{"id":11117,"date":"2018-06-29T11:59:00","date_gmt":"2018-06-29T09:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-alexandria-ocasio-cortez-du-degagisme-a-l-americaine\/"},"modified":"2023-06-23T23:29:38","modified_gmt":"2023-06-23T21:29:38","slug":"article-alexandria-ocasio-cortez-du-degagisme-a-l-americaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=11117","title":{"rendered":"Alexandria Ocasio-Cortez : du d\u00e9gagisme \u00e0 l&#8217;am\u00e9ricaine"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Victoire surprise \u00e0 New York dans une primaire du Parti d\u00e9mocrate : une ancienne barmaid latino de 28 ans n\u00e9e dans le Bronx, l&#8217;a emport\u00e9 cette semaine face \u00e0 un baron du parti. Espoirs intersectionnels et r\u00e9volution politique de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;Atlantique.<\/p>\n<p><em>She did it !<\/em> Elle l\u2019a fait. Et pas qu\u2019un peu. Alexandria Ocasio-Cortez a donc remport\u00e9 l\u2019investiture d\u00e9mocrate dans le 14\u00e8me district de New York contre Joe Crowley, avec le score \u2013 \u00e9crasant, saisissant \u2013 de 57, 5\u00a0% des voix, contre 42,5\u00a0% \u00e0 son adversaire, repr\u00e9sentant, s\u2019il en est, de l\u2019establishment d\u00e9mocrate. Les <a href=\"https:\/\/www.msnbc.com\/rachel-maddow\/watch\/-seismic-political-upset-as-ocasio-cortez-defeats-crowley-in-nyc-1264818755638?playlist=associated&#038;cid=sm_npd_ms_tw_ma\">m\u00e9dias am\u00e9ricains<\/a> parlent d\u00e9j\u00e0 de <em>\u00ab\u00a0s\u00e9isme politique \u00bb<\/em>. Et Donald Trump lui-m\u00eame s\u2019est \u00e9mu, <a href=\"https:\/\/twitter.com\/realdonaldtrump\/status\/1011795883925663744\">sur son compte Twitter<\/a>, de voir dispara\u00eetre un vieil adversaire de la sc\u00e8ne politique new-yorkaise.<\/p>\n<p>On avait analys\u00e9, <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/monde\/article\/alexandria-ocasio-cortez-le-renouveau-du-parti-democrate-americaine-sera\">ici<\/a>, quels \u00e9taient les ressorts d\u2019une campagne qui pouvait n\u2019appara\u00eetre, il y a quelques semaines encore, que comme une forme de d\u00e9fi tout au plus sympathique, quand elle ne pr\u00eatait pas \u00e0 des commentaires empreints de scepticisme et de cynisme de la part de tous les acteurs de l\u2019establishment. La jeune candidate se pr\u00e9sentait certes comme une candidate d\u00e9mocrate mais issue de la classe des travailleurs ; ce qui, aux \u00c9tats-Unis, fait encore trembler les coeurs m\u00eame les plus progressistes. Elle s\u2019appuyait sur une d\u00e9marche intersectionelle, refusant de s\u00e9parer les questions de race, de classe, de genre, de sexualit\u00e9. Enfin, elle mettait en oeuvre une strat\u00e9gie populiste et inclusive : constituer un <em>nous<\/em> politique, articuler des demandes populaires h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes dans le sens de plus d\u2019\u00e9galit\u00e9 et de justice sociale pour tous.<\/p>\n<h2>Une lutte intersectionnelle victorieuse<\/h2>\n<p>Tout semblait donc \u00e0 vrai dire fou, irraisonn\u00e9, excessif dans cette campagne de terrain qui, n\u2019\u00e9tait le soutien de Bernie Sanders (Joe Crowley \u00e9tant au contraire appuy\u00e9 par les Clinton et l\u2019establishment d\u00e9mocrate), ne s\u2019appuyait, au d\u00e9part, que sur la mobilisation des abstentionnistes et des populations d\u00e9laiss\u00e9es par le parti d\u00e9mocrate. Comme toujours, pour l\u2019establishment d\u00e9mocrate, il ne suffirait que de jouer sur la peur inspir\u00e9e par le parti r\u00e9publicain et Donald Trump, pour rallier, par d\u00e9faut, les voix des travailleurs, des femmes ou des populations d\u2019origine immigr\u00e9e encore pr\u00eats \u00e0 voter en d\u00e9pit de tous les espoirs d\u00e9\u00e7us. Et pour le reste, on maintiendrait, autour du soutien moral des classes moyennes, un statu quo raisonnable et une forme de consensus au centre, tout en c\u00e9dant en pratique \u2013  en d\u00e9pit de proclamations anti-racistes, f\u00e9ministes, etc. \u2013 toujours un peu plus de terrain \u00e0 l\u2019adversaire sur les questions de revenus, de sant\u00e9, d\u2019\u00e9ducation ou d\u2019immigration. Comme si les questions \u00e9conomiques et sociales n\u2019affectaient pas, en premier lieu, les plus fragiles d\u2019entre les travailleurs : les femmes, les noirs et les latinos !<\/p>\n<p>Comme Alexandria Ocasio-Cortez l&#8217;a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises durant la campagne, <em>\u00ab il n\u2019est pas de question \u00e9conomique et sociale qui n\u2019ait de prolongement racial, comme il n\u2019est pas de question raciale qui n\u2019ait de prolongement \u00e9conomique et social\u00a0\u00bb<\/em>. On ne peut donc, sauf aveuglement volontaire, mettre une question au centre d\u2019un agenda politique sans en rel\u00e9guer une autre aux marges de l\u2019action politique ce qui signifie, en fait, se refuser \u00e0 traiter cette question dans ses prolongements et son ensemble. Il faut donc, au contraire, d\u00e9marginaliser les questions de race, de genre, de sexualit\u00e9 pour, \u00e9galement, reformuler de mani\u00e8re effective la question \u00e9conomique et sociale. Et c\u2019est ainsi, en effet, que la jeune candidate latino a pu se pr\u00e9senter, face \u00e0 son adversaire, comme la championne de la question des travailleurs new-yorkais, mettant fin, par sa victoire \u00e9crasante, \u00e0 ce <em>\u00ab\u00a0cycle de cynisme et d\u2019incurie\u00a0\u00bb<\/em> engag\u00e9, depuis les ann\u00e9es 90, par le n\u00e9olib\u00e9ralisme des Clinton, et qui voulait non plus transformer l\u2019Am\u00e9rique mais uniquement se maintenir au pouvoir. En remettant \u00e0 l\u2019agenda des questions comme celle d\u2019un revenu minimum, d\u2019une \u00e9ducation publique gratuite, d\u2019emplois f\u00e9d\u00e9raux garantis, d\u2019une s\u00e9curit\u00e9 sociale pour tous, Alexandria Ocasio-Cortez ne craignait pas m\u00eame d\u2019en appeler \u2013  suite \u00e0 la crise de 2008 et l\u2019occasion manqu\u00e9e par Obama de faire plier la finance et de relancer l\u2019investissement public \u2013 \u00e0 un nouveau <em>New Deal<\/em> pour tous.<\/p>\n<h2>Une nouvelle donne sociologique en politique<\/h2>\n<p>La jeune femme est en effet \u00e2g\u00e9e de 28 ans et issue des classes populaires du Bronx et du Queens. Elle \u00e9tait encore barmaid et \u00e9ducatrice il y a quelques mois. Cumulant les emplois depuis son adolescence \u2013 son p\u00e8re est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 durant la crise de 2008 \u2013pour, avec sa m\u00e8re d\u2019origine portoricaine, faire subsister sa famille, elle avait pourtant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 l\u2019une des organisatrices de la campagne de Bernie Sanders pour l\u2019investiture d\u00e9mocrate \u00e0 la pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine en 2016. Mais nul n\u2019imaginait qu\u2019elle puisse d\u00e9fier &#8211; et encore moins battre ! &#8211; un repr\u00e9sentant du parti d\u00e9mocrate en place depuis 20 ans, et appel\u00e9 \u00e0 succ\u00e9der \u00e0 Nancy Pelosi au r\u00f4le de leader d\u00e9mocrate \u00e0 la Chambre des Repr\u00e9sentants. C\u2019est dire, pour parler comme le <a href=\"https:\/\/www.nytimes.com\/2018\/06\/27\/opinion\/-alexandra-ocasio-cortez-democrat-crowley.html\"><em>New-York Times<\/em><\/a>, que la base du Parti d\u00e9mocrate est en \u00e9tat d\u2019insurrection politique et que d\u00e9sormais, elle risque bien de r\u00e9pudier un peu partout les candidats d\u00e9mocrates &#8220;mod\u00e9r\u00e9s&#8221;. La victoire de la jeune candidate new-yorkaise inaugure sans doute, en effet, une s\u00e9rie de victoires de jeunes leaders d\u00e9mocrates radicaux. Il faut en effet \u00e9galement compter avec la victoire de Ben Jealous dans le Maryland, et celles, peut-\u00eatre \u00e0 venir, d&#8217;Ayanna Pressley dans le Massachusetts, de Cori Bush dans le Missouri, ou encore de Chardo Richardson en Floride. Toutes et tous, sous la banni\u00e8re de Bernie Sanders, entendent en effet conqu\u00e9rir le Parti d\u00e9mocrate pour en faire l\u2019outil de ce que le s\u00e9nateur du Vermont appelle une <em>\u00ab\u00a0r\u00e9volution politique\u00a0\u00bb<\/em>. Bien plus, sous la pression de ces victoires, un <a href=\"https:\/\/www.npr.org\/2018\/06\/27\/623913044\/dnc-officials-vote-to-scale-back-role-of-superdelegates-in-presidential-nominati?t=1530263932118\">verrou institutionnel<\/a> d\u00e9cisif vient de sauter : Tom Perez, qui dirige le DNC, le comit\u00e9 national du Parti d\u00e9mocrate, s\u2019est vu tenu de proposer une r\u00e9duction du r\u00f4le des super-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s dans la d\u00e9signation des candidats (les dignitaires du Parti d\u00e9mocrate avaient, par exemple, clairement pes\u00e9 dans le sens d\u2019une d\u00e9signation d\u2019Hillary Clinton en 2016).<\/p>\n<p>Surtout, ces nouvelles candidatures entrent \u00e9videmment en r\u00e9sonance avec les mouvements d\u2019activistes dont elles sont les plus souvent issues, et mettent \u00e0 nu le cynisme du Parti d\u00e9mocrate. Un \u00e9pisode portant sur la question de l\u2019immigration, aura en effet marqu\u00e9 le d\u00e9bat Ocasio-Cortez\/Crowley. Joe Crowley s\u2019\u00e9tait, comme \u00e0 son habitude, r\u00e9pandu en indignation morale contre les dispositions de l\u2019administration Trump \u00e0 l\u2019\u00e9gard des migrants, les qualifiant avec bruit de <em>\u00ab\u00a0fasciste\u00a0\u00bb<\/em>. Mais de deux choses l\u2019une : ou bien les dispositifs comme l\u2019ICE (un agence de police frontali\u00e8re dont le r\u00f4le aux \u00c9tats-Unis est l\u2019\u00e9quivalent, peu ou proue, de dispositifs comme FRONTEX pour l&#8217;Union europ\u00e9enne) sont des dispositifs d\u2019\u00e9tat criminels (notamment lorsqu\u2019ils s\u00e9parent les enfants des parents). Et ils doivent par cons\u00e9quent, comme l\u2019a rappel\u00e9 Ocasio-Cortez \u00e0 son adversaire, \u00eatre abolis. Ou bien il ne sert \u00e0 rien de crier au fascisme (surtout lorsque l\u2019on a support\u00e9 des administrations d\u00e9mocrates qui, comme celle d\u2019Obama, ont, plus que toutes, encourag\u00e9es ces dispositifs, et ont livr\u00e9 cl\u00e9 en main des instruments de r\u00e9pression \u00e0 l\u2019autoritarisme de l\u2019administration Trump).<\/p>\n<h2>On ne perd que les combats que l&#8217;on ne m\u00e8ne pas<\/h2>\n<p>On disait, l\u00e0 encore, si l\u2019on \u00e9tait cynique ou indiff\u00e9rent, que c\u2019\u00e9tait peine perdue, que jamais les Am\u00e9ricains ne se rallieraient \u00e0 un combat en faveur des droits des migrants ; qu\u2019il fallait donc protester pour la forme, s\u2019en tenir \u00e0 des positions morales bien faites pour se satisfaire de soi-m\u00eame en conscience ; mais sans espoir et encore moins d\u2019engagement \u00e0 modifier politiquement, et effectivement, la donne. Et pourtant. Et pourtant les Am\u00e9ricains (qui savent bien qu\u2019ils ne sont rien d\u2019autre, au fond, qu\u2019une nation de migrants) se sont mobilis\u00e9s, aux premiers rangs desquels les femmes activistes qui ont, \u00e0 nouveau hier, apr\u00e8s la grande marche f\u00e9ministe de cet automne, envahi les institutions de la capitale am\u00e9ricaine, sous les saluts, enthousiastes, <a href=\"https:\/\/twitter.com\/WMWIndiana\/status\/1012418322124759041\">de la s\u00e9natrice Elisabeth Warren<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\n<iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.facebook.com\/plugins\/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpeterstaley%2Fvideos%2F10216808433862646%2F&#038;show_text=0&#038;width=267\" width=\"267\" height=\"476\" style=\"border:none;overflow:hidden\" scrolling=\"no\" frameborder=\"0\" allowTransparency=\"true\" allowFullScreen=\"true\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nOn ne perd les combats que l\u2019on ne m\u00e8ne pas. Et Bernie Sanders a raison, <a href=\"https:\/\/www.thenation.com\/article\/world-us-not-just-billionaires\/\">dans un tribune r\u00e9cente<\/a>, de dire que le combat ne peut \u00eatre que global. Global au sens o\u00f9, si les D\u00e9mocrates et les forces de gauche veulent v\u00e9ritablement, et partout, vaincre l\u2019autoritarisme montant des forces de l\u2019argent et de l\u2019oligarchie qui, de Poutine \u00e0 Trump et Erdogan, en passant par les monarchies du Golfe, dominent actuellement la sc\u00e8ne politique nationale et internationale, on ne peut d\u00e9sormais plus s\u00e9parer les droits des travailleurs, des femmes, des migrants et des minorit\u00e9s raciales. Mais encore faut-il d\u2019abord \u2013  l\u00e0 o\u00f9 des r\u00e9gimes autoritaires promeuvent la division et la haine \u2013, pour encourager le sens de l\u2019inclusion et de la justice sociale, vaincre l\u2019apathie que des \u00e9lites cyniques et indiff\u00e9rentes ont contribu\u00e9 \u00e0 installer dans les t\u00eates et dans les coeurs des \u00e9lecteurs. On parle souvent d\u2019une haine des \u00e9lites qui animerait cette nouvelle gauche. C\u2019est faux. C\u2019est qu\u2019au fond, la maxime de ces nouvelles figures de la gauche pourrait \u00eatre celle que Gramsci s\u2019\u00e9tait faite, en d\u00e9clarant ne rien tant ha\u00efr que l\u2019indiff\u00e9rence, la s\u00e9cheresse et la paresse de coeur. Et c\u2019est bien celles-ci que le courage, l\u2019enthousiasme, une certaine innocence aussi de celle qui est sans doute appel\u00e9e \u00e0 devenir une grande figure de la politique am\u00e9ricaine vient de vaincre de mani\u00e8re fracassante. <div id='gallery-1' class='gallery galleryid-11117 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/capture_d_e_cran_2018-06-27_a_06-e31.11.44.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/capture_d_e_cran_2018-06-27_a_06-e31.11.44-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"capture_d_e_cran_2018-06-27_a_06.11.44.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Victoire surprise \u00e0 New York dans une primaire du Parti d\u00e9mocrate : une ancienne barmaid latino de 28 ans n\u00e9e dans le Bronx, l&#8217;a emport\u00e9 cette semaine face \u00e0 un baron du parti. Espoirs intersectionnels et r\u00e9volution politique de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;Atlantique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":26373,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[340],"class_list":["post-11117","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-monde","tag-etats-unis"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11117","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11117"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11117\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/26373"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}