{"id":11866,"date":"2019-11-08T15:00:00","date_gmt":"2019-11-08T14:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-30-ans-de-la-chute-du-mur-de-berlin-les-tourments-du-pcf\/"},"modified":"2023-06-23T23:44:55","modified_gmt":"2023-06-23T21:44:55","slug":"article-30-ans-de-la-chute-du-mur-de-berlin-les-tourments-du-pcf","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=11866","title":{"rendered":"30 ans de la chute du Mur de Berlin : les tourments du PCF"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\u00c0 l&#8217;occasion du trenti\u00e8me anniversaire de la chute du Mur, nous reproduisons ici l&#8217;intervention de Roger Martelli, directeur de la publication de <em>Regards<\/em>, lors du colloque \u00e0 ce sujet organis\u00e9 par <em>Politis<\/em> le 25 octobre dernier.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai aucune chance de vous surprendre en vous disant ici que la chute du Mur et, au-del\u00e0, celle du bloc sovi\u00e9tique europ\u00e9en, furent des s\u00e9ismes majeurs pour le PCF. Pendant quelques d\u00e9cennies, il s\u2019est adoss\u00e9 \u00e0 la r\u00e9volution d\u2019Octobre, \u00e0 l\u2019\u00c9tat sovi\u00e9tique, puis au \u00ab socialisme r\u00e9el \u00bb. Il en a fait longtemps une base d\u2019identification et son image publique a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 ces trois r\u00e9alit\u00e9s, positivement ou n\u00e9gativement. La disparition des grands arri\u00e8res, entre 1989 et 1991, a donc compt\u00e9 pour beaucoup dans son d\u00e9clin. J\u2019affirme ici pourtant qu\u2019il n\u2019y avait aucune fatalit\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019il en f\u00fbt ainsi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/acces-payant\/mensuel\/no-66-novembre-2009\/article\/quelles-repercussions-sur-la-gauche\">Quelles r\u00e9percussions sur la gauche ?<br \/>\n<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 80, le PCF n\u2019est plus le parti de l\u2019ob\u00e9dience mentale \u00e0 l\u2019URSS et au monde socialiste qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 nagu\u00e8re. Au milieu des ann\u00e9es 70, il s\u2019est lanc\u00e9 avec le PC italien dans l\u2019aventure de l\u2019eurocommunisme, qui l\u2019a oppos\u00e9 violemment au PC sovi\u00e9tique de Leonid Brejnev. Mais \u00e0 la fin de cette d\u00e9cennie 70, l\u2019eurocommunisme s\u2019est enlis\u00e9 dans les sables et la d\u00e9tente a laiss\u00e9 apr\u00e8s 1975 la place \u00e0 cette phase de la guerre froide que nous retenons sous le nom de \u00ab guerre fra\u00eeche \u00bb. Dans ce nouveau contexte de tensions internationales, le sommet du PC fran\u00e7ais a op\u00e9r\u00e9 un recentrage politique de fait. Au nom des contraintes de ce qu\u2019il appelait la <em>\u00ab guerre id\u00e9ologique \u00bb<\/em> et compte tenu du bras de fer qu\u2019il a engag\u00e9 avec le PS de Fran\u00e7ois Mitterrand, il a d\u00e9cid\u00e9 de mettre en sourdine ses pol\u00e9miques avec l\u2019URSS. Dans la conscience communiste, tout s\u2019est pass\u00e9 alors comme s\u2019il y avait \u00e0 nouveau deux \u00ab camps \u00bb entre lesquels il fallait bien choisir, m\u00eame si ce n\u2019\u00e9tait plus sous la forme passionnelle de la guerre froide d\u2019hier.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1980, un double ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019installe dans l\u2019opinion publique fran\u00e7aise : d\u2019une part, une d\u00e9gradation maximale de l\u2019image de l\u2019URSS et de ses alli\u00e9s et, d\u2019autre part, le sentiment que la d\u00e9pendance du PCF \u00e0 l\u2019\u00e9gard du \u00ab grand fr\u00e8re \u00bb est rest\u00e9e enti\u00e8re. C\u2019est ce que les politologues ont appel\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00ab l\u2019effet Kaboul \u00bb, dont Georges Marchais fait les frais \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 1981. Par ailleurs, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un PCF d\u00e9sormais culturellement tr\u00e8s divis\u00e9, une sorte de consensus majoritaire s\u2019est form\u00e9 autour de la conviction que le bloc socialiste va persister, bon an mal an, et qu\u2019il se civilisera progressivement, pour peu que le balancier international revienne \u00e0 la d\u00e9tente et pour peu que la croissance se relance, une fois all\u00e9g\u00e9 le poids des d\u00e9penses militaires. Apr\u00e8s 1985, le regard de la direction communiste fran\u00e7aise est ainsi surd\u00e9termin\u00e9 par deux donn\u00e9es : d\u2019une part, un optimisme qui la pousse \u00e0 sous-estimer le poids d\u2019une crise syst\u00e9mique sans commune mesure avec celle qui affecte le monde capitaliste occidental ; d\u2019autre part, des tensions internes qui d\u00e9chirent le corps militant et qui obs\u00e8dent au plus haut point un groupe dirigeant fran\u00e7ais confront\u00e9 au poids du d\u00e9clin.<\/p>\n<h2>Ce qui se passe en URSS&#8230;<\/h2>\n<p>Pour comprendre ce qui se passe en 1989, il faut revenir tr\u00e8s bri\u00e8vement quelques ann\u00e9es en arri\u00e8re, au milieu des ann\u00e9es 80, au moment o\u00f9 Mikha\u00efl Gorbatchev arrive au pouvoir en URSS. Au d\u00e9part, le PCF ne peut qu\u2019\u00eatre satisfait de ce qui se passe \u00e0 Moscou. La bonne image internationale du nouveau num\u00e9ro un sovi\u00e9tique att\u00e9nue les effets symboliques d\u00e9sastreux de la p\u00e9riode brejn\u00e9vienne. Et le ton d\u2019ouverture adopt\u00e9 \u00e0 Moscou n\u2019est pas sans faire \u00e9cho \u00e0 ce que disaient les communistes fran\u00e7ais et italiens au temps pas si lointain de l\u2019eurocommunisme. Mais cette satisfaction des premiers temps ne va pas durer. Tout d\u2019abord, l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des r\u00e9formes apr\u00e8s 1987 et surtout l\u2019affirmation de ce que Gorbatchev appelle la <em>\u00ab nouvelle pens\u00e9e \u00bb<\/em> inqui\u00e8tent une direction qui redoute que le Kremlin, cette fois, ne s\u2019\u00e9loigne des \u00ab\u2009r\u00e9f\u00e9rences de classe\u2009\u00bb (proc\u00e8s-verbal du secr\u00e9tariat du PC, le 24 novembre 1988) et qu\u2019il n\u2019alt\u00e8re ainsi l\u2019identit\u00e9 du communisme politique.<\/p>\n<p>De plus, l\u2019\u0153uvre r\u00e9formatrice du leader sovi\u00e9tique intervient \u00e0 un moment de profonde crise interne et de crispation de la direction fran\u00e7aise. Les opposants de l\u2019int\u00e9rieur se r\u00e9clament de plus en plus de l\u2019exp\u00e9rience moscovite, et, \u00e0 partir de l\u2019\u00e9t\u00e9 1988, la presse se met \u00e0 parler des <em>\u00ab\u202fgorbatch\u00e9viens fran\u00e7ais\u202f\u00bb<\/em>, comme on \u00e9voquait les <em>\u00ab\u202fkhrouchtch\u00e9viens\u202f\u00bb<\/em> au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960. Pour Marchais et ses camarades, il n\u2019est pas question d\u2019admettre que l\u2019\u00e9volution sovi\u00e9tique puisse remettre en question les \u00e9quilibres d\u00e9licats au sein du PC fran\u00e7ais. D\u00e8s le mois de d\u00e9cembre 1988, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral lui-m\u00eame temp\u00e8re le soutien : <em>\u00ab\u202fCe qui se passe en Union sovi\u00e9tique ne peut servir de mod\u00e8le aux autres partis communistes\u202f\u00bb<\/em>. Entendons par l\u00e0 : pas besoin de <em>glasnost<\/em> et de <em>perestro\u00efka<\/em> au sein du PCF. Apr\u00e8s le temps de l\u2019idylle, s\u2019installe celui de la m\u00e9fiance, en attendant l\u2019heure du d\u00e9samour\u2026<\/p>\n<p>Tout cela permet de comprendre que le PCF soit d\u00e9contenanc\u00e9 quand la crise du bloc s\u2019accentue, au printemps de 1989 en Hongrie, en Pologne, puis en RDA. Jusqu\u2019alors, il a relativis\u00e9 la crise qui se d\u00e9ployait. \u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9 de 1989, la presse communiste continue de minimiser les signaux qui viennent de partout. Officiellement, on se veut optimiste, comme les dirigeants du bloc socialiste. <em>\u00ab Les \u00e9volutions en cours vont dans le bon sens \u00bb<\/em>, affirme le secr\u00e9tariat le 24 ao\u00fbt 1989. En septembre 1989, lors de la F\u00eate de l\u2019Humanit\u00e9, Georges Marchais d\u00e9clare encore que <em>\u00ab\u202fc\u2019est le socialisme qui fait et continue de faire la preuve de sa sup\u00e9riorit\u00e9\u202f\u00bb<\/em>. Au d\u00e9but octobre, la situation allemande est toujours <em>\u00ab normale \u00bb<\/em> pour les observateurs du PC fran\u00e7ais et l\u2019exode vers l\u2019Ouest, minimis\u00e9, est renvoy\u00e9 \u00e0 la <em>\u00ab vaste entreprise de d\u00e9bauchage orchestr\u00e9e par les dirigeants de l\u2019Allemagne de l\u2019Ouest \u00bb<\/em>. Alors que la plupart des PC au pouvoir d\u2019Europe orientale ren\u00e2clent devant les r\u00e9formes radicales et se d\u00e9marquent de Gorbatchev, le parti fran\u00e7ais les cr\u00e9dite inlassablement d\u2019un \u00e9tat d\u2019esprit port\u00e9 vers le mouvement.<\/p>\n<h2>\u00ab L\u2019\u00e9chec n\u2019est pas celui du socialisme \u00bb<\/h2>\n<p>Ce parti est donc pris \u00e0 contrepied au d\u00e9but novembre 1989. Les responsables fran\u00e7ais, les uns apr\u00e8s les autres, se f\u00e9licitent certes bruyamment de la chute du Mur et expliquent que la brutalit\u00e9 de la rupture ne les \u00e9tonne pas. <em>\u00ab Le PCF \u00e9tait conscient que les probl\u00e8mes pos\u00e9s \u00e9taient graves \u00bb<\/em>, affirme avec aplomb Georges Marchais devant le Congr\u00e8s de l\u2019ann\u00e9e suivante. L\u2019essentiel, comme le redit ce Congr\u00e8s, est de bien comprendre que <em>\u00ab l\u2019\u00e9chec n\u2019est pas celui du socialisme \u00bb<\/em>. Contre tous ceux qui r\u00e9clament du changement, de la r\u00e9novation ou de la refondation, il n\u2019est pas question de bouger d\u2019un pouce.<\/p>\n<p>Un peu moins de deux ans plus tard, alors que le r\u00e9gime sovi\u00e9tique est \u00e0 l\u2019agonie, c\u2019est la m\u00eame attitude qui pr\u00e9vaut. Au moment du putsch d\u2019ao\u00fbt 1991, le PCF reste passif. Il n\u2019approuve certes pas les putschistes du Kremlin, mais il se garde de condamner ouvertement le coup d\u2019\u00c9tat et, au contraire, il se pr\u00e9pare \u00e0 composer, f\u00fbt-ce sans enthousiasme, avec les nouveaux d\u00e9tenteurs du pouvoir. Le 21 ao\u00fbt, le responsable aux questions internationales du PCF, Maxime Gremetz, va jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cuser dans un entretien pour le journal <em>La Croix<\/em> l\u2019\u00e9tiquette de \u00ab\u202fconservateurs\u202f\u00bb appliqu\u00e9e aux hommes du coup d\u2019\u00c9tat, ajoutant que <em>\u00ab\u202fle choix des dirigeants est toujours l\u2019affaire des peuples concern\u00e9s\u202f\u00bb<\/em>. Il faut attendre que l\u2019\u00e9chec du putsch soit consomm\u00e9 pour que le PCF se d\u00e9cide \u00e0 le condamner et \u00e0 f\u00e9liciter chaudement Gorbatchev, qu\u2019il avait mollement soutenu les jours pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<p>Le PCF pouvait profiter de la crise du sovi\u00e9tisme pour reprendre l\u2019\u00e9lan r\u00e9formateur qu\u2019il avait enclench\u00e9 au temps de l\u2019eurocommunisme. Il pouvait expliquer que la seule mani\u00e8re de maintenir le meilleur du syst\u00e8me \u00e9tatique est-europ\u00e9en \u00e9tait de le subvertir radicalement, en cassant l\u2019ensemble des logiques ali\u00e9nantes que la \u00ab force des choses \u00bb avait l\u00e9gitim\u00e9es apr\u00e8s 1917. Pour des raisons internes, le groupe dirigeant de l\u2019apr\u00e8s-1978 n\u2019a pas trouv\u00e9 les ressorts pour faire ce travail d\u2019explication et d\u2019alternative. Dans le parti, la d\u00e9fense intransigeante de \u00ab l\u2019identit\u00e9 \u00bb a fini par l\u2019emporter sur l\u2019urgence du mouvement, quelque nom qu\u2019on lui donne, r\u00e9novation, refondation ou m\u00e9tamorphose. Parce qu\u2019il a tourn\u00e9 le dos pour lui-m\u00eame \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de transformation radicale, le PCF a fini par consid\u00e9rer <em>de facto<\/em> que cette transformation n\u2019\u00e9tait pas la cl\u00e9 de la survie pour les exp\u00e9riences d\u00e9riv\u00e9es de l\u2019Octobre russe. Le fait que le bloc sovi\u00e9tique se pr\u00e9sentait comme un anticapitalisme lui semblait suffire \u00e0 justifier sa perp\u00e9tuation, quand bien m\u00eame le maintien du syst\u00e8me se faisait \u00e0 l\u2019identique. Alors qu\u2019il avait commenc\u00e9 \u00e0 en prendre conscience au milieu des ann\u00e9es 1970, le PCF occulta donc par la suite la conviction que l\u2019immobilisme \u00e9tait le vecteur principal de la n\u00e9crose du communisme du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<h2>L\u2019Histoire n\u2019est pas finie<\/h2>\n<p>Entre 1956 et la fin des ann\u00e9es 1980, les r\u00e9formateurs communistes de l\u2019\u00e9poque khrouchtch\u00e9vienne ont \u00e9t\u00e9 marginalis\u00e9s, dans tous les pays du bloc sovi\u00e9tique et en premier lieu en URSS. La galaxie divis\u00e9e du mouvement interne \u00e9tant en sommeil ou d\u00e9sorient\u00e9e, les forces les plus actives sur la sc\u00e8ne publique se sont donc r\u00e9duites \u00e0 deux blocs : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les lib\u00e9raux faisant de la libre concurrence le crit\u00e9rium unique de l\u2019efficacit\u00e9 et, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, les conservateurs nostalgiques continuant de croire aux vertus d\u2019un \u00c9tat administratif tout puissant. En 1991, ne restaient plus face-\u00e0-face que le camp de Boris Eltsine et celui des putschistes piteux du Kremlin. L\u2019issue de l\u2019affrontement \u00e9tait alors in\u00e9vitable, alors qu\u2019il ne l\u2019\u00e9tait sans doute pas quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t. Mais l\u2019Histoire ne pardonne pas les prudences excessives : les occasions perdues ne se rattrapent jamais.<\/p>\n<p>En donnant l\u2019impression qu\u2019il \u00e9tait du c\u00f4t\u00e9 de la conservation de l\u2019existant, le PCF a laiss\u00e9 malgr\u00e9 lui le champ libre \u00e0 l\u2019id\u00e9e selon laquelle le seul choix \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9tait entre la scl\u00e9rose d\u2019un syst\u00e8me \u00e0 bout de souffle et la potion n\u00e9olib\u00e9rale. Or ce choix binaire trop simple \u00e9tait une impasse. Ce qu\u2019appelait la crise du \u00ab socialisme r\u00e9el \u00bb \u00e9tait une autre voie, une autre logique conjointement d\u00e9mocratique, \u00e9cologique et sociale, rompant \u00e0 la fois avec le lib\u00e9ralisme, l\u2019\u00e9tatisme et le productivisme. Ce qu\u2019appelait cette crise \u00e9tait une nouvelle esp\u00e9rance, un imaginaire, un r\u00e9cit \u2013 l\u00e0 encore peu importent les mots \u2013 qui continueraient l\u2019utopie du pass\u00e9, cette \u00ab R\u00e9publique d\u00e9mocratique et sociale \u00bb du mouvement ouvrier, mais qui la restructureraient de la cave au grenier et ne se contenteraient pas ainsi de la r\u00e9p\u00e9ter. Le PCF fut par sa faute la premi\u00e8re victime de ce choix en forme d\u2019impasse. Mais j\u2019ai la conviction que, au-del\u00e0 de lui, nous n\u2019avons pas fini, nous tous et pas seulement les membres du Parti communiste, de payer le prix d\u2019un tel aveuglement. Heureusement, nous savons aussi que l\u2019Histoire n\u2019est pas finie, qu\u2019elle ne finit pas et qu\u2019il ne faut surtout pas vouloir qu\u2019elle finisse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/roger-martelli\"><strong>Roger Martelli<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-11866 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/wall-1d8.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/wall-1d8-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"wall.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l&#8217;occasion du trenti\u00e8me anniversaire de la chute du Mur, nous reproduisons ici l&#8217;intervention de Roger Martelli, directeur de la publication de <em>Regards<\/em>, lors du colloque \u00e0 ce sujet organis\u00e9 par <em>Politis<\/em> le 25 octobre dernier.<\/p>\n","protected":false},"author":328,"featured_media":28178,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[292,346,406],"class_list":["post-11866","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-idees-culture","tag-communisme","tag-histoire","tag-pcf"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11866","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/328"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11866"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11866\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/28178"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11866"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11866"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11866"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}