{"id":11612,"date":"2019-05-09T10:37:01","date_gmt":"2019-05-09T08:37:01","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-les-choses-lues-par-monsieur-marx-ep-13\/"},"modified":"2023-07-03T14:33:39","modified_gmt":"2023-07-03T12:33:39","slug":"article-les-choses-lues-par-monsieur-marx-ep-13","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=11612","title":{"rendered":"Sous le pav\u00e9, l\u2019\u00e9cologie de gauche ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">D\u00e9couvrez vite l&#8217;\u00e9pisode 13 des \u00ab choses lues par Monsieur Marx \u00bb !<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9poque ne se pr\u00eate gu\u00e8re \u00e0 l\u2019optimisme. Les crises sociales, \u00e9cologiques et d\u00e9mocratiques vont bon train. Le spectre du d\u00e9passement du capitalisme ne semble plus hanter ni l\u2019Europe, ni le monde. Les r\u00e9ponses r\u00e9gressives aux crises ont le vent en poupe. La gauche en miettes est menac\u00e9e. Elle n\u2019est plus un p\u00f4le, et presque plus un rep\u00e8re pour les mobilisations, les luttes et les exp\u00e9rimentations qui continuent de r\u00e9sister et de r\u00e9clamer la libert\u00e9 et la justice. <\/p>\n<h2>Rendez vous rat\u00e9s <\/h2>\n<p>Le philosophe Serge Audier revendique d\u2019appartenir au camp de la gauche. Il saisit le probl\u00e8me par l\u2019\u00e9cologie. Question effectivement centrale, d\u2019une urgence de plus en plus manifeste, comme l\u2019analyse l\u2019important <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/acces-payant\/trimestriel\/50-printemps-2019\/article\/regards-printemps-2019\">dossier du num\u00e9ro printemps 2019<\/a> de <em>Regards<\/em> et pour laquelle la gauche n\u2019a jamais su \u00eatre vraiment et durablement au rendez-vous. Il en appelle \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une v\u00e9ritable r\u00e9flexion autocritique qu\u2019il m\u00e8ne dans <em>L\u2019\u00e2ge productiviste<\/em>, un gros livre de plus de 950 pages, publi\u00e9 en f\u00e9vrier 2019[[Serge Audier : <em>L&#8217;\u00e2ge productiviste. H\u00e9g\u00e9monie prom\u00e9th\u00e9enne, br\u00e8ches et alternatives \u00e9cologiques.<\/em> La D\u00e9couverte, f\u00e9vrier 2019. Ce livre fait suite \u00e0 La soci\u00e9t\u00e9 \u00e9cologique et ses ennemis publi\u00e9 en mars 2017 chez le m\u00eame \u00e9diteur.]] :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab La question de savoir pourquoi nous en sommes arriv\u00e9s l\u00e0, quels sont les motifs explicites ou tacites qui ont engendr\u00e9 la situation actuelle, mais aussi quelles occasions ont \u00e9t\u00e9 manqu\u00e9es, restent importante. Les individus comme les collectivit\u00e9s sont souvent pris dans un certain nombre de postulats non questionn\u00e9s qui continuent d\u2019orienter leurs comportements, m\u00eame contre leur gr\u00e9. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019histoire intellectuelle des deux cent cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es centr\u00e9e sur la question \u00e9cologique qu\u2019il s\u2019est attach\u00e9 \u00e0 \u00e9crire vise \u00e0 mieux se d\u00e9barrasser de ces vielles chemises qui collent encore \u00e0 la peau.<\/p>\n<p>Que nous apprend ce long voyage \u00e0 travers le paysage intellectuel et militant de l\u2019histoire du capitalisme dominant ? Que tr\u00e8s t\u00f4t et tout au long de ces deux si\u00e8cles et demi, une conscience du p\u00e9ril environnemental et une critique \u00ab pr\u00e9-\u00e9cologique \u00bb a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e publiquement. Pas seulement sur un mode conservateur ou r\u00e9actionnaire de nostalgie des temps perdus, mais aussi par des individus s\u2019inscrivant dans les courants lib\u00e9raux, r\u00e9publicains, socialistes, communistes ou anarchistes. Comme Mich\u00e8le Riot-Sarcey l\u2019avait fait pour la libert\u00e9 dans le XIXe si\u00e8cle fran\u00e7ais[[Mich\u00e8le Riot-Sarcey : <em>Le proc\u00e8s de la libert\u00e9. Une histoire souterraine du XIX\u00e8me si\u00e8cle en France.<\/em> La D\u00e9couverte, 2016.]], Serge Audier cherche les traces discontinues des pionniers de l\u2019\u00e9cologie. Il fait (re)d\u00e9couvrir des pr\u00e9curseurs souvent oubli\u00e9s qui, par vague successives, ont critiqu\u00e9, alert\u00e9, pr\u00e9conis\u00e9 sur les p\u00e9rils environnementaux puis \u00e9cologiques de la soci\u00e9t\u00e9 industrielle. Par exemple le g\u00e9ographe Franz Schrader qui au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle, voulait concevoir <em>\u00ab une anthropologie g\u00e9ographique \u00bb<\/em> comme une nouvelle science porteuse de <em>\u00ab nouveaux rapports entre l\u2019\u00e9volution de la Terre et l\u2019\u00e9volution de l\u2019humanit\u00e9, chacune demeurant in\u00e9vitablement solidaire de l\u2019autre, de sorte que toutes les manifestations d\u2019activit\u00e9 d l\u2019homme ou de la Terre sont li\u00e9es et r\u00e9agissantes par une s\u00e9rie ind\u00e9finie de r\u00e9actions, \u00e0 la fois plan\u00e9taires et humaines \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Ou le communiste libertaire Georges Mathias dit Paraf-Javal, prolongeant dans les ann\u00e9es 1930, les intuitions des anarchistes <em>\u00ab naturiens \u00bb<\/em> en qui Serge Audier voit <em>\u00ab le pr\u00e9curseur totalement oubli\u00e9 d\u2019une &#8220;\u00e9cologie sociale&#8221; et d\u2019un \u00e9co-anarchisme <a href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/jean-claude-leroy\/blog\/240419\/murray-bookchin-ecolo-anarchiste-pouvoir-de-detruire-pouvoir-de-creer\">auquel Murray Bookchin donna toute son ampleur<\/a> \u00bb<\/em>. Ou bien encore les br\u00e8ches vite referm\u00e9es du moment \u00e9cologique du communisme russe au d\u00e9but de la r\u00e9volution bolch\u00e9vique ou du r\u00e9formisme du New Deal. Ou plus r\u00e9cemment, dans les ann\u00e9es 60-70 les remises en cause renouvel\u00e9es du culte de la croissance d\u2019Ivan Illich et d\u2019Andr\u00e9 Gorz. Et bien d\u2019autres encore. <\/p>\n<h2>Responsabilit\u00e9 du marxisme<\/h2>\n<p>A chaque fois ces voix et ces br\u00e8ches \u00e9cologiques ont \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9es englouties, les occasions ont \u00e9t\u00e9 manqu\u00e9es. Les causes se situent du c\u00f4t\u00e9 du capitalisme, du lib\u00e9ralisme et de ses h\u00e9rauts. Mais pas seulement. Serge Audier incrimine aussi les id\u00e9es dominantes et persistantes au sein du mouvement ouvrier et des mouvements d\u2019\u00e9mancipation, sans parler des d\u00e9sastres \u00e9cologiques et environnementaux du monde sovi\u00e9tique. Il cible plus pr\u00e9cis\u00e9ment le productivisme, c\u2019est-\u00e0-dire <em>\u00ab le culte sans pr\u00e9c\u00e9dent de la production comme telle, la plus efficace possible et \u00e0 vocation exponentielle \u00bb<\/em>, l\u2019industrialisme, le culte des sciences et des techniques, la vertu lib\u00e9ratrice du d\u00e9veloppement des forces productives, la philosophie prom\u00e9th\u00e9enne de l\u2019homme et de ses rapports \u00e0 la nature. Toutes choses qui sont vite devenues et sont rest\u00e9es dominantes dans le camp progressiste quelles que soient ses \u00ab variantes \u00bb, marxistes, socialistes, communistes, r\u00e9formistes ou keyn\u00e9siennes.<\/p>\n<p><em>\u00ab En somme<\/em>, r\u00e9sume Serge Audier, <em>il se pourrait que la gauche ait \u00e9t\u00e9 largement &#8220;h\u00e9g\u00e9monis\u00e9&#8221; par l\u2019imaginaire et la pratique du capitalisme industriel. \u00bb<\/em> Et selon lui cela vaut y compris pour le marxisme et pas seulement pour la vulgate de sa descendance mais d\u00e8s les p\u00e8res fondateurs quelles qu\u2019aient \u00e9t\u00e9 la richesse de leurs intuitions \u00e9cologiques. Le long chapitre qu\u2019il consacre <em>\u00ab \u00e0 la destin\u00e9e du marxisme entre \u00e9co socialisme et productivisme \u00bb<\/em> en nourrit le proc\u00e8s \u00e0 charge et \u00e0 d\u00e9charge, mais avec un bilan globalement n\u00e9gatif :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Certes on a soulign\u00e9 que Marx et Engels ont anticip\u00e9 une critique radicale du capitalisme sous l\u2019angle de ses destructions \u00e9cologiques et de son caract\u00e8re court-termiste. De l\u00e0 \u00e0 \u00e9riger les th\u00e9oriciens du &#8220;socialisme scientifique&#8221; en grand penseurs de l\u2019\u00e9cologie ou en \u00e9co-socialistes, comme certains le pr\u00e9tendent, il y a un pas important que nous h\u00e9sitons \u00e0 franchir. C\u2019est que la pens\u00e9e de Marx et Engels comprend de tr\u00e8s forts \u00e9l\u00e9ments productivistes\u2026 qui t\u00e9moignent d\u2019une fascination paradoxale pour le capitalisme, compris comme \u00e9tape indispensable vers le socialisme. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<h2>Eco-r\u00e9publicanisme<\/h2>\n<p>Au bout de son voyage, Serge Audier cherche, dans un long chapitre conclusif, les voies et les moyens pour r\u00e9articuler les id\u00e9aux de gauche, d\u2019\u00e9galit\u00e9 et d\u2019\u00e9mancipation avec les enjeux d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019une cit\u00e9 \u00e9cologiques. Il plaide notamment pour une <em>\u00ab solidarit\u00e9 socio-\u00e9cologique comme interd\u00e9pendance et d\u00e9centration \u00bb<\/em> et pour <em>\u00ab une d\u00e9mocratie du long terme \u00bb<\/em>. Il convoque en appui le psychologue suisse Jean Piaget pionnier de la d\u00e9centration comme modalit\u00e9 fondamentale de la construction de l\u2019intelligence et de la socialisation. Il convoque \u00e9galement, le forestier et \u00e9cologiste am\u00e9ricain Aldo L\u00e9opold pionnier de l\u2019\u00e9thique environnementale. Et parmi les diff\u00e9rents projets politiques possibles, l\u2019\u00e9co-conservatisme, l\u2019\u00e9co-lib\u00e9ralisme, l\u2019\u00e9co-anarchisme, l\u2019\u00e9co-socialisme et l\u2019\u00e9co-r\u00e9publicanisme, Serge Audier penche vers un \u00e9co-r\u00e9publicanisme \u00e0 sa fa\u00e7on, c\u2019est-\u00e0-dire non repli\u00e9 sur l\u2019Etat et la nation, ouvert au civisme, \u00e0 la citoyennet\u00e9 et \u00e0 la solidarit\u00e9 cosmopolitique. Un mod\u00e8le qui, selon lui, a pu aussi <em>\u00ab aller tr\u00e8s loin dans le d\u00e9passement de l\u2019invidualisme propri\u00e9tariste et dans la promotion d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 sociale ainsi que des services publics \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Bref, Serge Audier n\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 pas loin de la recherche d\u2019une synth\u00e8se avec les autres mod\u00e8les d\u2019\u00e9cologie- politique, \u00e9co-conservatisme exclu. Et l\u2019on comprend mal pourquoi il rejette le mod\u00e8le de l\u2019\u00e9co-socialisme, quitte \u00e0 le m\u00e2tiner lui-m\u00eame d\u2019autres apports. Une telle option aurait au moins le m\u00e9rite d\u2019affirmer les limites \u00e9cologiques du capitalisme et la n\u00e9cessit\u00e9 urgente de son d\u00e9passement. Dans cette tentative de r\u00e9articulation, Serge Audier laisse presqu\u2019enti\u00e8rement de c\u00f4t\u00e9 les enjeux de l\u2019\u00e9conomie politique, abordant seulement de fa\u00e7on assez sommaire la question de la d\u00e9croissance et celle des communs. Certes son livre est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s long. Mais cela me parait n\u00e9anmoins une lacune qui laissera le lecteur largement d\u00e9muni.<\/p>\n<p>La mise en accusation du productivisme est une chose. Mais faut-il pour autant se d\u00e9sint\u00e9resser de la productivit\u00e9 ? Il n\u2019y a pas qu\u2019un seul type de productivit\u00e9 possible. Faire pr\u00e9dominer le d\u00e9veloppement des capacit\u00e9s humaines et \u00e9conomiser les moyens mat\u00e9riels est un enjeu crucial pour r\u00e9articuler agendas sociaux et environnementaux ? De m\u00eame le rejet de l\u2019industrialisme signifie-t-il qu\u2019il faut accepter le d\u00e9clin industriel de la France ? L\u2019\u00e9cologie industrielle est-elle un oxymore ? Et de m\u00eame s\u2019agissant des forces productives : sortir de son culte ne signifie pas renoncer \u00e0 leur d\u00e9veloppement, mais se battre pour lui donner un autre contenu.<\/p>\n<p>Au cours de son voyage intellectuel, Serge Audier \u00e9voque le grand sociologue du travail Georges Friedmann, d\u2019abord communiste puis devenu tr\u00e8s critique du stalinisme. Mais m\u00eame cela n\u2019a pas, pour lui, valeur de r\u00e9demption. Il critique <em>\u00ab le dernier Friedmann \u00bb<\/em> parce qu\u2019il continuait de rejeter <em>\u00ab une condamnation trop massive de la technique, prise comme un tout, alors que celle-ci peut sous certaines conditions, apporter &#8220;d\u2019admirables et indispensables bienfaits&#8221; \u00bb<\/em>. C\u2019est l\u00e0, une critique qui m\u00e8ne, me semble-t-il, \u00e0 l\u2019impasse Serge Audier tape aussi sur Simone de Beauvoir, <em>\u00ab l\u2019une des figures intellectuelles les plus \u00e9minentes de la gauche fran\u00e7aise et mondiale du XX\u00e8me si\u00e8cle \u00bb<\/em> pour avoir repris \u00e0 son compte la formule de Charles Ramuz, <em>\u00ab la Nature est \u00e0 droite \u00bb<\/em>. <em>\u00ab Ce qui est vrai<\/em>, commente-t-elle, <em>c\u2019est que la Nature est une grande id\u00e9e de la droite : elle appara\u00eet comme l\u2019antith\u00e8se \u00e0 la fois de l\u2019Histoire et de la praxis. \u00bb<\/em> Une premi\u00e8re g\u00e8ne vient des glissements progressifs de Serge Audier qui transforme quelques lignes plus loin \u00ab la Nature \u00bb de la philosophe existentialiste en \u00ab nature \u00bb, puis en nature lorsqu\u2019il r\u00e9it\u00e8re sa critique dans une interview sur son livre <a href=\"https:\/\/www.telerama.fr\/idees\/pour-le-philosophe-serge-audier,-la-gauche-nest-pas-tres-ecolo,n6141758.php\">dans <em>T\u00e9l\u00e9rama<\/em><\/a>. La nature, ce n\u2019est pas la Nature. Sur le fond, Serge Audier consid\u00e8re sans doute qu\u2019on na\u00eet femme et qu\u2019on ne le devient pas et qu\u2019on peut \u00eatre de gauche en le pensant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/auteur\/bernard-marx\"><strong>Bernard Marx<\/strong><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-11612 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/marx-30-ce2-scaled.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/marx-30-ce2-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"marx-30.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez vite l&#8217;\u00e9pisode 13 des \u00ab choses lues par Monsieur Marx \u00bb !<\/p>\n","protected":false},"author":1240,"featured_media":27588,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[186],"tags":[357],"class_list":["post-11612","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-les-choses-lues-par-monsieur-marx","tag-chronique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11612","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1240"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11612"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11612\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/27588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11612"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11612"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11612"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}