{"id":13281,"date":"2021-12-09T13:14:07","date_gmt":"2021-12-09T12:14:07","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-laurence-de-cock-pour-les-politiques-l-histoire-est-un-stock-de-produits-dans\/"},"modified":"2023-06-24T00:22:15","modified_gmt":"2023-06-23T22:22:15","slug":"article-laurence-de-cock-pour-les-politiques-l-histoire-est-un-stock-de-produits-dans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=13281","title":{"rendered":"Laurence De Cock : \u00ab Pour les politiques, l\u2019histoire est un stock de produits dans lequel puiser pour vendre un r\u00e9cit \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Un classique dans une campagne pr\u00e9sidentielle, tout le monde y va de son interpr\u00e9tation des faits historiques. Le roman national est de retour. Laurence De Cock, historienne, est l&#8217;invit\u00e9e de #LaMidinale.<\/p>\n<h2>UNE MIDINALE \u00c0 VOIR&#8230;<\/h2>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"490\" height=\"276\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/dN3CtWB0p44\" title=\"YouTube video player\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><h2>ET \u00c0 LIRE&#8230;<\/h2>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur l\u2019histoire comme r\u00e9cit national<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Le r\u00e9cit national, ce n\u2019est pas la m\u00eame chose que l\u2019histoire de France : c\u2019est une mani\u00e8re d\u2019avoir \u00e9crit et racont\u00e9 l\u2019histoire de France, n\u00e9e au d\u00e9but du XIX\u00e8 si\u00e8cle et qui s\u2019est formalis\u00e9e et enseign\u00e9e \u00e0 la fin du XIX\u00e8 si\u00e8cle.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Le r\u00e9cit national, c\u2019est faire commencer l\u2019histoire de France il y a 2000 ans : nos anc\u00eatres, ce sont les Gaulois. Et cette histoire repose essentiellement sur l\u2019action des grands hommes (avec une seule femme, Jeanne d\u2019Arc, qui entre dans le r\u00e9cit national lorsqu\u2019elle se masculinise), sur des \u00e9v\u00e9nements f\u00e9tichis\u00e9s (la bataille d\u2019Al\u00e9sia, Marignan 1515\u2026) et sur une base tr\u00e8s progressiste  (la France devient toujours plus puissante et importante, la France de la civilisation contre la barbarie).\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Le r\u00e9cit national, c\u2019est une l\u2019histoire d\u2019une France port\u00e9e par un souffle \u00e9pique.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Des hommes et des femmes politiques mobilisent ce r\u00e9cit national \u00e0 des fins politiques mais, ce faisant, ils disent plus de leur propre rapport au pass\u00e9 et \u00e0 la politique qu\u2019\u00e0 l\u2019histoire.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Le r\u00e9cit national n\u2019est absolument pas conforme \u00e0 la recherche historique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur le rapport entre histoire et politique<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Utiliser l\u2019histoire pour l\u00e9gitimer un discours politique d\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est le classique premier usage de l\u2019histoire &#8211; et cela existe depuis l\u2019Antiquit\u00e9.\u00a0Tous les gens qui ont brigu\u00e9 des postes de pouvoir sont assis sur le pass\u00e9 et l\u2019ont r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9 pour montrer que leur pr\u00e9sence et leur proposition s\u2019inscrit dans une logique historique.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Jean-Luc M\u00e9lenchon est un amoureux de l\u2019histoire de France et de la R\u00e9volution fran\u00e7aise. Le fait qu\u2019il utilise ce r\u00e9cit-l\u00e0 pour s\u2019inscrire dans cette filiation n\u2019a rien d\u2019\u00e9tonnant. Et il se prot\u00e8ge de toute critique contre une vision trop identitaire de l\u2019histoire. Il veut s\u2019inscrire dans le souffle r\u00e9volutionnaire de l\u2019histoire.\u00a0C\u2019est aussi un usage politique et une instrumentalisation car tous les historiens de la R\u00e9volution fran\u00e7aise savent \u00e0 quel point c\u2019est complexe et que les interpr\u00e9tations sont multiples.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Que chacun choisisse le r\u00e9cit historique dans lequel il souhaite s\u2019inscrire ne me para\u00eet honteux : quand on est enfant d\u2019immigr\u00e9, on a envie de s\u2019inscrire dans une histoire de l\u2019immigration ; quand on est pris par la guerre d\u2019Alg\u00e9rie, on a envie de consid\u00e9rer que c\u2019est un \u00e9v\u00e9nement quasi fondateur de l\u2019histoire dans laquelle on s\u2019inscrit, c\u2019est normal.\u00a0Cela rel\u00e8ve de la m\u00e9moire individuelle et collective.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Le probl\u00e8me, c\u2019est que lorsque l\u2019on mobilise l\u2019expression r\u00e9cit national &#8211; ou pire encore, roman national (comme Marine Le Pen ou Val\u00e9rie P\u00e9cresse) -, on envisage son propre rapport au pouvoir. Il y a l\u2019id\u00e9e que la marche de l\u2019histoire repose sur des actions des plus grands et des plus grandes.\u00a0C\u2019est donc un r\u00e9cit du pouvoir personnel.\u00a0Se r\u00e9clamer du r\u00e9cit national, c\u2019est donc dire que le prochain ou la prochaine, c\u2019est moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur la puissance du roman nationale versus la faiblesse populaire de l\u2019approche critique scientifique<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Le r\u00e9cit national est un r\u00e9cit d\u2019une puissance inou\u00efe parce que l\u2019on a tous baign\u00e9 dedans.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Quand on est un peu critique, on est capable de faire un travail de d\u00e9construction et de distance et de dire que le bapt\u00eame de Clovis n\u2019est pas ce qui a fait advenir du jour au lendemain la France chr\u00e9tienne.\u00a0Mais c\u2019est une belle histoire et les \u00eatres humains ont besoin d\u2019\u00eatre berc\u00e9s par de belles histoires.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0L\u00e0 o\u00f9 les historiennes et les historiens ont peut-\u00eatre commis une erreur importante, c\u2019est qu\u2019ils ne se sont pas int\u00e9ress\u00e9s au fait d\u2019\u00e9crire de belles histoires qui soient justes et conformes \u00e0 la science historique. Par exemple, l\u2019histoire des circulations des hommes et des femmes ou de la construction des in\u00e9galit\u00e9s et des dominations entre les femmes et les hommes.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, les gens comme Jean S\u00e9vilia, Lorant Deutsch ou St\u00e9phane Bern s\u2019engouffrent dans l\u2019espace du r\u00e9cit national et ce sont quasiment les seuls m\u00eame si les choses sont en train de changer : \u00ab\u00a0L\u2019histoire populaire de la France\u00a0\u00bb de G\u00e9rard Noiriel est une tentative de contre-poison.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Au Puy-du-Fou alors qu\u2019on est vraiment dans un r\u00e9cit compl\u00e8tement d\u2019extr\u00eame droite, on a une volont\u00e9 de popularisation. On a un vrai probl\u00e8me : dans la narration historique, l\u2019extr\u00eame droite sait faire du populaire tandis que la gauche de transformation sociale a oubli\u00e9 d\u2019en faire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur l\u2019historienne Suzanne Citron<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0La question du r\u00e9cit national revient sur le devant de la sc\u00e8ne mais le nom de Suzanne Citron n\u2019est quasiment jamais cit\u00e9.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Suzanne Citron, d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1970, a commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la construction d\u2019une identit\u00e9 nationale. Et en historienne, elle s\u2019est interrog\u00e9e sur une certaine mise en r\u00e9cit du pass\u00e9 pour fortifier une identit\u00e9 nationale camp\u00e9e sur des fronti\u00e8res nationales, sur un nationalisme x\u00e9nophobe et sur sa sup\u00e9riorit\u00e9 civilisationnelle.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur le rapport \u00e0 l\u2019histoire de la droite<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Souvent, \u00e0 l\u2019instar de Nicolas Sarkozy, on consid\u00e8re le pass\u00e9 comme un immense stock de produits dans lequel on peut aller puiser pour fabriquer un r\u00e9cit de communication. Eric Zemmour, c\u2019est l\u2019accomplissement de cela.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Cela ne sert \u00e0 rien d\u2019analyser les discours d\u2019Eric Zemmour du point de vue de ses contre-v\u00e9rit\u00e9s. D\u2019ailleurs, il le sait parfaitement qu\u2019il raconte n\u2019importe quoi.\u00a0Mais cela se joue au niveau de son efficacit\u00e9 propagandiste gr\u00e2ce \u00e0 sa maitrise ind\u00e9niable du marketing politique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur l\u2019histoire comme objet en mouvement<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0L\u2019histoire ne peut pas \u00eatre fig\u00e9e.\u00a0Et figer l\u2019histoire, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 un rapport politique \u00e0 l\u2019histoire.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Suzanne Citron \u00e9voque ceux qui parlent de la France \u201ctoujours d\u00e9j\u00e0 l\u00e0\u201d comme si cela avait \u00e9t\u00e9 une entit\u00e9 d\u00e9nu\u00e9e d\u2019histoire.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Figer l\u2019histoire, c\u2019est avoir un rapport conservateur avec elle. Mais il y a des gens que cela rassure de se dire que rien ne bouge.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0La plupart du temps, les historiens relisent des sources qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 lues par d\u2019autres et on les r\u00e9interpr\u00e9tant \u00e0 l\u2019aune de nouvelles questions que l\u2019on se pose. Ce qui est important, c\u2019est donc ces nouvelles questions et comment on y r\u00e9pond.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Pourquoi est-ce que les controverses historiques sont-elles parfois d\u2019une passion extr\u00eame ?\u00a0Parce que cela active quelque chose qui est de l\u2019ordre de la fiert\u00e9 nationale avec cette id\u00e9e qui est extr\u00eamement forte que revenir sur des pages douloureuses affaiblit une nation car on remplacerait la fiert\u00e9 par la honte.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur le politique et l\u2019histoire<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Emmanuel Macron est dans son r\u00f4le.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Les politiques se sont toujours m\u00eal\u00e9s d\u2019histoire.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Le fait que \u00e7a soit le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique qui d\u00e9cide de qui on panth\u00e9onise ou pas, c\u2019est compl\u00e8tement dans sa fonction.\u00a0La fonction des historiens et des historiennes c\u2019est d\u2019expliciter &#8211; c\u2019est-\u00e0-dire de dire ce que signifie une panth\u00e9onisation par exemple de Jos\u00e9phine Baker -. Et c\u2019est aussi de critiquer ce qui ne veut pas dire que \u00e7a doit se r\u00e9sumer \u00e0 c\u2019est bien ou c\u2019est mal. \u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Si un jour Zemmour veut panth\u00e9oniser P\u00e9tain, \u00e7a serait bien que les historiens et les historiennes se mobilisent.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Les historiens inventent des noms de p\u00e9riodes : \u00e7a donne les Trente Glorieuses ou Belle Epoque.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur l\u2019apprentissage de l\u2019histoire<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0La critique est une posture professionnelle.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0L\u2019enseignement de l\u2019histoire devrait reposer sur une critique : c\u2019est-\u00e0-dire sur l\u2019apprentissage, aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019autres sciences humaines et sociales &#8211; et dures aussi -, d\u2019une posture critique.\u00a0C\u2019est le grand d\u00e9faut de notre \u00e9cole actuelle aggrav\u00e9 plus encore par Jean-Michel Blanquer, notamment au lyc\u00e9e : l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 former \u00e0 l\u2019esprit critique par manque de temps et par r\u00e9habilitation du r\u00e9cit et de la variole magistrale. Nous sommes pouss\u00e9s en tant qu\u2019enseignants \u00e0 mettre de la coh\u00e9rence, \u00e0 avoir une narration coh\u00e9rente, \u00e0 insister sur des causalit\u00e9s artificielles et du coup \u00e0 construire un r\u00e9cit qui n\u2019est pas toujours en phase avec la recherche historique. \u00bb<\/p>\n<p><em>\u00a0<strong>Sur l\u2019\u00e9cole de Zemmour<\/em>\u00a0<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Zemmour a pris tous les produits r\u00e9actionnaires sur l\u2019\u00e9cole qui existent depuis quarante ans.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Il existe un roman national de l\u2019\u00e9cole.\u00a0Dire &#8220;je veux revenir \u00e0 une \u00e9cole d\u2019avant 68&#8221; n\u2019a strictement aucun sens. Remettre l\u2019uniforme n\u2019a aucun sens non plus : il n\u2019y a jamais eu d\u2019uniforme syst\u00e9matique dans l\u2019\u00e9cole publique en France. \u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Il existe un programme d\u2019extr\u00eame droite sur l\u2019\u00e9cole.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Ce que proposent Marine Le Pen, Val\u00e9rie P\u00e9cresse &#8211; voire \u00e0 certains endroits ce qui est mis en place depuis cinq ans &#8211; \u00e0 de quoi nous inqui\u00e9ter.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Une \u00e9cole qui ne cesse d\u2019instaurer et de renforcer un tri social en consid\u00e9rant que, selon le milieu social auquel on appartient, on est assign\u00e9 \u00e0 une place sociale, c\u2019est une \u00e9cole d\u2019extr\u00eame droite.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Une \u00e9cole qui exclut des populations notamment d\u2019origines immigr\u00e9s en refusant de scolariser des enfants sans-papiers, en allant chercher des enfants sans-papiers dans les classes pour les reconduire \u00e0 la fronti\u00e8re, c\u2019est une \u00e9cole d\u2019extr\u00eame droite.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0Une \u00e9cole qui pr\u00e9tend ne pas vouloir lutter contre les discriminations [comme le souhaite Eric Zemmour] parce que \u00e7a serait woke et qui va purger de tous les programmes d\u2019\u00e9ducation civique tout ce qui concerne les luttes contre les discriminations ; une \u00e9cole qui poursuit les enfants musulmans en les consid\u00e9rant comme imm\u00e9diatement suspects de vouloir mobiliser leur religion avant les valeurs de la R\u00e9publique ; tout \u00e7a est extr\u00eamement d\u00e9l\u00e9t\u00e8re\u00a0C\u2019est le projet de l\u2019extr\u00eame droite et la gauche a une responsabilit\u00e9 tr\u00e8s forte. \u00bb<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-13281 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/unnamed-2-c30.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/unnamed-2-c30-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"unnamed-2.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un classique dans une campagne pr\u00e9sidentielle, tout le monde y va de son interpr\u00e9tation des faits historiques. 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