{"id":1164,"date":"1998-12-01T00:00:00","date_gmt":"1998-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/honduras1164\/"},"modified":"1998-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-11-30T23:00:00","slug":"honduras1164","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1164","title":{"rendered":"Honduras"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p><strong> Am\u00e9rique centrale Solidarit\u00e9**** Ce r\u00e9cit a commenc\u00e9 par un message re\u00e7u des Etats-Unis. Mike, le fr\u00e8re de Juan Donald, p\u00e8re j\u00e9suite de la paroisse de Sangrelaya, r\u00e9gion de San Pedro Sula, au Nord-Ouest du Honduras, lui \u00e9crivait: &#8221; Je suis tr\u00e8s inquiet pour toi. J&#8217;ai assez vu les d\u00e9g\u00e2ts de Fifi pour \u00eatre maintenant tr\u00e8s nerveux. C&#8217;est le second cyclone qui se dirige vers toi. Je pense que tu es plus pr\u00e8s de l&#8217;information, quoique je sois coll\u00e9 au poste pour les bulletins sur &#8220;Mitch&#8221; \u00e0 chaque demi-heure. Ils disent qu&#8217;il s&#8217;agit du quatri\u00e8me cyclone qui d\u00e9ferle sur l&#8217;Atlantique. Ils disent aussi que les vents soufflent \u00e0 180 et 250 milles. S&#8217;il te pla\u00eet, prends soin de toi, et tiens-nous au courant, ainsi je pourrai le raconter \u00e0 Grand-m\u00e8re. &#8221; Juan Donald, p\u00e8re j\u00e9suite d&#8217;origine nord-am\u00e9ricaine, en mission au Honduras depuis une vingtaine d&#8217;ann\u00e9es, animateur d&#8217;un th\u00e9\u00e2tre local, nous a donc confi\u00e9 la correspondance qu&#8217;il a entretenue avec son fr\u00e8re, aux Etats-Unis. Un t\u00e9moignage qui dit combien la pr\u00e9sence des religieux a \u00e9t\u00e9 essentielle, moralement et mat\u00e9riellement, dans ces circonstances dramatiques, alors que ni les autorit\u00e9s honduriennes ni les soci\u00e9t\u00e9s propri\u00e9taires des bananeraies ne sont venues \u00e0 l&#8217;aide de la population de la paroisse de Sangrelaya, pr\u00e8s de Port Colomb.  <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Mardi 27 octobre <\/strong><\/p>\n<p>Mike, si tu pouvais divulguer ces informations, tu nous aiderais beaucoup. Les lignes t\u00e9l\u00e9phoniques ne fonctionnent pas bien, tous les Honduriens des Etats-Unis essayent d&#8217;avoir des nouvelles de leurs parents. La c\u00f4te Nord est actuellement balay\u00e9e par des vagues, mais il semble que l&#8217;oeil du cyclone restera en mer. Ici, dans les terres, nous n&#8217;aurons sans doute pas plus qu&#8217;une terrible inondation. &#8221; Mitch &#8221; avance tr\u00e8s lentement, quelque chose comme 3 \u00e0 9 km\/heure. Il se trouve \u00e0 90 km de la c\u00f4te.<\/p>\n<p> <strong> Mercredi 28, 8h 40 <\/strong><\/p>\n<p>Hier soir, la temp\u00eate s&#8217;est arr\u00eat\u00e9e. Elle mena\u00e7ait d&#8217;entrer \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du pays mais elle est rest\u00e9e \u00e0 50 km de la c\u00f4te, entre les \u00eeles Trujillo et Guanaja. La vall\u00e9e d&#8217;Aguan est isol\u00e9e: tous les chemins sont coup\u00e9s, et au moins Tocoa et Sava sont inond\u00e9es. Les villes de la c\u00f4te sont tr\u00e8s touch\u00e9es et les \u00eeles doivent \u00eatre dans la m\u00eame situation. Je crois que la route de Tegucigalpa reste encore accessible. Ici, tout est \u00e9tonnamment calme, nous avons seulement une pluie constante. Le Rio Pelo monte, mais il n&#8217;y a toujours pas d&#8217;inondation dans la ville. Les gens qui se souviennent de Fifi sont plus pr\u00e9occup\u00e9s par les pluies qui viendraient apr\u00e8s le passage de Mitch. C&#8217;est elles qui causeraient vraiment les inondations et la mort.<\/p>\n<p> <strong> Mercredi 28, 17 h 47 <\/strong><\/p>\n<p>Il est presque six heures du soir et tout est obscur. Il para\u00eet que cet apr\u00e8s-midi, le centre du cyclone a commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9placer lentement vers le nord-ouest. Tant mieux: cela signifierait qu&#8217;il s&#8217;\u00e9loigne&#8230;<\/p>\n<p> <strong> Jeudi 29, 10 heures <\/strong><\/p>\n<p>Probablement, je ne pourrai pas envoyer ce que je suis en train d&#8217;\u00e9crire. Les liaisons t\u00e9l\u00e9phoniques sont d\u00e9fectueuses. Une pluie d&#8217;enfer s&#8217;est d\u00e9cha\u00een\u00e9e ! Les bulletins pr\u00e9voient encore au moins deux jours comme \u00e7a. Il pleut maintenant \u00e0 verse; ce n&#8217;est plus le genre de pluie qui dure une demi-heure et qui laisse percer le soleil. Depuis hier \u00e0 22 heures, le ciel d\u00e9verse litt\u00e9ralement de l&#8217;eau. En vingt ans, je n&#8217;ai jamais rien vu de pareil !<\/p>\n<p>Nous ne pouvons sortir du coll\u00e8ge San Jos\u00e9 qu&#8217;en jeep: la rue d&#8217;en face est un torrent furieux. Le b\u00e2timent du th\u00e9\u00e2tre tient bien et nous avons toujours de l&#8217;eau puisqu&#8217;elle vient du puits. Si nous avons encore de l&#8217;\u00e9lectricit\u00e9, tout ira bien. Mais elle manque d\u00e9j\u00e0 dans le reste de la ville, comme l&#8217;eau potable. Nous avons essay\u00e9 d&#8217;atteindre Palermo pour prendre des nouvelles de la famille de Chito, mais nous n&#8217;avons pas pu traverser. En ce moment m\u00eame, il pleut comme en enfer.<\/p>\n<p> <strong> Vendredi 30, 11 h 40 <\/strong><\/p>\n<p>Il y a en ce moment un calme relatif, mais nous ne nous risquons pas \u00e0 esp\u00e9rer que le pire soit d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9. Je me h\u00e2te car l&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 menace d&#8217;\u00eatre coup\u00e9e d&#8217;un moment \u00e0 l&#8217;autre. Hier, nous avons v\u00e9cu la plus grosse catastrophe jamais imagin\u00e9e en terme de d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels (nous n&#8217;avons pas de perte humaine). L&#8217;infrastructure du pays est totalement d\u00e9truite: routes, syst\u00e8me de distribution d&#8217;eau, une grande partie du r\u00e9seau d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9. Presque tous les villages et les villes sont isol\u00e9s et nous devons attendre que les eaux baissent pour pouvoir \u00e9valuer les d\u00e9g\u00e2ts.<\/p>\n<p> <strong> Vendredi 30, 17 h 30 <\/strong><\/p>\n<p>Nous avons eu l&#8217;occasion, durant la journ\u00e9e, de sortir faire un tour, visiter quelques personnes et constater les ravages de ces pluies diluviennes. Nous avions m\u00eame l&#8217;espoir que le pire \u00e9tait derri\u00e8re nous, mais, maintenant, il est clair que les choses s\u00e9rieuses commencent \u00e0 peine. Il a recommenc\u00e9 \u00e0 pleuvoir fort vers 16 h. Nuit d&#8217;angoisse devant nous. Chito et Erika et leur famille sont venus s&#8217;installer au San Jos\u00e9 pour vivre &#8221; l&#8217;\u00e9v\u00e9nement &#8220;. Le quartier Palermo est inond\u00e9 \u00e0 cause de la crue du Rio Ulua, qui se remplit des eaux de la montagne. Avec cette nouvelle pluie, l&#8217;eau nous assaille de deux c\u00f4t\u00e9s. D&#8217;El Progreso \u00e0 San Pedro Sula tout est une immense mer d&#8217;eau. La situation alimentaire devient de plus en plus difficile. Depuis que les voies de communication sont coup\u00e9es, il n&#8217;y a plus d&#8217;approvisionnement. Il n&#8217;y a plus d&#8217;eau pour boire et se laver.<\/p>\n<p> <strong> Samedi 31, 11 heures <\/strong><\/p>\n<p>Compte tenu des jours ant\u00e9rieurs, aujourd&#8217;hui est un jour tranquille. Les orages sont pass\u00e9s ce matin, le soleil essaie de se montrer. Pour la premi\u00e8re fois, cette semaine, nous avons pu voir la montagne. L&#8217;oeil du cyclone est maintenant sur Tegucigalpa, un peu plus loin. Hier soir, Edy et moi nous disions que cette semaine notre \u00e9chelle de valeurs avait chang\u00e9: &#8221; Leurs maisons ne sont que sous l&#8217;eau &#8220;, cela veut dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas trop de probl\u00e8me. Il s&#8217;agit simplement d&#8217;attendre que l&#8217;eau baisse de niveau, nettoyer la salet\u00e9.<\/p>\n<p>Nous, j\u00e9suites, nous sommes r\u00e9unis hier soir pour \u00e9changer nos impressions. Nous nous sommes occup\u00e9s de tout. Il est impossible de donner la moindre estimation r\u00e9aliste des d\u00e9g\u00e2ts, ni dans El Progreso, encore moins pour les autres r\u00e9gions. Une chose est s\u00fbre: le pays entier a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit comme un pare-brise de voiture quand un caillou le frappe. L&#8217;\u00e9conomie est d\u00e9truite dans la mesure o\u00f9 l&#8217;essentiel de l&#8217;\u00e9conomie n\u00e9olib\u00e9rale est centr\u00e9e ici sur l&#8217;exportation, et il faudra au moins plusieurs mois, voire plusieurs ann\u00e9es, avant que le transport terrestre puisse \u00eatre r\u00e9tabli, pour que l&#8217;activit\u00e9 portuaire reprenne.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me imm\u00e9diat, c&#8217;est la nourriture et l&#8217;eau (c&#8217;est si ironique que l&#8217;eau soit un probl\u00e8me). Un aspect remarquable dans cette situation, c&#8217;est que les suppos\u00e9es &#8221; autorit\u00e9s &#8221; aient tout simplement disparu. Concernant les soldats, j&#8217;en conclus qu&#8217;ils ont tous \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s au personnel de TV, vu qu&#8217;ils figurent sur toutes les images ! Les gens des quartiers ont form\u00e9 des comit\u00e9s de vigilance pour prot\u00e9ger les maisons du pillage (chose commune en temps normal mais qui, avec la situation, a empir\u00e9). Cela reste une des nombreuses manifestations impressionnantes de la solidarit\u00e9 du peuple devant son abandon total de la part des &#8221; autorit\u00e9s &#8220;.<\/p>\n<p> <strong> Samedi 31, 20 h 30 <\/strong><\/p>\n<p>Nous vivons, aujourd&#8217;hui, une relative accalmie. Nous avons eu quelques averses l\u00e9g\u00e8res. La situation est stable, \u00e0 l&#8217;aune des param\u00e8tres dont nous disposons. Le cyclone a frapp\u00e9 durement Tegucigalpa. Il semble que cela fut aussi dur l\u00e0-bas qu&#8217;ici. Peut-\u00eatre m\u00eame pire vu les conditions g\u00e9ographiques de la capitale. Ici, le Rio Ulua a reflu\u00e9 pendant la journ\u00e9e, il \u00e9tait \u00e0 cent m\u00e8tres du th\u00e9\u00e2tre, mais il a baiss\u00e9. Un des grands probl\u00e8mes maintenant est de sauver les gens des bananeraies. Tous les champs sont inond\u00e9s. Quelques barques se sont bien risqu\u00e9es sur l&#8217;eau, en vain. La radio a commenc\u00e9 \u00e0 demander qu&#8217;ils tentent de se diriger vers El Progreso par la digue. La vall\u00e9e enti\u00e8re est sous les eaux. Il nous faudra trouver d&#8217;autres lieux pour h\u00e9berger la population, les r\u00e9fugi\u00e9s accueillis chez nous \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 bien entass\u00e9s&#8230; Le probl\u00e8me mat\u00e9riel majeur reste celui de l&#8217;eau potable. Le second, celui de la nourriture. Il y a peu de provisions et leur prix a augment\u00e9 de fa\u00e7on astronomique. Plus grave, la peur et la panique que les gens avaient contenues pendant tous ces jours ont commenc\u00e9 \u00e0 surgir: il y a des rumeurs folles de tous c\u00f4t\u00e9s, par exemple, qu&#8217;El Progreso va dispara\u00eetre&#8230; <\/p>\n<p> <strong> Dimanche 1er novembre, 21 h 30 <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est un jour d&#8217;une incroyable tranquillit\u00e9, compar\u00e9 aux pr\u00e9c\u00e9dents. La situation se normalise relativement. Nous avons d\u00e9j\u00e0 du soleil ! M\u00eame ici \u00e0 San Jos\u00e9 nous avons eu un dimanche presque normal: les gens ont jou\u00e9 au foot sur le terrain et des enfants couraient un peu partout. Le linge \u00e9tendu au soleil, toutes les autres affaires que les gens avaient pu r\u00e9cup\u00e9rer dans leurs maisons, toutes ces choses empil\u00e9s dans les couloirs du coll\u00e8ge, tout nous fait esp\u00e9rer que bient\u00f4t nous retournerons \u00e0 la normalit\u00e9, mais&#8230;<\/p>\n<p>Le point le plus critique s&#8217;est d\u00e9plac\u00e9 vers les travailleurs et leurs familles qui sont rest\u00e9s pi\u00e9g\u00e9s dans les bananeraies. Personne n&#8217;a pas pu encore atteindre les cabanes des bananeros. Ces gens n&#8217;ont ni mang\u00e9 ni bu pendant tous ces jours, le soleil est une &#8221; b\u00e9n\u00e9diction inesp\u00e9r\u00e9e &#8220;, car ils attendent le secours par les toits. Mais les rayons leur br\u00fblent la peau. Ils souffrent de diff\u00e9rents maux, champignons, gonflement des pieds, toux&#8230;<\/p>\n<p>Les &#8221; autorit\u00e9s &#8221; civiles et militaires sont toujours absentes. La seule qui m\u00e9rite notre reconnaissance, c&#8217;est la Compagnie d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9. Les ouvriers ont r\u00e9alis\u00e9 un travail impressionnant, coupant des lignes \u00e0 haute tension l\u00e0 o\u00f9 il le fallait et r\u00e9tablissant le courant l\u00e0 o\u00f9 c&#8217;\u00e9tait n\u00e9cessaire. L&#8217;eau est le point le plus d\u00e9licat, la nourriture vient en second. Le probl\u00e8me de l&#8217;eau multiplie les risques d&#8217;une \u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra. Les m\u00e9dicaments seront un nouveau probl\u00e8me d&#8217;ici une paire de jours.<\/p>\n<p> <strong> Lundi 2, 9 heures <\/strong><\/p>\n<p>La situation dans les bananeraies reste d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e et nos &#8220;maisons de refuge &#8221; ont de plus en plus de difficult\u00e9s. Les autorit\u00e9s civiles et militaires sont toujours absentes; les responsables de la Compagnie banani\u00e8re aussi pour le sauvetage de leurs propres travailleurs, pourtant l&#8217;aspect le plus important du drame actuel. Et comme nous l&#8217;avions soup\u00e7onn\u00e9, le gouvernement a annonc\u00e9 que toute l&#8217;aide internationale arrivant au pays ira \u00e0 Tegucigalpa, le reste du pays devra se d\u00e9brouiller tout seul face \u00e0 l&#8217;avenir&#8230; n<\/p>\n<p>Traduit de l&#8217;espagnol par Carlos Abrego<\/p>\n<p>* P\u00e8re j\u00e9suite, cur\u00e9 de la paroisse de Sangrelaya, Colon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1164","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1164","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1164"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1164\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1164"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1164"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1164"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}