{"id":1249,"date":"1999-02-01T00:00:00","date_gmt":"1999-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/oublies-de-l-an-20001249\/"},"modified":"1999-02-01T00:00:00","modified_gmt":"1999-01-31T23:00:00","slug":"oublies-de-l-an-20001249","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1249","title":{"rendered":"Oubli\u00e9s de l&#8217;an 2000"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>La statistique au d\u00e9fi<strong> La mesure de la pauvret\u00e9 est l&#8217;objet de querelles de chiffres aux enjeux politiques \u00e9vidents. Quant \u00e0 ses causes, elles sont claires : p\u00e9nurie d&#8217;emplois et faible r\u00e9mun\u00e9ration du travail. <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;an 2000 agite les esprits, dans un souci de prospective (voir Regards de janvier) ou, de mani\u00e8re anecdotique, pour organiser les festivit\u00e9s qui marqueront ce passage symbolique. Quelle place y tiennent ceux que leur situation \u00e9conomique \u00e9carte de la f\u00eate, ceux qu&#8217;on appelait autrefois les pauvres, aujourd&#8217;hui les exclus (voir la mise au point de Nicole Borvo) ? R\u00e9veillonneront-ils aux Restos du coeur : qui annoncent cette ann\u00e9e 65 millions de repas : peut-\u00eatre m\u00eame en pr\u00e9sence du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et du premier ministre ? Le Secours populaire (voir l&#8217;entretien avec Julien Laupr\u00eatre) se mobilise de son c\u00f4t\u00e9 pour que &#8220;les oubli\u00e9s d&#8217;aujourd&#8217;hui ne soient pas les oubli\u00e9s de l&#8217;an 2000&#8221;. Car la France, quatri\u00e8me puissance mondiale, laisse au bord du chemin une partie de sa population : environ 7 millions de personnes. Plus ? Moins ? Les chiffrages sont d&#8217;autant plus difficiles que leur enjeu est politique (voir encadr\u00e9).<\/p>\n<p><strong> Qui est pauvre ? <\/strong><\/p>\n<p>Le rapport du Plan de mai 1997 compte 3,5 millions de m\u00e9nages pauvres, soit 7,5 millions d&#8217;individus. Ce chiffre inclut ceux qui per\u00e7oivent les minima sociaux (1), les salari\u00e9s pr\u00e9caires : il y est dit qu&#8217;un million de salari\u00e9s souffre de l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;emploi : et ceux qui ne cherchent plus d&#8217;emploi ou en sont exempt\u00e9s. La loi contre l&#8217;exclusion recense 3,3 millions d&#8217;allocataires (parmi eux, un million de RMIstes) des minima sociaux, lesquels s&#8217;\u00e9tagent entre 1311 F et 3430 F par mois et font vivre 6 millions de personnes. Ces 6 millions s&#8217;entendent en dehors du Smic : bien qu&#8217;on puisse penser que le Smic est d\u00e9j\u00e0 insuffisant pour vivre&#8230; : des allocations ch\u00f4mage, des revenus locaux (les aides municipales). Philippe Villechalane de l&#8217;Apeis (2) rajoute aux cat\u00e9gories retenues par le rapport du Plan les 3 millions de salari\u00e9s qui per\u00e7oivent moins que le Smic. Surtout, vocation de l&#8217;Apeis oblige, il met en \u00e9vidence d&#8217;une part le d\u00e9bat sur le nombre de ch\u00f4meurs (le Commissariat au Plan admet le chiffre de 5 400 000, sup\u00e9rieur aux 3 millions officiels, mais lui estime que ce chiffre n&#8217;inclut pas les salari\u00e9s pr\u00e9caires) ; d&#8217;autre part, la situation financi\u00e8re catastrophique des ch\u00f4meurs. Elle est d\u00fbe \u00e0 la faiblesse des allocations ch\u00f4mage et surtout \u00e0 leur d\u00e9gressivit\u00e9 depuis 1992 (l&#8217;allocation unique a \u00e9t\u00e9 mise en place \u00e0 ce moment ; elle baisse r\u00e9guli\u00e8rement de 17 %, \u00e0 un rythme semestriel depuis 1997, sur la base d&#8217;une somme de d\u00e9part \u00e9gale au mieux \u00e0 57 % du salaire). Les associations de ch\u00f4meurs jugent que le syst\u00e8me de solidarit\u00e9 que devrait repr\u00e9senter l&#8217;Unedic est invers\u00e9 par ces dispositions : chaque mois 50 000 personnes en sont \u00e9ject\u00e9es. Un tiers b\u00e9n\u00e9ficie de l&#8217;allocation sp\u00e9ciale de solidarit\u00e9, un tiers se retrouve au Rmi, un tiers&#8230; \u00e0 la rue.<\/p>\n<p><strong> La sant\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 est un indicateur de la pauvret\u00e9. Le Centre de recherches et d&#8217;\u00e9tudes en \u00e9conomie de la sant\u00e9 (Credes), organisme d&#8217;\u00e9tudes li\u00e9 \u00e0 la Caisse nationale d&#8217;assurance maladie, signale que la mortalit\u00e9 des Rmistes est 2 \u00e0 3 fois plus \u00e9lev\u00e9e que celle de la population g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 \u00e2ge \u00e9gal. Faute d&#8217;argent, une personne sur quatre renonce aux soins dentaires, aux visites chez le m\u00e9decin, notamment les sp\u00e9cialistes, aux examens m\u00e9dicaux, aux lunettes, \u00e0 la pharmacie. Plus de la moiti\u00e9 des ch\u00f4meurs n&#8217;a ni mutuelle, ni assurance et un ch\u00f4meur sur trois ne s&#8217;est pas fait soigner en 1995. Avec eux, les plus en difficult\u00e9s sont les femmes et les jeunes parce qu&#8217;ils souffrent particuli\u00e8rement de la pr\u00e9carit\u00e9 de l&#8217;emploi.<\/p>\n<p><strong> La pr\u00e9carit\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>Cette derni\u00e8re est, avec la faiblesse des salaires, une des grandes causes de la pauvret\u00e9. Selon l&#8217;Unedic, 100 000 personnes voient chaque ann\u00e9e rejet\u00e9e leur demande d&#8217;indemnisation, faute d&#8217;heures travaill\u00e9es en nombre suffisant : il faut justifier de quatre mois dans les huit derniers mois pour y pr\u00e9tendre. L&#8217;explosion du travail pr\u00e9caire l&#8217;interdit \u00e0 beaucoup, doublement p\u00e9nalis\u00e9s.<\/p>\n<p>Comment cerner la pr\u00e9carit\u00e9, la r\u00e9pertorier ? Un contrat \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e de 3 heures par mois donne-t-il le statut de salari\u00e9 ? Catherine L\u00e9vy, une des animatrices du r\u00e9seau d&#8217;alerte aux in\u00e9galit\u00e9s (RAI) estime, elle aussi, que le chiffre de 7 millions de pauvres n&#8217;inclut pas les pr\u00e9caires et pr\u00e9conise, pour une meilleure approche, une \u00e9tude approfondie de la fiscalit\u00e9 et le croisement de grandes enqu\u00eates. Cr\u00e9\u00e9 en 1994, le r\u00e9seau d&#8217;alerte sociale (RAS), transform\u00e9 en RAI en 1997, a d\u00e9nonc\u00e9 la suppression par Edouard Balladur du Centre d&#8217;\u00e9tudes des revenus et des co\u00fbts (CERC) dont &#8220;les travaux mettaient en lumi\u00e8re l&#8217;aggravation des in\u00e9galit\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise&#8221; et qui n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9, malgr\u00e9 la cr\u00e9ation du Conseil sup\u00e9rieur de l&#8217;emploi, des revenus et des co\u00fbts (CSERC). Le RAI regroupe militants associatifs (DAL, Droits devant&#8230;), syndicalistes (CGT-Finances, Snui, CFDT-banque&#8230;), chercheurs, fonctionnaires, autour d&#8217;une probl\u00e9matique : comment r\u00e9int\u00e9grer dans l&#8217;ensemble des droits des gens qui en sont exclus du fait de leur situation \u00e9conomique ? Refusant de consid\u00e9rer la pauvret\u00e9 comme un objet en soi, ils l&#8217;analysent comme le r\u00e9sultat de facteurs sociaux, politiques, \u00e9conomiques, dont les effets s&#8217;entrem\u00ealent, cr\u00e9ant des situations individuelles dramatiques. Pour y rem\u00e9dier, pas de droits sp\u00e9cifiques mais des solutions globales. Le RAI propose la cr\u00e9ation d&#8217;un Observatoire des in\u00e9galit\u00e9s et travaille \u00e0 rendre lisibles par tous les textes de loi, favorisant ainsi l&#8217;acc\u00e8s aux droits.<\/p>\n<p>Catherine L\u00e9vy souligne le trop faible co\u00fbt du travail comme source de pauvret\u00e9 : &#8220;S&#8217;il est vrai que les besoins des entreprises se transforment, le probl\u00e8me vient de ce que les n\u00e9gociations sont de moins en moins collectives. En t\u00eate \u00e0 t\u00eate avec son patron, un salari\u00e9 ne tape pas du poing !&#8221; Mais l&#8217;exon\u00e9ration des charges pour les employeurs perdure sans garantie de cr\u00e9ation d&#8217;emplois et le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;OCDE, Donald J. Johnston, \u00e9crit : &#8220;Dans les pays o\u00f9 existe un salaire minimum l\u00e9gal, (il serait) souhaitable d&#8217;appliquer un taux minor\u00e9 aux jeunes ; (&#8230;) le bien- \u00eatre d\u00e9pend de l&#8217;am\u00e9lioration de la productivit\u00e9&#8221; (3).<\/p>\n<p><strong> Les salaires <\/strong><\/p>\n<p>La faiblesse des salaires n&#8217;a rien de nouveau. En 1968, les ouvriers de Cl\u00e9on et de Sud-Aviation revendiquaient le Smic \u00e0 1000F, ce qui ne pesait pas lourd, m\u00eame alors. Les salaires des OS \u00e9taient extr\u00eamement bas, pay\u00e9s \u00e0 la semaine ou \u00e0 la quinzaine, pour 8 \u00e0 10 heures de travail par jour. Notre \u00e9poque n&#8217;a pas davantage invent\u00e9 l&#8217;individualisation des salaires. Le mot d&#8217;ordre des gr\u00e9vistes dans la m\u00e9tallurgie entre 1955 et 1985 fut &#8220;\u00e0 travail \u00e9gal salaire \u00e9gal&#8221;, tant les r\u00e9mun\u00e9rations diff\u00e9raient dans le m\u00eame atelier pour la m\u00eame t\u00e2che. Une gr\u00e8ve victorieuse \u00e9galisait les fiches de paie. Deux mois plus tard, la direction relan\u00e7ait l&#8217;individualisation. Une bagarre permanente, en d\u00e9pit des conventions collectives et des grilles de salaires. La diff\u00e9rence aujourd&#8217;hui ? L&#8217;affaiblissement de l&#8217;ensemble du salariat et du mouvement ouvrier. La fin de tout espoir d&#8217;ascension sociale, m\u00eame modeste, des ouvriers et des employ\u00e9s, parall\u00e8le \u00e0 la baisse globale de revenus des classes moyennes.<\/p>\n<p><strong> La mobilisation <\/strong><\/p>\n<p>Les richesses produites augmentent mais la soci\u00e9t\u00e9 se fracture. &#8220;Ce n&#8217;est pas que les bourgeois du XVIe arrondissement fr\u00e9quentaient les pavillonnaires d&#8217;Aubervilliers&#8221; dit de mani\u00e8re imag\u00e9e Catherine L\u00e9vy, mais &#8220;l&#8217;\u00e9cart entre la Rolls et la Vespa&#8221; s&#8217;est transform\u00e9 en ab\u00eeme entre les classes populaires surappauvries et les sph\u00e8res o\u00f9 vivent les propri\u00e9taires de capitaux, plus riches et plus nombreux qu&#8217;autrefois. La faute \u00e0 la mondialisation ? En France, tout a chang\u00e9 dans les ann\u00e9es 80. &#8220;Certes les entreprises nationales devaient rester dans la comp\u00e9tition mondiale, reprend Catherine L\u00e9vy. Cela impliquait-il syst\u00e9matiquement de d\u00e9r\u00e9glementer le travail ? Les premi\u00e8res circulaires sur la flexibilit\u00e9 datent de 1983, marquant tr\u00e8s vite la volont\u00e9 de l\u00e9gif\u00e9rer en faveur du patronat, contrairement \u00e0 ce qu&#8217;on pouvait attendre d&#8217;un gouvernement de gauche. Le droit du travail a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9, le r\u00f4le des inspecteurs a r\u00e9gress\u00e9, la protection du salari\u00e9 s&#8217;est affaiblie au point de dispara\u00eetre parfois. C&#8217;est ce qu&#8217;on paye aujourd&#8217;hui&#8221;. Pour la sociologue Dani\u00e8le Linhart, &#8220;les salari\u00e9s ont d\u00e9ploy\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment d&#8217;efforts pour s&#8217;adapter. Quinze ans plus tard, ils peuvent constater que m\u00eame quand elles gagnent de l&#8217;argent, les entreprises licencient et que le ch\u00f4mage ne r\u00e9gresse pas. (&#8230;) Les gens qui travaillent vont mal (&#8230;) mais ils commencent \u00e0 sortir de leur culpabilit\u00e9 personnelle pour faire une analyse collective de cette souffrance.&#8221; (4).<\/p>\n<p>Voil\u00e0 le nouveau. La mobilisation, m\u00eame &#8220;si elle n&#8217;est pas toujours \u00e0 la hauteur, parce que c&#8217;est difficile. Mais tout ce qui est arrach\u00e9 est le fruit d&#8217;un combat&#8221; insiste Philippe Villechalane, qui oppose n\u00e9anmoins cette combativit\u00e9 renaissante au manque d&#8217;espoir en une alternative politique. &#8220;La gauche doit l&#8217;entendre et agir, poursuit-il. C&#8217;est inou\u00ef d&#8217;entendre Lionel Jospin dire vouloir \u00abfavoriser l&#8217;emploi contre l&#8217;assistanat\u00bb : on casse de l&#8217;emploi stable pour cr\u00e9er des emplois pr\u00e9caires, dont le nombre a doubl\u00e9 en huit ans.&#8221; Les collectifs de ch\u00f4meurs lient leur exigence de remise \u00e0 plat du syst\u00e8me d&#8217;assurance ch\u00f4mage et de hausse du niveau de vie des sans-emplois \u00e0 leur demande de mesures contre la pr\u00e9carit\u00e9 du travail : &#8220;Tant qu&#8217;il y aura des minima sociaux ridicules, il y aura des salaires ridicules.&#8221; Pas besoin de longues analyses pour mesurer \u00e0 quel point l&#8217;existence forc\u00e9e et l&#8217;entretien permanent d&#8217;un vivier de main- d&#8217;oeuvre \u00e0 bas prix &#8211; il peut s&#8217;agir l\u00e0 de l&#8217;utilisation des pr\u00e9caires, des ch\u00f4meurs en nombre massif, comme de celle des immigr\u00e9s d\u00e9pourvus de tout droit &#8211; constitue une difficult\u00e9 presque insurmontable pour les autres salari\u00e9s. Et la pauvret\u00e9, une menace pour la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re.<\/p>\n<p>1- Ce sont le minimum vieillesse, le minimum invalidit\u00e9, l&#8217;allocation adulte handicap\u00e9, l&#8217;allocation sp\u00e9cifique de solidarit\u00e9, l&#8217;allocation d&#8217;insertion, le RMI, l&#8217;allocation parent isol\u00e9, l&#8217;allocation veuvage.<\/p>\n<p>2- Association pour l&#8217;emploi, l&#8217;information et la solidarit\u00e9.<\/p>\n<p>3- Le Monde 22 d\u00e9cembre 1998.<\/p>\n<p>4- T\u00e9l\u00e9rama, 16 d\u00e9cembre 1998<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[297],"class_list":["post-1249","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-inegalites"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1249","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1249"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1249\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1249"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1249"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1249"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}