{"id":1349,"date":"1999-04-01T00:00:00","date_gmt":"1999-03-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-contestation1349\/"},"modified":"1999-04-01T00:00:00","modified_gmt":"1999-03-31T22:00:00","slug":"la-contestation1349","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1349","title":{"rendered":"La contestation"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> D\u00e9bat entre Samuel Johsua <\/p>\n<p><strong> La r\u00e9forme des lyc\u00e9es suscite une vive opposition. Simplement trop peu ambitieuse ou carr\u00e9ment n\u00e9gative ? Le nombre d&#8217;heures de cours, le programme, l&#8217;aide individuelle sont au centre des pol\u00e9miques. D\u00e9bat. <\/strong><\/p>\n<p><strong> Faut-il r\u00e9former le lyc\u00e9e et comment ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> Jean-Luc Villeneuve : <\/strong> Environ 50 000 jeunes sortent chaque ann\u00e9e sans qualification des lyc\u00e9es g\u00e9n\u00e9raux et professionnels. Cet \u00e9chec inacceptable exige une transformation profonde. La massification : que le Sgen, attach\u00e9 \u00e0 ce que tous les jeunes puissent aller au lyc\u00e9e, juge positive, a chang\u00e9 profond\u00e9ment le fonctionnement. On ne peut plus enseigner comme au temps o\u00f9 la majorit\u00e9 des lyc\u00e9ens appartenaient \u00e0 un milieu social favoris\u00e9. L&#8217;empilement des programmes fait \u00e9galement d\u00e9bat. Il laisse en route ceux qui peinent \u00e0 suivre et ne b\u00e9n\u00e9ficient pas, faute de moyens, de cours particuliers. Ce n&#8217;est pas acceptable non plus. Le lyc\u00e9e doit \u00eatre son propre recours. Cela signifie non qu&#8217;il devrait r\u00e9gler tous les probl\u00e8mes de la soci\u00e9t\u00e9 mais qu&#8217;un lyc\u00e9e public et la\u00efque doit fournir une qualification \u00e0 tous les jeunes.<\/p>\n<p><strong> Samuel Johsua : <\/strong> La progression consid\u00e9rable du nombre d&#8217;\u00e9l\u00e8ves dans l&#8217;enseignement secondaire (que certains sont pr\u00eats \u00e0 remettre en cause, ce qui n&#8217;est pas mon cas)&#8230;<\/p>\n<p><strong> Jean-Luc Villeneuve : <\/strong> Le mien non plus !<\/p>\n<p><strong> Samuel Johsua : <\/strong> &#8230; entra\u00eene la modification des contenus et des mani\u00e8res d&#8217;enseigner. L&#8217;\u00e9cole, compar\u00e9e aux autres institutions de socialisation et de transmission des connaissances (la famille, le club de sport, etc.) a une utilit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 : contribuer \u00e0 faire comprendre le monde \u00e0 travers l&#8217;\u00e9tude. Elle a, par exemple, pacifi\u00e9 le d\u00e9bat relatif aux guerres de religion en expliquant leurs conditions historiques. C&#8217;est son r\u00f4le formateur, qu&#8217;il ne faut pas remettre en cause en revenant sur l&#8217;\u00e9tude sous pr\u00e9texte de massification. Sauvegardons \u00e0 la fois la massification et les conditions de l&#8217;\u00e9tude, tout en avan\u00e7ant vers la d\u00e9mocratisation !Faut-il op\u00e9rer un clivage entre les savoirs &#8220;cumulatifs&#8221; et les autres ? L&#8217;\u00e9tude syst\u00e9matique des mati\u00e8res est indispensable bien que leur organisation en disciplines se discute. L&#8217;enseignement commun de la physique et de la chimie, par exemple, est une construction historique. Les contenus aussi se discutent. Je milite pour une modification radicale de l&#8217;\u00e9quilibre entre les mati\u00e8res, qui date de 1902, quand les enseignements scientifiques ont \u00e9t\u00e9 revaloris\u00e9s par rapport aux humanit\u00e9s. Le lyc\u00e9e doit aujourd&#8217;hui faire place au droit, \u00e0 la sociologie, \u00e0 la psychologie, aux sciences politiques, \u00e0 la m\u00e9decine, pour r\u00e9pondre aux besoins de connaissances vivantes. Parce qu&#8217;il ne le fait pas, il donne l&#8217;impression d&#8217;un sa-voir cumulatif, inutile, en dehors de la vie.L&#8217;\u00e9cole a perdu la responsabilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9tude collective et personnelle, en classe et en dehors de la classe, abandonn\u00e9 des acquis comme le syst\u00e8me de r\u00e9p\u00e9titeurs. Par ailleurs, l&#8217;aide aux devoirs, organis\u00e9e par des structures associatives non strictement int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9cole, et dans laquelle des milliers de personnes se sont investies, est riche et ancienne et a permis des succ\u00e8s importants. Pourquoi la d\u00e9laisser ? Ne pas en tirer un bilan s\u00e9rieux ? Comment ces structures collectives pourraient-elles int\u00e9grer le service public ? Je suis favorable \u00e0 une aide au travail individuel dans les locaux scolaires mais assur\u00e9e par d&#8217;autres intervenants que les enseignants et qui ne redouble pas leur travail.<\/p>\n<p><strong> Jean-Luc Villeneuve : <\/strong> Je ne suis pas oppos\u00e9 \u00e0 l&#8217;introduction de savoirs nouveaux. Mais il est impossible de les additionner \u00e0 ce qui existe : on ne peut \u00e9tirer \u00e0 l&#8217;infini la pr\u00e9sence des \u00e9l\u00e8ves au lyc\u00e9e. Le d\u00e9bat sur les savoirs que les lyc\u00e9ens doivent acqu\u00e9rir aujourd&#8217;hui n&#8217;a pas eu lieu. C&#8217;est pourquoi le Sgen n&#8217;est pas b\u00e9at devant cette r\u00e9forme.Je ne suis pas non plus en d\u00e9saccord avec vous \u00e0 propos de l&#8217;aide scolaire, souvent remarquable. L&#8217;\u00e9cole ne peut tout faire. Un partenariat avec des associations reconnues qui travailleraient dans les \u00e9tablissements scolaires peut s&#8217;envisager. L&#8217;accompagnement scolaire ne concerne pas uniquement l&#8217;aide aux devoirs. Le Sgen souhaite une red\u00e9finition du service des enseignants. Il est bon qu&#8217;ils n&#8217;aient plus pour seule t\u00e2che le cours traditionnel et que leur horaire comporte un temps consacr\u00e9 \u00e0 aider un \u00e9l\u00e8ve qui le souhaite. C&#8217;est diff\u00e9rent du travail des associations.<\/p>\n<p><strong> La massification du nombre d&#8217;\u00e9l\u00e8ves que vous \u00e9voquez n&#8217;a t-elle pas manqu\u00e9 d&#8217;un discours politique qui la soutienne ? Ne donne-t-elle pas l&#8217;impression de s&#8217;\u00eatre faite un peu en catimini ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> Samuel Johsua : <\/strong> Il est vrai que le projet politique s&#8217;est dissous et qu&#8217;il n&#8217;y a, en France en tout cas, aucun projet scolaire s\u00e9rieux qui ne soit accompagn\u00e9 d&#8217;un projet politique fort. Une r\u00e9forme d&#8217;une telle ampleur ne peut tenir que si le pays est plac\u00e9 devant les termes de ce choix de soci\u00e9t\u00e9. Mais la crise tient surtout \u00e0 la raison d&#8217;\u00eatre de l&#8217;\u00e9cole, du lyc\u00e9e. Les discours \u00e0 ce sujet sont extr\u00eamement h\u00e9t\u00e9roclites depuis quinze ans. Le mouvement de massification s&#8217;est men\u00e9 en m\u00eame temps que l&#8217;augmentation farouche des exigences vis \u00e0 vis des \u00e9l\u00e8ves. Le travail de l&#8217;\u00e9l\u00e8ve est bien plus difficile qu&#8217;auparavant, dans toutes les mati\u00e8res. L&#8217;enseignement de l&#8217;histoire, par exemple, est pass\u00e9 d&#8217;une logique de restitution (du cours) \u00e0 une logique de compr\u00e9hension. Commenter trois tableaux et en faire la synth\u00e8se est plus difficile qu&#8217;apprendre et r\u00e9citer une le\u00e7on.En m\u00eame temps qu&#8217;on en demandait plus \u00e0 des \u00e9l\u00e8ves deux fois plus nombreux, s&#8217;est install\u00e9e la &#8220;d\u00e9scolarisation&#8221; de l&#8217;\u00e9cole. J&#8217;entends par l\u00e0 que l&#8217;\u00e9cole prend moins de responsabilit\u00e9s, par exemple en offrant moins d&#8217;heures de cours. C&#8217;est l&#8217;aspect le plus important de la crise scolaire. Son r\u00e9sultat : seuls les plus favoris\u00e9s s&#8217;en sortent.Il aurait fallu dire que la fonction de l&#8217;\u00e9cole est importante pour une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique parce qu&#8217;elle met en contact les jeunes g\u00e9n\u00e9rations avec l&#8217;\u00e9tude de savoirs importants. Cela n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 fait. Le discours dominant qui centre l&#8217;\u00e9cole sur la pr\u00e9paration \u00e0 l&#8217;insertion professionnelle ne peut soutenir un projet scolaire, encore moins dans une soci\u00e9t\u00e9 divis\u00e9e et en crise. Le seul discours politique possible pour une \u00e9cole d\u00e9mocratique de masse doit \u00eatre centr\u00e9 sur la mise en relation des \u00e9l\u00e8ves avec les oeuvres humaines. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre justification \u00e0 passer 15 ans sur les bancs de l&#8217;\u00e9cole !<\/p>\n<p><strong> Jean-Luc Villeneuve : <\/strong> Le signe d&#8217;\u00e9galit\u00e9 entre le dipl\u00f4me et l&#8217;insertion professionnelle, alors que la situation est plus compliqu\u00e9e, est un leurre. Autre probl\u00e8me, la d\u00e9valorisation de l&#8217;enseignement professionnel. Il est inadmissible que l&#8217;orientation en lyc\u00e9e professionnel soit ressentie comme un \u00e9chec par les \u00e9l\u00e8ves, except\u00e9e une minorit\u00e9 motiv\u00e9e, alors que presque toutes les branches professionnelles manquent de techniciens. On est loin de l&#8217;\u00e9gale dignit\u00e9 revendiqu\u00e9e par la charte ! Il n&#8217;y aura pas de r\u00e9forme des lyc\u00e9es sans une prise en compte politique de ce probl\u00e8me.<\/p>\n<p><strong> Quelles sont les critiques que vous adressez \u00e0 la r\u00e9forme actuelle ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> Samuel Johsua : <\/strong> Elle manque d&#8217;ampleur et d&#8217;ambition, mais ce serait pas si grave si elle constituait un petit pas dans la bonne direction. Ce n&#8217;est pas le cas.La baisse des heures. Comment imaginer qu&#8217;une offre scolaire diminu\u00e9e est une solution ? Celui qui en fait deux fois moins r\u00e9ussira moins. L&#8217;offre scolaire doit \u00eatre cons\u00e9quente et obligatoire, par souci d&#8217;\u00e9galit\u00e9. Avec cette r\u00e9forme, l&#8217;amplitude entre minimum et maximum est importante si on ajoute toutes les options. C&#8217;est un facteur d&#8217;in\u00e9galit\u00e9. Les \u00e9l\u00e8ves les plus favoris\u00e9s multiplient les options valoris\u00e9es, la diminution des heures sera pr\u00e9judiciable aux autres. Je suis radicalement hostile au discours de Claude All\u00e8gre disant qu&#8217;il y a trop de temps d&#8217;\u00e9cole. Rien d&#8217;anormal pour moi \u00e0 ce que les lyc\u00e9ens travaillent 30 heures. Ce qu&#8217;ils font pendant ces heures est un autre d\u00e9bat.Ensuite, l&#8217;aide individualis\u00e9e. Philippe Meirieu avait demand\u00e9 \u00e0 juste titre une aide \u00e0 l&#8217;\u00e9tude personnelle. Il faut l&#8217;ajouter et ne pas en prendre pr\u00e9texte pour diminuer les horaires. Or la r\u00e9forme diminue les horaires et ne donne pas d&#8217;aide \u00e0 l&#8217;\u00e9tude. Elle parle de soutien. Les professeurs referont leur cours devant un petit groupe d&#8217;\u00e9l\u00e8ves ? On sait que refaire le cours plus lentement n&#8217;est pas souvent utile \u00e0 ceux qui n&#8217;ont pas compris la premi\u00e8re fois. Ils ont besoin d&#8217;une aide \u00e0 l&#8217;\u00e9tude, ce qui est tout autre chose.Enfin, l&#8217;instruction civique. C&#8217;est une illusion que de penser que les probl\u00e8mes de la soci\u00e9t\u00e9 seraient, m\u00eame partiellement, r\u00e9solus par l&#8217;instruction civique, que l&#8217;\u00e9cole pourrait jouer un r\u00f4le de pacificateur social. L&#8217;\u00e9chec est assur\u00e9. D&#8217;abord, l&#8217;\u00e9cole subit les d\u00e9chirures de la soci\u00e9t\u00e9, elle ne les provoque pas. Ensuite, les le\u00e7ons de morale ne passent plus. Le d\u00e9veloppement de l&#8217;esprit critique des \u00e9l\u00e8ves passe plut\u00f4t par l&#8217;\u00e9tude du droit, des sciences politiques.<\/p>\n<p><strong> Jean-Luc Villeneuve : <\/strong> Cette r\u00e9forme manque clairement d&#8217;ambition et n&#8217;est s\u00fbrement pas celle \u00e0 laquelle le Sgen aspirait. Mais je suis en d\u00e9saccord avec vous \u00e0 propos des horaires. Vous accordez une importance d\u00e9mesur\u00e9e \u00e0 cet aspect quantitatif. Les lyc\u00e9ens ont un travail personnel important \u00e0 accomplir en plus des cours. C&#8217;est aberrant qu&#8217;ils n&#8217;aient pas plus de loisirs&#8230; Le but du lyc\u00e9e n&#8217;est pas a priori la pr\u00e9paration aux grandes \u00e9coles ! On ne devient pas plus savant avec une heure de plus dans telle mati\u00e8re. Ce n&#8217;est pas all\u00e9ger les exigences que de dire cela. Le programme est tellement lourd qu&#8217;il emp\u00eache d&#8217;approfondir tel ou tel point. Sa diminution r\u00e9fl\u00e9chie constituerait une am\u00e9lioration.L&#8217;aide individualis\u00e9e est indispensable. Les lyc\u00e9ens la r\u00e9clament, le Sgen les soutient et demande une formation des professeurs \u00e0 cette pratique qui ne s&#8217;improvise pas. Il ne s&#8217;agit pas de faire du soutien.Je rejoins votre sentiment sur l&#8217;instruction civique stricto sensu. Mais, gr\u00e2ce \u00e0 nos pressions notamment, ce sera de l&#8217;\u00e9ducation civique, juridique et sociale. Les cours de l\u00e9gislation me paraissent tr\u00e8s importants ; c&#8217;est d&#8217;ailleurs scandaleux qu&#8217;ils aient \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s il y a quelques ann\u00e9es dans les lyc\u00e9es professionnels.Enfin la modification du d\u00e9roulement du baccalaur\u00e9at devient n\u00e9cessaire. Il faut garder des \u00e9preuves terminales et rajouter des contr\u00f4les en cours de formation pour mieux juger les connaissances. Un \u00e9l\u00e8ve peut rater son \u00e9preuve de philosophie le jour J m\u00eame si son ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 correcte dans cette mati\u00e8re. J&#8217;ajoute que la lourdeur invraisemblable du programme conduit les lyc\u00e9ens \u00e0 faire des &#8220;impasses&#8221;.Ce texte de r\u00e9forme ne convient que tr\u00e8s imparfaitement \u00e0 notre syndicat, m\u00eame s&#8217;il a \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9. C&#8217;est une premi\u00e8re \u00e9tape, \u00e0 condition de l&#8217;approfondir. Quelques portes sont entrouvertes, poussons-les.<\/p>\n<p><strong> Samuel Johsua : <\/strong> Je reviens sur le temps et la qualit\u00e9 du travail. Je souhaite que l&#8217;horaire global soit conserv\u00e9 mais qu&#8217;on examine aussi en d\u00e9tail ce qui se fait pendant toutes les heures pass\u00e9es au lyc\u00e9e. Garder 25 heures de cours o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves s&#8217;ennuient et am\u00e9nager 5 heures de travail qui les int\u00e9ressent davantage n&#8217;est pas la solution. Y a-t-il \u00e0 tout moment une activit\u00e9 importante, pertinente ? Si ce n&#8217;est pas le cas, c&#8217;est l&#8217;\u00e9chec. La seule solution est de garantir la qualit\u00e9 d&#8217;un apprentissage en quantit\u00e9 suffisante. Se soucier seulement de la quantit\u00e9 n&#8217;est pas la bonne position, ce n&#8217;est pas la mienne. C&#8217;est celle du ministre.<\/p>\n<p><strong> Jean-Luc Villeneuve : <\/strong> Je ne suis pas d&#8217;accord avec ce que dit le ministre !<\/p>\n<p><strong> Samuel Johsua : <\/strong> Mais c&#8217;est le pouvoir politique qui impose ses vues. Le m\u00e9pris de Claude All\u00e8gre d\u00e9passe les professeurs, il vise la t\u00e2che m\u00eame d&#8217;enseigner : il n&#8217;en saisit pas la difficult\u00e9.L&#8217;opposition entre instruction et \u00e9ducation est un faux d\u00e9bat. Les professeurs \u00e9duquent et instruisent. Mais la sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9ducative de l&#8217;\u00e9cole est la mise en relation de l&#8217;\u00e9l\u00e8ve avec des savoirs, des techniques, des comportements.<\/p>\n<p>* Professeur en sciences de l&#8217;\u00e9ducation, universit\u00e9 de Provence.<\/p>\n<p>** Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Sgen-CFDT.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> D\u00e9bat entre Samuel Johsua <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1349","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1349","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1349"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1349\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1349"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1349"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1349"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}