{"id":13205,"date":"2021-10-26T16:35:47","date_gmt":"2021-10-26T14:35:47","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-si-on-est-puissant-c-est-qu-en-bas-il-y-a-des-impuissants\/"},"modified":"2023-06-24T00:20:56","modified_gmt":"2023-06-23T22:20:56","slug":"article-si-on-est-puissant-c-est-qu-en-bas-il-y-a-des-impuissants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=13205","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Si on est puissant,  c\u2019est qu\u2019en bas il y a  des impuissants\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans <em>Chavirer<\/em>, Lola Lafon raconte l\u2019histoire de tr\u00e8s jeunes filles pi\u00e9g\u00e9es par une fausse fondation qui pr\u00e9tend leur obtenir des bourses pour r\u00e9aliser leurs r\u00eaves. La romanci\u00e8re nous explique le rejet de la puissance qui travaille ses engagements f\u00e9ministes et politiques.<\/p>\n<p>Lola Lafon est \u00e9crivaine, autrice d\u2019<em>Une fi\u00e8vre impossible \u00e0 n\u00e9gocier,<\/em> <em>De \u00e7a je me console<\/em>, <em>Nous sommes les oiseaux de la temp\u00eate qui s\u2019annonce<\/em>, <em>La Petite communiste qui ne souriait jamais<\/em>, <em>Mercy, Mary, Patty<\/em> et <em>Chavirer<\/em> (\u00e9d. Actes sud, 2020).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><p style=\"text-align: center;\">* * *<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong> <em>Regards<\/em>. <em>Chavirer<\/em> raconte le parcours de Cl\u00e9o, une danseuse de revue issue de la classe moyenne qui, avec ses fragilit\u00e9s, ses compromissions, n\u2019a rien d\u2019une femme puissante\u2026 Comment s\u2019articule votre refus des figures d\u2019h\u00e9ro\u00efnes avec la critique du n\u00e9olib\u00e9ralisme\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019\u00e9cris de fa\u00e7on chronologique, si bien qu\u2019au bout d\u2019un moment, c\u2019est moi qui apparais. Ce sont mes propres interrogations que je donne \u00e0 lire. Or au centre de mes questionnements f\u00e9ministes et politiques, il y a la notion de puissance et la place qu\u2019on lui accorde dans notre soci\u00e9t\u00e9. C\u2019est aussi mon c\u00f4t\u00e9 avocate du diable\u00a0: je me r\u00e9jouis que le mouvement #MeToo ait permis \u00e0 une parole large d\u2019\u00e9merger et, en m\u00eame temps, je me dis que la c\u00e9l\u00e9bration de la puissance des femmes \u2013 qui est presque devenue un argument commercial \u2013 contribue \u00e0 invisibiliser tous les r\u00e9cits complexes. Les r\u00e9cits id\u00e9aux du f\u00e9minisme restent peut-\u00eatre une charge pour les femmes. Je n\u2019ai rien \u00e0 faire d\u2019un f\u00e9minisme de CAC 40\u00a0! Derri\u00e8re la femme puissante, il y a l\u2019id\u00e9e de celle qu\u2019on entend, qui s\u2019exprime. Or oser parler de soi n\u2019est pas donn\u00e9 \u00e0 tout le monde. L\u00e0 aussi, c\u2019est une question de classe et d\u2019\u00e9ducation. Il faut une ma\u00eetrise du langage. Cette notion de puissance r\u00e9sonne par ailleurs beaucoup avec l\u2019injonction \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019exigence de r\u00e9sultat qui fa\u00e7onnent notre syst\u00e8me politique. C\u2019est \u00e7a qui fait sa centralit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Vous trouvez la vuln\u00e9rabilit\u00e9 plus int\u00e9ressante\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019aurais tendance \u00e0 dire qu\u2019\u00eatre subversif aujourd\u2019hui, c\u2019est au contraire dire sa fragilit\u00e9, faire des choses qui ne sont pas efficaces. Arriv\u00e9 \u00e0 la fin du roman, surgit forc\u00e9ment un questionnement de l\u2019obsession de la puissance. La force des syst\u00e8mes de pr\u00e9dation repose sur des d\u00e9sirs d\u2019en \u00eatre. Toutes celles qui passent par le syst\u00e8me Galat\u00e9e (la fausse fondation qui abuse des jeunes filles par des promesses de r\u00e9ussite) sont des gamines issues de la classe interm\u00e9diaire dans les ann\u00e9es 1980-1990. Ce sont \u00e9videmment de bonnes proies, en raison aussi de leur milieu social. Elles ont envie d\u2019\u00eatre du bon c\u00f4t\u00e9. Pour la petite Betty s\u2019ajoute un autre syst\u00e8me de domination\u00a0: elle n\u2019est jamais assez blanche pour \u00eatre embauch\u00e9e comme danseuse classique. C\u2019est \u00e7a, la pr\u00e9dation\u00a0: on prend votre corps, on le monnaye et apr\u00e8s on vous le rend, mais il est trop tard, en fait.<\/p>\n<p><strong>La description que vous faites de Galat\u00e9e dit bien le caract\u00e8re syst\u00e9mique de la domination\u2026<\/strong><\/p>\n<p>En travaillant sur Galat\u00e9e, je me suis dit que cette fausse fondation ressemblait au monde du travail. Les filles qui ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9es sont pouss\u00e9es \u00e0 \u00eatre en concurrence les unes avec les autres, \u00e0 ne jamais \u00eatre solidaires, et c\u2019est pour cette raison que \u00e7a marche. Je voulais que ce syst\u00e8me ait un c\u00f4t\u00e9 archi-lib\u00e9ral, jusqu\u2019au consentement qu\u2019on attend de ces gamines. Il n\u2019y a peut-\u00eatre pas pire violence que celle \u00e0 laquelle on doit consentir. Quand, dans une relation d\u2019emprise, vous dites oui \u00e0 quelque chose qui va vous d\u00e9truire, il est tr\u00e8s dur de s\u2019en remettre. C\u2019est pareil dans le monde du travail, o\u00f9 tout est fait pour que les salari\u00e9s ne puissent pas s\u2019opposer \u00e0 des demandes, une organisation, des conduites qui les d\u00e9truisent. La r\u00e9ussite de toute entreprise de pr\u00e9dation tient au fait de parvenir \u00e0 convaincre les personnes qu\u2019elles ont voulu ce qui est en train de se passer.<\/p>\n<p><strong>La journaliste L\u00e9a Salam\u00e9 a publi\u00e9 un livre intitul\u00e9 Femmes puissantes, consacr\u00e9 \u00e0 seize parcours d\u2019exception. Est-ce vraiment de mod\u00e8les dont on manque le plus aujourd\u2019hui\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Ce qui m\u2019int\u00e9resse, ce sont les paroles collectives. Le besoin de mettre en sc\u00e8ne des h\u00e9ro\u00efnes reproduit un mod\u00e8le dont il faut \u00e0 tout prix s\u2019affranchir, car il \u00e9crase les autres paroles comme celle de Cl\u00e9o. En soi, son histoire n\u2019est pas un \u00ab\u00a0bon\u00a0\u00bb r\u00e9cit, un r\u00e9cit \u00ab\u00a0parfait\u00a0\u00bb. Ce qu\u2019elle a fait est loin d\u2019\u00eatre tout blanc puisqu\u2019elle a aussi particip\u00e9 \u00e0 l\u2019entreprise de Galat\u00e9e. On aura donc du mal \u00e0 avoir de l\u2019empathie pour l\u2019adulte qu\u2019elle est devenue et pour ce qu\u2019elle a subi quand elle \u00e9tait encore une enfant. Dans le cas des violences sexuelles, notamment, mettre l\u2019accent sur les parcours d\u2019h\u00e9ro\u00efnes constitue un vrai probl\u00e8me. Encore une fois, je me m\u00e9fie de l\u2019attrait pour les ic\u00f4nes. Tout ce qui recr\u00e9e un nouveau mod\u00e8le est un peu suspect. M\u00eame s\u2019il faut peut-\u00eatre en passer par l\u00e0\u00a0: j\u2019ai ador\u00e9 Madonna\u00a0!<\/p>\n<p><strong>Cl\u00e9o n\u2019est pas toute seule, elle est prise dans un collectif\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Elle attend quand m\u00eame d\u2019avoir presque cinquante ans pour le comprendre. Elles sont totalement isol\u00e9es jusqu\u2019au moment o\u00f9 deux r\u00e9alisatrices d\u00e9cident de faire un film sur cette histoire. \u00c0 ce moment-l\u00e0, Cl\u00e9o va comprendre que son r\u00e9cit rejoint celui de toutes les autres filles pass\u00e9es par Galat\u00e9e. Il y a encore trois ans, quand on \u00e9tait victime de violence ou de harc\u00e8lement, on pouvait croire qu\u2019on \u00e9tait la seule \u00e0 avoir v\u00e9cu \u00e7a. Il faut prendre conscience qu\u2019on est multiples. <em>Chavirer<\/em> n\u2019est pas que l\u2019histoire de Cl\u00e9o. Le collectif est la seule mani\u00e8re d\u2019envisager une survie, rien ne me semble possible en dehors de \u00e7a. M\u00eame mon m\u00e9tier, qui est par nature hyperindividualiste, je le vis en relation avec d\u2019autres auteurs et autrices dont je suis proche. On se parle, on se raconte nos exp\u00e9riences, on s\u2019appelle\u2026 C\u2019est tr\u00e8s modeste, mais toutes ces petites choses font de l\u2019amiti\u00e9 un sentiment essentiel qui \u00e9chappe \u00e0 beaucoup de r\u00e8gles.<\/p>\n<p><strong>\u00c9chappe-t-elle aux rapports de domination\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je vois l\u2019amiti\u00e9 comme un terrain de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et de fluidit\u00e9 qui permet en effet de d\u00e9passer les rapports de domination. Il n\u2019y a eu qu\u2019au coll\u00e8ge que j\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 \u00eatre amie avec des filles qui n\u2019\u00e9taient pas de mon milieu social. C\u2019est un sentiment qui ne d\u00e9bouche pas sur la recr\u00e9ation d\u2019une cellule familiale\u00a0: ce n\u2019est pas productif, c\u2019est gratuit. Tout l\u2019inverse de ce qu\u2019on nous enseigne par la suite. En France, le monde du travail ne favorise pas le m\u00e9lange entre classes sociales.<\/p>\n<p><strong>Pouvez-vous d\u00e9crire ce que vous \u00e9voque le verbe \u00ab\u00a0chavirer\u00a0\u00bb, qui sert de titre \u00e0 votre livre\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Chavirer, ce n\u2019est pas sombrer, c\u2019est pencher. La puissance a quelque chose d\u2019hypervertical. En danse, le chavirement offre une autre perspective. Le corps est attir\u00e9 par le vide mais, en m\u00eame temps, il reste dans le sol. Il n\u2019y a pas de naufrage. Ce que j\u2019aime beaucoup, dans ce verbe, c\u2019est qu\u2019on peut chavirer par amour, comme cela arrive \u00e0 Cl\u00e9o avec Lara. C\u2019est une mani\u00e8re d\u2019explorer l\u2019espace de toutes les fa\u00e7ons. Parfois, effectivement, c\u2019est un peu tremblant, un peu fragile. Mais on doit bien accepter de voir l\u2019horizon autrement \u2013 pour poursuivre sur la m\u00e9taphore de la danse. Et c\u2019est peut-\u00eatre une bonne nouvelle. Ce dont je me m\u00e9fie beaucoup, dans la notion de puissance, est qu&#8217;elle implique d\u2019\u00eatre tr\u00e8s ancr\u00e9. On est forc\u00e9ment dans une position de surplomb. Si on est puissant, c\u2019est qu\u2019en bas, il y a des impuissants. Cette hi\u00e9rarchie me g\u00eane.<\/p>\n<p><strong>La force de la litt\u00e9rature tient-elle paradoxalement dans sa capacit\u00e9 \u00e0 restituer les voix des plus fragiles\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Avec <em>Chavirer<\/em>, j\u2019avais clairement le projet de d\u00e9busquer l\u2019invisible, de rendre sa place notamment \u00e0 l\u2019invisibilit\u00e9 sociale de cette classe interm\u00e9diaire dont fait partie Cl\u00e9o, qui est une \u00ab\u00a0danseuse de revue\u00a0\u00bb, ce prol\u00e9tariat de la danse d\u2019o\u00f9 l\u2019on ne peut pas vraiment \u00e9merger comme individu. \u00catre rep\u00e9r\u00e9, unique, choisi, est un peu l\u2019obsession de notre \u00e9poque. Et l\u00e0, c\u2019est l\u2019inverse. Et puis, les techniques de pr\u00e9dation aussi sont souvent invisibles\u00a0! Cela peut continuer des ann\u00e9es. Qui a quelque chose \u00e0 faire de ces gamines qui ont consenti \u00e0 la violence qu\u2019elles ont subie, et qui ont m\u00eame gagn\u00e9 un peu d\u2019argent\u00a0? Chacun des personnages de mon livre est coupable de petites n\u00e9gligences, de petites l\u00e2chet\u00e9s. Ce n\u2019est pas grave que l\u2019habilleuse refuse de signer la p\u00e9tition propos\u00e9e par ses \u00ab\u00a0filles\u00a0\u00bb, les danseuses, mais cela influe sur toute une compagnie. Je m\u2019int\u00e9resse plus aux minuscules gestes qui permettent de grands syst\u00e8mes qu\u2019\u00e0 tout ce qui est h\u00e9ro\u00efque.<\/p>\n<p><strong>Que vous inspire la posture d\u2019Emmanuel Macron martelant \u00ab\u00a0Nous sommes en guerre\u00a0\u00bb lors du premier confinement\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je suis frapp\u00e9e par la langue qu\u2019emploient les politiques, ce langage martial \u00e9maill\u00e9 de d\u00e9cisions fermes. Quand on veut dire du mal d\u2019un homme politique, comme Fran\u00e7ois Hollande, on met l\u2019accent sur sa mollesse, on le traite de flan\u2026 Cette horreur du mou me semble tr\u00e8s suspecte. Qu\u2019est-ce que \u00e7a veut dire d\u2019adorer ce qui est dur et puissant\u00a0? Qu\u2019est-ce qui est d\u00e9sirable l\u00e0-dedans\u00a0? Je me pose d\u2019autant plus la question qu\u2019on voit \u00e0 quel point nous sommes friables, en r\u00e9alit\u00e9. Dans cette pand\u00e9mie, nous sommes tous et toutes impuissants, condamn\u00e9s \u00e0 suivre des instructions dont on ne comprend ni les aboutissements ni la raison. Gouverner revient \u00e0 pr\u00f4ner les valeurs virilisantes qui m\u00e8nent la danse socialement. La litt\u00e9rature, pour moi, est le lieu du doute. Je n\u2019aurais jamais pu \u00e9crire de tract politique convaincant car j\u2019aurais \u00e9mis des doutes, j\u2019aurais aim\u00e9 les ambigu\u00eft\u00e9s. Si on a besoin d\u2019un \u00c9tat qui s\u2019adresse \u00e0 nous comme un parent rassurant, quelqu\u2019un qui sait, cela signifie qu\u2019on n\u2019est pas pr\u00eat \u00e0 accepter d\u2019avoir en face de soi des hommes et des femmes politiques qui diraient\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis comme vous, en fait, je ne sais pas, mais je vais essayer.\u00a0\u00bb On n\u2019est pas du tout l\u00e0-dedans et pourtant, je trouverais \u00e7a assez s\u00e9duisant. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nPropos recueillis par <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/marion-rousset\"><strong>Marion Rousset<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-13205 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/sans-titre-1-26-2ba.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/sans-titre-1-26-2ba-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"sans-titre-1-26.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans <em>Chavirer<\/em>, Lola Lafon raconte l\u2019histoire de tr\u00e8s jeunes filles pi\u00e9g\u00e9es par une fausse fondation qui pr\u00e9tend leur obtenir des bourses pour r\u00e9aliser leurs r\u00eaves. 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