{"id":10877,"date":"2018-03-10T18:36:00","date_gmt":"2018-03-10T17:36:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-grece-le-bilan-discute-du-gouvernement-tsipras\/"},"modified":"2023-06-23T23:27:06","modified_gmt":"2023-06-23T21:27:06","slug":"article-grece-le-bilan-discute-du-gouvernement-tsipras","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10877","title":{"rendered":"Gr\u00e8ce : le bilan discut\u00e9 du gouvernement Tsipras"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Alors que l&#8217;\u00e9conomie grecque affiche de meilleurs r\u00e9sultats, la situation sociale reste critique. Pr\u00e8s de trois ans apr\u00e8s le m\u00e9morandum de juillet 2015, Alexis Tsipras a-t-il trahi ses id\u00e9es ou obtenu le meilleur compromis possible ?<\/p>\n<p><em>\u00ab La Gr\u00e8ce est de retour ! \u00bb<\/em>, a lanc\u00e9 Alexis Tsipras, le premier ministre grec issu de Syriza (parti de la gauche grecque), vendredi 2 mars au Forum \u00e9conomique de Delphes. \u00c0 ce &#8220;Davos des Balkans&#8221;, le parterre de dirigeants \u00e9conomiques et politiques n&#8217;\u00e9tait pas vraiment acquis \u00e0 sa cause. <\/p>\n<p>Mais le chef du gouvernement a poursuivi : <em>\u00ab La Gr\u00e8ce est pass\u00e9e en 2017 de la r\u00e9cession \u00e0 la croissance. Le taux est estim\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 2% pour 2018 comme pour les prochaines ann\u00e9es. Le ch\u00f4mage, en trois ans, a chut\u00e9 de 7% et la tendance est \u00e0 la baisse \u00bb<\/em>. Le lundi 5 mars, l&#8217;Autorit\u00e9 grecque des statistiques (Elstat), confirmait ce propos : en 2017, le Produit int\u00e9rieur brut (PIB) national a progress\u00e9 de 1,4% apr\u00e8s une r\u00e9cession in\u00e9dite de huit ans.<\/p>\n<h2>\u00ab Nous sommes \u00e0 gauche en pratique, pas seulement en paroles \u00bb<\/h2>\n<p>Ce retour de la Gr\u00e8ce, Alexis Tsipras l&#8217;avait d\u00e9j\u00e0 invoqu\u00e9 le 14 f\u00e9vrier. <em>\u00ab Nous sommes plus \u00e0 gauche que M\u00e9lenchon, a d\u00e9clar\u00e9 le leader grec. Nous, nous sommes \u00e0 gauche en pratique, pas seulement en paroles. Nous avons cr\u00e9\u00e9 plus de 300.000 emplois depuis 2015 (&#8230;) Greece is back. Notre obsession n&#8217;est pas de revenir \u00e0 l&#8217;\u00e9poque o\u00f9 les gouvernements ne pensaient qu&#8217;\u00e0 d\u00e9penser plus, mais de cr\u00e9er plus d&#8217;emplois. \u00bb<\/em> <\/p>\n<p>Esquisse de bilan, donc, en r\u00e9ponse \u00e0 Jean-Luc M\u00e9lenchon et au Parti de gauche qui, le 31 janvier, avaient r\u00e9clam\u00e9 dans un communiqu\u00e9 que Syriza soit exclu du Parti de la gauche europ\u00e9enne (PGE). <em>\u00ab Pour le PG, comme sans nul doute beaucoup d&#8217;autres partis du PGE, il est en effet devenu impossible de c\u00f4toyer, dans un m\u00eame mouvement, Syriza d&#8217;Alexis Tsipras. \u00bb<\/em>. Et d&#8217;ajouter que le premier ministre grec poussait <em>\u00ab sa logique aust\u00e9ritaire jusqu&#8217;\u00e0 limiter le droit de gr\u00e8ve, r\u00e9pondant ainsi toujours plus servilement au diktat de la commission europ\u00e9enne \u00bb<\/em>. Quel est le prix social, politique et id\u00e9ologique de cette \u00e9volution de la Gr\u00e8ce, interrogeait en substance le chef de file de la France insoumise\u2026<\/p>\n<p>Cette question est aussi pos\u00e9e en Gr\u00e8ce o\u00f9 Alexis Tsipras est controvers\u00e9. Par son opposition parlementaire, la Nouvelle d\u00e9mocratie (droite) et le Pasok (social-d\u00e9mocrate), d&#8217;abord. Ces deux partis se sont partag\u00e9s le pouvoir depuis la chute de la dictature des colonels, en 1974 ; ils n&#8217;ont toujours pas pardonn\u00e9 \u00e0 Syriza et \u00e0 son leader d&#8217;avoir conquis la majorit\u00e9 en 2015. <\/p>\n<p>\u00c0 gauche de Syriza, le KKE, parti communiste particuli\u00e8rement dogmatique, a d&#8217;embl\u00e9e refus\u00e9 toute alliance. Il continue d&#8217;affirmer que la seule voie possible est la sortie de l&#8217;Union Europ\u00e9enne. Unit\u00e9 populaire \u2013 qui regroupe notamment <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/panayotis-lafazanis-unite\">Panayotis Lafazanis<\/a>, Christos Issychos&#8230; et d&#8217;autres figures phares de Synaspismos, un des anc\u00eatres de Syriza \u2013 a comme ligne la critique radicale des mesures prises en Gr\u00e8ce. <\/p>\n<h2>\u00ab Tsipras n&#8217;a pas \u00e9pous\u00e9 le n\u00e9olib\u00e9ralisme \u00bb<\/h2>\n<p>Il en est de m\u00eame avec Cap vers la libert\u00e9, le mouvement cr\u00e9\u00e9 par <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/zoe-konstantopoulou-alexis-tsipras\">Zoe Konstantopoulou<\/a>, pr\u00e9sidente du Parlement grec entre janvier et septembre 2015. Enfin, Yannis Varoufakis, qui fut ministre des Finances entre janvier et juillet 2015, d\u00e9nonce aussi l&#8217;orientation du gouvernement et devrait pr\u00e9senter des listes aux \u00e9lections europ\u00e9ennes de 2019 avec son mouvement Diem 25.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 leurs divergences actuelles, ils critiquent tous la signature par Alexis Tsipras, le 13 juillet 2015, d&#8217;un troisi\u00e8me m\u00e9morandum, c&#8217;est-\u00e0-dire un accord de pr\u00eat entre la Gr\u00e8ce et ses cr\u00e9anciers (UE et BCE) en \u00e9change de mesures d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 \u00e0 appliquer. Il s&#8217;ensuivit une rupture au sein de la &#8220;coalition de la gauche radicale&#8221;. Car les scissionnistes avaient une conviction : la force de la Gr\u00e8ce \u00e9tait les r\u00e9sultats du r\u00e9f\u00e9rendum du 6 juillet. Les Grecs avaient alors vot\u00e9 \u00e0 plus de 61% contre un nouveau m\u00e9morandum et une politique de mise sous tutelle du pays par les cr\u00e9anciers. <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, Alexis Tsipras est rentr\u00e9 avec, dans ses bagages, un nouvel accord&#8230; qu&#8217;il a demand\u00e9 aux d\u00e9put\u00e9s de voter. <em>\u00ab Nous ne pensons pas que ce soit un changement id\u00e9ologique d&#8217;Alexis Tsipras. Il n&#8217;a pas \u00e9pous\u00e9 le n\u00e9olib\u00e9ralisme. Mais c&#8217;est le r\u00e9sultat d&#8217;un rapport de forces au d\u00e9triment d&#8217;un petit pays dans un UE tr\u00e8s majoritairement men\u00e9e par les lib\u00e9raux et les conservateurs, allemands notamment \u00bb<\/em>, explique \u00e0 <em>Regards<\/em> Anne Sabourin, en charge de la politique europ\u00e9enne du PCF et repr\u00e9sentante de ce parti au PGE. <\/p>\n<p>Christos Kanellopoulos, membre du d\u00e9partement international de Syriza, partage ce point de vue : <em>\u00ab Un gouvernement de gauche ne peut pas r\u00e9ussir seul surtout si son pays est petit et au bord de la faillite \u00bb<\/em>. Il ajoute qu&#8217;en outre, le gouvernement a d\u00fb affronter <em>\u00ab l&#8217;obstruction des institutions \u00e9tatiques et de l&#8217;oligarchie \u00bb<\/em>. Le gouvernement issu de Syriza et alli\u00e9 au petit parti de droite souverainiste des Grecs ind\u00e9pendants s&#8217;est donc retrouv\u00e9 isol\u00e9 sur les sc\u00e8nes europ\u00e9enne et nationale. Aux yeux de Christos Kanellopoulos, ce sont l\u00e0 les principaux \u00e9l\u00e9ments explicatifs de la <em>\u00ab d\u00e9faite \u00bb<\/em> qu&#8217;incarne la signature du m\u00e9morandum.<\/p>\n<h2>\u00ab Bien s\u00fbr, Alexis Tsipras va s&#8217;en sortir \u00bb<\/h2>\n<p>Reste qu&#8217;en septembre 2015, Alexis Tsipras a provoqu\u00e9 des \u00e9lections et demand\u00e9 aux \u00e9lecteurs de soutenir sa strat\u00e9gie : le vote en faveur du moins pire des accords qu&#8217;il a pu obtenir, l&#8217;application des r\u00e9formes exig\u00e9es, le d\u00e9veloppement d&#8217;un &#8220;programme parall\u00e8le&#8221; comportant des mesures sociales pour les plus d\u00e9munis, et une sortie des m\u00e9morandums en ao\u00fbt 2018, date \u00e0 partir de laquelle il esp\u00e8re appliquer sa propre politique. Syriza les remporte avec un score sensiblement identique \u00e0 celui de janvier, mais avec un nombre d&#8217;\u00e9lecteurs moindre. <\/p>\n<p>Depuis, Alexis Tsipras et son gouvernement suivent la voie promise. La strat\u00e9gie de la signature s&#8217;av\u00e9rera-t-elle gagnante ? Christos Kanellopoulos veut y croire : <em>\u00ab Alexis Tsipras est l&#8217;un des meilleurs strat\u00e8ges et tacticiens en Europe. Il a m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 diviser ND \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p><em>\u00ab Bien s\u00fbr, Alexis Tsipras va s&#8217;en sortir \u00bb<\/em>, admet Yannis Albanis. Ancien membre de Syriza et du bureau de presse d&#8217;Alexis Tsipras, y compris pendant le premier semestre 2015, il s&#8217;interroge toutefois sur le prix que Syriza et son leader ont pay\u00e9 <em>\u00ab pour survivre \u00bb<\/em>. Pour lui, un <em>\u00ab nouveau syst\u00e8me de partis a \u00e9merg\u00e9 en Gr\u00e8ce : il repose sur Syriza et ND \u00bb<\/em>. Mais c&#8217;est sur fond de hausse de la d\u00e9saffection politique, d&#8217;une part, et d&#8217;une perte de tout espoir. En cause ? La situation sociale en Gr\u00e8ce, notamment.<\/p>\n<p>Dans ses discours, Alexis Tsipras r\u00e9p\u00e8te deux faits : le ch\u00f4mage est en baisse et les indicateurs macro-\u00e9conomiques sont meilleurs. Sauf que ce gouvernement est celui qui a d\u00fb faire passer de nouvelles baisses des pensions, des hausses des taxes, des privatisations et m\u00eame la limitation du droit de gr\u00e8ve quand les pr\u00e9c\u00e9dents avaient d\u00e9j\u00e0 aboli les conventions collectives, baiss\u00e9 le salaire minimum de 22% (520 euros d\u00e9sormais) et de 32% pour les jeunes de moins de 25 ans, r\u00e9duit les indemnit\u00e9s de licenciement, ou encore lib\u00e9ralis\u00e9 les licenciements collectifs. Autant de politiques sur lesquelles Syriza avait promis de revenir.<\/p>\n<h2>\u00ab Il n&#8217;y a plus d&#8217;espoir dans le pays \u00bb<\/h2>\n<p>En outre, si le ch\u00f4mage est pass\u00e9 de 25% en 2015 \u00e0 21% aujourd&#8217;hui, cette diminution s&#8217;est faite <em>\u00ab au prix de la flexibilisation et de la pr\u00e9carisation \u00bb<\/em>, selon Savas Robolis, Professeur d&#8217;\u00e9conomie \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Panteion. En Gr\u00e8ce, un travailleur sur cinq n&#8217;est pas d\u00e9clar\u00e9\u0301 du tout et 200.000, au moins, travaillent \u00e0 plein temps, alors qu&#8217;ils sont d\u00e9clar\u00e9s \u00e0 temps partiel aupr\u00e8s du minist\u00e8re du Travail. 300.000 autres travailleurs sont embauch\u00e9s comme ind\u00e9pendants et doivent donc s&#8217;acquitter eux-m\u00eames de leurs cotisations sociales. <\/p>\n<p>Plus de 50% des nouvelles embauches se font \u00e0 temps partiel. Enfin, ils sont nombreux \u00e0 ne travailler qu\u2019une ou quelques heures par semaine, et, comme partout dans l&#8217;UE, \u00e0 \u00eatre exclus des statistiques officielles. Selon Yannis Albanis, <em>\u00ab en Attique, un tiers des salari\u00e9s gagnent moins que l&#8217;indemnit\u00e9 ch\u00f4mage \u00bb<\/em>. Dans ce contexte, la pauvret\u00e9 se maintient \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9 \u2013 alors que le seuil de pauvret\u00e9 a baiss\u00e9 depuis 2010. <\/p>\n<p>Sur le plan macro\u00e9conomique aussi, les indicateurs masquent des contradictions. \u00c0 deux reprises, la Gr\u00e8ce a r\u00e9ussi son retour sur les march\u00e9s. Elle semble donc regagner la confiance des investisseurs. En outre, le pays a renou\u00e9 avec la croissance. Cependant, il avait perdu pr\u00e8s d&#8217;un quart de PIB entre 2010 et 2015. Au rythme actuel, il faudra donc plusieurs d\u00e9cennies pour arriver au niveau de production de 2010. Les exportations sont en hausse, mais les importations aussi. La balance commerciale du pays reste donc d\u00e9ficitaire.<\/p>\n<p><em>\u00ab Il n&#8217;y a plus d&#8217;espoir dans le pays \u00bb<\/em>, estime Yannis Albanis. Pour lui, la soci\u00e9t\u00e9 est marqu\u00e9e par <em>\u00ab un sentiment d&#8217;amertume et un pessimisme personnel et collectif \u00bb<\/em>. Christos Kanellopoulos affirme, de son c\u00f4t\u00e9, que d\u00e8s la sortie du m\u00e9morandum, <em>\u00ab la priorit\u00e9 sera le march\u00e9 du travail \u00bb<\/em> \u2013 c&#8217;est-\u00e0-dire une politique aux impacts directs sur la population. <\/p>\n<p>Mais Alexis Tsipras aura-t-il les mains libres ? \u00c0 micro-ferm\u00e9, des hauts fonctionnaires europ\u00e9ens le reconnaissent : <em>\u00ab Ce gouvernement sera, plus que tout autre, scrut\u00e9 quand il aura recouvr\u00e9 son autonomie \u00bb<\/em>. \u00c0 Delphes, deux repr\u00e9sentants des institutions europ\u00e9ennes, Klaus Regling et Dan Castello, allaient encore plus loin : l&#8217;UE surveillera de pr\u00e8s la Gr\u00e8ce et son gouvernement. Sans m\u00e9morandum, mais avec des consignes claires \u00e0 respecter.<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-10877 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/tsipras-bilan-875.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/tsipras-bilan-875-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"tsipras-bilan.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que l&#8217;\u00e9conomie grecque affiche de meilleurs r\u00e9sultats, la situation sociale reste critique. 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