{"id":12724,"date":"2021-01-26T10:39:48","date_gmt":"2021-01-26T09:39:48","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-guerre-d-algerie-une-memoire-par-en-bas\/"},"modified":"2021-01-26T10:39:48","modified_gmt":"2021-01-26T09:39:48","slug":"article-guerre-d-algerie-une-memoire-par-en-bas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=12724","title":{"rendered":"Guerre d\u2019Alg\u00e9rie : une m\u00e9moire par en bas"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Repentance. Le mot resurgit alors que l&#8217;historien Benjamin Stora a remis son rapport sur la colonisation et la guerre d\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 Emmanuel Macron. Les \u00e9crivains Joseph Andras et Kaoutar Harchi proposent ici de s\u2019approcher du c\u0153ur des peuples, l\u00e0 o\u00f9 les conteurs lui donnent leurs mots. S\u2019approcher pour mieux voir.<\/p>\n<p><strong>AU PIED DU MUR.<\/strong> Il arrive qu\u2019un mot emp\u00eache jusqu\u2019\u00e0 la possibilit\u00e9 de penser : \u00ab repentance \u00bb est de ceux-l\u00e0. Personne ne s\u2019en r\u00e9clame mais on se pla\u00eet partout \u00e0 la condamner. La main sur le c\u0153ur, avec \u00e7a. L\u2019extr\u00eame droite en a fait sa passion et la droite son passe-temps \u2013 et voil\u00e0 qu\u2019une frange de la gauche r\u00eave d\u2019occuper ses journ\u00e9es avec la droite depuis qu\u2019elle ne sait plus ce qu\u2019est la gauche.<\/p>\n<p>Personne n\u2019appelle au \u00ab repentir \u00bb, sinon Jean-Baptiste dans le d\u00e9sert de Jud\u00e9e.<br \/>\nPersonne n\u2019appelle \u00e0 la \u00ab contrition \u00bb, sinon Thomas d\u2019Aquin dans les pages de sa <em>Somme<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/idees-culture\/au-pied-du-mur\/article\/un-spectre-nomme-zineb-redouane\">Un spectre nomm\u00e9 Zineb Redouane<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Alors si tout le monde parle de ce dont personne ne parle, c\u2019est qu\u2019il doit y avoir quelque int\u00e9r\u00eat \u00e0 cela. On ne construit pas en vain un mot comme une menace. Jean Castex, ancien \u00e9lu UMP et actuel Premier ministre, nous a r\u00e9cemment \u00e9clair\u00e9s \u00e0 heure de grande \u00e9coute : <em>\u00ab Nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore ! \u00bb<\/em> L\u2019\u00e9pure n\u2019est pas sans m\u00e9rites ; elle balaie jusqu\u2019aux derni\u00e8res ombres : quiconque enjoint \u00e0 lutter contre la \u00ab repentance \u00bb appelle donc \u00e0 promouvoir l\u2019Empire \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019accumulation du capital.<\/p>\n<p>Tandis que les pourfendeurs de la \u00ab repentance \u00bb c\u00e9l\u00e8brent l\u2019exploitation des mati\u00e8res premi\u00e8res et des travailleurs, les dirigeants des \u00c9tats fran\u00e7ais et alg\u00e9rien m\u00e8nent, une fois l\u2019an, leur valse diplomatique. Certes, on se marche sur les pieds en public : les uns s\u2019en veulent un peu, mais pas trop, et puis \u00e7a d\u00e9pend des jours ; les autres notent l\u2019effort, l\u00e9ger tout de m\u00eame, un pas de plus ne serait pas des moindres. Au grand jour, les oligarques en cravate et les oligarques en k\u00e9pi confisquent les m\u00e9moires ; en coulisses, la France \u00e9tait, en 2019, le \u00ab premier client \u00bb de l\u2019Alg\u00e9rie et son \u00ab deuxi\u00e8me fournisseur \u00bb en termes d\u2019\u00e9changes commerciaux.<\/p>\n<p>Les \u00c9tats sont des monstres, on le sait. Les int\u00e9r\u00eats ne savent pas les regrets \u2013 sauf si cela sert de nouveaux int\u00e9r\u00eats. Macron pr\u00e9sentant ses excuses \u00e0 Tebboune ? Hollande \u00e0 Bouteflika ? Le grotesque autorise le sourire. Que les \u00c9tats trompent le monde, c\u2019est bien normal : ils ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour \u00e7a. Que nous leur pr\u00eations l\u2019oreille, c\u2019est l\u00e0 mati\u00e8re \u00e0 \u00e9tonnement. La m\u00e9moire n\u2019est que celle du peuple, des peuples \u2013 et plus encore de la classe, majoritaire, qui n\u2019a pour vivre que ses seuls bras. Si l\u2019on croit que la m\u00e9moire se double d\u2019un devoir, c\u2019est celui d\u2019escorter le pr\u00e9sent : non comme un fant\u00f4me mais une armure. L\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais a \u00e9cras\u00e9 la r\u00e9volte populaire de 2018 et l\u2019\u00c9tat alg\u00e9rien mat\u00e9 la sienne quelques mois plus tard : on a connu meilleurs arbitres de l\u2019Histoire. Lorsque <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/mot\/gilets-jaunes\">gilets jaunes<\/a> et partisans du <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/monde\/article\/quelle-solidarite-avec-le-hirak-en-algerie\">hirak<\/a><\/em> se crois\u00e8rent, on entendit <em>\u00ab M\u00eame combat ! \u00bb<\/em> dans les rues.<\/p>\n<p>Que l\u2019Empire ait mandat\u00e9 le marquis de Galliffet pour \u00ab pacifier \u00bb l\u2019Alg\u00e9rie puis l\u2019ait mobilis\u00e9 pour \u00ab pacifier \u00bb la Commune de Paris ne doit rien au hasard. L\u2019Empire est l\u2019enfant sanguinaire des d\u00e9tenteurs du capital ; ne confions pas aux repr\u00e9sentants de ce dernier la charge des blessures et des oublis. Le peuple alg\u00e9rien a vaincu le colonialisme : la d\u00e9faite de l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais fut la promesse d\u2019une humanit\u00e9 possible. En se lib\u00e9rant, un peuple en lib\u00e8re toujours deux. Cette promesse inachev\u00e9e dessine une m\u00e9moire de part et d\u2019autre de la mer \u2013 une m\u00e9moire <em>par en bas<\/em>.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre faut-il alors s\u2019approcher : au c\u0153ur des peuples, les conteurs lui donnent leurs mots. S\u2019approcher pour mieux voir.<\/p>\n<blockquote><p>La m\u00e9moire a mille mains. Les conteurs, les \u00e9crivains et les po\u00e8tes se joignent \u00e0 celles des caf\u00e9s, des foyers, des fabriques et des rues qui, toutes, loin des st\u00e8les et des d\u00e9fil\u00e9s, fouillent la mati\u00e8re nationale, taillent, d\u00e9coupent, fa\u00e7onnent, gravent, composent et recomposent les d\u00e9shonneurs et les hardiesses, les bourbiers et les soleils. Dans le dos des poss\u00e9dants, les peuples se regardent droit dans les yeux.<\/p><\/blockquote>\n<p>Et, maintenant, voyez Kateb Yacine.<\/p>\n<p>Il est \u00e2g\u00e9 de seize ans. Nous sommes en 1945, le 8 mai pr\u00e9cis\u00e9ment. Sous ses yeux, \u00e0 proximit\u00e9 de la grande place du march\u00e9, les Europ\u00e9ens f\u00eatent la victoire contre le nazisme. Les Alg\u00e9riens aimeraient, eux aussi, f\u00eater la victoire contre le colonialisme. Alors les Alg\u00e9riens d\u00e9fient les ordres du sous-pr\u00e9fet et les voil\u00e0 qui marchent, agitent dans l\u2019air leur drapeau national, criant \u00e0 qui veut bien le croire que l\u2019Alg\u00e9rie, bient\u00f4t, sera libre, ind\u00e9pendante. Les scouts musulmans entonnent le chant patriotique <em>Min Djabilina<\/em>. Comprendre : de nos montagnes. Kateb Yacine est l\u00e0, quelque part. Voyez-le emport\u00e9 par la foule qui enfle. Se souvenant de cet instant, il \u00e9crira plus tard, dans <em>Nedjma<\/em> : <em>\u00ab Le peuple \u00e9tait partout, \u00e0 tel point qu\u2019il devenait invisible, m\u00eal\u00e9 aux arbres, \u00e0 la poussi\u00e8re, et son seul mugissement flottait jusqu\u2019\u00e0 moi ; pour la premi\u00e8re fois ; je me rendais compte que le peuple peut faire peur. \u00bb<\/em> La r\u00e9pression commence : <em>\u00ab Les automitrailleuses, les automitrailleuses, les automitrailleuses, y en a qui tombent et d\u2019autres qui courent parmi les arbres, y a pas de montagne, pas de strat\u00e9gie, on aurait pu couper les fils t\u00e9l\u00e9phoniques, mais ils ont la radio et des armes am\u00e9ricaines toutes neuves. Les gendarmes ont sorti leur side-car, je ne vois plus personne autour de moi \u00bb. <\/em> Puis ce n\u2019est plus la foule mais l\u2019arm\u00e9e qui, cette fois, emporte Kateb Yacine et le fait prisonnier, trois mois durant. Puis, <em>\u00ab sorti de prison<\/em>, \u00e9crira-t-il encore, <em>j\u2019\u00e9tais tout \u00e0 fait convaincu qu\u2019il fallait faire quelque chose : et pas une petite chose : tout faire \u00bb<\/em>. Cette grande chose n\u2019est autre que la composition lente \u2013 le temps d\u2019une vie \u2013, douloureuse et vive \u00e0 la fois, d\u2019un mausol\u00e9e litt\u00e9raire. Les mots s\u2019offrent aux g\u00e9n\u00e9rations futures : le verbe kat\u00e9bien va sculptant la m\u00e9moire. Une m\u00e9moire form\u00e9e sur du papier blanc : c\u2019est sa fragilit\u00e9 ; c\u2019est sa force. Du vivant du po\u00e8te, le pouvoir alg\u00e9rien n\u2019en fera rien. Voyez Kateb Yacine appeler les \u00e9crivains \u00e0 se saisir de l\u2019Histoire : \u00ab<em> Si les gens commencent \u00e0 parler, c\u2019est extraordinaire, \u00e7a devient un torrent. Ces exp\u00e9riences nouvelles, il faut les \u00e9tendre, il faut les ma\u00eetriser. Elles nous offrent des moyens \u00e9normes \u00bb<\/em>. La mort du po\u00e8te advenue, le pouvoir alg\u00e9rien essaiera d\u2019en faire quelque chose \u2013 ceci en vain.<\/p>\n<p>Et, maintenant, voyez Assia Djebar.<\/p>\n<p>Elle est \u00e2g\u00e9e de vingt ans. Un jour de mai de l\u2019ann\u00e9e 1956, l\u2019\u00e9tudiante d\u00e9cide de se lever et d\u2019entrer en gr\u00e8ve \u00e0 l\u2019appel de l\u2019Union g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9tudiants musulmans alg\u00e9riens. Elle est exclue. Ce temps dont soudain elle dispose est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture de son premier roman, <em>La Soif<\/em>. L\u2019intensification de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance et le militantisme de son \u00e9poux vont contraindre Assia Djebar \u00e0 se rendre en Tunisie, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re alg\u00e9rienne. L\u00e0, elle travaille pour le journal du FLN ; l\u00e0, elle rencontre des femmes, les questionne sur cette exp\u00e9rience d\u2019\u00eatre une femme dans la guerre. Ces ann\u00e9es sont mena\u00e7antes, incertaines. Assia Djebar distingue pourtant un horizon : <em>\u00ab Dire \u00e0 mon tour, transmettre ce qui a \u00e9t\u00e9 dit puis \u00e9crit. Propos d\u2019il y a plus d\u2019un si\u00e8cle comme ceux que nous \u00e9changeons aujourd\u2019hui, nous, femmes de la tribu. \u00bb<\/em> Elle songe \u00e0 adjoindre \u00e0 l\u2019\u00e9criture l\u2019image et le son : <em>La Nouba des femmes du mont Chenoua<\/em> investiguera la m\u00e9moire profonde des femmes et cherchera, plan apr\u00e8s plan, \u00e0 <em>\u00ab ressusciter les voix invisibles \u00bb<\/em>. Cette lutte pour que jamais les femmes alg\u00e9riennes ne soient oubli\u00e9es, que jamais leurs contributions \u00e0 l\u2019histoire du pays ne soient ni\u00e9es, l\u2019\u00e9crivaine n\u2019aura de cesse de l\u2019inscrire dans le domaine d\u2019une m\u00e9moire priv\u00e9e \u00e0 valeur publique et collective. <em>\u00ab \u00c9crire, c\u2019est tenter d\u00e9sormais de fixer, de r\u00eaver, de maintenir un ciel de m\u00e9moire. \u00bb<\/em> Voyez ce labyrinthe litt\u00e9raire patiemment b\u00e2ti par ses soins : poussez la porte d\u2019une autre histoire, tiss\u00e9e <em>\u00ab comme si toute parole de femme ne pouvait commencer que dans le flux verbal d\u2019une pr\u00e9c\u00e9dente femme \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Et, maintenant, voyez Fran\u00e7ois Maspero.<\/p>\n<p>Il est \u00e2g\u00e9 de vingt-deux ans. La guerre \u2013 toujours elle \u2013 \u00e9clate mais ne dit pas encore son nom. Son p\u00e8re a disparu \u00e0 Buchenwald ; sa m\u00e8re a surv\u00e9cu \u00e0 Ravensbr\u00fcck ; son fr\u00e8re est tomb\u00e9 les armes \u00e0 la main contre l\u2019occupant. Il lui faut, avouera-t-il, <em>\u00ab \u00eatre \u00e0 la hauteur \u00bb<\/em>. Peut-\u00eatre le jeune homme affronte-t-il ses morts en donnant la vie : les livres ont la chair plus coriace que l\u2019esp\u00e8ce qui les lit. Ceux des autres, d\u2019abord, puis les siens, un jour. Il devient libraire \u00e0 Paris, re\u00e7oit C\u00e9saire et, contre le <em>\u00ab silence de mort \u00bb<\/em> qui entoure l\u2019Empire, fonde sa propre maison d\u2019\u00e9dition : il publie Frantz Fanon pr\u00e9fac\u00e9 par Jean-Paul Sartre, <em>Le Droit \u00e0 l\u2019insoumission<\/em> et <em>V\u00e9rit\u00e9s pour<\/em> du r\u00e9seau Jeanson ; cosigne le \u00ab Manifeste des 121 \u00bb (<em>\u00ab La cause du peuple alg\u00e9rien [\u2026] est la cause de tous les hommes libres \u00bb<\/em>) ; rend compte du massacre du 17 octobre 1961 dans les pages de <em>Ratonnades \u00e0 Paris<\/em> ; passe par la Suisse et l\u2019Italie afin de diffuser certains des textes dont il a la charge. Voyez comme on s\u2019abat sur lui : censure gaulliste, assauts fascistes (une dizaine de saisies, plusieurs attaques arm\u00e9es). Celui que la presse d\u00e9crit alors comme <em>\u00ab l&#8217;homme le plus plastiqu\u00e9 de France \u00bb<\/em> racontera en 2009 : <em>\u00ab [J]\u2019avais besoin, mes lecteurs avaient besoin, de livres qui rendent compte de ce qui se passait dans le monde. \u00c0 commencer par la guerre que la France menait en Alg\u00e9rie, au prix de centaines de milliers de morts, de zones interdites, de camps de regroupement et de tortures. Alors, ce genre de livres, je les ai publi\u00e9s. Certains ont \u00e9t\u00e9 interdits, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 poursuivi, etc. J\u2019avais besoin aussi, nous avions besoin, c\u2019est vrai, de maintenir &#8220;l\u2019espoir d\u2019un autre monde&#8221;. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Voyez-les tous les trois \u2013 et tant d\u2019autres avec eux. Voyez-les refondre les rives au nez et \u00e0 la barbe des \u00c9tats.<\/p>\n<p>La m\u00e9moire a mille mains. Les conteurs, les \u00e9crivains et les po\u00e8tes se joignent \u00e0 celles des caf\u00e9s, des foyers, des fabriques et des rues qui, toutes, loin des st\u00e8les et des d\u00e9fil\u00e9s, fouillent la mati\u00e8re nationale, taillent, d\u00e9coupent, fa\u00e7onnent, gravent, composent et recomposent les d\u00e9shonneurs et les hardiesses, les bourbiers et les soleils. Dans le dos des poss\u00e9dants, les peuples se regardent droit dans les yeux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/joseph-andras\"><strong>Joseph Andras<\/strong><\/a> et <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/kaoutar-harchi\"><strong>Kaoutar Harchi<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Repentance. Le mot resurgit alors que l&#8217;historien Benjamin Stora a remis son rapport sur la colonisation et la guerre d\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 Emmanuel Macron. 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S\u2019approcher pour mieux voir.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[312,357],"class_list":["post-12724","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-monde","tag-algerie","tag-chronique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12724","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12724"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12724\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12724"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12724"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12724"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}