{"id":13200,"date":"2021-10-26T16:11:35","date_gmt":"2021-10-26T14:11:35","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-les-vertiges-de-la-puissance\/"},"modified":"2023-06-24T00:20:55","modified_gmt":"2023-06-23T22:20:55","slug":"article-les-vertiges-de-la-puissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=13200","title":{"rendered":"Les vertiges  de la puissance"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans un monde interd\u00e9pendant, ni le d\u00e9sir de puissance ni le repli sur soi ne peuvent r\u00e9guler des \u00e9quilibres internationaux de plus en plus fragiles. Seule une gestion partag\u00e9e peut conjurer la menace de guerres nouvelles.<\/p>\n<p>Officiellement, le syst\u00e8me international repose sur \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9galit\u00e9 souveraine\u00a0\u00bb des \u00c9tats\u00a0; mais les entit\u00e9s qui le composent ne sont pas d\u2019\u00e9gale puissance et n\u2019ont donc pas la m\u00eame capacit\u00e9 \u00e0 faire valoir leur souverainet\u00e9. Certains territoires poss\u00e8dent ainsi des facteurs de puissance si importants et s\u2019exer\u00e7ant dans tant de domaines qu\u2019ils disposent de ce que l\u2019on appelle parfois la puissance \u00ab\u00a0structurelle\u00a0\u00bb. Ils b\u00e9n\u00e9ficient alors d\u2019une autorit\u00e9 transnationale qui se rapproche de celle qu\u2019exercent les \u00c9tats sur leur territoire propre (les Romains employaient le terme <em>imperium<\/em> pour d\u00e9signer cette autorit\u00e9 l\u00e9gitime sup\u00e9rieure).<\/p>\n<p>Les \u00c9tats \u00e9tant tenus pour souverains, les relations entre eux furent fond\u00e9es au d\u00e9part sur le rapport des forces qu\u2019ils ma\u00eetrisaient et sur leur bon vouloir, sanctionn\u00e9 par des accords inter\u00e9tatiques. Entre le XVII\u00e8me et le XX\u00e8me\u00a0si\u00e8cles, ce bon vouloir d\u00e9boucha m\u00eame sur une sorte de r\u00e9gulation consensuelle de la violence. Les historiens ont pris l\u2019habitude de la d\u00e9signer comme l\u2019\u00e9quilibre \u00ab\u00a0westphalien\u00a0\u00bb, du nom d\u2019une s\u00e9rie de trait\u00e9s qui, sign\u00e9s en Westphalie en 1648, mirent fin \u00e0 la longue guerre europ\u00e9enne de Trente Ans. \u00ab\u00a0L\u2019anarchie\u00a0\u00bb, qui semblait depuis toujours \u00eatre le lot d\u2019une sph\u00e8re internationale o\u00f9 ne s\u2019imposait aucune autorit\u00e9 l\u00e9gitime \u00e9quivalente \u00e0 l\u2019\u00c9tat, n\u2019\u00e9tait pas annihil\u00e9e mais partiellement domestiqu\u00e9e par le jeu combin\u00e9 des militaires et des diplomates professionnalis\u00e9s.<\/p>\n<p>Or les tensions des imp\u00e9rialismes, dans le dernier tiers du XIX\u00e8me\u00a0si\u00e8cle, puis le traumatisme des deux guerres mondiales montr\u00e8rent les limites de cette m\u00e9thode. On se mit alors \u00e0 penser que la souverainet\u00e9 des \u00c9tats, sans \u00eatre remise en question, pouvait \u00eatre born\u00e9e d\u2019un commun accord par la r\u00e9gulation assum\u00e9e d\u2019un droit international dot\u00e9 d\u2019instruments pour faire valoir son autorit\u00e9. Avec le temps, des organes internationaux se sont multipli\u00e9s, qui sont venus s\u2019ajouter aux \u00c9tats[[Aujourd\u2019hui, ces organismes sont plus nombreux (250 environ) que les \u00c9tats (200).]]. Mais le bornage construit par le droit international \u00e9tant lui-m\u00eame limit\u00e9 \u2013 comment emp\u00eacher concr\u00e8tement un \u00c9tat de ne pas outrepasser \u00e0 son avantage les r\u00e8gles de droit\u00a0? \u2013, on eut recours \u00e0 des m\u00e9diations pragmatiques, dont la plus importante se fixa sur le face-\u00e0-face de deux \u00ab\u00a0superpuissances\u00a0\u00bb, \u00c9tats-Unis et Union sovi\u00e9tique, au temps de la guerre froide. Que ces deux superpuissances aient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s in\u00e9gales de fait n\u2019emp\u00eachait pas qu\u2019elles avaient la capacit\u00e9 de s\u2019imposer sur des espaces suffisamment \u00e9tendus pour \u00e9viter un conflit g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, surplomb\u00e9 par la possibilit\u00e9 de destructions nucl\u00e9aires massives frappant les deux \u00ab\u00a0camps\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0Nouvel ordre\u00a0\u00bb, nouvel \u00e9tat de guerre<\/h2>\n<p>La fin de la guerre froide, avec le d\u00e9mant\u00e8lement du syst\u00e8me sovi\u00e9tique europ\u00e9en, a ouvert une nouvelle phase. En principe, elle devait \u00eatre la conjonction heureuse d\u2019une \u00ab\u00a0mondialisation\u00a0\u00bb \u00e9conomique et d\u2019un \u00ab\u00a0nouvel ordre international\u00a0\u00bb, plac\u00e9 sous l\u2019\u00e9gide des Nations unies et garanti par la seule hyperpuissance maintenue, les \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique. Tr\u00e8s vite, les plus optimistes durent d\u00e9chanter. La mondialisation ne fut pas heureuse, mais capitaliste, financi\u00e8re et in\u00e9galitaire. Le triomphe de l\u2019option n\u00e9olib\u00e9rale d\u00e9mantela les structures de r\u00e9gulation et d\u00e9chira les soci\u00e9t\u00e9s. Les logiques technocratiques de la \u00ab\u00a0gouvernance\u00a0\u00bb contribu\u00e8rent fortement \u00e0 d\u00e9l\u00e9gitimer la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative traditionnelle. Enfin, la concurrence \u00e9largie et l\u2019arriv\u00e9e sur la sc\u00e8ne mondiale des \u00ab\u00a0\u00e9mergents\u00a0\u00bb, \u00e0 commencer par l\u2019immense Chine, ont perturb\u00e9 la domination d\u2019\u00c9tats-Unis \u00e0 la recherche de nouveaux mod\u00e8les.<\/p>\n<p>On aurait pu penser que cette situation d\u2019extr\u00eame instabilit\u00e9 allait renforcer le r\u00f4le des instances supranationales de r\u00e9gulation. Ce fut le contraire qui s\u2019imposa. Le \u00ab\u00a0nouvel ordre\u00a0\u00bb laissa la place \u00e0 un nouvel \u00ab\u00a0\u00e9tat de guerre\u00a0\u00bb, plac\u00e9 tr\u00e8s vite sous la banni\u00e8re du \u00ab\u00a0choc des civilisations\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0L\u2019ang\u00e9lisme\u00a0\u00bb suppos\u00e9 des constructions mondialistes ou continentales dut s\u2019effacer devant la realpolitik et la prise en compte des \u00e9quilibres \u00ab\u00a0g\u00e9opolitiques\u00a0\u00bb. Tout \u00c9tat voulant participer aux \u00e9quilibres du monde devait se doter de la puissance ad\u00e9quate. Les institutions supranationales, et en premier lieu l\u2019ONU et ses agences, furent mises volontairement sur le bord du chemin, et tout particuli\u00e8rement celles qui se pr\u00e9occupaient par fondation du \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement humain\u00a0\u00bb. Les \u00c9tats-Unis ouvrirent largement la voie en s\u2019\u00e9loignant de ces organisations et en tarissant leurs sources de financement. La course \u00e0 la puissance et le heurt qu\u2019elle implique entre puissances \u00ab\u00a0anciennes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00e9mergentes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0grandes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0moyennes\u00a0\u00bb sont redevenus les facteurs cyniquement \u00e9nonc\u00e9s des relations internationales.<\/p>\n<h2>La pente du nationalisme<\/h2>\n<p>Dans de nombreux \u00c9tats, les d\u00e9r\u00e8glements de la vie d\u00e9mocratique ont pouss\u00e9 les populations vers les formes in\u00e9dites d\u2019une d\u00e9mocratie curieusement d\u00e9sign\u00e9e comme \u00ab\u00a0illib\u00e9rale\u00a0\u00bb, une mani\u00e8re polie de d\u00e9crire l\u2019inflexion politique vers les droites extr\u00eames. Tout naturellement, cette droite illib\u00e9rale s\u2019est appuy\u00e9e sur les ressorts du nationalisme et sur les fantasmes de la peur de \u00ab\u00a0perdre son identit\u00e9\u00a0\u00bb. Les grands \u00c9tats et les puissances install\u00e9es se sont tous abandonn\u00e9s \u00e0 cette pente, sous des formes \u00e0 la fois diff\u00e9rentes et convergentes. L\u2019Europe de l\u2019Est des Viktor Orban ou Andrzej Duda, le Br\u00e9sil de Jair Bolsonaro, l\u2019Am\u00e9rique de Donald Trump, le Royaume-Uni de Boris Johnson ont affirm\u00e9 leur d\u00e9sir de faire passer l\u2019int\u00e9r\u00eat suppos\u00e9 de leur pays avant l\u2019\u00e9quilibre de la plan\u00e8te. L\u00e0 encore, les \u00c9tats-Unis ont donn\u00e9 le ton\u00a0: \u00ab\u00a0America first\u00a0\u00bb fut le grand slogan de campagne de Trump en 2016.<\/p>\n<p>Il ne suffit pas de brocarder ce slogan et de stigmatiser son \u00e9go\u00efsme. Il r\u00e9v\u00e8le une coh\u00e9rence qui n\u2019a rien d\u2019absurde. De m\u00eame que le dogme de la concurrence postule que l\u2019in\u00e9galit\u00e9 est un facteur de croissance qui \u00e0 terme \u00ab\u00a0ruisselle\u00a0\u00bb sur la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re, de m\u00eame la realpolitik pr\u00e9suppose que la juxtaposition des int\u00e9r\u00eats particuliers des peuples sert de stimulant r\u00e9gulateur pour l\u2019ensemble de la plan\u00e8te. Qu\u2019il y ait des gagnants et des perdants n\u2019emp\u00eacherait pas que la richesse accumul\u00e9e finisse par profiter \u00e0 un nombre grandissant d\u2019individus. Le probl\u00e8me est que cette mani\u00e8re traditionnelle de voir ne correspond plus \u00e0 l\u2019\u00e9tat r\u00e9el de notre monde. D\u2019une part, le foss\u00e9 croissant creus\u00e9 par les in\u00e9galit\u00e9s avive \u00e0 ce point les ressentiments qu\u2019il cr\u00e9e une incertitude g\u00e9n\u00e9rale dont rien ne dit qu\u2019elle pourra \u00eatre ma\u00eetris\u00e9e in extremis, comme le furent les grandes crises de la guerre froide. Au fond, elle nous place plut\u00f4t dans la situation de 1914, quand l\u2019illusion que le bon sens finirait par l\u2019emporter devant le risque d\u2019apocalypse fut balay\u00e9e par le vertige de puissance de quelques-uns. D\u2019autre part, nous ne pouvons plus sous-estimer le fait que l\u2019\u00e9volution historique a pouss\u00e9 au plus haut point le processus d\u2019interd\u00e9pendance qui est consubstantiel \u00e0 l\u2019hominisation elle-m\u00eame.<\/p>\n<h2>Les contours d&#8217;un destin commun<\/h2>\n<p>La globalit\u00e9 des processus climatiques, \u00e9conomiques et culturels trace d\u00e9sormais les contours d\u2019un destin commun, qui ne rel\u00e8ve ni de la bonne volont\u00e9 des \u00c9tats pris s\u00e9par\u00e9ment, ni de quelque \u00ab\u00a0empire\u00a0\u00bb, ni m\u00eame des illusions n\u00e9olib\u00e9rales de la \u00ab\u00a0bonne gouvernance\u00a0\u00bb. De m\u00eame que le destin de chaque territoire rel\u00e8ve de l\u2019implication croissante des individus qui les peuplent, de m\u00eame la gestion de notre patrimoine plan\u00e9taire commun suppose l\u2019intervention \u00e9largie des peuples et des individus. En cela, ce n\u2019est pas la juxtaposition des puissances, mais la politisation concert\u00e9e des enjeux plan\u00e9taires qui est la voie d\u2019une ma\u00eetrise durable.<\/p>\n<p>Tout \u00c9tat qui pense qu\u2019il lui suffit, dans ce monde d\u00e9chir\u00e9, de tirer son \u00e9pingle du jeu en usant comme il l\u2019entend de ses ressources fait un pari risqu\u00e9. Le repli sur soi n\u2019est pas plus op\u00e9ratoire que la constitution classique du club des puissants. Penser qu\u2019il faut s\u2019efforcer de contenir la Chine n\u2019est pas plus r\u00e9aliste que penser pouvoir \u00e9carter le concurrent allemand, comme l\u2019esp\u00e9r\u00e8rent les Britanniques et les Fran\u00e7ais au d\u00e9but du XXe\u00a0si\u00e8cle. Or on sait sur quoi d\u00e9boucha cette strat\u00e9gie d\u00e9fensive. La m\u00e9taphore de l\u2019\u00e9tat de guerre porte vers une conception belliqueuse de la puissance, valorisant bombages de torse et m\u00e2les discours. Si nous nous y enfermons, additionnant les contraintes des \u00ab\u00a0guerres\u00a0\u00bb in\u00e9luctables \u2013 \u00e9conomiques, technologiques, informationnelles \u2013, nous pourrions bien nous trouver emport\u00e9s dans le maelstrom d\u2019une guerre tout court.<\/p>\n<p>Sans doute est-il encore temps de faire volte-face. Tout \u00c9tat a le droit de vivre dans le respect de la souverainet\u00e9 que lui reconna\u00eet le droit international. Il a le droit d\u2019aspirer aux ressources qui lui garantissent l\u2019exercice de cette souverainet\u00e9. Mais tout repli sur soi ou, au contraire, tout d\u00e9sir \u00ab\u00a0d\u2019empire\u00a0\u00bb contredit de fa\u00e7on absolue la gestion partag\u00e9e du patrimoine commun de l\u2019humanit\u00e9. Par voie de cons\u00e9quence, elle contrevient aux int\u00e9r\u00eats r\u00e9els de chaque territoire particulier et donc \u00e0 ceux de l\u2019\u00c9tat-nation.<\/p>\n<p>On peut aspirer, non pas \u00e0 la puissance \u00e9rig\u00e9e en absolu, non pas \u00e0 l\u2019empire, mais \u00e0 l\u2019influence. Elle ne devrait se construire que sur la capacit\u00e9 \u00e0 agir sur les grandes questions qui conditionnent le destin plan\u00e9taire commun. En d\u00e9cidant, contrairement \u00e0 Donald Trump, de signer les accords sur le climat, Joe Biden fait un pas dans cette direction. En s\u2019attachant \u00e0 r\u00e9duire drastiquement et dans les plus brefs d\u00e9lais son bilan carbone, la Chine en fait de m\u00eame. Que les deux se concertent pour mettre en \u0153uvre les d\u00e9cisions prises en ce sens serait un pas plus d\u00e9cisif encore. Mais cela suppose de laisser derri\u00e8re soi l\u2019\u00e9tat de guerre et la fascination de la puissance. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/roger-martelli\"><strong>Roger Martelli<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-13200 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/sans-titre-1-21-998.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/sans-titre-1-21-998-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"sans-titre-1-21.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un monde interd\u00e9pendant, ni le d\u00e9sir de puissance ni le repli sur soi ne peuvent r\u00e9guler des \u00e9quilibres internationaux de plus en plus fragiles. 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