{"id":12188,"date":"2020-04-01T06:00:00","date_gmt":"2020-04-01T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-apres-le-coronavirus-s-engouffrer-dans-la-breche\/"},"modified":"2023-06-23T23:54:30","modified_gmt":"2023-06-23T21:54:30","slug":"article-apres-le-coronavirus-s-engouffrer-dans-la-breche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=12188","title":{"rendered":"Apr\u00e8s le coronavirus, s&#8217;engouffrer dans la br\u00e8che"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">De quoi la crise du Covid-19 est-elle le nom ?<\/p>\n<p>Au gouvernement et dans les oppositions, dans la chaleur des confinements et sur les r\u00e9seaux sociaux, beaucoup pensent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 <em>l\u2019apr\u00e8s coronavirus<\/em>. Cela tombe bien, nous aussi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/politique\/a-l-heure-du-covid-19-chroniques-de-clementine-autain\/article\/plus-que-jamais-faire-de-la-politique\">Plus que jamais, faire de la politique<\/a><\/em><br \/>\n<strong>>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/economie\/article\/covid-19-c-est-pas-la-crise-financiere-pour-tout-le-monde\">Covid-19 : c\u2019est pas la crise financi\u00e8re pour tout le monde<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis 17 mois qu\u2019ils se r\u00e9unissent les samedis, les gilets jaunes nous ont rappel\u00e9 une \u00e9vidence : il n\u2019existe pas de politique hors sol car les choix politiques s\u2019inscrivent sur un territoire et affectent la vie des gens de mani\u00e8re h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, selon qui ils sont, o\u00f9 ils vivent, l\u2019\u00e2ge qu\u2019ils ont ou encore leur m\u00e9tier. Le coronavirus nous en rappelle une autre : l\u2019effectivit\u00e9 du droit et les valeurs sur lesquelles il repose, impliquent des d\u00e9cisions politiques et la volont\u00e9 de les mettre en \u0153uvre. Et une autre bien s\u00fbr, qu\u2019on \u00e9crit \u00e0 nouveau, juste pour le plaisir : un autre monde est possible, quand bien m\u00eame on voudrait nous laisser croire le contraire.<\/p>\n<h2>Des droits qui deviennent effectifs presque par surprise<\/h2>\n<p>Le coronavirus a par exemple rappel\u00e9 que le droit au logement, dont on r\u00e9p\u00e8te encore, parce qu\u2019il le faut sans cesse, qu\u2019il est constitutionnel et opposable en France, peut devenir effectif quand il y la volont\u00e9 politique, \u00e0 l\u2019image des centaines de lits pour les sans-abris trouv\u00e9s dans toute la France en seulement quelques jours &#8211; jusqu\u2019au Palais des Festivals \u00e0 Cannes&#8230; m\u00eame s\u2019il faut noter que de graves carences sont encore \u00e0 regretter, carences qui laissent certains, toujours \u00e0 l\u2019heure de la r\u00e9daction de ce papier, \u00e0 la rue malgr\u00e9 la pand\u00e9mie et les imp\u00e9ratifs de confinement du gouvernement. Une chose appara\u00eet d\u00e8s lors certaine : le droit au logement de ceux qui n\u2019en ont pas ne peut pas \u00eatre effectif que lorsque la sant\u00e9 de ceux qui ont un logement est menac\u00e9e.<\/p>\n<p>Que le gouvernement socialiste portugais r\u00e9gularise, m\u00eame temporairement, les sans-papiers pr\u00e9sents dans le pays, pour leur permettre d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9s et pris en charge alors que le coronavirus s\u00e9vit, cela ne nous rappelle-t-il pas aussi \u2013 car, tristement, il semble qu\u2019il le faille \u2013 que la politique se fonde sur des valeurs et, au fond, sur une id\u00e9e de l\u2019humanit\u00e9 ? Disons-le : comme pour le logement, les droits des sans-papiers ne peuvent \u00eatre reconnus que lorsque la sant\u00e9 de ceux qui ont des papiers est menac\u00e9e. Le caract\u00e8re exceptionnel de ce type de mesures est d\u2019ailleurs, en sourdine, une insulte adress\u00e9e \u00e0 ceux qui en b\u00e9n\u00e9ficient tout d\u2019un coup. Car bien souvent, pour eux, la crise n\u2019a pas commenc\u00e9 avec le coronavirus et ne se terminera pas avec le d\u00e9confinement.<\/p>\n<h2>Pour beaucoup, la crise, c\u2019est tout le temps<\/h2>\n<p>Pour ceux suspendus aux fronti\u00e8res et qui risquent leur vie pour venir en Europe, pour les parents qui ne parviennent pas \u00e0 subvenir aux besoins de leurs enfants m\u00eame en travaillant, pour les sans-abris qui doivent passer l\u2019hiver dehors, puis l\u2019\u00e9t\u00e9, puis encore l\u2019hiver, et ainsi de suite, pour la victime de racisme dont l\u2019horizon est bouch\u00e9 et qui sait qu\u2019elle peut mourir, comme d\u2019autres sont morts avant elle, assassin\u00e9e par la police de son pays, pour ce vieil homme qui finit ses jours dans un EHPAD sous-dot\u00e9 que la solidarit\u00e9 nationale a oubli\u00e9, pour celui qui n\u2019a eu d\u2019autre choix que d\u2019accepter un travail harassant qui le tue discr\u00e8tement, pour tous ceux et toutes celles que la soci\u00e9t\u00e9 laisse sur le bord de la route, que change la pand\u00e9mie de coronavirus ?<\/p>\n<p>Pour eux tous, la crise, c\u2019est tout le temps. Alors pourquoi n\u2019est-ce la crise uniquement quand ceux qui vivent bien voient leur sant\u00e9 et leur qualit\u00e9 de vie menac\u00e9e, uniquement quand ceux qui ont de l\u2019argent en perdent, quand ceux qui ont le pouvoir se sentent menac\u00e9s ? Ce n\u2019est pas la crise quand les laiss\u00e9s-pour-compte sont frapp\u00e9s. Ce n\u2019est la crise que quand l\u2019ordre \u00e9tabli et ceux qui le constituent sont menac\u00e9s et ont besoin des autres et de l\u2019Etat. Car le coronavirus frappe tout le monde sans distinction sociale, mais il frappe plus fortement encore les \u00e9lecteurs, parce qu\u2019ils sont plus \u00e2g\u00e9s que la moyenne et ont plus de probabilit\u00e9 de mourir, et parce qu\u2019ils sont plus riches que la moyenne et ont donc plus \u00e0 perdre.<\/p>\n<h2>Une br\u00e8che politique nouvelle s&#8217;est ouverte<\/h2>\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, le coronavirus ouvre une br\u00e8che politique. Parce qu\u2019il rend la solidarit\u00e9, l\u2019humanit\u00e9 et l\u2019organisation collective n\u00e9cessaires, le coronavirus ram\u00e8ne la droite aux valeurs port\u00e9es par la gauche et fait l\u2019union nationale autour d\u2019elles. Et il \u00e9crit en grosses lettres : there is no alternative n\u2019existe pas. M\u00eame les plus lib\u00e9raux sont aujourd\u2019hui contraints de reconna\u00eetre que la s\u00e9curit\u00e9 sociale est un acquis pr\u00e9cieux, que la r\u00e8gle d\u2019or budg\u00e9taire n\u2019est pas un absolu et que les droits de tous peuvent tr\u00e8s bien \u00eatre appliqu\u00e9s sans provoquer l\u2019effondrement de l\u2019Etat ni de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p>La br\u00e8che ouverte est si b\u00e9ante qu\u2019elle renouvelle certains combats politiques de gauche. C\u2019est par exemple le cas de celui, qu\u2019on croyait presque perdu, sur le droit du travail, que le coronavirus revitalise \u00e0 travers la situation dramatique v\u00e9cue par ceux que les lib\u00e9raux pr\u00e9sentaient encore r\u00e9cemment comme les travailleurs du futur. Alors que la Cour de Cassation leur a r\u00e9cemment reconnu le statut de salari\u00e9s (arr\u00eat du 4 mars 2020), doit-on laisser les conducteurs d\u2019Uber ou les livreurs Deliveroo &#8211; ou qui que ce soit d\u2019ailleurs &#8211; perdre tous leurs revenus, et ne b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019aucune protection sociale, lorsqu&#8217;ils exercent leur droit de retrait pour des raisons sanitaires ou lorsque l\u2019activit\u00e9 de l\u2019entreprise pour laquelle ils travaillent s\u2019arr\u00eate faute de clients ? Le coronavirus rappelle ce pl\u00e9onasme qui ne devrait pas avoir besoin de l\u2019\u00eatre : le droit du travail doit \u00eatre appliqu\u00e9 \u00e0 tous les travailleurs, quels qu\u2019ils soient, quels que soient leurs m\u00e9tiers, leur parcours et leur origine sociale. Et il donne une force nouvelle \u00e0 ceux qui le revendiquent.<\/p>\n<h2>Oui, l&#8217;alternative peut rassembler<\/h2>\n<p>Bien s\u00fbr, la droite n\u2019a pas rendu les armes, \u00e0 l\u2019image bien s\u00fbr de notre gouvernement, qui s\u2019appuie sur l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence sanitaire qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9 la semaine derni\u00e8re pour autoriser des exceptions au droit du travail qui pr\u00e9servent ceux qui d\u00e9tiennent le capital. Aujourd\u2019hui, les entreprises n\u00e9gocient avec leurs salari\u00e9s la prise forc\u00e9e de cong\u00e9s pendant la p\u00e9riode de confinement, incit\u00e9e par l\u2019Etat au pr\u00e9texte de l\u2019effort collectif, alors que les Fran\u00e7ais participent de fait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019effort collectif \u00e0 travers l\u2019Etat, qui se finance par l\u2019imp\u00f4t, calcul\u00e9 sur la base de r\u00e8gles communes fond\u00e9es sur le principe de la justice sociale. Doit-on pouvoir revenir sur des acquis sociaux quand c\u2019est la crise ? Doit-on abandonner l\u2019effort collectif et la solidarit\u00e9 nationale \u00e0 des int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s quand c\u2019est la crise ? Non et non, bien s\u00fbr que non.<\/p>\n<p>Mais, devant le coronavirus, il saute aux yeux que les r\u00e9ponses du lib\u00e9ralisme sont parfaitement inadapt\u00e9es : \u00ab Si les Martiens attaquent la Terre, notre premi\u00e8re r\u00e9ponse serait de baisser les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00bb, dit ironiquement Erik Brynjolfsson, Professeur au Massachusetts Institute of Technology. En effet, quand l\u2019\u00e9conomie ne produit plus, il n\u2019y a plus de valeur, m\u00eame quand on baisse les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, m\u00eame quand on les baisse si fortement qu\u2019ils deviennent n\u00e9gatifs, m\u00eame quand on injecte de mani\u00e8re artificielle des centaines de milliards dans l\u2019\u00e9conomie. On peut pr\u00eater \u2013 ou m\u00eame donner \u2013 autant d\u2019argent qu\u2019on veut \u00e0 une entreprise qui n\u2019a plus d\u2019activit\u00e9, parce qu\u2019elle n\u2019a plus de fournisseurs, parce qu\u2019elle n\u2019a plus de clients, ou parce que ses salari\u00e9s sont confin\u00e9s chez eux\u2026 L\u2019argent n\u2019arr\u00eate pas le coronavirus.<\/p>\n<p>L\u00e0 voil\u00e0 donc, l\u2019alternative : ou bien on d\u00e9truit lentement le syst\u00e8me de sant\u00e9 pour faire des \u00e9conomies, et quand vient une \u00e9pid\u00e9mie d\u2019ampleur, on confine les gens chez eux, on autorise les entreprises \u00e0 d\u00e9roger au droit du travail et on s\u2019endette massivement pour permettre \u00e0 l\u2019\u00e9conomie de survivre, au b\u00e9n\u00e9fice des plus riches; ou bien on rend les droits de tous \u00e0 la sant\u00e9 et au logement op\u00e9rants, pour \u00eatre pr\u00eats \u00e0 r\u00e9pondre aux \u00e9pid\u00e9mies, on restitue l&#8217;\u00c9tat dans son r\u00f4le de garant du respect des r\u00e8gles communes, de la justice sociale, de la dignit\u00e9 et de l\u2019\u00e9panouissement de chacun, et plut\u00f4t que de toujours sauver l\u2019\u00e9conomie, on investit dans l\u2019\u00e9ducation, la culture et la transition \u00e9cologique. Deux visions de la soci\u00e9t\u00e9 dont on ne peut plus dire que l\u2019une \u2013 toujours la m\u00eame \u2013 est impossible, que le coronavirus pr\u00e9sente sous un nouveau jour.<\/p>\n<h2>Finie la mondialisation du business as usual<\/h2>\n<p>Mais, b\u00e9ante, la br\u00e8che politique ouverte par le coronavirus est aussi dangereuse. Car le coronavirus dit aussi autre chose : la mondialisation ne peut plus se faire comme avant, qu\u2019elle ne peut plus \u00eatre d\u00e9pourvue de tout sens politique et mue uniquement par la logique du march\u00e9, qu\u2019elle doit \u00eatre fond\u00e9e sur l\u2019humain. Qui en tirera profit sur le plan politique ?<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e9videmment frappant dans le domaine de la sant\u00e9, car on ne peut \u00e9videmment accepter que la sant\u00e9 ne d\u00e9pende d\u2019importations incertaines, m\u00eame si c\u2019est moins cher, de produits sanitaires et pharmaceutiques \u2013 comme les masques, les respirateurs ou le parac\u00e9tamol \u2013 dont la production a \u00e9t\u00e9 d\u00e9localis\u00e9e et dont la distribution est rendue incertaine quand les pays exportateurs en ont eux-m\u00eames besoin ou ne voudraient plus les vendre pour des raisons qui leur sont propres, bonnes ou mauvaises d\u2019ailleurs. \u00c0 l\u2019heure du r\u00e9chauffement climatique, dont on sait qu\u2019il menace notre mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9 avec une force bien sup\u00e9rieure \u00e0 celle du coronavirus, la d\u00e9localisation de productions qui sont plus rentables ailleurs est d\u2019autant plus inacceptable que, bien souvent, elles ne sont soumises \u00e0 aucune r\u00e9gulation environnementale \u2013 ni sociale \u2013 dans les pays qui les accueillent.<\/p>\n<p>D\u2019autres domaines essentiels sont concern\u00e9s, et pas seulement celui de l\u2019\u00e9nergie, m\u00eame s\u2019il nous faudra avoir construit beaucoup d\u2019\u00e9oliennes le jour o\u00f9 les Etats dont nous importons l\u2019uranium ou le p\u00e9trole ne nous livrerons plus. Il y a aussi la culture : quand tous les th\u00e9\u00e2tres, librairies, cin\u00e9mas et mus\u00e9es sont ferm\u00e9s, les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft &#8211; auxquels on peut ajouter Netflix) qui, au m\u00eame prix qu\u2019ordinaire, nous livrent nos livres et qui nous donnent acc\u00e8s en ligne aux films et aux s\u00e9ries du monde entier, ne contribuent ni \u00e0 l\u2019effort national auxquelles toutes les entreprises et tous les salari\u00e9s contribuent, ni au soutien \u00e0 la cr\u00e9ation que la loi impose \u00e0 tous les autres acteurs du secteur culturel. Comment maintenir l\u2019exception culturelle qui a permis de pr\u00e9server la cr\u00e9ativit\u00e9 de notre pays dans cette mondialisation-l\u00e0 ?<\/p>\n<p>\u00c0 nouveau, la br\u00e8che politique est b\u00e9ante, car ces observations font consensus. Elles nous invitent \u00e0 refonder la mondialisation sur de nouvelles r\u00e8gles, afin non seulement de pouvoir r\u00e9pondre aux situations exceptionnelles de demain mais aussi de pr\u00e9server notre mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9. Mais c\u2019est aussi pr\u00e9cis\u00e9ment parce que le coronavirus invite \u00e0 refonder la mondialisation que la br\u00e8che qu\u2019il ouvre est dangereuse. Dangereuse, car certains, sur notre extr\u00eame droite, saisissent d\u00e9j\u00e0 l\u2019occasion pour affirmer que la fermeture des fronti\u00e8res serait la solution \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de coronavirus \u2013 ce que les scientifiques contestent \u2013 et que la fin de la mondialisation \u00e9viterait tous les probl\u00e8mes \u00e0 venir : les in\u00e9galit\u00e9s, le r\u00e9chauffement climatique, les guerres, etc. Nous n\u2019y croyons pas une seconde, mais dans le contexte actuel, apr\u00e8s les gilets jaunes et le coronavirus, ceux-l\u00e0 ne pourraient-ils pas, politiquement, tirer leur \u00e9pingle du jeu ? \u00c0 moins que la gauche, qui a tous les atouts pour rassembler, n\u2019arrive \u00e0 proposer une autre issue&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/pablo-pillaud-vivien-2445\"><strong>Pablo Pillaud-Vivien<\/strong><\/a> et <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/pierre-combaz\"><strong>Pierre Combaz<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-12188 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/img_4648-d57.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/img_4648-d57-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"img_4648.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De quoi la crise du Covid-19 est-elle le nom ?<\/p>\n","protected":false},"author":1204,"featured_media":29005,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[517],"class_list":["post-12188","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-idees-culture","tag-covid-19"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1204"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12188"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12188\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/29005"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}