{"id":1114,"date":"1998-11-01T00:00:00","date_gmt":"1998-10-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/special-salon-du-livre-de-jeunesse1114\/"},"modified":"1998-11-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-10-31T23:00:00","slug":"special-salon-du-livre-de-jeunesse1114","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1114","title":{"rendered":"Sp\u00e9cial Salon du Livre de Jeunesse"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p><strong> Les statistiques du SNE**, **Gary Kelley****Le livre en f\u00eate pour la quatorzi\u00e8me ann\u00e9e. Un salon qui se tient quelques jours par an, mais qui prolonge d&#8217;autres actions et initiatives du Centre de promotion du livre de jeunesse. <\/strong><\/p>\n<p>Montreuil 98, Montreuil encore&#8230; Le Salon du livre de jeunesse en Seine-Saint-Denis, quatorzi\u00e8me du nom. Et dans ce &#8221; encore &#8221; passe un peu du bonheur de tous ceux qui ont voulu, qui ont fait, qui ont enrichi un \u00e9v\u00e9nement culturel majeur en France et au-del\u00e0. Ici, en Seine-Saint-Denis, comme pari gagn\u00e9 dans la dur\u00e9e face \u00e0 tant de destructions \u00e9conomiques et sociales, tant de mises en pi\u00e8ces des richesses humaines nourries de leurs diversit\u00e9s. Ici, comme ailleurs, mais tout particuli\u00e8rement, on r\u00e9siste ? Pas le dos au mur. Entre les grandes bouff\u00e9es de jeunesse d&#8217;un mouvement printanier autour de l&#8217;\u00e9cole (avec la cr\u00e9ation annonc\u00e9e de 3 000 postes en trois ans) et le livre en f\u00eate sous les chapiteaux de novembre, s&#8217;affirment des priorit\u00e9s, des urgences dont le Conseil g\u00e9n\u00e9ral se fait l&#8217;un des relais politiques. On pourrait dire que, depuis sa cr\u00e9ation, le cap du salon n&#8217;a pas chang\u00e9, n&#8217;a pas subi les al\u00e9as de coups m\u00e9diatiques ou de modes fugaces. En m\u00eame temps que chaque salon s&#8217;articule sur des acquis pr\u00e9c\u00e9dents, le renouvellement s&#8217;y affirme d&#8217;ann\u00e9e en ann\u00e9e. Pour une raison majeure: on y place la cr\u00e9ation au centre du projet, on y d\u00e9friche toujours un peu mieux les rapports complexes entre large public et innovation, entre souci de garantir la pr\u00e9sence de toute l&#8217;\u00e9dition fran\u00e7aise dans sa diversit\u00e9 et de promouvoir l&#8217;inhabituel, l&#8217;audace, le courage des d\u00e9fricheurs. Y contribuent dans un \u00e9change permanent l&#8217;\u00e9quipe qu&#8217;animent Henriette Zoughebi et tous les partenaires embarqu\u00e9s dans l&#8217;aventure, des officiels aux divers m\u00e9diateurs culturels. En soulignant qu&#8217;un salon annuel, aussi prestigieux qu&#8217;il soit, ne r\u00e9sume pas la multiplicit\u00e9 des initiatives qui n&#8217;ont cess\u00e9 de se d\u00e9velopper depuis un quart de si\u00e8cle autour du livre de jeunesse. Des ventes-expositions, des journ\u00e9es du livre, des ateliers, des salons locaux, des rencontres th\u00e9matiques mobilisent un nombre incalculable d&#8217;\u00e9nergies trop souvent ignor\u00e9es. On peut affirmer que le livre de jeunesse constitue certainement le plus important foyer de militantisme culturel \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon national. Loin, tr\u00e8s loin des paillettes et des mondanit\u00e9s dont on parle. Le succ\u00e8s du Salon de Montreuil r\u00e9sulte aussi de ce foisonnement de terrain, tout comme Montreuil irrigue incontestablement ces passions fortes, ces coups de coeur \u00e0 travers lesquels les enfants savent se reconna\u00eetre. Cette ann\u00e9e, l&#8217;affiche du salon les d\u00e9guise en bibliophages. Regardez-les, ils lisent en nous \u00e0 livre ouvert.<\/p>\n<p> <strong> Les rencontres du salon <\/strong><\/p>\n<p>Encadrant l&#8217;\u00e9v\u00e9nement public du salon, deux espaces-temps de r\u00e9flexion s&#8217;articulent, cette ann\u00e9e encore, sur des questions essentielles \u00e9mergeant des pratiques de tous les acteurs engag\u00e9s dans les rencontres possibles entre les jeunes et les livres: Le colloque des lundi 23 et mardi 24 novembre sur le th\u00e8me: Cr\u00e9er le tumulte-les adolescents et la litt\u00e9rature: renouveler le d\u00e9sir (dont il est fait \u00e9tat p. 26) Les journ\u00e9es professionnelles: pros du livre et de l&#8217;enfance se croisent, s&#8217;activent, se bousculent les id\u00e9es le samedi 28 au matin et lundi 30 toute la journ\u00e9e, dans une profusion de d\u00e9bats, tables rondes, \u00e9changes informels que structurent quelques grands axes de r\u00e9flexion: probl\u00e8mes \u00e9conomiques de l&#8217;\u00e9dition, r\u00f4le des librairies, droits de l&#8217;Homme et de l&#8217;enfant, emplois jeunes et formation autour du livre, mise en \u00e9chec des agressions du Front national, les jeunes et leurs villes \u00e0 travers un atelier d&#8217;\u00e9criture conduit par Fran\u00e7ois Bon \u00e0 Bagnolet&#8230;<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;Amazonie du fantastique <\/strong><\/p>\n<p>Michel Chaillou, fid\u00e8le parmi les fid\u00e8les du Salon, propose cette jolie formule \u00e0 la curiosit\u00e9 de tous les \u00e2ges: &#8221; Myst\u00e8re et boule de gomme: pour un fantastique \u00e9lastique. &#8221; C&#8217;est le th\u00e8me de cette ann\u00e9e, r\u00e9sultat de convergences pas tout \u00e0 fait dues au hasard. D&#8217;une part, un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9ditorial r\u00e9cent, qui voit se multiplier les collections se r\u00e9f\u00e9rant directement au fantastique (P\u00e8re Castor, Magnard, Pocket, Rageot,&#8230;) ou \u00e0 ses signes de premi\u00e8re \u00e9vidence (Chair de poule, Fais-moi peur, Peur bleue, Froid dans le dos,&#8230;); entre les produits pr\u00e9fabriqu\u00e9s et les vraies cr\u00e9ations une mode court, dont le succ\u00e8s nous incite \u00e0 discerner par quels chemins secrets elle comble des attentes en s&#8217;articulant dans les relations conflictuelles des jeunes avec un r\u00e9el o\u00f9 les rep\u00e8res semblent jouer eux aussi \u00e0 l&#8217;\u00e9lastique. D&#8217;autre part, apr\u00e8s la litt\u00e9rature d&#8217;expression germanique l&#8217;an pass\u00e9, l&#8217;ouverture sur les litt\u00e9ratures d&#8217;Am\u00e9rique latine tiendra une place privil\u00e9gi\u00e9e dans le Salon. Et s&#8217;il est question de fantastique, de rupture, de subversion du r\u00e9el, d&#8217;extrapolations imaginatives dont les codes ne cessent de se r\u00e9inventer en se colletant \u00e0 &#8220;la dure loi des hommes&#8221; (Eluard)&#8230; O\u00f9 trouver plus ample foisonnement ? En prenant la mesure de ce qu&#8217;on en ignore trop souvent en regard de ce qu&#8217;on croit en conna\u00eetre. A commencer par le peu de curiosit\u00e9 de l&#8217;\u00e9dition jeunesse trop exclusivement tourn\u00e9e vers la production anglo-saxonne. Et en d\u00e9pit de quelques chefs-d&#8217;oeuvre s&#8217;imposant comme des classiques depuis des d\u00e9cennies: je pense \u00e0 Mon bel oranger de J.-M. de Vasconcelos (Hachette) ou \u00e0 Trois gar\u00e7ons en Amazonie d&#8217;A. Dias de Moraes que r\u00e9v\u00e9la Nathan. Pour ce parcours tout en miroirs comme au Palais des mirages du Mus\u00e9e Gr\u00e9vin, toutes les entr\u00e9es sont bonnes: -des lectures et rencontres avec des \u00e9crivains fran\u00e7ais de premier plan qui proposeront les cl\u00e9s de leurs parcours singuliers dans le fantastique; -un choix tr\u00e8s vari\u00e9 de livres de la production latino-am\u00e9ricaine, accompagn\u00e9 de bibliographies, fruits d&#8217;un travail collectif anim\u00e9 par Mich\u00e8le Gazier, \u00e9crivain, critique et traductrice; en accompagnement, la pr\u00e9sence d&#8217;\u00e9crivains d&#8217;importance: Ana Maria Machado, Eduardo Manet, Eduardo Galeano, Francisco Hinigossa,&#8230; -l&#8217;exposition &#8221; Figures futur 98 &#8221; pr\u00e9sentera les travaux de jeunes illustrateurs du monde entier, r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 partir de cinq nouvelles sign\u00e9es Borges, Cortazar, Marquez&#8230; -d&#8217;autres expositions appel\u00e9es \u00e0 tourner: les animaux fantastiques, Gary Kelley, Alain Le Foll (voir ci-contre) et l&#8217;\u00e9diteur am\u00e9ricain &#8221; Creative edition &#8221; \u00e0 l&#8217;origine de dizaines de grands livres dont s&#8217;est empar\u00e9 l&#8217;\u00e9dition fran\u00e7aise soucieuse de d\u00e9sensabler les regards. Et puis, le fantastique, c&#8217;est le foisonnement de milliers et de milliers de livres \u00e0 travers lesquels chacun b\u00e2tit son itin\u00e9raire de d\u00e9couverte au fil des all\u00e9es. On s&#8217;y perd, on s&#8217;y retrouve, on s&#8217;y pla\u00eet. Histoire d&#8217;allumer quelques balises, je vous propose deux pistes: -l&#8217;une suit une mouche, celle de Jean-Pierre Sim\u00e9on qui \u00e9crit de ses pattes la diversit\u00e9 des genres litt\u00e9raires dans la Mouche qui lit (Rue du Monde), qui rencontre sa grande soeur &#8221; Ts\u00e9-ts\u00e9 &#8221; au Rouergue le temps d&#8217;apprendre \u00e0 b\u00e2iller en compagnie d&#8217;Olivier Douzou dont les &#8221; Confetti &#8221; du souvenir se confient \u00e0 la &#8221; R\u00e9publique du vent &#8220;; la mouche qui pourrait bien se poser dans les alentours glauques de la Tombe de Dracula du truculent Colin McNaughton (Albin Michel). -l&#8217;autre vous fera rencontrer quelques-uns de ces grands humoristes d&#8217;autant plus dr\u00f4les qu&#8217;ils ont le coeur gros comme \u00e7a pour tout ce qui palpite d&#8217;humain: le fondant Bruno Heitz pr\u00e9sent chez Mango, Casterman et ailleurs, le Raymond Briggs du Sacr\u00e9 p\u00e8re No\u00ebl qui sourit aux larmes en \u00e9voquant la vie de ses parents (Ethel et Ernest chez Grasset), la vivacit\u00e9 inchang\u00e9e de Quentin Blake avec le Bateau vert, dernier n\u00e9 d&#8217;une longue s\u00e9rie chez Gallimard (dont un nouveau Fantastique ma\u00eetre renard sur le texte de Roald Dahl), notre Pef enfin, celui qui ose intituler un album Moi, j&#8217;ai horreur des gosses (Albin Michel) et qui ose plus encore s&#8217;attaquer aux horreurs de la guerre de 14-18 avec Zappe la guerre (Rue du Monde), un livre qui va faire causer&#8230; <\/p>\n<p> <strong>  : <\/strong><\/p>\n<p>Ouverture au public .<\/p>\n<p>-Mercredi 25-11 de 9 h \u00e0 18 h -Jeudi 26-11 de 9 h \u00e0 18 h -Vendredi 27-11 de 9 h \u00e0 21 h -Samedi 28-11 de 9 h \u00e0 19 h -Dimanche 29-11 de 10 h \u00e0 19 h Prix d&#8217;entr\u00e9e: 20 F.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[288],"class_list":["post-1114","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-spectacle-vivant"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1114","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1114"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1114\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1114"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1114"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1114"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}