{"id":1107,"date":"1998-10-01T00:00:00","date_gmt":"1998-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/etat-de-droit-etat-sauvage1107\/"},"modified":"1998-10-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-09-30T22:00:00","slug":"etat-de-droit-etat-sauvage1107","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1107","title":{"rendered":"Etat de droit, Etat sauvage"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>Des in\u00e9galit\u00e9s croissantes<strong> Laboratoire pour comprendre le contexte socio-politique des crises financi\u00e8res, le Mexique t\u00e9moigne de l&#8217;importance de la d\u00e9mocratie comme mode de r\u00e9gulation face au march\u00e9 et de la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une nouvelle d\u00e9finition de cette d\u00e9mocratie. <\/strong><\/p>\n<p>En 1994, le Mexique s&#8217;int\u00e9gre au grand march\u00e9 nord-am\u00e9ricain (ALENA). La r\u00e9volte du Chiapas \u00e9clate, ensuite se d\u00e9clenche la crise financi\u00e8re, c&#8217;est l'&#8221; effet tequila &#8221; pour tout un continent.<\/p>\n<p>Il existe incontestablement un Etat de droit au Mexique. Aux mois de juillet et ao\u00fbt se sont succ\u00e9d\u00e9 des \u00e9lections pour \u00e9lire les gouverneurs des diff\u00e9rents Etats et les \u00e9diles municipaux. Le vieux PRI reste le premier parti du Mexique, le PRD (centre gauche) perd du terrain et le seul rival s\u00e9rieux du PRI est le PAN (droite) qui lui dispute le terrain du lib\u00e9ralisme. Les commentateurs s&#8217;accordent sur l&#8217;importance des caciques locaux aux d\u00e9pens du d\u00e9bat d&#8217;id\u00e9es. Le syst\u00e8me politique pourtant corrompu para\u00eet conserver toute son emprise sur la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;importance des caciques locaux aux d\u00e9pens du d\u00e9bat d&#8217;id\u00e9es <\/strong><\/p>\n<p>Le 8 ao\u00fbt, place du Zocalo \u00e0 Mexico, le coeur de l&#8217;immense ville et celui du Mexique historique, l&#8217;atmosph\u00e8re est celle d&#8217;un Hyde Park latino-indien. Une arm\u00e9e de gar\u00e7onnets et de fillettes y manoeuvre au pas de l&#8217;oie, en uniforme. Des personnages de Walt Disney se font photographier avec les touristes. Au centre de la place, sous le drapeau, une centaine de Mexicains c\u00e9l\u00e8brent le culte au soleil azt\u00e8que. Ce sont, pour la plupart, comme la grande pr\u00eatresse, des Blancs ou des m\u00e9tisses qui manifestent leur exigence d&#8217;un retour aux valeurs indiennes. Ils prennent la parole les uns apr\u00e8s les autres pour vanter &#8221; la libert\u00e9 int\u00e9rieure &#8220;. Autour de la place, trois cents travailleurs de la Fonction publique d\u00e9filent poing lev\u00e9 pour leurs salaires tandis que des paysans v\u00eatus de tuniques blanches font une collecte en d\u00e9non\u00e7ant l&#8217;arm\u00e9e qui les emp\u00eache de cultiver leurs champs en paix. En face, dans le palais national o\u00f9 r\u00e9side le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, les magnifiques fresques de Diego Rivera c\u00e9l\u00e8brent &#8221; la lutte des classes &#8221; mais aussi le pass\u00e9 azt\u00e8que, l&#8217;histoire du Mexique entre Marx et Quetzalc\u00f3atl. C&#8217;est l\u00e0 une des originalit\u00e9s du Mexique, la r\u00e9f\u00e9rence officielle \u00e0 la R\u00e9volution et, au-del\u00e0, \u00e0 la r\u00e9forme agraire comme fondement de la nation. Le Mexique s&#8217;affirme r\u00e9volutionnaire et paysan alors m\u00eame qu&#8217;il est le pays des in\u00e9galit\u00e9s sociales et que Mexico est la plus grande agglom\u00e9ration du monde.<\/p>\n<p>Sous les fen\u00eatres de la pr\u00e9sidence, une dizaine de tentes sont dress\u00e9es. Des pancartes \u00e9crites \u00e0 la main proclament les droits des petits paysans spoli\u00e9s par les caciques locaux. Une d&#8217;elle explique que des transporteurs routiers ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par la police et jet\u00e9s sans jugement en prison. Ils sont accus\u00e9s de trafic de drogue mais leurs familles affirment que les policiers ont cach\u00e9 eux-m\u00eames la drogue dans les camions pour couvrir les v\u00e9ritables trafiquants, leurs complices. Cinq personnes sont assises, elles portent un masque bleu sur la bouche, tout \u00e0 coup l&#8217;une d&#8217;elle le fait tomber: elle et ses compagnons ont les l\u00e8vres cousues. C&#8217;est abominable. Nous ne sommes pas \u00e0 Hyde Park mais dans le pays de toutes les violences avec celle qui les fonde toutes: la formidable in\u00e9galit\u00e9 sociale&#8230; Comme le signalait le 8 ao\u00fbt 1998 un \u00e9ditorial du grand journal mexicain La jornada: &#8221; plus qu&#8217;un Etat de droit, ce qui urge au Mexique est la cr\u00e9ation d&#8217;un Etat d\u00e9mocratique de droit, la diff\u00e9rence n&#8217;est pas insignifiante. En elles se conjuguent et se r\u00e9unissent des probl\u00e8mes aussi graves que la guerre dans le Chiapas et le scandale de la Fobaproa.&#8221;<\/p>\n<p>90% des ruraux, 77,3% de la population urbaine et 80% de ceux qui r\u00e9sident dans la zone m\u00e9tropolitaine de Mexico, vivent dans des conditions de pauvret\u00e9 et de pauvret\u00e9 extr\u00eame. Les strates de pauvret\u00e9 sont diverses au Mexique, ceux qui ont un emploi mais qui ne peuvent acc\u00e9der au logement ou \u00e0 la sant\u00e9 ou l&#8217;\u00e9ducation, ceux qui n&#8217;ont pas d&#8217;emploi assur\u00e9, ceux qui vivent \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie des grandes cit\u00e9s, dans l&#8217;insalubrit\u00e9 avec un acc\u00e8s rudimentaire \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation primaire mais n&#8217;ont pas de revenus suffisants, etc. Mais les pauvres parmi les pauvres sont les Indiens et parmi eux ceux des Chiapas. Alors que sur la place centrale de Mexico, ce groupe de z\u00e9lateurs du soleil revendique le m\u00e9tissage, \u00e0 l&#8217;autre bout du pays, l&#8217;Indien est trait\u00e9 comme un sous homme.<\/p>\n<p> <strong> Le Chiapas, une soci\u00e9t\u00e9 avec une structure sociale du XVIe si\u00e8cle <\/strong><\/p>\n<p>Au Chiapas, un Etat de droit n&#8217;a jamais exist\u00e9. Le Chiapas est une soci\u00e9t\u00e9 qui arrive au XXIe si\u00e8cle avec une structure sociale du XVIe si\u00e8cle. Le sous-d\u00e9veloppement n&#8217;est rien d&#8217;autre que l&#8217;impossibilit\u00e9 pour les pauvres de faire bouger leurs conditions d&#8217;exploitation. Au Chiapas a toujours \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e la loi de la jungle au profit des propri\u00e9taires fonciers, des caciques et au d\u00e9triment en particulier de la popuation indig\u00e8ne. Le Chiapas est une terre riche, avec des ressources mini\u00e8res innombrables et un peuple pauvre, humili\u00e9. L&#8217;arm\u00e9e y est concentr\u00e9e, elle agit aux c\u00f4t\u00e9s des hommes de main des propri\u00e9taires fonciers, brutalise, tue, viole les femmes, emp\u00eache les paysans de cultiver leurs terres et les condamne \u00e0 la famine. Le regard d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de l&#8217;Indien et de ses enfants, minuscules vendeurs errants, dormant par terre dans des couvertures de coton, ivrognes mur\u00e9s dans la douleur, ce regard nous confronte \u00e0 l&#8217;injustice la plus brutale, la plus totale. Face \u00e0 ces opprim\u00e9s lilliputiens, combien paraissent hors de proportion le d\u00e9ploiement militaire, les fusils mitrailleurs aux poings, les v\u00e9hicules charg\u00e9s d&#8217;hommes en uniforme, les h\u00e9licopt\u00e8res dont le souffle d\u00e9truit les champs de ma\u00efs. Pas de fa\u00e7ade de droit ici comme \u00e0 Mexico: les normes \u00e9l\u00e9mentaires de justice et de l\u00e9gitimit\u00e9 constitutionnelle, comme les municipalit\u00e9s libres, fondement des municipalit\u00e9s autonomes, sont remises en cause. L&#8217;autoritaire gouverneur Albores, dont l&#8217;investiture est d&#8217;une l\u00e9galit\u00e9 douteuse, viole sans pudeur le droit alors m\u00eame que le gouvernement parle de dialogue. Les bandes paramilitaires font la loi. Si l&#8217;on applique aux pauvres et singuli\u00e8rement aux indig\u00e8nes la loi de la jungle, c&#8217;est officiellement pour l&#8217;opinion publique nationale et internationale au nom d&#8217;un l\u00e9galisme tatillon. Alors que le EZLN cherche un chemin vers la paix, celui-ci est sabot\u00e9 par les d\u00e9fenseurs d&#8217;un Etat dictatorial de droit. Ils s&#8217;appr\u00eatent \u00e0 disqualifier la consultation nationale propos\u00e9e par les zapatistes sur les droits et cultures indig\u00e8nes avec des arguments l\u00e9galistes: rien dans les lois actuelles n&#8217;autoriserait un r\u00e9f\u00e9rendum de ce type, seules les instances gouvernementales peuvent organiser les consultations.<\/p>\n<p> <strong> Le Fobaproa dit le &#8221; fobacloaque &#8221; ou du d\u00e9sordre int\u00e9gral <\/strong><\/p>\n<p>Ce m\u00eame samedi 8 ao\u00fbt une manifestation d&#8217;environ 2 000 personnes venues d&#8217;un quartier de Mexico descend du monument \u00e0 Juarez vers le Zocalo. Elle est organis\u00e9e par Le Barzon qui regroupe des dizaines de milliers d&#8217;adh\u00e9rents dans tout le Mexique et surtout dans la capitale. Il f\u00e9d\u00e8re les couches moyennes endett\u00e9es aupr\u00e8s des banques. En 1994, la d\u00e9valuation avait augment\u00e9 brutalement les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat et les petits commer\u00e7ants, artisans, ceux qui avaient achet\u00e9 des logements ou des biens de consommation s&#8217;\u00e9taient tout \u00e0 coup retrouv\u00e9s dans l&#8217;impossibilit\u00e9 de faire face.<\/p>\n<p>Cette manifestation a toutes les apparences d&#8217;un carnaval, ballons color\u00e9s, artistes, saltimbanques et grosses t\u00eates repr\u00e9sentant les hommes politiques du PRI, les riches b\u00e9n\u00e9ficiaires du scandale de la Fobaproa. La Fobaproa \u00e9tait \u00e0 l&#8217;origine, apr\u00e8s la privatisation du secteur bancaire et la crise financi\u00e8re, un fonds bancaire destin\u00e9 \u00e0 prot\u00e9ger l&#8217;\u00e9pargne populaire en cas de faillite bancaire. Ce fonds, supervis\u00e9 par la banque du Mexique, regroupait tout le secteur bancaire. En 1998, la Fobropoa a un passif de 552 000 millions de pesos (un dollar vaut 9 pesos en ce mois d&#8217;ao\u00fbt 1998). Le gouvernement a propos\u00e9 de reconvertir la dette accumul\u00e9e par les banquiers en dette publique assum\u00e9e par l&#8217;imp\u00f4t de tous les Mexicains. Le PRD a rendu publique la liste des noms des entrepreneurs b\u00e9n\u00e9ficiaires par divers m\u00e9canismes du sauvetage bancaire (des gens proches du PRI et surtout les plus grosses fortunes du pays, voire du monde). Le PRI et le PAN ont accus\u00e9 le PRD d&#8217;atteinte \u00e0 la vie priv\u00e9e, de viol du secret bancaire et donc de tentative de fragiliser l&#8217;\u00e9conomie. La temp\u00eate boursi\u00e8re venue d&#8217;Asie et de Russie a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e \u00e0 la perte de confiance provoqu\u00e9e par la diffusion de la liste. Les m\u00e9canismes de r\u00e9gulation politiques et sociaux sont la part d\u00e9cid\u00e9ment irrationnelle de cette merveille de rationalit\u00e9 chiffr\u00e9e que se veut l&#8217;\u00e9conomie lib\u00e9rale. Dans le cas de la Fobaproa, l&#8217;image a \u00e9t\u00e9 celle d&#8217;un d\u00e9sordre int\u00e9gral. Des normes in\u00e9galitaires, qu&#8217;il urge pour le moins d&#8217;actualiser comme la loi du secret bancaire, ont \u00e9t\u00e9 alors agit\u00e9es pour \u00e9viter que le &#8221; Fobacloaque &#8221; arrive \u00e0 se d\u00e9couvrir. Que vaut le secret bancaire s&#8217;il doit recouvrir la spoliation de toute la nation ? En secret avant la guerre au Chiapas, en secret se maintient la Fobaproa. Que vaut la question de la citoyennet\u00e9 dans un tel contexte ?<\/p>\n<p> <strong> Un Etat de droit qui sert \u00e0 l\u00e9galiser l&#8217;anti-d\u00e9mocratie <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;affaire de la Fobaproa, comme d&#8217;ailleurs la guerre au Chiapas, va bien au-del\u00e0 de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement et t\u00e9moigne de la fragilisation de la soci\u00e9t\u00e9 mexicaine. Sous l&#8217;Etat de droit, prosp\u00e8re et ne cesse d&#8217;embellir un Etat sauvage. Les lois sont inadapt\u00e9es ou fabriqu\u00e9es pour le seul b\u00e9n\u00e9fice de quelques-uns, ou appliqu\u00e9s par le fer et le feu, et ce mensonger Etat de droit sert seulement \u00e0 l\u00e9galiser l&#8217;antid\u00e9mocratie. Pour beaucoup, il devient pr\u00e9f\u00e9rable d&#8217;oublier le droit que de vivre dans un pays de lois injustes, dictatoriales ou \u00e9litistes. Le syst\u00e8me \u00e9lectoral, m\u00eame sans recourir \u00e0 la fraude, voire \u00e0 l&#8217;assassinat politique, est impuissant \u00e0 d\u00e9finir une alternative politique, il ne sert qu&#8217;\u00e0 traduire l&#8217;opposition entre ceux qui veulent un Etat de droit \u00e0 n&#8217;importe quel prix et ceux pour qui ce droit n&#8217;a plus de sens.<\/p>\n<p><strong> Des in\u00e9galit\u00e9s croissantes <\/strong><\/p>\n<p>Depuis 1984, la diff\u00e9rence entre les revenus de 10% des plus pauvres et 10% des plus riches a cr\u00fb de 19,29% en 1994 \u00e0 28% aujourd&#8217;hui. La concentration de la richesse dans tout le Mexique va en augmentant. En 1984, 80% des Mexicains d\u00e9tenaient 50,5% de la richesse nationale. Aujourd&#8217;hui, ils ne d\u00e9tiennent plus que 45% et leurs revenus ont d\u00e9cru de 5%. Les chiffres de l&#8217;Institut national des statistiques g\u00e9ographiques et informatiques montrent que cette polarisation des revenus a eu lieu parce qu&#8217;un tiers de la population est pass\u00e9e en quinze ans de la classe moyenne \u00e0 la pauvret\u00e9. Selon les chiffres du Programme des Nations unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD) et le Secr\u00e9tariat national de d\u00e9veloppement social le nombre de Mexicains en \u00e9tat d&#8217;extr\u00eame pauvret\u00e9 a cr\u00fb de 84% en onze ans. De 13 \u00e0 24 millions. Les pauvres, qui repr\u00e9sentaient il y a quelques ann\u00e9es 35% de la population, en forment aujourd&#8217;hui quasiment la moiti\u00e9, soit 49 millions des Mexicains (40 millions.en 1995). Les plus riches, qui d\u00e9tiennent l&#8217;\u00e9quivalent de 9% du PIB du pays, sont 25 000, certains figurent parmi les plus grandes fortunes mondiales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1107","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1107"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1107\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}