{"id":1139,"date":"1998-12-01T00:00:00","date_gmt":"1998-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/anti-liberaux1139\/"},"modified":"1998-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-11-30T23:00:00","slug":"anti-liberaux1139","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1139","title":{"rendered":"Anti-lib\u00e9raux"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Richard Dethyre Jacques Kergoat Jean-Michel Lanoizelez Philippe Mangeot et Marie-Pierre Vieu <\/p>\n<p><strong> &#8221; Remettre \u00e0 l&#8217;endroit ce que le lib\u00e9ralisme fait tourner \u00e0 l&#8217;envers. &#8221; Cette vaste ambition est celle de la Fondation Copernic. Elle vient de se cr\u00e9er, \u00e0 l&#8217;initiative de centaines d&#8217;animateurs du mouvement social, de chercheurs, de militants de gauche et d&#8217;extr\u00eame gauche. Cinq d&#8217;entre eux croisent leurs motivations et leurs attentes \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de la fondation. <\/strong><\/p>\n<p> <strong>  Jacques Kergoat : <\/strong> Les raisons de la naissance de la Fondation sont des discussions au sein de Politique la revue qui ont port\u00e9 un regard r\u00e9trospectif sur plusieurs ann\u00e9es. Les diverses initiatives dont nous sommes satisfaits pr\u00e9sentent souvent la limite d&#8217;une faible production de textes, de livres, auxquels se r\u00e9f\u00e9rer. Rien par exemple n&#8217;a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;initiative sur l&#8217;immigration, \u00e0 la hauteur du texte de Patrick Veil pour la Fondation Saint-Simon, qui a charpent\u00e9 la politique gouvernementale. Le deuxi\u00e8me d\u00e9clic a \u00e9t\u00e9 la composition des cabinets minist\u00e9riels. On avait pu penser que la gauche lib\u00e9rale avait pris un grand coup sur la t\u00eate, dans la rue, en novembre-d\u00e9cembre 95, et dans les urnes, en 97, mais on s&#8217;est vite aper\u00e7u qu&#8217;elle restait puissante. Nous nous sommes dit qu&#8217;il \u00e9tait utile et urgent de mettre en place un centre de recherches et d&#8217;\u00e9laboration, qui fasse, pour les partisans de la transformation sociale, le travail que faisaient de leur c\u00f4t\u00e9 les lib\u00e9raux de gauche avec leur fondation (1), leur revue, leurs colloques, leurs productions diverses. Qu&#8217;on s&#8217;y mette naturellement \u00e0 notre mani\u00e8re; avec des groupes de travail form\u00e9s de sp\u00e9cialistes, de hauts fonctionnaires, mais aussi d&#8217;universitaires et de syndicalistes, de chercheurs et d&#8217;associatifs, de politiques avec le but de les faire travailler en m\u00eame temps, sur des th\u00e8mes relativement concrets. Moins que jamais il faut abandonner la culture de r\u00e9sistance. Mais nous voulons lui donner une signification propulsive, de mani\u00e8re extr\u00eamement concr\u00e8te, telle que l&#8217;on puisse \u00eatre pr\u00e9sent dans le d\u00e9bat politique aupr\u00e8s des m\u00e9dias, des \u00e9lus, de l&#8217;ensemble des acteurs sociaux.<\/p>\n<p> <strong> Marie-Pierre Vieu : <\/strong> Ma motivation passe par mon exp\u00e9rience personnelle dans les luttes \u00e9tudiantes, avec la charni\u00e8re qu&#8217;a \u00e9t\u00e9 le mouvement de 1995, o\u00f9, au-del\u00e0 de la r\u00e9sistance \u00e0 un certain nombre de choix ultra lib\u00e9raux, des valeurs nouvelles ont \u00e9merg\u00e9. C&#8217;\u00e9tait les jalons de certains combats f\u00e9ministes, une reconnaissance de diff\u00e9rents droits, le refus de s\u00e9gr\u00e9gations, mais aussi reconnaissance de diff\u00e9rences sexuelles, la lutte des sans-papiers, le d\u00e9bat sur les 35 heures. Il y avait une interpellation forte du politique sur le contenu de ses propositions et sur la prise en compte de ces exigences sur le plan politique. On a cherch\u00e9 \u00e0 ce moment-l\u00e0 \u00e0 prolonger le d\u00e9bat pour trouver des perspectives. Ce fut l&#8217;exp\u00e9rience du mouvement des Etats g\u00e9n\u00e9raux et puis la gauche port\u00e9e au pouvoir en 1997. Mais la gauche au pouvoir n&#8217;a r\u00e9gl\u00e9 le probl\u00e8me ni sur le fond, ni sur la forme. Cette exigence d&#8217;un d\u00e9bat neuf est toujours tr\u00e8s pr\u00e9sente dans toute sa diversit\u00e9. Cette Fondation apporte justement la rencontre entre des gens tr\u00e8s divers qui \u00e9changent sur leur exp\u00e9rience du mouvement social, sur leur exp\u00e9rience d&#8217;individu et cherchent \u00e0 donner un contenu politique et des perspectives \u00e0 toutes leurs luttes. Une pratique de la politique plus citoyenne.<\/p>\n<p> <strong> Richard Dethyre : <\/strong> Je suis impressionn\u00e9 par le fait qu&#8217;on est \u00e0 peu pr\u00e8s, quelle que soit l&#8217;origine de nos mouvements ou de nos engagements, tous confront\u00e9s \u00e0 la recherche de r\u00e9ponses \u00e0 des questions assez profondes parce que nous sommes dans une p\u00e9riode de mutation. Ces mutations se poursuivent, et elles bougent tous les rep\u00e8res, ceux qui ont peut-\u00eatre aussi structur\u00e9 notre fa\u00e7on de penser, d&#8217;\u00e9laborer la politique. Les mouvements sociaux convoquent du politique. Et le politique est un peu en panne pour r\u00e9pondre \u00e0 cette convocation de transformations profondes. Cette absence de r\u00e9ponse satisfaisante entra\u00eene le bousculement de clivages traditionnels et pousse \u00e0 la mise en commun. Effectivement, il faut prendre du temps pour \u00e9laborer, de fa\u00e7on exigeante, scientifique, travailler \u00e0 la lecture des textes. Des groupes, des chercheurs ont \u00e9labor\u00e9, des mouvements sociaux sont porteurs de sens, et cette mise en commun ne peut pas se faire sans organisation. L&#8217;acquis de la pluralit\u00e9 s&#8217;impose en tout cas comme un mode de fonctionnement naturel.<\/p>\n<p> <strong> Jean-Michel Lanoizelez : <\/strong> Cette Fondation arrive dans mon histoire comme \u00e0 une crois\u00e9e des chemins, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 longtemps syndicaliste dans le secteur bancaire, et, aujourd&#8217;hui, je suis charg\u00e9 des relations internationales \u00e0 l&#8217;Action catholique ouvri\u00e8re (ACO). Depuis dix ans, les banquiers d\u00e9noncent la convention collective et le personnel r\u00e9siste, mais aujourd&#8217;hui, le personnel ne r\u00e9siste pas ou peu. Je crois qu&#8217;aujourd&#8217;hui le syndicalisme a besoin de revoir ses propositions, ses modes de fonctionnement. Il est dans une opposition syst\u00e9matique, mais n&#8217;ouvre pas assez de perspectives. Dans la recherche que m\u00e8ne la Fondation, il y a des perspectives sur un autre syst\u00e8me \u00e9conomique. Je suis amen\u00e9 \u00e0 rencontrer beaucoup de militants dans les pays du sud, qui s&#8217;appauvrissent sans cesse davantage, o\u00f9 on voit aujourd&#8217;hui les d\u00e9g\u00e2ts du lib\u00e9ralisme. Il n&#8217;est pas possible de dire que la main invisible du march\u00e9 va r\u00e9gler notre monde. Il y a une recherche indispensable \u00e0 mener sur un autre type de d\u00e9veloppement, de partages des richesses. La r\u00e9ponse que le gouvernement apporte actuellement \u00e0 l&#8217;immigration, aux sans- papiers est, pour moi, inacceptable. Derri\u00e8re les sans-papiers, je mets des noms, des pr\u00e9noms ! Pour r\u00e9gler autrement ces probl\u00e8mes, il faut inventer d&#8217;autres relations entre le Nord et le Sud. Ce qui me pla\u00eet aussi dans la Fondation, c&#8217;est le m\u00e9lange des acteurs, des intellectuels, des gens de terrain comme moi, reconnus, avec notre exp\u00e9rience. C&#8217;est ensemble qu&#8217;on cherche, ensemble qu&#8217;on va trouver les r\u00e9ponses. Cela veut dire beaucoup de d\u00e9bats, des d\u00e9saccords, sans autre enjeu qu&#8217;une recherche commune.<\/p>\n<p> <strong> Philippe Mangeot : <\/strong> Si je viens \u00e0 la Fondation, c&#8217;est parce que j&#8217;aime bien Jacques, ce n&#8217;est pas indiff\u00e9rent dans les histoires politiques, C&#8217;est aussi qu&#8217;il y a quelque chose de r\u00e9actif dans la Fondation Copernic. Moi, je viens d&#8217;Act Up, je viens au politique par la question de la maladie, ma propre maladie, et ensuite par la r\u00e9flexion sur le sida. D\u00e8s lors qu&#8217;on r\u00e9fl\u00e9chit sur le sida, on s&#8217;affronte \u00e0 la question de la sant\u00e9 publique, dans les populations particuli\u00e8res qui sont des \u00e9trangers, des prisonniers, des toxicomanes. On se pose la question de l&#8217;immigration, de la politique familiale, du travail, etc. Et sur tous ces points depuis quelques ann\u00e9es, on rencontre les th\u00e9oriciens de la gauche lib\u00e9rale, de la Fondation Saint-Simon, qu&#8217;il s&#8217;agisse de Patrick Veil, d&#8217;Ir\u00e8ne Th\u00e9ry, etc., qui peuvent \u00eatre \u00e0 l&#8217;occasion des th\u00e9oriciens d&#8217;un nouvel ordre moral. Quelque chose contre quoi Act Up s&#8217;acharne. De ce point de vue faire une fondation qui soit vraiment de gauche, \u00e7a m&#8217;importe. Et puis, la Fondation joue un r\u00f4le de passerelle entre des groupes, entre des gens qui n&#8217;ont pas forc\u00e9ment l&#8217;habitude de travailler ensemble mais qui sentent intimement qu&#8217;ils ont quelque chose \u00e0 voir ensemble. Le travail du Groupe d&#8217;information et de soutien des travailleurs immigr\u00e9s (GISTI) a influenc\u00e9 notre formulation des questions, le travail d&#8217;AC aussi et r\u00e9ciproquement. Ce qui m&#8217;int\u00e9resse, c&#8217;est que les probl\u00e8mes que je pose soient l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9cal\u00e9s par les probl\u00e8mes des autres.<\/p>\n<p> <strong> Marie-Pierre Vieu : <\/strong> Dans le mouvement lyc\u00e9en, un petit autocollant portait ces mots: &#8221; Dans gr\u00e8ve, il y a r\u00eave. &#8221; La Fondation doit permettre de r\u00e9unir l&#8217;urgence et la construction de l&#8217;avenir, de donner du sens. Et puis, je trouve formidable pour le moment que ce lieu soit vraiment un lieu de confrontation, au sens intelligent du terme, exempt de toute rivalit\u00e9. En m\u00eame temps, cette Fondation peut accro\u00eetre son champ d&#8217;intervention, en s&#8217;ouvrant \u00e0 tout ce qu&#8217;il y a de neuf dans la soci\u00e9t\u00e9, en permettant \u00e0 d&#8217;autres d&#8217;y prendre place.<\/p>\n<p> <strong> Richard Dethyre : <\/strong> Notre association, cr\u00e9\u00e9e il y a une douzaine d&#8217;ann\u00e9es, sur un terrain de col\u00e8re et de revendication, a \u00e9t\u00e9 rapidement confront\u00e9e \u00e0 des difficult\u00e9s th\u00e9oriques. Comme on ne peut pas analyser ni intellectualiser un mouvement en dehors de ses acteurs, nous avons propos\u00e9 de partager ce qu&#8217;on vivait \u00e0 des intellectuels et de l&#8217;analyser ensemble. On a rencontr\u00e9 \u00e0 cette occasion les chercheurs de Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, Yves Clot, etc. qui ont fait une immersion dans le mouvement. Sans ce travail en commun, on aurait pris du retard. Aujourd&#8217;hui, je constate, je le vis mal d&#8217;ailleurs, qu&#8217;on ne parvient pas \u00e0 ce que le ch\u00f4mage, son ampleur, la pr\u00e9carit\u00e9, les cons\u00e9quences, soient pris en compte par le mouvement. On a int\u00e9r\u00eat \u00e0 trouver les structures qui seront capables d&#8217;y contribuer, non seulement avec les ch\u00f4meurs, qui essaient d&#8217;intellectualiser leur pratique et de la rendre intelligible, mais avec l&#8217;ensemble des acteurs du mouvement social. Je vois la Fondation avec un objectif tr\u00e8s pr\u00e9cis. J&#8217;aimerais que le ch\u00f4mage, qui est central, et qui est maintenu \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie, bouscule toutes les probl\u00e9matiques.<\/p>\n<p> <strong> Philippe Mangeot : <\/strong> Chacun peut penser que le probl\u00e8me dont il s&#8217;occupe est central ! Les soins, quand on y a acc\u00e8s, fonctionnent moins bien chez les malades en situation pr\u00e9caire ou ch\u00f4meurs. Quand je disais bousculer, c&#8217;est essayer de montrer que, depuis son propre point de vue, et non pas au nom d&#8217;une p\u00e9riph\u00e9rie ou d&#8217;une centralit\u00e9, on peut croiser d&#8217;autres probl\u00e8mes et \u00eatre ainsi plus forts.<\/p>\n<p> <strong> Jean-Michel Lanoizelez : <\/strong> J&#8217;attends de la Fondation qu&#8217;elle remette l&#8217;\u00eatre humain au centre et qu&#8217;on discute des valeurs profondes qui nous unissent. Il y a des recherches dans d&#8217;autres pays, qu&#8217;on n&#8217;a pas \u00e0 ignorer, mais on attend aussi beaucoup de la France. Le mouvement de 1995 a fait beaucoup parler de lui, en Belgique, en Allemagne, celui des ch\u00f4meurs a fait boule de neige en Allemagne. On doit faire des propositions et les enrichir avec ce que d\u00e9j\u00e0 d&#8217;autres mettent en place. Par exemple, en Am\u00e9rique latine, des r\u00e9flexions profondes se m\u00e8nent sur la sortie d&#8217;un syst\u00e8me n\u00e9o-lib\u00e9ral. On souffre beaucoup de nos corporatismes. Echanger avec d&#8217;autres, forc\u00e9ment, va aussi changer un certain nombre de tactiques, d&#8217;enjeux, etc.<\/p>\n<p> <strong> Jacques Kergoat : <\/strong> Les attentes ne concernent pas seulement un programme d&#8217;activit\u00e9s, mais aussi un fonctionnement. Moi aussi je pense que trouver du plaisir, la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, ce qui n&#8217;exclut pas l&#8217;efficacit\u00e9, \u00e0 travailler dans la Fondation avec beaucoup de gens que j&#8217;aime bien, est important. L&#8217;aspect &#8221; on va travailler ensemble &#8221; syndicalistes, politiques, associatifs, chercheurs, chacun ayant son exp\u00e9rience, est assez stimulant.<\/p>\n<p>Quatre groupes de travail sont en place sur les questions des retraites, de l&#8217;eau, sur les institutions, sur la fiscalit\u00e9. Deux demandes ont \u00e9merg\u00e9 r\u00e9cemment, l&#8217;une sur la toxicomanie, l&#8217;autre sur la politique de la ville. Il y a des urgences, mais essayons de prendre du temps pour traiter les probl\u00e8mes s\u00e9rieusement. L&#8217;objectif de la Fondation, si on raisonne en terme d&#8217;\u00e9changes, de partage, c&#8217;est de faire en sorte que les questions transverses deviennent centrales, et que les questions centrales deviennent des questions transverses. Le dialogue entre Richard et Philippe le montre bien. Le travail entre Act Up et le mouvement des ch\u00f4meurs leur a donn\u00e9 le sentiment que la question de la sant\u00e9 pouvait devenir une question transverse \u00e0 toute une s\u00e9rie de questions centrales pour la soci\u00e9t\u00e9. M\u00eame chose pour le travail. Une des ambitions de la Fondation pourrait \u00eatre que son travail d&#8217;\u00e9laboration et de production se prolonge ensuite dans la pratique des uns et des autres, \u00e0 leur mani\u00e8re, \u00e0 leur guise, \u00e0 leur rythme.<\/p>\n<p>Beaucoup de choses importantes existent dans d&#8217;autres pays, et le retard de traduction est fantastique en France. Une collection de bouquins se monte, soutenue par cinq maisons d&#8217;\u00e9ditions, les Editions sociales, les \u00e9ditions de l&#8217;Atelier, Syllepse, la Dispute et Goliath. On voudrait commencer par traduire Brenner. Les traductions aident le mouvement social qui se cherche au niveau europ\u00e9en. Il faut mieux faire circuler les id\u00e9es, les informations, les confrontations. Et on voudrait r\u00e9pondre \u00e0 une forte demandede formation, notamment pour des jeunes qui, souvent, ont eu un parcours scolaire difficile. En mettant sur pied des modules de culture g\u00e9n\u00e9rale, en choisissant des th\u00e8mes qui attirent les militants. Le premier traitera de l&#8217;immigration du point de vue historique, juridique, sociologique, \u00e9conomique. C&#8217;est une t\u00e2che difficile, mais qui r\u00e9pond \u00e0 un vrai besoin. n<\/p>\n<p>* Richard Dethyre, pr\u00e9sident de l&#8217;Association pour l&#8217;emploi, l&#8217;information, la solidarit\u00e9 (APEIS),<\/p>\n<p>Jacques Kergoat, directeur de Politique la revue, .<\/p>\n<p>Jean-Michel Lanoizelez, responsable de l&#8217;Action catholique ouvri\u00e8re (ACO), .<\/p>\n<p>Philippe Mangeot, pr\u00e9sident d&#8217;Act Up Paris, .<\/p>\n<p>Marie-Pierre Vieu, membre du Comit\u00e9 national du PCF.<\/p>\n<p>Chacune et chacun d&#8217;entre eux sont membres de la Fondation Copernic \u00e0 titre individuel et c&#8217;est \u00e9galement \u00e0 ce titre qu&#8217;ils s&#8217;expriment ici.<\/p>\n<p>1. La fondation Saint-Simon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Richard Dethyre Jacques Kergoat Jean-Michel Lanoizelez Philippe Mangeot et Marie-Pierre Vieu <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1139","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1139","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1139"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1139\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1139"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1139"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1139"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}