{"id":11713,"date":"2019-08-16T10:44:00","date_gmt":"2019-08-16T08:44:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-faut-il-toujours-vouloir-faire-table-rase\/"},"modified":"2023-06-23T23:42:41","modified_gmt":"2023-06-23T21:42:41","slug":"article-faut-il-toujours-vouloir-faire-table-rase","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=11713","title":{"rendered":"Faut-il toujours vouloir faire table rase\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Cent ans apr\u00e8s la r\u00e9volution sovi\u00e9tique, nous avons demand\u00e9 \u00e0 Paul Chemetov, fils d\u2019immigr\u00e9 russe, architecte et urbaniste engag\u00e9, longtemps membre du Parti communiste, ce qu\u2019il en retenait. Faut-il encore vouloir faire du pass\u00e9 table rase\u00a0? Ou faut-il renoncer \u00e0 la rupture ? <\/p>\n<p>La question pos\u00e9e par <em>Regards<\/em> entrem\u00eale des mots\u00a0: rupture, pass\u00e9, radicalit\u00e9, innovation, changement, r\u00e9volution enfin, tous charg\u00e9s d\u2019affects, qui laissent dans leur sillage une \u00e9cume d\u2019enthousiasmes et d\u2019amertumes. Mais les mots donnent forme, quand ils sont partag\u00e9s, au d\u00e9sordre du monde et il faut donc s\u2019y affronter et briser leurs cha\u00eenes de signification pour en forger d\u2019autres. Commen\u00e7ons.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<strong>LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR<br \/>\n>><\/strong> <em><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/idees\/article\/le-reve-de-revolution-ne-suffit-pas-il-faut-penser-les-transitions\">Le r\u00eave de r\u00e9volution ne suffit pas, il faut penser les transitions<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rupture\u00a0: tout d\u2019abord celle d\u2019un c\u00e2ble et voil\u00e0 la montagne, la neige, les t\u00e9l\u00e9ph\u00e9riques et les victimes convoqu\u00e9s\u00a0; celle d\u2019un barrage. Celle d\u2019une histoire sentimentale qui s\u2019ach\u00e8ve. Rupture politique aussi, comme la strat\u00e9gie th\u00e9oris\u00e9e dans le domaine de l\u2019action judiciaire par feu Jacques Verg\u00e8s\u00a0: en fait, renverser la table, tirer un coup de pistolet dans un concert, imposer dans une action convenue les codes d\u2019une autre pratique. La rupture en ce cas devient productive d\u2019une autre logique, d\u2019une autre vision du monde, elle r\u00e9volutionne parce qu\u2019elle retourne cul par-dessus t\u00eate l\u2019ordre, la compr\u00e9hension, l\u2019usage.<\/p>\n<p>Mais on ne peut rester dans cette position inconfortable, sauf \u00e0 \u00eatre comme un hamster dans sa roue, elle tourne et lui, pourtant agit\u00e9, reste sur place. Voil\u00e0 une r\u00e9volution au sens premier de ce mot, selon le Petit Robert : le retour p\u00e9riodique d\u2019un astre \u00e0 un point de son orbite. Et pour les architectes ou les amoureux de Chambord\u00a0: escalier \u00e0 double r\u00e9volution. Il faut attendre le XVIIIe si\u00e8cle, Rousseau et Montesquieu pour donner \u00e0 ce mot son sens actuel. On en sait les avatars plus r\u00e9cents\u00a0: la r\u00e9volution culturelle de Mao, celle permanente de Trotski \u2013 bref, comme disait dans un mouvement de lucidit\u00e9 Fran\u00e7ois Mitterrand, <em>\u00ab\u00a0le coup d\u2019\u00c9tat permanent\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<h2>Le temps et la raret\u00e9<\/h2>\n<p>Si tous les sens que charrie le mot r\u00e9volution conditionnent sa pratique, pass\u00e9 le grand soir elle s\u2019installe comme pouvoir, oublieuse de la formule de Michelet qui d\u00e9finissait celle de 89, en France, comme l\u2019av\u00e8nement de la loi, la r\u00e9surrection du droit, l\u2019avenir de la justice. On peut l\u00e9gitimement demander quels sont les privil\u00e8ges cach\u00e9s dans chacun de ces mots qui devraient nous r\u00e9unir et qui, de fait, balisent les lignes de partage de la soci\u00e9t\u00e9. La loi, le droit, la justice n\u2019ont pu assumer le partage \u00e9quitable. Et si le socialisme veut assurer \u00e0 tous le gite et le couvert, l\u2019\u00e9cole et l\u2019h\u00f4pital, il est un probl\u00e8me qu\u2019il ne peut r\u00e9soudre et doit accepter comme un caillou dans sa chaussure\u00a0: c\u2019est celui de l\u2019exception, de la raret\u00e9. On ne peut promettre \u00e0 tous le Ch\u00e2teau-Margaux. Faut-il r\u00e9guler cette raret\u00e9 par le prix, par les privil\u00e8ges de la nomenclature, par le tirage au sort, avec le secret espoir d\u2019une r\u00e9demption dans les paradis de l\u2019ivresse\u00a0?<\/p>\n<p>On peut faire un constat semblable dans le domaine du logement pour tous. Aux caves et galetas du XIXe si\u00e8cle ont succ\u00e9d\u00e9 l\u2019habitat faubourien, l\u2019eau sur le palier et les WC dans la cour. Dans le m\u00eame temps, \u00e0 l\u2019Ouest s\u2019\u00e9difiaient des appartements pompeux. Apr\u00e8s les tentatives philanthropiques des cit\u00e9s jardins, l\u2019apr\u00e8s-guerre a produit les grands ensembles, l\u2019habitat de la multitude. M\u00eame si, \u00e0 deux g\u00e9n\u00e9rations de distance, ces logements nous semblent p\u00e9rim\u00e9s pour nos r\u00e9f\u00e9rences actuelles, ils ont pour la premi\u00e8re fois donn\u00e9 de la surface, de l\u2019eau chaude, le chauffage central et quelques vues sur l\u2019avenir \u00e0 des innombrables qui, par cette exp\u00e9rience, sont devenus exigeants \u2013 soit d\u2019un habitat autrement partag\u00e9, participatif dit-on aujourd\u2019hui, soit du refuge dans le pavillon individuel\u00a0: une chaumi\u00e8re et un c\u0153ur. Cependant, m\u00eame l\u2019habitat r\u00eav\u00e9 reste situ\u00e9, les uns avec vue sur la Seine et les autres sur les voies ferr\u00e9es.<\/p>\n<p>Et on voit bien \u00e0 cet exemple prosa\u00efque, celui qui a interrog\u00e9 toute ma pratique, que la r\u00e9ponse de la quantit\u00e9, de l\u2019\u00e9quit\u00e9 apparente de l\u2019existence minimale pour tous fait l\u2019impasse sur les pratiques, les cultures et les m\u00e9moires\u00a0: ce que l\u2019on nomme le pass\u00e9, dont il faudrait faire table rase. Les humains vivant en soci\u00e9t\u00e9 dans un entrelacs de r\u00e9f\u00e9rences mat\u00e9rielles et culturelles, qui les entravent, mais les emp\u00eachent de tituber, ils ne peuvent avoir le m\u00eame rapport au temps qu\u2019un insecte d\u2019une dur\u00e9e de vie de quelques semaines.<\/p>\n<h2>Un refrain entra\u00eenant mais confusionniste<\/h2>\n<p>La table rase ne profiterait qu\u2019aux \u00eatres autonomes asociaux et autocentr\u00e9s dans leur scaphandre de certitudes. La majorit\u00e9 d\u2019entre nous, dans l\u2019accumulation des cailloux blancs des chemins de nos vies, dans le bouillon des histoires familiales, dans le poids mat\u00e9riel des pratiques ossifi\u00e9es dans nos habitats, nos villes, nos routes ou m\u00eame dans les sillons et les haies du paysage agricole, en rien naturel (seule la for\u00eat primitive ou la jungle le sont), confrontent dans les bricolages de la vie le temps de plus en plus long des destins individuels et le temps tr\u00e8s lent du monde b\u00e2ti. C\u2019est dans le renouvellement permanent de ce temps long que, comme des bernard-l\u2019hermite, nous habitons nos coquilles. Les b\u00e2timents o\u00f9 nous vivons et les objets manufactur\u00e9s que nous ch\u00e9rissons, comme nos voitures, ont des existences conjointes mais des rapports au temps totalement diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Ces armures non seulement mat\u00e9rielles, mais culturelles ou affectives, par leurs ancrages profonds et leurs probabilit\u00e9s d\u2019avenir, sont autant de t\u00e9moins dans la transmission des exp\u00e9riences humaines. Mais ces pratiques, il faut les th\u00e9oriser pour ne pas les mythifier et \u00eatre capable de penser l\u2019innovation et le changement. L\u2019innovation ce n\u2019est pas, comme le disait un publicitaire britannique, <em>\u00ab\u00a0coller une \u00e9tiquette &#8220;nouveau&#8221; sur un produit qui se vend mal\u00a0\u00bb<\/em> ; le changement, ce n\u2019est pas le propos d\u00e9sabus\u00e9 du prince dans <em>Le Gu\u00e9pard<\/em>. Car pour aller au-del\u00e0 de l\u2019apparence, il faut de la radicalit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire un retour \u00e0 la racine des choses, \u00e0 leur origine pass\u00e9e. <em>Du pass\u00e9 faisons table rase<\/em> est certes un refrain entra\u00eenant, mais confusionniste.<\/p>\n<p>Dans la <em>doxa<\/em> communiste, cette question a \u00e9t\u00e9 le plus souvent \u00e9lud\u00e9e. On peut trouver chez Marx quelques remarques aigu\u00ebs sur le Parth\u00e9non et les temples grecs qui nous \u00e9meuvent par-del\u00e0 les si\u00e8cles, mais le courant dominant parle en termes d\u2019infrastructures et de superstructures \u2013 d\u2019o\u00f9 le reflet l\u00e9niniste, loin des analyses radicales de l\u2019\u00e9cole de Francfort ou de Walter Benjamin. On pourrait ind\u00e9finiment faire la liste des mauvais chemins emprunt\u00e9s aux carrefours de l\u2019histoire, mais aujourd\u2019hui constater avec effroi que l\u2019humanit\u00e9 est en capacit\u00e9 de s\u2019autod\u00e9truire. Dans cette situation, on ne peut faire de notre pass\u00e9 table rase. <\/p>\n<h2>Les abris de l&#8217;action politique<\/h2>\n<p>La r\u00e9volution, la radicalit\u00e9, le changement, l\u2019innovation, tous ces mots parlent de la conflictualit\u00e9 assum\u00e9e, de ce qu\u2019il y a d\u2019antagonique dans toute soci\u00e9t\u00e9 et par quelle dialectique elle avance. Le progr\u00e8s, ce n\u2019est pas toujours plus, c\u2019est sans doute d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment mieux. C\u2019est ce qui fonde et justifie l\u2019action politique. Mais sans pens\u00e9e politique, sans projet et sans r\u00e9f\u00e9rences, il n\u2019y a pas d\u2019action commune possible. Dans le monde contemporain o\u00f9 la segmentation, l\u2019individuation, la concurrence ou la comp\u00e9titivit\u00e9 l\u2019emportent, comment \u00eatre des \u00eatres autonomes capables d\u2019empathie\u00a0? Se pensant comme totalit\u00e9 et non comme fraction\u00a0? La forme parti \u2013 par ailleurs si efficace \u2013 en est une. Mais la forme d\u2019organisation ne peut se s\u00e9parer des lieux de son expression. Le d\u00e9sordre apparent (mais l\u2019ordre cach\u00e9) de Nuit debout et le rituel de tout office religieux \u2013 f\u00fbt-il politique, clercs et la\u00efques s\u00e9par\u00e9s et communiant ensemble \u2013 sont les deux formes extr\u00eames qui bornent ce qu\u2019il faut atteindre. Dans ce champ, les manifestations, les gr\u00e8ves et leurs rituels \u2013 si elles ne deviennent pas des enterrements convenus, les cort\u00e8ges fun\u00e8bres des illusions perdues \u2013 sont aussi n\u00e9cessaires par l\u2019apprentissage du commun que par leurs objectifs affich\u00e9s.<\/p>\n<p>Aux activit\u00e9s humaines, on a toujours trouv\u00e9 des abris, dont les formes et l\u2019organisation disent tout de la soci\u00e9t\u00e9 comme des rapports sociaux. Quels sont les abris de l\u2019action politique aujourd\u2019hui\u00a0: les hologrammes, le journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, les questions au gouvernement du mercredi ? Le socialisme naissant r\u00eavait aux maisons du peuple, comme aux bourses du travail, il cherchait refuge dans la sociabilit\u00e9 des estaminets dont la tradition anarchiste perdure toujours en Catalogne ; les clubs r\u00e9volutionnaires anticipaient ce besoin. Il reste des formes \u00e0 trouver, m\u00ealant sous un m\u00eame toit les Restos du C\u0153ur, les biblioth\u00e8ques, les caf\u00e9s, les kiosques \u00e0 musique et les permanences politiques, des associations ou syndicats. Bref, en t\u00e2tonnant, trouver des formes d\u2019autogestion qui rendraient cette utopie n\u00e9cessaire est sans doute une des pistes qu\u2019il faut explorer.<\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0Des formes inimaginables\u00a0\u00bb<\/h2>\n<p>Et si nous c\u00e9l\u00e9brons octobre 2017, c\u2019est pour marquer le centenaire de la r\u00e9volution russe. Le centenaire de celle de 1789, la n\u00f4tre, vit \u00e0 Paris l\u2019\u00e9rection de la tour Eiffel, un banquet de tous les maires de France et la cr\u00e9ation d\u2019une galerie de zoologie (l\u2019\u00e9volution, pas encore la r\u00e9volution), au Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle. \u00c0 quoi aurons-nous droit\u00a0pour ce premier centenaire ? Le tir d\u2019un missile balistique, un homme ou une femme dans l\u2019espace, une parade militaire sur la place Rouge\u00a0devant un mausol\u00e9e ? Comment donc c\u00e9l\u00e9brer Octobre\u00a0? Et l\u00e0, il me faut faire un d\u00e9tour par l\u2019histoire familiale.<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re fut t\u00e9moin et acteur des r\u00e9volutions de f\u00e9vrier et d\u2019octobre, et de la guerre civile qu\u2019il commen\u00e7a aux c\u00f4t\u00e9s des Rouges et termina dans les rangs de l\u2019arm\u00e9e blanche\u2026 Alors que je voyais avec lui quelques films sovi\u00e9tiques qui reconstituaient ces \u00e9v\u00e9nements, il me disait : <em>\u00ab\u00a0Mais octobre, ce ne fut pas \u00e7a, ce fut aussi un 68 en armes, c\u2019\u00e9tait des soldats dormant \u00e0 m\u00eame le sol, dans les couloirs de Smolny, des salles enfum\u00e9es o\u00f9 se succ\u00e9daient \u00e0 la tribune les leaders r\u00e9volutionnaires et m\u00eame un pi\u00e8tre orateur comme L\u00e9nine \u00bb<\/em>. Octobre ne fut cependant possible que par la premi\u00e8re guerre mondiale et les masses arm\u00e9es qui en Russie retourn\u00e8rent leurs fusils \u2013 il en suivit tout de m\u00eame une conception militaris\u00e9e de l\u2019action politique qui fait partie de notre histoire et dont il nous faut faire le deuil.<\/p>\n<p>Pour conclure, je citerais Roger Vaillant, proche compagnon de route des communistes qui, en 1960, \u00e9crivait dans son roman <em>La F\u00eate<\/em> : <em>\u00ab\u00a0Un nouveau type d\u2019homme s\u2019\u00e9tait form\u00e9, s\u2019\u00e9tait forg\u00e9 pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle dans les luttes ouvri\u00e8res et la guerre civile\u00a0: le bolchevik\u2026 il avait soudainement pris conscience apr\u00e8s le vingti\u00e8me congr\u00e8s du PCUS que l\u2019histoire \u00e9tait entr\u00e9e dans une nouvelle phase, sans qu\u2019il s\u2019en fut aper\u00e7u&#8230; Le bolchevik \u00e9tait d\u00e9sormais un personnage historique comme les disciples de Socrate, les Romains de la R\u00e9publique, les conventionnels ou les chefs d\u2019industrie qui \u00e9difiaient des empires&#8230; Il fallait planter l\u00e0 tout ce qui n\u2019\u00e9tait plus vivant dans la m\u00e9moire des hommes, les charges de la cavalerie rouge, les occupations d\u2019usine. La R\u00e9volution est d\u00e9mod\u00e9e, elle a chang\u00e9 de nom. Elle prendra des formes inimaginables.\u00a0\u00bb<\/em> On pourrait ajouter : et \u00e0 ce jour inimagin\u00e9es. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/paul-chemetov\"><strong>Paul Chemetov<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-11713 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/off-cf2.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/off-cf2-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"off.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cent ans apr\u00e8s la r\u00e9volution sovi\u00e9tique, nous avons demand\u00e9 \u00e0 Paul Chemetov, fils d\u2019immigr\u00e9 russe, architecte et urbaniste engag\u00e9, longtemps membre du Parti communiste, ce qu\u2019il en retenait. 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