{"id":12204,"date":"2020-04-06T08:46:47","date_gmt":"2020-04-06T06:46:47","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-coronavirus-pendant-et-apres\/"},"modified":"2023-06-23T23:55:03","modified_gmt":"2023-06-23T21:55:03","slug":"article-coronavirus-pendant-et-apres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=12204","title":{"rendered":"Coronavirus : pendant\u2026 et apr\u00e8s"},"content":{"rendered":"\n\n<p class=\"post_excerpt\">Les sondeurs ne sont que des faiseurs d\u2019opinion, disent souvent les sociologues. Les sondages n\u2019en sont pas moins des indicateurs utiles, si on les manie avec prudence. La pand\u00e9mie actuelle a multipli\u00e9 les \u00e9tudes. Que nous disent-elles ?<\/p>\n\nCes \u00e9tudes nous redisent d\u2019abord l\u2019\u00e9vidence : les Fran\u00e7ais sont inquiets. Ils le sont massivement pour eux-m\u00eames et pour leurs proches ; ils le sont tout autant pour la sant\u00e9 \u00e9conomique du pays. Si \u00e0 peine un peu plus de la moiti\u00e9 des interrog\u00e9s (OpinionWay, 3 avril) pensent que leur situation personnelle va se d\u00e9grader, 9 sur 10 estiment que ce sera le cas pour l\u2019\u00e9conomie fran\u00e7aise dans son ensemble. L\u2019inqui\u00e9tude n\u2019est pas qu\u2019\u00e0 court terme : pour BVA (3 avril), les deux tiers des sond\u00e9s pensent que les effets de la crise se prolongeront au-del\u00e0 de 2020.\n\n\n\n<p>&nbsp;\n\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/idees-culture\/article\/depasses-faisons-table-rase\">D\u00e9pass\u00e9s, faisons table rase<\/a><\/em>\n\n\n<p>&nbsp;\n\n<p>\n\nS\u2019il y a quasi-consensus sur l\u2019inqui\u00e9tude, le dissensus r\u00e9appara\u00eet sur les autres points. L\u2019union sacr\u00e9e de temps de guerre ne fonctionne pas. Pour OpinionWay, la confiance dans l\u2019ex\u00e9cutif pour limiter les effets de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie est pass\u00e9e de 53% le 23 mars \u00e0 44% le 3 avril. La Sofres de son c\u00f4t\u00e9 mesure un \u00e9quilibre parfait de la confiance et de la d\u00e9fiance (47%). Mais depuis la fin mars, l\u2019ex\u00e9cutif semble avoir quelque peu redress\u00e9 la barre. Pour la Sofres, le redressement est m\u00eame spectaculaire : la confiance serait pass\u00e9e de 28% en mars (avant le confinement) \u00e0 47% en avril.\n\nInutile donc de chercher des indications univoques. Les trois quarts des sond\u00e9s (Elabe, 24 mars) pensent que la France n\u2019est pas pr\u00eate \u00e0 faire face \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie, ils sont autant \u00e0 estimer que le gouvernement a trop tard\u00e9 et la moiti\u00e9 pense que le dossier dans son ensemble est mal g\u00e9r\u00e9 par l\u2019\u00c9tat. De son c\u00f4t\u00e9, l\u2019Ifop (3 avril) rel\u00e8ve que pr\u00e8s des trois quarts des personnes interrog\u00e9es sont persuad\u00e9es que le gouvernement a volontairement <em>\u00ab cach\u00e9 certaines informations \u00bb<\/em>. Mais paradoxalement, la cote de confiance globale de l\u2019ex\u00e9cutif est mesur\u00e9e \u00e0 la hausse par plusieurs instituts, que ce soit face \u00e0 la crise sanitaire (+12% de satisfaits pour Odoxa, 1er avril) ou de fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale (+10% pour Elabe, 2 avril). En fait, la d\u00e9fiance p\u00e8se, mais elle n\u2019est pas r\u00e9serv\u00e9e au seul ex\u00e9cutif.\n\n\n<h2>Complexit\u00e9<\/h2>\n\n\nLa Sofres vient de publier (2 avril) un sondage jaugeant le regard port\u00e9 sur les personnalit\u00e9s politiques face au virus. La seule qui recueille un peu plus d\u2019un quart de r\u00e9ponses positives est Olivier V\u00e9ran, qui b\u00e9n\u00e9ficie sans doute de son statut de m\u00e9decin tout autant que de sa fonction de ministre. Sur 29 noms test\u00e9s, six seulement franchissent la barre des 15% et seize sont au-dessous des 10%. En sens inverse, sept personnalit\u00e9s concentrent plus de 30% d\u2019opinions n\u00e9gatives.\n\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/IMG\/pdf\/coronavirus_4_avril_2020.pdf\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" alignleft size-full wp-image-29036\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/screenshot_2020-04-06_at_08-fba.35.50.png\" alt=\"screenshot_2020-04-06_at_08.35.50.png\" align=\"left\" width=\"781\" height=\"754\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/screenshot_2020-04-06_at_08-fba.35.50.png 781w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/screenshot_2020-04-06_at_08-fba.35.50-300x290.png 300w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/screenshot_2020-04-06_at_08-fba.35.50-768x741.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 781px) 100vw, 781px\" \/><\/a>\n<em>[cliquez sur le tableau pour l&#8217;agrandir]<\/em>\n\nQuand bien m\u00eame on n\u2019est gu\u00e8re convaincu par l\u2019action de l\u2019ex\u00e9cutif, aucune personnalit\u00e9 n\u2019\u00e9merge pour l\u2019instant comme incarnant une alternative cr\u00e9dible sur la question du coronavirus. Parmi celles et ceux que l\u2019on place g\u00e9n\u00e9ralement au tout premier plan, Xavier Bertrand se contente d\u2019un modeste 14% d\u2019opinions favorables, Marine Le Pen de 13% et Jean-Luc M\u00e9lenchon est plus loin derri\u00e8re avec seulement 8%.\n\nDans l\u2019ensemble des sondages, la r\u00e9partition des r\u00e9ponses selon le positionnement politique d\u00e9clar\u00e9 des sond\u00e9s est sans doute plus int\u00e9ressant que les chiffres globaux. Si l\u2019on consid\u00e8re les cotes de confiance des chefs de l\u2019ex\u00e9cutif, on constate dans toutes les enqu\u00eates r\u00e9centes que l\u2019am\u00e9lioration de leur image se fait avant tout du c\u00f4t\u00e9 de leur noyau d\u2019influence, \u00e0 droite et chez les sympathisants LREM. Du c\u00f4t\u00e9 des siens, la crise sanitaire permet \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00c9tat de compenser les flottements provoqu\u00e9s par la gestion erratique et intransigeante de la r\u00e9forme des retraites.\n\n<a href=\"https:\/\/fr.kantar.com\/opinion-publique\/politique\/2020\/coronavirus-le-jugement-des-francais-sur-les-personnalites-politiques\/\">L\u2019\u00e9tude de la Sofres \u00e9voqu\u00e9e ci-dessus<\/a> confirme ce resserrement des noyaux \u00e9lectoraux provoqu\u00e9 par la crise actuelle. V\u00e9ran et Le Maire attirent sur leur nom une nette majorit\u00e9 des sympathisants LREM. Dans une moindre mesure, M. Le Pen continue de fid\u00e9liser son \u00e9lectorat, qui appr\u00e9cie sa gestion du moment de crise. Un peu en retrait, mais \u00e0 un niveau appr\u00e9ciable (41% et 37%), X. Bertrand et Ch. Lagarde fid\u00e9lisent sur leurs noms les \u00e9lecteurs LR.\n\nSi le tableau ci-dessus r\u00e9v\u00e8le un probl\u00e8me, c\u2019est incontestablement \u00e0 gauche. De ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0, les sympathisants se dispersent sur plusieurs noms, le seul franchissant la barre des 20% en dehors d\u2019O. V\u00e9ran \u00e9tant N. Hulot. A. Hidalgo est nettement derri\u00e8re avec 18% des sympathisants de gauche, tout comme J-L. M\u00e9lenchon pourtant tr\u00e8s pr\u00e9sent sur le terrain m\u00e9diatique.\n\nDans un contexte de crise, ces indications doivent certes \u00eatre relativis\u00e9es par leur nature \u2013 la limite de la m\u00e9thode du sondage. Mais il est difficile de ne pas voir qu\u2019elles recoupent d\u2019autres donn\u00e9es qui, elles, peuvent difficilement \u00eatre contest\u00e9es. En avril 2017, le premier tour de la pr\u00e9sidentielle r\u00e9v\u00e9lait, tout \u00e0 la fois, une gauche globalement fragilis\u00e9e par l\u2019effondrement du PS et une r\u00e9partition de l\u2019essentiel de l\u2019\u00e9lectorat en quatre blocs regroup\u00e9s sur les noms de Macron, Le Pen, Fillon et M\u00e9lenchon.\n\nLes \u00e9lections suivantes, jusqu\u2019aux europ\u00e9ennes de 2019, ont montr\u00e9 le recul de deux des blocs, celui de la droite classique et celui de la France insoumise et du PCF. Tout s\u2019est pass\u00e9 comme si l\u2019\u00e9lectorat s\u2019\u00e9tait d\u00e9cant\u00e9 en mettant en avant le duopole d\u2019Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, l\u2019un incarnant un projet centr\u00e9 sur les notions d\u2019ouverture et de comp\u00e9titivit\u00e9, l\u2019autre cristallisant sur son nom un mod\u00e8le structur\u00e9 par les notions de protection et de cl\u00f4ture.\n\nPar ailleurs, l\u2019\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale du champ sociopolitique \u2013 avec notamment la perc\u00e9e du mouvement des Gilets jaunes \u2013 a donn\u00e9 un peu plus de poids \u00e0 l\u2019id\u00e9e de la grande fracture fran\u00e7aise, opposant le monde des \u00ab in \u00bb (\u00e9lites et couches moyennes sup\u00e9rieures \u00ab m\u00e9tropolis\u00e9es \u00bb) et celui des \u00ab out \u00bb (couches populaires \u00ab p\u00e9riph\u00e9riques \u00bb). Pour de nombreux analystes, ce clivage tend \u00e0 se substituer \u00e0 celui de la gauche et de la droite, ce que d\u00e9montrerait le recul simultan\u00e9 des anciens partis dits \u00ab de gouvernement \u00bb (PS et LR). Sans doute y a-t-il dans cette image complaisamment reprise une illusion d\u2019optique. Le d\u00e9clin du clivage fondateur est en fait unilat\u00e9ral. Une partie de la droite se d\u00e9place vers le macronisme et, de ce fait, l\u2019effondrement se trouve moins du c\u00f4t\u00e9 du bin\u00f4me historique que de celui\u2026 de la seule gauche. La disparition pr\u00e9sum\u00e9e du conflit droite-gauche inscrite dans les suffrages exprim\u00e9s n\u2019\u00e9tait rien d\u2019autre que l\u2019effacement de la gauche r\u00e9duite \u00e0 un gros quart ou \u00e0 un petit tiers des votes.\n\nC\u2019est par-l\u00e0 que nous en revenons \u00e0 nos donn\u00e9es de sondage. Si ne se relance pas une dynamique associant la structuration d\u2019un mouvement populaire critique \u2013 la figure moderne de ce que fut le mouvement ouvrier \u2013 et l\u2019\u00e9lan d\u2019une gauche refond\u00e9e, le risque peut \u00eatre immense. Il se pourrait en effet que la place soit laiss\u00e9e libre aux deux projets pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9nonc\u00e9s, tous deux minoritaires dans l\u2019opinion (Macron-LREM comme Le Pen-RN), mais suffisamment regroup\u00e9s autour d\u2019un noyau stabilis\u00e9 pour ordonner autour d\u2019eux des regroupements majoritaires de second tour. L\u2019ainsi nomm\u00e9 \u00ab d\u00e9gagisme \u00bb n\u2019a terrass\u00e9 que la gauche. Pour l\u2019instant, le pi\u00e8ge du duo infernal Macron-Le Pen n\u2019est pas \u00e9cart\u00e9.\n\n\n<h2>Contradiction<\/h2>\n\n\nSi ce risque est r\u00e9el, nous serions devant une contradiction in\u00e9dite. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, le mouvement des Gilets jaunes et la mobilisation contre la r\u00e9forme des retraites ont \u00e9t\u00e9 les manifestations spectaculaires d\u2019un regain incontestable de la conflictualit\u00e9 sociale. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, la crise du coronavirus, ses effets imm\u00e9diats (la hausse n\u00e9cessaire de la d\u00e9pense publique) et ses cons\u00e9quences pr\u00e9visibles \u00e0 plus long terme sont vraisemblablement en train de remettre sur le tapis quelques grands d\u00e9bats, longtemps laiss\u00e9s dans l\u2019ombre et, pour certains, d\u00e9j\u00e0 relanc\u00e9s par la col\u00e8re sociale depuis plus d\u2019un an.\n\nEntre le 18 et le 23 mars derniers, l\u2019institut Viavoice a r\u00e9alis\u00e9 pour <em>Lib\u00e9ration<\/em> un sondage sur le th\u00e8me \u00ab Coronavirus. Quel monde d\u2019apr\u00e8s ? \u00bb. Les r\u00e9sultats des r\u00e9ponses ont nourri une synth\u00e8se ramass\u00e9e de fa\u00e7on simple : <em>\u00ab aspiration majoritaire \u00e0 un autre monde \u00bb<\/em>. Des majorit\u00e9s substantielles, entre les deux tiers et les trois quarts, parfois au-del\u00e0, se sont retrouv\u00e9es autour d\u2019items \u00e9clairants : <em>\u00ab cr\u00e9er une vraie puissance europ\u00e9enne \u00bb<\/em>, <em>\u00ab relocaliser en Europe le maximum de fili\u00e8res de production \u00bb<\/em>, <em>\u00ab ralentir le productivisme et la recherche de rentabilit\u00e9 \u00bb<\/em>, <em>\u00ab r\u00e9duire l\u2019influence de la finance et des actionnaires \u00bb<\/em>, sanctuariser <em>\u00ab les biens communs indispensables \u00e0 tous \u00bb<\/em>.\n\nLa gauche est donc devenue ultra-majoritaire ? Que nenni ! Quand on demande aux enqu\u00eat\u00e9s qui peut permettre d\u2019aller <em>\u00ab vers un monde avec de nouvelles r\u00e8gles de gouvernance et \u00e9conomiques \u00bb<\/em>, le classement des choix est significatif : Hulot (39%), Macron (33%), Philippe (32%), Sarkozy (sic : 32%), Le Pen (30%), Hollande (20%), Mar\u00e9chal (20%), Royal (17%), Jadot (17%) et M\u00e9lenchon (16%). \u00c9cartez les noms qui apparaissent comme plus symboliques que pr\u00e9sidentiellement cr\u00e9dibles. Qui reste en lice dans le bloc des 30% et plus ?\n\nNous revoil\u00e0 donc devant le paradoxe qui nous hante depuis des mois et des mois. \u00c0 la diff\u00e9rence des grands moments qui ont port\u00e9 l\u2019histoire du mouvement populaire fran\u00e7ais et de la gauche, nous pourrions nous trouver devant une \u00e9quation surprenante : des mouvements sociaux massifs et une perc\u00e9e d\u2019id\u00e9es qui sont au c\u0153ur de la culture de gauche, sans que la gauche apparaisse comme \u00e9tant la mieux \u00e0 m\u00eame d\u2019impulser la mise en \u0153uvre de ces id\u00e9es. Sans doute parce qu\u2019il ne suffit pas que des mots retrouvent de la vigueur : encore faut-il qu\u2019ils soient raccord\u00e9s \u00e0 des projets coh\u00e9rents, \u00e0 des grands r\u00e9cits attractifs et \u00e0 des constructions politiques solides et partag\u00e9es. C\u2019est l\u00e0 que le b\u00e2t blesse.\n\n\u00c0 suivre, donc\u2026\n\n\n\n<p>&nbsp;\n\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/roger-martelli\"><strong>Roger Martelli<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-12204 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/screenshot_2020-04-06_at_08-6fa.35.50.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/screenshot_2020-04-06_at_08-6fa.35.50-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"screenshot_2020-04-06_at_08.35.50.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/befunky-collage-222-eb5-scaled.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/befunky-collage-222-eb5-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"befunky-collage-222.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/coronavirus_4_avril_2020-604.pdf\">coronavirus_4_avril_2020.pdf<\/a><\/div>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les sondeurs ne sont que des faiseurs d\u2019opinion, disent souvent les sociologues. 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