{"id":11075,"date":"2018-06-08T16:10:00","date_gmt":"2018-06-08T14:10:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-etats-unis-l-apres-sanders-sur-de-bons-rails\/"},"modified":"2023-06-23T23:29:04","modified_gmt":"2023-06-23T21:29:04","slug":"article-etats-unis-l-apres-sanders-sur-de-bons-rails","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=11075","title":{"rendered":"Etats-Unis : l&#8217;apr\u00e8s-Sanders sur de bons rails"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Plus d&#8217;un an apr\u00e8s la d\u00e9faite d&#8217;Hillary Clinton face \u00e0 Donald Trump et alors que les primaires en vue des prochaines pr\u00e9sidentielles sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&#8217;ordre du jour, la gauche am\u00e9ricaine pourrait se r\u00e9inventer gr\u00e2ce \u00e0 des femmes noires ou latinos issues des classes populaires. <\/p>\n<p>La &#8220;r\u00e9volution politique&#8221; engag\u00e9e par Bernie Sanders commence \u00e0 porter ses fruits. Le s\u00e9nateur socialiste et ind\u00e9pendant qui avait concouru contre Hillary Clinton lors des primaires d\u00e9mocrates pour la pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine \u2013 et dont on avait, depuis, cent fois annonc\u00e9 la disparition \u2013 <a href=\"https:\/\/edition.cnn.com\/2018\/05\/21\/politics\/bernie-sanders-vermont-election\/index.html\">se repr\u00e9sentera \u00e0 nouveau dans l\u2019\u00e9tat du Vermont<\/a>. C\u2019est \u00e9videmment un premier pas vers une possible candidature \u00e0 la primaire pour les prochaines pr\u00e9sidentielles.<\/p>\n<p>Mais il y a plus : nombre de candidatures tout \u00e0 fait in\u00e9dites \u00e9mergent \u00e0 l\u2019occasion des primaires du Parti d\u00e9mocrate pour les \u00e9lections interm\u00e9diaires de 2018. Ces candidatures contestent toutes l\u2019establishment d\u00e9mocrate, et le leadership des Clinton sur le parti. Ce sont \u00e9galement, pour grande partie, des femmes, qui ont d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019affranchir de toute autorisation : un nombre record pour cette ann\u00e9e 2018, <a href=\"https:\/\/www.nytimes.com\/2018\/05\/29\/us\/politics\/women-candidates-midterms.html\">annonce m\u00eame le <em>New York Times<\/em><\/a>. Et toutes, souvent activistes, portent les m\u00eames demandes : celles des travailleurs et des minorit\u00e9s raciales et de genre. Dans le sillage de Stacey Abrams, une femme noire qui a remport\u00e9 la nomination du Parti d\u00e9mocrate pour le poste de gouverneur en G\u00e9orgie, ou de Lupe Valdez au Texas, toutes sont relativement jeunes et revendiquent avec fiert\u00e9 leur appartenance aux classes populaires, leur genre ou leur couleur de peau. Toutes aussi, ont soutenu ou sont aujourd\u2019hui soutenues par Bernie Sanders.<\/p>\n<p>Il est vrai que, depuis l\u2019\u00e9lection de Donald Trump, on n\u2019a gu\u00e8re vu l\u2019establishment d\u00e9mocrate se mobiliser \u2013 et Hillary Clinton moins que tous. Pendant que Bernie Sanders se battait avec f\u00e9rocit\u00e9 contre les projets de Trump sur la s\u00e9curit\u00e9 sociale, que de nouveaux et jeunes activistes se mobilisaient sur le front de l\u2019immigration, du f\u00e9minisme, de l\u2019usage des armes, que le mouvement <em>Black Lives Matters<\/em> perp\u00e9tuait les luttes contre les violences polici\u00e8res et les assassinats des jeunes noirs, l\u2019ancienne candidate \u00e0 la pr\u00e9sidentielle continuait, elle, d\u2019\u00e9grener ses plaintes et ses regrets sur les ing\u00e9rences russes, l\u2019affaire des e-mails et la misogynie suppos\u00e9e des soutiens de Bernie Sanders. Bref, des luttes ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es et elles commencent \u00e0 imprimer des traces dans le coeur m\u00eame des institutions du Parti d\u00e9mocrate. <\/p>\n<h2>L&#8217;\u00e9mergence d&#8217;une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration dans Parti d\u00e9mocrate am\u00e9ricain<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/theintercept.com\/2018\/05\/22\/joseph-crowley-alexandra-ocasio-cortez-new-york-primary\/\">La candidature d\u2019Alexandria Ocasio-Cortez \u00e0 New-York<\/a> est, \u00e0 cet \u00e9gard, embl\u00e9matique. La jeune femme, 28 ans, dispute au tr\u00e8s \u00e9tabli Joe Crowley, la place de repr\u00e9sentant au Congr\u00e8s du 14\u00e8me district. N\u00e9e, dans le Bronx, d\u2019une m\u00e8re portoricaine, elle se veut aussi issue de quartiers d\u00e9favoris\u00e9s et porte des revendications comme une s\u00e9curit\u00e9 sociale pour tous, une augmentation du salaire minimum, une \u00e9ducation sup\u00e9rieure publique renforc\u00e9e, etc. ; elle refuse, enfin, les fonds d\u2019investisseurs priv\u00e9s pour financer sa campagne. Et, face \u00e0 un candidat install\u00e9 (qui dispose d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 d\u2019un butin de guerre d\u20191,5 million de dollar), elle n\u2019a donc pour elle que son parcours d\u2019\u00e9ducatrice et son r\u00f4le d\u2019organisatrice dans la campagne de Bernie Sanders. <\/p>\n<p>Et pourtant la jeune femme a fait sensation en publiant une vid\u00e9o, devenue virale sur les r\u00e9seaux sociaux am\u00e9ricains. Il faut dire que <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/Ocasio2018\/videos\/1691236407633703\/\">le clip de campagne<\/a>, brut, frontal, sans fioritures \u2013 film\u00e9 \u00e0 la mani\u00e8re des s\u00e9ries r\u00e9alistes am\u00e9ricaines \u2013 pr\u00e9sente la jeune femme et les New-yorkais dans leur vie de tous les jours : une vie ordinaire, o\u00f9 il faut le matin pour une femme se maquiller \u00e0 l\u2019aube, et remplie de difficult\u00e9s pour se d\u00e9placer, pour nourrir les enfants, pour leur assurer un acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9cole, etc. Mais c\u2019est surtout le ton engag\u00e9 et les propos de la jeune femme qui ont retenu l\u2019attention : <em>\u00ab Je suis une \u00e9ducatrice, une organisatrice, je suis une New-yorkaise qui appartient \u00e0 la classe des travailleurs (<em>\u00ab working-class \u00bb<\/em>). Ce combat est un combat du peuple contre l\u2019argent. Ils ont l\u2019argent, nous avons le peuple. Il est temps que nous fassions savoir que tous les d\u00e9mocrates ne sont pas les m\u00eames. Un d\u00e9mocrate qui re\u00e7oit des fonds priv\u00e9s, profite des monopoles, qui ne vit pas ici, qui n\u2019envoie pas ses enfants dans nos \u00e9coles, ne boit pas de notre eau et ne respire pas le m\u00eame air que nous, ne peut d\u00e9cid\u00e9ment pas nous repr\u00e9senter. Ce dont le Bronx et le Queens ont besoin, c\u2019est d\u2019une s\u00e9curit\u00e9 sociale pour tous, d\u2019emplois f\u00e9d\u00e9raux garantis, d\u2019\u00e9tablissements d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures gratuits, d\u2019une r\u00e9forme de la justice criminelle. Un New-York pour le plus grand nombre (\u00ab for many \u00bb) est possible. Le temps est venu pour l\u2019un d\u2019entre nous (\u00ab one of us \u00bb) \u00bb<\/em>. <\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/corey.robin1\">Comme l\u2019a fait remarquer Corey Robin<\/a>, professeur de sciences politiques au Brooklyn College, le propos est saisissant dans le contexte politique am\u00e9ricain (et, \u00e0 vrai dire, il d\u00e9pareillerait, de m\u00eame, aujourd\u2019hui, dans le contexte fran\u00e7ais): <em>\u00ab A quand remonte le dernier moment o\u00f9 l\u2019on a entendu un repr\u00e9sentant politique se d\u00e9finir, de lui-m\u00eame, comme issu de la classe des travailleurs ? \u00bb<\/em>. Il incarne en effet \u00e0 merveille cette &#8220;nouvelle virulence&#8221; des jeunes activistes issus des classes populaires, des minorit\u00e9s de couleur et de genre, pr\u00eats \u00e0 reconqu\u00e9rir et s\u2019emparer des institutions politiques am\u00e9ricaines, pour qu\u2019enfin un changement r\u00e9el advienne, au-del\u00e0 du simple espoir.<\/p>\n<h2>L&#8217;irruption de l&#8217;intersectionnalit\u00e9 en politique<\/h2>\n<p>Il faut dire que le p\u00e8re d\u2019Alexandria Ocasio-Cortez, comme elle ne manque pas de le rappeler, est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 durant la crise financi\u00e8re de 2008 qui a frapp\u00e9 les \u00c9tats-Unis avant de souffler l\u2019Europe ; et que sa m\u00e8re dut, \u00e0 cette occasion, retourner faire des m\u00e9nages, conduire un bus&#8230; Bref, apr\u00e8s le choc de 2008, plus ou moins diff\u00e9r\u00e9 dans les consciences, c\u2019est toute une nouvelle gauche am\u00e9ricaine qui, apr\u00e8s un passage par l\u2019activisme et le soutien \u00e0 la candidature de Bernie Sanders, entend affronter la main mise des n\u00e9o-lib\u00e9raux sur le Parti d\u00e9mocrate, aux premiers rangs desquels, bien entendu, les Clinton.<\/p>\n<p>Corey Robin, visiblement enthousiaste \u2013 et il est difficile de ne pas partager cet enthousiasme \u2013 fait encore observer que la candidature d\u2019Alexandria Ocasio-Cortez d\u00e9montre, s\u2019il le fallait encore, comment ce qu\u2019on appelle <em>\u00ab l\u2019intersectionnalit\u00e9 fait avancer les choses \u00bb<\/em>. Et, en effet, la th\u00e9orie de l\u2019intersectionnalit\u00e9 (\u00e9labor\u00e9e par la juriste Kimberl\u00e9 Crenshaw) vise moins, comme un rapprochement trop rapide avec l\u2019id\u00e9e de convergence des luttes pourrait le laisser penser, \u00e0 installer une lutte dans une place centrale, principale, qu\u2019\u00e0 d\u00e9marginaliser des luttes p\u00e9riph\u00e9riques pour interroger l\u2019articulation des luttes. <\/p>\n<p>Pour reprendre l\u2019exemple canonique de Kimberl\u00e9 Crenshaw, prendre le point de vue d\u2019une lutte minoris\u00e9e (par exemple celles des femmes noires) \u00e0 l\u2019intersection d\u2019au moins deux autres luttes (celles des noirs d\u2019une part, et des femmes d\u2019autre part), c\u2019est s\u2019interroger sur ce qu\u2019exigerait la prise en compte, pour la lutte anti-raciste comme la lutte f\u00e9ministe, de la voix de ces femmes qui ne sont pas moins noires que femmes. Ne pas questionner ces luttes du point de vue des femmes noires, c\u2019est en effet prendre le risque de voir la lutte antiraciste exclusivement repr\u00e9sent\u00e9e par les hommes noirs, et la lutte f\u00e9ministe par des femmes blanches et par exemple aussi, bourgeoises, relativement \u00e2g\u00e9es&#8230; <\/p>\n<h2>Etre f\u00e9ministe&#8230; et pr\u00e9f\u00e9rer Bernie Sanders \u00e0 Hillary Clinton<\/h2>\n<p>On comprend, en ce sens, que durant la campagne pr\u00e9sidentielle, de jeunes f\u00e9ministes (dont, sans doute, Alexandria Ocasio-Cortez), souvent noires ou latinos, issues des classes populaires, aient contest\u00e9 le titre de f\u00e9ministe \u00e0 Hillary Clinton, et se soient plut\u00f4t report\u00e9es vers un soutien \u00e0 Bernie Sanders (un homme pourtant blanc, et plus \u00e2g\u00e9). C\u2019est qu\u2019elles ne consid\u00e9raient pas que le f\u00e9minisme blanc et \u00e9litiste de Clinton les repr\u00e9sentaient ; qu\u2019il fonctionnait m\u00eame comme un repoussoir pour les classes populaires ;  qu\u2019elles estimaient, enfin, qu\u2019Hillary Clinton \u00e9tait tout \u00e0 fait incapable d\u2019articuler ce f\u00e9minisme \u00e0 la question sociale et raciale, aux questions de classe et de couleur. Et de fait, celles d\u2019entre elles qui s\u2019\u00e9taient pourtant, \u00e0 l\u2019instar de Cynthia Nixon, r\u00e9solues \u00e0 soutenir Hillary Clinton, se retrouvent aujourd\u2019hui, dans ces nouvelles primaires d\u00e9mocrates, combattues par l\u2019establishment clintonien et, en d\u00e9finitive, soutenues par Bernie Sanders. Le vieux lion Bernie Sanders qui d\u00e9clare d\u2019ailleurs avec ardeur, depuis: <em>\u00ab Ouvrez les portes du Parti d\u00e9mocrate. Bienvenue aux travailleurs, bienvenue \u00e0 la jeunesse, bienvenue \u00e0 l\u2019id\u00e9alisme \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>On comprend mieux aussi, que ce f\u00e9minisme intersectionnel s\u2019articule tr\u00e8s bien \u00e0 une strat\u00e9gie et une rh\u00e9torique populistes comme celle du s\u00e9nateur du Vermont ou, plus pr\u00e8s de nous, Jeremy Corbin ou Jean-Luc M\u00e9lenchon. En posant la question du nombre et de l\u2019appartenance, du plus grand nombre (<em>\u00ab many \u00bb<\/em>) et du nous (<em>\u00ab us \u00bb<\/em>), des candidatures comme celles d\u2019Alexandria Ocasio-Cortez renouvellent la question de la repr\u00e9sentativit\u00e9 r\u00e9elle des \u00e9lus. Et, en effet, comme le faisait \u00e0 raison remarquer Hannah Arendt, le droit de vote, le choix entre des possibles et des programmes reste formel et ferm\u00e9, tant que la question de l\u2019\u00e9gibilit\u00e9 \u2013 la possibilit\u00e9 \u00e9gale, pour chacun, de se pr\u00e9senter et d\u2019\u00eatre \u00e9lu \u2013 reste par ailleurs exclue de la vie et du d\u00e9bat publics. Et confisqu\u00e9e, au fond, par un petit nombre qui, quelles que soient les diff\u00e9rences proclam\u00e9es, s\u2019attribue la propri\u00e9t\u00e9 exclusive de la vie publique et politique. Comme disent les Espagnols : nous avons alors un vote, mais pas de voix. <\/p>\n<p>Et sans doute la jeune candidate new-yorkaise ne se pr\u00e9sente pas comme de gauche (<em>\u00ab left \u00bb<\/em>), mais plut\u00f4t comme issue de la base (<em>\u00ab bottom \u00bb<\/em>). Mais c\u2019est sans doute que, comme en Europe aussi, la question de l\u2019incarnation et des contenus r\u00e9els est devenue si criante qu\u2019il vaut peut-\u00eatre la peine de de suspendre, un temps, l\u2019usage du mot gauche, si c\u2019est pour le remplir \u00e0 nouveau de sens et de chair, le reformuler apr\u00e8s tant et tant de trahisons (qu\u2019elles soient celles du Parti d\u00e9mocrate ou, en Europe, des partis sociaux-d\u00e9mocrates). De fait, ces candidatures posent moins la question, si l\u2019on y tient, de savoir ce qu\u2019est la gauche, que de savoir qui est de gauche, et pour qui. Comme le dit encore Alexandria Ocasio-Cortez : <em>\u00ab New York va sans doute mieux. Mais pour qui ? \u00bb<\/em>.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-11075 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/26734413_1554267477997264_5259525045540733299_n-2-684.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/26734413_1554267477997264_5259525045540733299_n-2-684-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"26734413_1554267477997264_5259525045540733299_n-2.jpg\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/26734413_1554267477997264_5259525045540733299_n-2-684-150x150.jpg 150w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/26734413_1554267477997264_5259525045540733299_n-2-684-300x300.jpg 300w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/26734413_1554267477997264_5259525045540733299_n-2-684-768x768.jpg 768w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/26734413_1554267477997264_5259525045540733299_n-2-684.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus d&#8217;un an apr\u00e8s la d\u00e9faite d&#8217;Hillary Clinton face \u00e0 Donald Trump et alors que les primaires en vue des prochaines pr\u00e9sidentielles sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&#8217;ordre du jour, la gauche am\u00e9ricaine pourrait se r\u00e9inventer gr\u00e2ce \u00e0 des femmes noires ou latinos issues des classes populaires. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":26267,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[340],"class_list":["post-11075","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-monde","tag-etats-unis"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11075","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11075"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11075\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/26267"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11075"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11075"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11075"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}