{"id":12185,"date":"2020-03-31T14:42:53","date_gmt":"2020-03-31T12:42:53","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-tribune-coronavirus-il-n-y-aura-pas-de-retour-a-la-normale\/"},"modified":"2020-03-31T14:42:53","modified_gmt":"2020-03-31T12:42:53","slug":"article-tribune-coronavirus-il-n-y-aura-pas-de-retour-a-la-normale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=12185","title":{"rendered":"TRIBUNE. Coronavirus : il n\u2019y aura pas de retour \u00e0 la normale"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Les quelques semaines d\u2019interruption brutale de nos habitudes et de nos routines \u00e0 cause de la pand\u00e9mie du Covid-19 laisseront des traces durables dans nos pratiques sociales, y compris pour le meilleur. C&#8217;est en tous les cas ce que pense Maxime Cochard, candidat PCF aux \u00e9lections municipales \u00e0 Paris, auteur de <em>Nous n\u2019avons pas besoin des riches<\/em>.<\/p>\n<p>Le drame actuel le d\u00e9montre de fa\u00e7on \u00e9clatante : les gouvernements successifs ont saccag\u00e9 l\u2019h\u00f4pital public, et aujourd\u2019hui ces politiques n\u00e9olib\u00e9rales tuent. Ainsi, cinq milliards d\u2019euros ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s au budget de la sant\u00e9 dans la loi de financement de la s\u00e9curit\u00e9 sociale pour 2020, dont un milliard pour l\u2019h\u00f4pital public. 100.000 lits ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s en vingt ans dont 17.500 au cours des six derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/economie\/article\/covid-19-c-est-pas-la-crise-financiere-pour-tout-le-monde\">Covid-19 : c\u2019est pas la crise financi\u00e8re pour tout le monde<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En r\u00e9duisant drastiquement le nombre de lits disponibles dans une logique <em>d\u2019ajustement aux flux<\/em>, ils ont emp\u00each\u00e9 toute r\u00e9ponse sanitaire adapt\u00e9e \u00e0 un \u00e9pisode de crise comme celui que nous traversons. En imposant la tarification \u00e0 l\u2019activit\u00e9, ils ont fait primer la logique lucrative sur celle du soin. Comme le disent avec simplicit\u00e9 les soignants en gr\u00e8ve depuis plus d\u2019un an pour obtenir des moyens pour l\u2019h\u00f4pital public au bord de l\u2019effondrement, <em>\u00ab l\u2019\u00c9tat compte les sous, les soignants comptent les morts \u00bb<\/em>.<\/p>\n<h2>Bouter le n\u00e9olib\u00e9ralisme hors de notre syst\u00e8me de sant\u00e9<\/h2>\n<p>Par un retournement significatif, alors qu\u2019il existait un consensus droite-Parti socialiste pour appliquer l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 sociale et aux infrastructures publiques de soin[[Significatif est \u00e0 ce titre le parcours d\u2019Olivier V\u00e9ran, d\u00e9put\u00e9 PS sp\u00e9cialiste des questions de sant\u00e9 de 2012 \u00e0 2017, devenu ministre de la sant\u00e9 dans le gouvernement de droite d\u2019\u00c9douard Philippe en 2020.]], il y a d\u00e9sormais un quasi-consensus pour regretter cette d\u00e9molition catastrophique et en d\u00e9plorer les effets. Les m\u00eames responsables politiques qui sont coupables du saccage promettent aujourd\u2019hui des plans d\u2019investissements massifs. Et bon nombre de ceux qui ont vot\u00e9 depuis quinze ans pour ces responsables qui ont ravag\u00e9 notre syst\u00e8me de sant\u00e9 applaudissent maintenant les soignants \u00e9puis\u00e9s tous les jours \u00e0 20 heures\u2026 Combien de m\u00e9decins, sympathisants de droite et \u00e9lecteurs scrupuleux de Fran\u00e7ois Fillon en 2017, semblent avoir oubli\u00e9 son programme de purge thatch\u00e9rienne pour faire ch\u0153ur contre les coupes budg\u00e9taires ?<\/p>\n<p>Ce nouveau consensus est un point d\u2019appui pr\u00e9cieux pour la suite. D\u2019autant que l\u2019exemple allemand frappe \u00e0 la porte : chez nos voisins d\u2019outre-Rhin r\u00e9put\u00e9s si \u00e9conomes, il existe des centaines de milliers de tests disponibles pour d\u00e9tecter les patients positifs au Covid-19, et 28.000 lits de soins intensifs, c\u2019est-\u00e0-dire 6 lits pour 1.000 habitants, soit le double de la France. La casse de l\u2019h\u00f4pital et le m\u00e9pris du gouvernement fran\u00e7ais pour les soignants, voil\u00e0 ce qui peut, ce qui doit changer. Et voil\u00e0 d\u00e9sormais ce sur quoi les Fran\u00e7ais ne transigeront plus, au grand dam des lib\u00e9raux au pouvoir, oblig\u00e9s de troquer en quelques jours leurs tirades sur l\u2019absence d\u2019argent magique pour des tr\u00e9molos compassionnels et de vagues promesses d\u2019investissements.<\/p>\n<h2>Adapter notre soci\u00e9t\u00e9 aux exigences sanitaires du XXIe si\u00e8cle<\/h2>\n<p>Mais au-del\u00e0 des moyens pour les soignants, c\u2019est la soci\u00e9t\u00e9 toute enti\u00e8re qui est appel\u00e9e \u00e0 changer du fait du traumatisme actuel. Sans verser de l\u2019eau au moulin d\u2019une ethnologie de bas \u00e9tage opposant <em>pays latins<\/em> fantasques et <em>pays asiatiques<\/em> disciplin\u00e9s, il est frappant de constater que le Japon, la Cor\u00e9e du Sud, la Chine ou encore le Vietnam ont montr\u00e9 au cours des derni\u00e8res semaines un degr\u00e9 de pr\u00e9paration collective incomparablement sup\u00e9rieur \u00e0 celui de pays europ\u00e9ens (Italie, Espagne, France) face \u00e0 la pand\u00e9mie. Respect scrupuleux des gestes barri\u00e8res, de la distanciation sociale et du confinement, stocks massifs de masques\u2026 Ces pays semblent dot\u00e9s d\u2019une discipline sanitaire collective sup\u00e9rieure \u00e0 la n\u00f4tre. R\u00e9sultat, les courbes de propagation du virus et le taux de mortalit\u00e9 y sont largement inf\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>Si l\u2019on peut en identifier des causes \u00e9videntes s\u2019agissant de pays autoritaires comme la Chine ou fortement d\u00e9velopp\u00e9s comme le Japon, <a href=\"https:\/\/www.nouvelobs.com\/coronavirus-de-wuhan\/20200328.OBS26732\/coronavirus-comment-le-vietnam-pays-en-developpement-reussit-a-faire-bien-mieux-que-la-france.html\">la r\u00e9ussite du Vietnam \u00ad\u2014 47e PIB mondial \u2014 \u00e0 endiguer l\u2019\u00e9pid\u00e9mie s\u2019av\u00e8re plus \u00e9tonnante<\/a>. Aussi, cette discipline sanitaire qu\u2019on observe en Asie pourrait demain devenir la norme chez nous. D\u2019autant plus que la crise durera davantage que quelques semaines, obligeant \u00e0 des transformations r\u00e9elles de nos modes de vie : une fois le (premier) pic de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie pass\u00e9, <a href=\"https:\/\/www.heidi.news\/sciences\/covid-19-a-quoi-ressemblera-le-monde-dans-les-prochains-mois\">les risques de r\u00e9surgence du virus demeureront jusqu\u2019\u00e0 la campagne de vaccination mondiale, qui prendra n\u00e9cessairement plusieurs mois voire\u2026 plusieurs ann\u00e9es<\/a>.<\/p>\n<h2>Vers une r\u00e9duction g\u00e9n\u00e9rale des contacts physiques interpersonnels<\/h2>\n<p>L\u2019apparition du Covid-19 dans nos vies nous a oblig\u00e9 \u00e0 faire connaissance avec les fameux <em>gestes barri\u00e8res<\/em> qui consistent \u00e0 s\u2019abstenir de tout contact physique interpersonnel. Or, cette mise \u00e0 distance de l\u2019autre, que d\u2019aucuns ne manqueront pas de d\u00e9crire comme <em>\u00ab une aseptisation \u00bb<\/em> des rapports humains, pourrait devenir demain une r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale. En l\u2019\u00e9tat de nos connaissances sur la transmission des virus, est-il possible \u00e0 terme de maintenir l\u2019usage des salutations par bises ou poign\u00e9es de mains, c\u2019est-\u00e0-dire par l\u2019\u00e9change de germes, bact\u00e9ries et autres microgouttelettes potentiellement contaminantes avec d\u2019innombrables personnes tout au long de la journ\u00e9e ?<\/p>\n<p>On avance couramment que l\u2019usage de la poign\u00e9e de main est un archa\u00efsme, remontant aux temps o\u00f9 montrer sa paume vide \u00e0 l\u2019interlocuteur visait \u00e0 prouver l\u2019absence d\u2019arme et donc des intentions pacifiques. Une fois l\u2019\u00e9pisode pand\u00e9mique pass\u00e9, il y a fort \u00e0 parier que la limitation des contacts interpersonnels gagnera du terrain y compris dans nos <em>pays latins<\/em>, par exemple par la modification de la fa\u00e7on de se saluer, les contacts physiques c\u00e9dant du terrain aux inclinaisons de la t\u00eate, aux <em>coucous<\/em> de la main voire aux l\u00e9g\u00e8res r\u00e9v\u00e9rences. Les touchers peau \u00e0 peau se limiteraient davantage aux sph\u00e8res familiales et intimes, r\u00e9duisant ainsi \u00e9galement les cha\u00eenes de propagation de maladies classiques comme la grippe saisonni\u00e8re ou la gastro-ent\u00e9rite.<\/p>\n<h2>Adopter des comportements d\u2019hygi\u00e8ne collective<\/h2>\n<p>Il y a encore peu de temps, la vision d\u2019individus portant des masques dans les transports collectifs, par d\u00e9finition anxiog\u00e8ne, pouvait heurter les usagers. Hors contexte \u00e9pid\u00e9mique, le port d\u2019un masque, si courant dans certains pays, relevait en France de l\u2019exception, suscitant imm\u00e9diatement la m\u00e9fiance voire la d\u00e9fiance. Posant un acte qu\u2019on pourrait qualifier de <em>passif-agressif<\/em>, la personne masqu\u00e9e constitue autrui comme vecteur potentiel de maladie. Si elle fait elle-m\u00eame partie des malades, et qu\u2019elle porte le masque pour ne pas transmettre le mal, cette barri\u00e8re de tissu devient alors un stigmate qui signale cette possible contagiosit\u00e9. Bref, l\u2019entr\u00e9e d\u2019une personne masqu\u00e9e dans le m\u00e9tro intervenait chez nous comme une forme de micro-agression. Cette appr\u00e9hension est \u00e0 remiser au placard.<\/p>\n<p>Le port du masque dans les lieux collectifs, que l\u2019on croyait r\u00e9serv\u00e9 aux m\u00e9galopoles d\u2019Asie surdensitaires ou \u00e0 des personnalit\u00e9s <em>hygi\u00e9nistes<\/em> ou <em>parano\u00efaques<\/em>, a vocation \u00e0 se d\u00e9mocratiser et \u00e0 se banaliser. C\u2019est entendu, l\u2019absence de stocks de masques pour nos soignants en premi\u00e8re ligne contre le Covid-19 est un v\u00e9ritable scandale sanitaire r\u00e9v\u00e9lant l\u2019incurie des gouvernements successifs. <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/international\/article\/2020\/03\/21\/le-denigrement-du-masque-en-europe-suscite-la-consternation-en-asie_6033926_3210.html\">Mais c\u2019est d\u00e9sormais dans la vie de tous les jours qu\u2019il faudra veiller \u00e0 la mise \u00e0 disposition de masques, non seulement pour les soignants et les malades, mais surtout pour les personnes vuln\u00e9rables sur leur lieu de travail ou dans les transports collectifs<\/a>. Il en va de l\u2019adaptation de notre soci\u00e9t\u00e9 aux exigences sanitaires du XXIe si\u00e8cle.<\/p>\n<h2>Travailleurs indispensables et actionnaires parasites<\/h2>\n<p>Enfin, et c\u2019est le plus important, la pand\u00e9mie change notre rapport au travail. Elle a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une v\u00e9rit\u00e9 d\u00e9vastatrice pour les classes dominantes : en p\u00e9riode de crise aigu\u00eb, les travailleurs indispensables, ceux qui assurent les activit\u00e9s vitales et les plus expos\u00e9es, sont ceux du bas de l\u2019\u00e9chelle sociale. Aides-soignants, infirmi\u00e8res, agents des services publics (de transports, de nettoyage, de la poste\u2026), livreurs, h\u00f4tes et h\u00f4tesses de caisse, salari\u00e9s de l\u2019industrie agro-alimentaire\u2026 Autant de travailleurs maltrait\u00e9s par les r\u00e9formes successives du code du travail et de la protection sociale, rabaiss\u00e9s et cantonn\u00e9s \u00e0 des emplois d\u00e9valoris\u00e9s, pr\u00e9caires et mal pay\u00e9s. La revalorisation de ces professions doit devenir la priorit\u00e9 politique du moment, sans attendre l\u2019apr\u00e8s-crise ni les hypoth\u00e9tiques \u00ab grands plans \u00bb vagues et non-chiffr\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, la nocivit\u00e9 des march\u00e9s financiers et de la petite minorit\u00e9 qui capte les profits financiers appara\u00eet sym\u00e9triquement en pleine lumi\u00e8re. Le krach boursier li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie va occasionner une crise \u00e9conomique mondiale d\u2019une ampleur jamais vue. Le coronavirus en aura \u00e9t\u00e9 le d\u00e9clencheur mais pas la cause r\u00e9elle. Les vrais coupables en seront les politiques lib\u00e9rales de d\u00e9r\u00e9gulation de la finance et de d\u00e9pe\u00e7age des services publics. Autrement dit, en France, le macronisme (apr\u00e8s le sarkozysme et le hollandisme). Et cette crise va elle aussi engendrer des morts, par dizaines de milliers, sur toute la plan\u00e8te. Du fait de la hausse mondiale du ch\u00f4mage, de l&#8217;exclusion et de la pauvret\u00e9 suscit\u00e9e par cette m\u00e9ga-r\u00e9cession. Du fait de l&#8217;affaiblissement sans pr\u00e9c\u00e9dent des syst\u00e8mes de sant\u00e9 et de protection sociale. Est-ce que si ce sc\u00e9nario du pire se met en place, nous allons enfin comprendre que nous n&#8217;avons pas besoin des riches et qu&#8217;il faut changer de syst\u00e8me \u00e9conomique ?<\/p>\n<h2>Un vaste mouvement de relocalisation<\/h2>\n<p>S\u2019agissant des professions o\u00f9 la pr\u00e9sence physique sur le lieu de travail n\u2019est pas indispensable, la mise en place \u00e0 grande \u00e9chelle du t\u00e9l\u00e9travail \u00ad\u2014 qui, d\u2019apr\u00e8s le gouvernement, est susceptible de concerner environ un tiers des salari\u00e9s \u2014 va incontestablement s\u2019inscrire dans la dur\u00e9e. Un dessin humoristique circule en ce moment sur les r\u00e9seaux sociaux, montrant un dirigeant d\u2019entreprise confin\u00e9 devant son ordinateur et qui s\u2019\u00e9crie : <em>\u00ab Mais alors, il suffisait en fait d\u2019envoyer un email plut\u00f4t que d\u2019organiser une r\u00e9union ? \u00bb<\/em>. Les semaines de t\u00e9l\u00e9travail forc\u00e9 prouvent, pour les cat\u00e9gories professionnelles concern\u00e9es (professions intellectuelles, secteurs de la cr\u00e9ation, de la communication, encadrement\u2026), que la pr\u00e9sence physique n\u2019a rien d\u2019imp\u00e9ratif et qu\u2019il est possible de s\u2019organiser diff\u00e9remment. Une \u00e9volution qui en entra\u00eenera de nombreuses autres, en r\u00e9duisant les d\u00e9placements domicile-travail qui saturent les r\u00e9seaux de transports et engendrent des externalit\u00e9s n\u00e9gatives (pollutions, surco\u00fbts collectifs\u2026).<\/p>\n<p>Cette mutation appara\u00eet d\u2019ailleurs en phase avec l\u2019exigence de sobri\u00e9t\u00e9 montante, particuli\u00e8rement dans les m\u00e9tropoles denses comme Paris o\u00f9 les surfaces manquent, aussi bien en mati\u00e8re de logement qu\u2019en mati\u00e8re de bureaux adapt\u00e9s. Dans un vaste mouvement de relocalisation, nous allons pour les professions non-vitales vers une organisation sociale o\u00f9 un m\u00eame site servira \u00e0 la fois de lieu d\u2019habitation et de lieu de travail, r\u00e9duisant ainsi les d\u00e9placements. De la m\u00eame fa\u00e7on, les escapades touristiques de courte dur\u00e9e en avion, du type weekends <em>lastminute.com<\/em>, pris\u00e9es des cat\u00e9gories urbaines ais\u00e9es, sont amen\u00e9es \u00e0 dispara\u00eetre. Les d\u00e9placements internationaux ont \u00e9t\u00e9 les vecteurs du coronavirus. Notre responsabilit\u00e9 collective est de les limiter, ici aussi, au n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>On aurait tort de vivre ces semaines de lutte contre le coronavirus et de confinement g\u00e9n\u00e9ral comme un moment d\u2019exception qui appelle un retour \u00e0 la normale aussi rapidement que possible. Cette exp\u00e9rience qui nous marquera \u00e0 jamais appelle des modifications profondes de nos comportements. Pour celles et ceux qui luttent depuis longtemps pour sortir des logiques comptables, renforcer les services publics, revaloriser les m\u00e9tiers pr\u00e9caires, \u00e9conomiser l\u2019\u00e9nergie et r\u00e9duire les g\u00e2chis humains et financiers du capitalisme, cette crise apporte des d\u00e9monstrations pr\u00e9cieuses, malheureusement au prix de milliers de morts. Souhaitons qu\u2019elle agisse comme un r\u00e9v\u00e9lateur g\u00e9n\u00e9ral et qu\u2019elle nous permette d\u2019avancer vers une soci\u00e9t\u00e9 meilleure.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les quelques semaines d\u2019interruption brutale de nos habitudes et de nos routines \u00e0 cause de la pand\u00e9mie du Covid-19 laisseront des traces durables dans nos pratiques sociales, y compris pour le meilleur. C&#8217;est en tous les cas ce que pense Maxime Cochard, candidat PCF aux \u00e9lections municipales \u00e0 Paris, auteur de <em>Nous n\u2019avons pas besoin des riches<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[278],"tags":[517,406],"class_list":["post-12185","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-tribunes","tag-covid-19","tag-pcf"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12185","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12185"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12185\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12185"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12185"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12185"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}