches populaires qui persistent \u00e0 la bouder, la gauche sera confront\u00e9e \u00e0 un probl\u00e8me de reconstruction, de reconfiguration et, plus encore, elle sera plac\u00e9e devant un devoir de refondation intellectuelle, morale et organisationnelle.<\/p>\n<p>Mais, sans attendre, il serait fou de ne pas saisir les occasions d\u2019avancer, le plus loin qu\u2019il sera possible. Face \u00e0 une droite affaiblie, alors que l\u2019extr\u00eame droite reste divis\u00e9e et mal assur\u00e9e sur ses bases territoriales, la condition pr\u00e9alable du succ\u00e8s \u00e9tait plus que jamais le rassemblement de la gauche telle qu\u2019elle est, dans le respect de chaque sensibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis bien longtemps, ce rassemblement se r\u00e9alise. L\u2019opini\u00e2tret\u00e9 de Jean-Luc M\u00e9lenchon a pay\u00e9. La gauche conna\u00eet enfin un nouveau moment historique. Il ne reste plus qu\u2019\u00e0 transformer l\u2019essai car, cette fois, l\u2019\u00e9chec pourrait bien \u00eatre lourd de gravissimes r\u00e9cessions d\u00e9mocratiques. Plus que jamais, l\u2019heure est ainsi \u00e0 la formule de Romain Rolland, heureusement reprise par Gramsci : <em>\u00ab Pessimisme de l\u2019intelligence, optimisme de la volont\u00e9 \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/roger-martelli\"><strong>Roger Martelli<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Front populaire, Union de la gauche, Gauche plurielle et&#8230; NUPES, pour Nouvelle union populaire \u00e9cologiste et sociale. 2022 se place dans l\u2019histoire longue de la convergence des gauches, mais comporte aussi des diff\u00e9rences. 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