{"id":10883,"date":"2018-03-14T10:47:49","date_gmt":"2018-03-14T09:47:49","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-qui-veut-la-peau-des-syndicats\/"},"modified":"2023-06-23T23:27:09","modified_gmt":"2023-06-23T21:27:09","slug":"article-qui-veut-la-peau-des-syndicats","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10883","title":{"rendered":"Qui veut la peau des syndicats\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\u00c0 la veille de la journ\u00e9e de mobilisation des retrait\u00e9s et des personnels des Ehpad, les syndicats sont malmen\u00e9s et fragilis\u00e9s par un gouvernement qui entend bien les contourner. En t\u00e9moigne, l\u2019\u00e9volution s\u00e9mantique de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, o\u00f9 l\u2019on est pass\u00e9 de la n\u00e9gociation \u00e0 la seule consultation.<\/p>\n<p>Les syndicats ont bon dos. Ils sont accus\u00e9s de tout et (presque) n\u2019importe quoi. Tant\u00f4t de servir de faire-valoir des politiques gouvernementales \u2013 la CFDT en t\u00eate de gondole. Tant\u00f4t montr\u00e9s du doigt pour n\u2019\u00eatre que les idiots utiles d\u2019une gauche qui ne saurait d\u00e9passer le seul cadre de la contestation \u2013 et dans laquelle la CGT serait devenue ma\u00eetresse en la mati\u00e8re. <\/p>\n<p>Dans le paysage \u00e9clat\u00e9 d\u2019un syndicalisme qui peine \u00e0 se renouveler, Jean-Luc M\u00e9lenchon ajoute une autre lecture, critique, des principales centrales : la d\u00e9sunion. \u00ab\u00a0La bataille syndicale a \u00e9t\u00e9 mal conduite\u00a0\u00bb, avait-il lanc\u00e9 apr\u00e8s les mobilisations contre les ordonnances sur la loi Travail, tout en ajoutant craindre \u00ab\u00a0la plus grosse d\u00e9faite du mouvement ouvrier\u00a0\u00bb. Et de lancer aux responsables syndicaux : \u00ab\u00a0Les directions des corps interm\u00e9diaires peuvent-elles \u00eatre autre chose que des rouages \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur d&#8217;une r\u00e9alit\u00e9 qui fonctionne comme un bloc ?\u00a0\u00bb Le leader de la France insoumise d\u00e9non\u00e7ait-il le d\u00e9calage entre la base des syndicats, leurs militants et sympathisants et leurs directions\u00a0? Comme un appel au d\u00e9gagisme\u2026 Ce qui est vrai pour la classe politique l\u2019est aussi pour le (vieux) monde syndical, pensait-il. Avait-il tort\u00a0? En tout cas, le message est tr\u00e8s mal pass\u00e9. Chacun se souviendra du \u00ab\u00a0Keep cool mec\u00a0!\u00a0\u00bb du patron de Force ouvri\u00e8re, Jean-Claude Mailly. <\/p>\n<h2>Mettre \u00e0 l&#8217;\u00e9cart les syndicats, mettre fin \u00e0 la n\u00e9gociation<\/h2>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, le conflit qui oppose les organisations syndicales entre elles et aux forces politiques de gauche est le r\u00e9sultat d\u2019une strat\u00e9gie gouvernementale vieille de plusieurs d\u00e9cennies qui, tant sur le fond que sur la forme, emp\u00eache les partenaires sociaux d\u2019exercer pleinement leurs pr\u00e9rogatives. Tout a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 pour r\u00e9duire la place des syndicats dans l\u2019\u00e9laboration des grandes r\u00e9formes qui structurent la vie de l\u2019entreprise et des travailleurs. Jusque dans l\u2019usage des mots. Ainsi est-on pass\u00e9 de la \u201cn\u00e9gociation\u201d \u00e0 la \u201cconcertation\u201d pour aboutir \u00e0 la \u201cconsultation\u201d. \u00c0 l\u2019instar d\u2019une visite m\u00e9dicale, les syndicats sont d\u00e9sormais convoqu\u00e9s pour des analyses sp\u00e9cifiques. Le diagnostic est \u00e9tabli de mani\u00e8re unilat\u00e9rale et le traitement est impos\u00e9 par le m\u00e9decin-ministre en chef \u2013 sans dosage n\u00e9gociable. <\/p>\n<p>Le trait semble l\u00e9g\u00e8rement grossi et pourtant, dans les faits, sur des r\u00e9formes aussi structurantes que la loi El Khomri, par exemple, les syndicats n\u2019ont \u00e9t\u00e9 que consult\u00e9s. Certains hauts fonctionnaires ont m\u00eame \u00e9voqu\u00e9 des \u201cauditions\u201d. Il est utile de rappeler, dans ce contexte, que si les syndicats ont \u00e0 la fois un r\u00f4le de repr\u00e9sentation et de proposition, ils ont principalement pour mission de n\u00e9gocier. N\u00e9gocier avec les d\u00e9cideurs publics. N\u00e9gocier avec les entreprises.<br \/>\nLa loi Travail, achev\u00e9e via ordonnances par le gouvernement Philippe II, donne d\u00e9sormais un coup d\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur \u00e0 cette tendance \u2013 qui vise \u00e0 affaiblir le pouvoir de n\u00e9gociation des partenaires sociaux dans l\u2019entreprise. Pour favoriser un meilleur \u00e9quilibre et une meilleure \u00e9galit\u00e9 des droits des travailleurs, les n\u00e9gociations s\u2019\u00e9tablissaient auparavant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des branches professionnelles, c\u2019est-\u00e0-dire que les personnels d\u2019une entreprise qui comptabilisait moins de dix salari\u00e9s \u2013 dans laquelle il n\u2019y avait pas de repr\u00e9sentants syndicaux \u2013 b\u00e9n\u00e9ficiaient des accords collectifs n\u00e9goci\u00e9s au sein de la branche. <\/p>\n<p>D\u00e9sormais, depuis la loi Travail dite \u201cXXL\u201d, la n\u00e9gociation se fait \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019entreprise. Or, 98\u00a0% des entreprises fran\u00e7aises ont moins de cinquante salari\u00e9s. Parmi celles-ci, seules 4 % comptent un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 syndical. Pour ces entreprises, largement majoritaires dans le paysage \u00e9conomique fran\u00e7ais, cela signifie que les salari\u00e9s se retrouvent d\u00e9sormais seuls \u00e0 n\u00e9gocier, parfois en t\u00eate-\u00e0-t\u00eate, avec leur patron. Les syndicats, d\u00e9sormais \u00e9cart\u00e9s de l\u2019objet de la n\u00e9gociation dans l\u2019entreprise, n\u2019auront donc plus prise sur les rapports de domination qui existent \u2013 et qui font la chair des partenaires sociaux \u2013 entre l\u2019employ\u00e9 et l\u2019employeur. C\u2019est toute une conception des rapports de forces au sein de l\u2019entreprise qui s\u2019\u00e9croule. <\/p>\n<h2>Du paritarisme \u00e0 l&#8217;autoritarisme <\/h2>\n<p>Et ce n\u2019est pas fini. Emmanuel Macron est plein de ressources. Le pr\u00e9sident de la r\u00e9publique \u00e0 m\u00eame envisag\u00e9 un temps de toucher \u00e0 l\u2019une des pr\u00e9rogatives les plus importantes des partenaires sociaux, la gestion de l&#8217;assurance ch\u00f4mage. Une nouvelle mani\u00e8re de dessaisir, voire de d\u00e9savouer, les syndicats et leur histoire sociale. La menace \u00e9tait provocante, la m\u00e9thode brutale.<br \/>\nL\u2019enjeu pour Emmanuel Macron, comme \u00e7a l\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pour Nicolas Sarkozy et Fran\u00e7ois Hollande, c\u2019est d\u2019affaiblir les syndicats. De les mettre sur la touche. Et de les ringardiser. \u00ab\u00a0Un monde poussi\u00e9reux fait de postures\u00a0\u00bb, avait lanc\u00e9 un conseiller minist\u00e9riel de l\u2019\u00e8re El Khomri. \u00ab\u00a0D\u00e9sormais, quand il y a une gr\u00e8ve en France, personne ne s\u2019en aper\u00e7oit\u00a0\u00bb, avait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9tendu le chef de l\u2019\u00c9tat en juillet 2009. Six mois plus tard, il faisait face \u00e0 l\u2019une des plus grandes manifestations de salari\u00e9s depuis deux d\u00e9cennies. <\/p>\n<p>Car c\u2019est aussi la force des syndicats\u00a0: l\u2019impr\u00e9vu. Parfois, le mouvement social ne prend pas. Et puis, tout \u00e0 coup, une jeunesse, une exasp\u00e9ration, une col\u00e8re, une crise, un mot de trop et tout s\u2019emballe. Sans que l\u2019on parvienne toujours \u00e0 l\u2019expliquer. Et en m\u00eame temps (sic), c\u2019est aussi une intention bien mal dissimul\u00e9e de l\u2019ex\u00e9cutif\u00a0: renvoyer les syndicats \u00e0 la seule posture contestataire. Ainsi les mots \u00ab\u00a0archa\u00efques\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0conservateurs\u00a0\u00bb bruissent-ils de la bouche de ceux qui nous gouvernent lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019\u00e9voquer les syndicats. <\/p>\n<p>C\u2019est pourtant ignorer les 42 200 accords entre les employeurs et les repr\u00e9sentants du personnel dans l\u2019entreprise et le millier d\u2019accords de branche conclus au cours de l\u2019ann\u00e9e 2016 (selon les derni\u00e8res donn\u00e9es accessibles du minist\u00e8re du Travail). Signe d\u2019une certaine vitalit\u00e9 du dialogue social et du r\u00f4le des partenaires sociaux, pr\u00e8s de 80 % des accords sont d\u2019ailleurs sign\u00e9s par les syndicats. Une politique du compromis largement pl\u00e9biscit\u00e9e et qui peut en \u00e9tonner plus d\u2019un. Suivez mon regard, \u00e0 gauche.<\/p>\n<p><strong><em>Contre-r\u00e9volution dans le monde du travail<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Mais au fond, pourquoi Emmanuel Macron en veut-il autant aux syndicats ? Pourquoi les met-il sur la touche\u00a0? Pourquoi verrouille-t-il le dialogue social\u00a0? Pour lire le Macron dans le texte, il faut aller \u00e0 l\u2019essentiel. Son essentiel. Et l\u2019essentiel, pour lui, c\u2019est l\u2019efficacit\u00e9. Or pour le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, les syndicats ne sont essentiellement pas efficaces. Parce qu\u2019il convient avant tout de cr\u00e9er de la richesse. De favoriser la croissance. De lib\u00e9rer les contraintes des entreprises. Et le syndicat est une contrainte quand il faut au contraire \u00ab\u00a0laisser faire, laisser passer\u00a0\u00bb. C\u2019est-\u00e0-dire intervenir le moins possible. Sans r\u00e9gulation et sans contre-pouvoir.\u00a0<\/p>\n<p>Dans cette perspective, le social\u00a0ne peut \u00eatre que la remorque de l\u2019\u00e9conomie. Il s\u2019agit, pour les lib\u00e9raux de cette trempe, de distribuer les miettes issues des richesses produites. La fameuse th\u00e9orie du ruissellement. Le social est ainsi subordonn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9conomie. Et dans cette pens\u00e9e complexe, la r\u00e9gulation ne peut se faire que par les comp\u00e9tences. Adieu, donc, aux corps interm\u00e9diaires. Lorsqu\u2019il remet en cause la gestion paritaire de l\u2019Unedic par exemple, Emmanuel Macron ne pense pas une politique sociale. Il pense &#8220;\u00e9conomies\u00a0d\u2019\u00e9chelle\u201d, il pense \u201cgestion\u201c. Sans doute pense-t-il aussi \u201caust\u00e9rit\u00e9\u201d. Il pense \u201cgouvernance\u201d. Il pense \u201ctechnostructure\u201d. Il pense comme un chef d\u2019entreprise qui doit g\u00e9rer un int\u00e9r\u00eat particulier. Et pas l\u2019int\u00e9r\u00eat collectif. <\/p>\n<p>Ainsi sommes-nous pass\u00e9s d\u2019une r\u00e9publique sociale dans laquelle la place des syndicats \u00e9tait centrale et structurante pour la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats collectifs \u2013 et ceux des travailleurs \u2013 \u00e0 une start-up nation dans laquelle les \u201cgestionnaires\u201c de Ber\u00e7y et autres cost killers, tout droit sortis de l\u2019ENA, r\u00e8gnent en ma\u00eetres pour assurer la jouissance des int\u00e9r\u00eats de quelques-uns \u2013 ceux des entrepreneurs. <\/p>\n<p>En quelques mois seulement, face \u00e0 la d\u00e9sunion des syndicats, mais aussi \u00e0 un pouvoir jusqu\u2019au-boutiste, un si\u00e8cle de luttes et de victoires sociales s\u2019est effondr\u00e9. Et si les cons\u00e9quences sur les conditions de vie de l\u2019immense majorit\u00e9 des travailleurs ne sont pas encore totalement perceptibles et restent de nature \u201cid\u00e9ologiques\u201d pour certains, la r\u00e9volution, ou plut\u00f4t la contre r\u00e9volution que vient de connaitre le monde du travail, sur la r\u00e9gulation des rapports de force au sein de l\u2019entreprise, laisse augurer du pire. La masse des travailleurs n\u2019a rien \u00e0 gagner, tout \u00e0 perdre au contraire, devant des syndicats fragilis\u00e9s aux pouvoirs limit\u00e9s. <\/p>\n<p>Reste aux partenaires sociaux de se r\u00e9inventer pour mieux s\u2019imposer. Et aux travailleurs de prendre conscience des rapports de domination qui s\u2019imposent \u00e0 eux. Ce qui devrait advenir tr\u00e8s vite une fois pass\u00e9s quelques accords d\u2019entreprise sur le temps de travail, sur les salaires ou sur le licenciement \u00e9conomique, apr\u00e8s validation et imposition \u00e0 tous \u2013 par exemple, une augmentation du temps de travail pour une r\u00e9mun\u00e9ration en baisse et une suppression d\u2019effectifs dans l\u2019entreprise, comme certains en font les frais en ce moment\u2026<\/p>\n<p>Pendant ce temps, Outre-Rhin, le tr\u00e8s puissant syndicat de la m\u00e9tallurgie IG Metall, apr\u00e8s n\u00e9gociations, vient d&#8217;obtenir une r\u00e9duction n\u00e9gociable du temps de travail et une hausse des salaires de 4,3% pour pr\u00e8s de quatre millions de salari\u00e9s. Une hausse qui pourrait m\u00eame se propager. Voil\u00e0 qui devrait, si ce n\u2019est en convaincre, au moins en inspirer plus d\u2019un.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-10883 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/adria-6c0.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/adria-6c0-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"adria.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la veille de la journ\u00e9e de mobilisation des retrait\u00e9s et des personnels des Ehpad, les syndicats sont malmen\u00e9s et fragilis\u00e9s par un gouvernement qui entend bien les contourner. En t\u00e9moigne, l\u2019\u00e9volution s\u00e9mantique de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, o\u00f9 l\u2019on est pass\u00e9 de la n\u00e9gociation \u00e0 la seule consultation.<\/p>\n","protected":false},"author":1039,"featured_media":25896,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[157],"tags":[315],"class_list":["post-10883","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-web","tag-syndicats"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10883","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1039"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10883"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10883\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/25896"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10883"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10883"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10883"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}